Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Philippe Richert demain président de l’Association des régions de France

    Le 26 janvier, l’Association des régions de France (ARF) présentera officiellement son nouveau bureau. Philippe Richert, le président (LR) de la région Alsace–Champagne-Ardenne–Lorraine, seul candidat à la présidence de l’ARF, devrait en toute logique prendre la tête de l’association.
    Pour tenir compte des nouveaux rapports de force, un premier vice-président – c’est une nouveauté – sera aussi désigné. Il devrait s’agir du socialiste François Bonneau, président depuis 2007 de la région Centre-Val de Loire. Ce même jour, on devrait aussi connaître les autres vice-présidents : ils seront six en tout à se partager les délégations.    
    M.-H. P.

  • Croissance Rail pourrait voir son mandat s’allonger

    C’est le troisième investissement de Croissance Rail, le fonds créé il y a deux ans et demi par Bpifrance pour favoriser le développement des PME ferroviaires françaises les plus performantes : le 21 janvier, Croissance Rail a annoncé investir 3,2 millions d’euros dans Sirail acteur français du câblage ferroviaire.

    « Ce choix était assez évident car il est au cœur de notre stratégie : Sirail est une PME ferroviaire avec un management performant qui part à la conquête du marché allemand et compte s’ouvrir à d’autres marchés », souligne Pierre Farin, le directeur d'investissements de Croissance Rail. Cette entrée au capital de Sirail accompagne en effet la réorganisation de l’actionnariat du groupe, la création d’un site de sous-traitance en Slovaquie et une opération de croissance externe en Allemagne par l’acquisition de Confecta GmbH qui intervient dans le même domaine d’activité que Sirail pour des clients tels que Bombardier, Siemens et Alstom. Sirail, qui affiche un chiffre d’affaires de près de 31 millions d’euros, vise un doublement de sa taille à l’horizon 2021.

    Avec ce nouvel investissement Croissance Rail aura décaissé le quart de ses fonds disponibles. Le démarrage a été difficile : il a fallu un an et demi avant de lancer la première opération au bénéfice de Compin pour 4 millions d’euros, puis six mois plus tard Texelis a bénéficié de 4,5 millions. Mais l’objectif est toujours d’accompagner une dizaine de sociétés d’ici à la fin 2017, période ouverte pour dépenser ses fonds.

    Pierre Farin espère réaliser au moins deux autres investissements cette année. « Désormais, notre fonds ferroviaire jouit d’une vraie reconnaissance. Mais rien n’est jamais joué, chaque cas est spécifique, nous faisons du sur-mesure pour trouver le bon modèle entre stratégie, développement européen, management et niveau d’investissement », précise-t-il. Pour mener à bien ces ambitions, la durée du fonds pourrait être étendue au-delà de 2017.

    M.-H. P.

     

  • Indonésie : lancement de la grande vitesse ferroviaire à la chinoise

    Le 21 janvier, le président indonésien Joko Widodo a lancé la construction de la ligne nouvelle de 142,3 km entre Djakarta et Bandung, dans l’ouest de l’île de Java. Un lancement qui arrive neuf mois après la remise d’une offre chinoise sous le nez des Japonais et à peine quatre mois après la signature du contrat entre l’Indonésie et la Chine. Ainsi, cette ligne nouvelle chiffrée à 5 milliards d’euros est financée aux trois quarts par la Banque de développement chinoise et réalisée par un consortium contrôlé à 40 % par China Railway International Co Ltd. Les partenaires locaux sont l’entreprise de BTP Wijaya Karya, le constructeur et exploitant de routes à péages Jasa Marga et les Chemins de fer PT Kereta Api Indonesia. Selon le calendrier actuellement en vigueur, les travaux devraient être terminés fin 2018, pour une mise en service au cours du premier semestre 2019. Dimensionnée pour 250 km/h, la nouvelle ligne devrait être parcourue en 40 à 60 minutes selon le nombre d’arrêts intermédiaires, contre trois heures pour les trains classiques. Cette ligne est destinée à être la première d’un réseau à grande vitesse de 750 km à travers quatre provinces de Java, avec Surabaya comme point le plus à l’est.

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  • Eurotunnel en croissance malgré la perte des ferries et la crise des migrants

    Pour Groupe Eurotunnel, les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’exercice 2015 étaient a priori tout sauf favorables. Forcé de se séparer de sa flotte de ferries, concerné directement par la crise des migrants et potentiellement par les violences à Paris, le groupe transmanche n’en a pas moins terminé l’année avec un chiffre d’affaires en croissance de 5 %, atteignant 1,222 milliard d’euros.

    Si cette croissance reflète celle du chiffre d’affaires pour les navettes (579,7 millions d’euros), les autres activités ne progressent pas toutes au même rythme. Alors que le trafic Eurostar est stable avec 10,4 millions de voyageurs transmanche en 2015, les Navettes camions, qui bénéficient depuis octobre d’un terminal sécurisé, progressent de 3 % pour atteindre une valeur record (1 483 741 poids lourds transportés). Un seul trafic connaît une évolution négative : le fret ferroviaire transmanche (toutes entreprises confondues), directement impacté par les tentatives de passage des migrants entre la France et l’Angleterre. Sur l’année 2015, 17 % de trains en moins ont transporté un tonnage en recul de 14 %, une chute clairement visible au quatrième trimestre avec 42 % de trains en moins pour un tonnage inférieur de 41 % à la même période en 2014.

    Fret toujours, au sein du Groupe Eurotunnel : l’opérateur de fret ferroviaire Europorte voit son CA progresser de 9 % pour atteindre 306,6 millions d’euros, avec des trafics supplémentaires en France et des fortunes diverses en Grande-Bretagne pour GBRf (reprise du train de nuit Caledonian Sleeper Londres – Ecosse, trains de travaux, mais liquidation du client sidérurgiste SSI).

    C’est avec un certain optimisme qu’Eurotunnel aborde 2016 : le groupe s’attend à une croissance du trafic Eurostar (déploiement des nouvelles rames e320, nouvelles relations Londres – Amsterdam), après une réfection de la voie ferrée et le déploiement de la téléphonie GSM-R dans le tunnel, alors que l’heure est venue de s’attaquer au projet d’interconnexion électrique transmanche ElecLink.

    P. L.

     

  • Alain Sauvant est nommé directeur de l’Autorité de la qualité de service dans les transports

    Sur proposition du vice-président du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), après avis favorable de la ministre chargée de la consommation, le ministre chargé des transports, Alain Vidalies, par arrêté du 17 décembre 2015 paru au JO du 24 décembre 2015, a désigné Alain Sauvant à la tête l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) pour succéder à Pascal Mignerey, qui a fait valoir ses droits à la retraite.
    Ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, Alain Sauvant était, de 2007 à 2015, successivement directeur de l’Economie, de la Stratégie puis de la Planification à SNCF Réseau. Précédemment, il a été sous-directeur des Etudes économiques au service Economique et Statistique du ministère du Développement durable. Il enseigne par ailleurs l’économie des transports à l’Ecole des ponts ParisTech, et a publié divers articles de recherche sur des sujets concernant le fonctionnement de l’ensemble des modes de transports, les déterminants de la demande des voyageurs, et les relations des transports avec l’activité économique et l’aménagement.

  • Le décret-socle pour le secteur ferroviaire sera publié avant le 15 mars

    Le « décret-socle » qui doit poser les règles de travail communes au public et au privé, garantes de la sécurité des trains, sera publié au plus tard le 15 mars, a annoncé le 25 janvier le secrétaire d'Etat aux Transports. « Ce qui veut dire que le 15 février au plus tard, je communiquerai un projet qui sera soumis à la concertation avec les organisations syndicales », a indiqué Alain Vidalies, précisant qu'il gardait la primeur du contenu du texte aux partenaires sociaux.
    La loi de réforme ferroviaire impose en effet une harmonisation du cadre social d'ici mi-2016 pour tout le secteur. Un décret-socle doit fixer les principales règles et être complété par une convention collective commune à la branche ferroviaire et d'éventuels accords d'entreprise.

  • Pays-Bas : quatre finalistes pour les rames intercités de nouvelle génération

    Alstom, Bombardier, Siemens et Stadler sont les quatre candidats finalistes de l’appel d’offres des Chemins de fer néerlandais (NS) pour des automotrices électriques intercités de nouvelle génération (ICNG). Les quatre candidats restés en lice ont été invités à soumettre une offre finale : celle qui l’emportera devrait être connue l’été prochain, la livraison étant quant à elle prévue à partir de 2021. Le marché porte sur des rames destinées à circuler jusqu’à 200 km/h sur la ligne à grande vitesse HSL Zuid, où seront ainsi offertes 25 000 places assises supplémentaires (voire plus en cas de levée d’option). Ce matériel, qui devra être accessible en fauteuil roulant, offrir des prises USB et le Wi-Fi dans les deux classes et intégrer un éclairage « intelligent » à base de LED, remplacera les rames tractées par des locomotives Traxx 186 actuellement en service sur les relations empruntant la HSL Zuid.

  • Grande-Bretagne : automotrices et autorails CAF pour Arriva Rail North

    L’entreprise britannique de matériel roulant Eversholt Rail a signé des contrats avec Arriva Rail North Ltd, futur exploitant de la franchise Northern, et CAF pour l’achat et le financement d’un parc équivalent à 281 voitures, pour un montant de 490 millions de livres (645 millions d’euros). Destiné aux trains régionaux du nord de l’Angleterre, ce parc comprendra 31 automotrices électriques tricaisses et 12 quadricaisses, ainsi que 25 autorails bicaisses et 30 tricaisses. Basé sur la plateforme CAF Civity, ce matériel sera propriété d’Eversholt Rail et doit être en service d’ici décembre 2018.

  • Colas Rail remporte deux contrats pour l’extension du métro d’Alger

    Colas Rail, filiale de construction ferroviaire de Colas (groupe Bouygues), a annoncé le 19 janvier avoir remporté deux contrats en partenariat avec l’entreprise algérienne Kou.G.C pour l’extension du métro d’Alger, d’un montant total de 168 millions d’euros dont 86 millions pour l’entreprise française.
    « Le premier contrat de 117 millions d’euros (part Colas Rail : 59 millions d’euros), dit +Extension C+, consiste à prolonger la ligne de métro existante de 3,6 km au sud et comprend trois nouvelles stations, précise Colas dans un communiqué. Le second contrat, d’un montant de 51 millions d’euros (part Colas Rail : 27 millions d’euros), dit +Extension A+, vise à prolonger la ligne algéroise de 1,7 km au nord de la capitale et comprend deux nouvelles stations au cœur de la vieille ville, notamment sous l’emblématique place des Martyrs », ajoute le groupe.
    L’exploitation du métro d’Alger est déléguée à une autre entreprise française, RATP-El Djazair, filiale de la RATP.

  • La Cour des comptes critique les politiques incohérentes sur la qualité de l’air

    Les politiques de lutte contre la pollution de l’air en France sont encore trop incohérentes, pointe un rapport publié le 21 janvier par la Cour des comptes qui note « l’absence parfois constatée de cohérence entre les actions entreprises au niveau local – qui est le niveau le plus pertinent pour agir – et les mesures prises nationalement ». Il dénonce aussi « l’absence de continuité dans les plans mis en œuvre, ainsi que le manque d’évaluation des actions et de suivi des données financières ». De plus, ces politiques pâtissent « de nombreuses limites » comme la « complexité de la gouvernance », la « gestion imparfaite des crises » et l’« inégale contribution de secteurs émetteurs à la baisse des émissions ».
    La Cour, qui recommande au gouvernement de mieux mettre en cohérence les actions aux différents échelons, a produit ce bilan à la demande du comité d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Elle préconise aussi, « compte tenu de la disparition de l’écotaxe [fin 2014, NDLR], de revoir les taux de la taxe spéciale sur certains véhicules routiers, afin de mieux prendre en compte l’impact des émissions des poids lourds ». Parmi ses recommandations, le rapport recommande aussi de taxer gazole et essence en fonction de leurs impacts en matière de pollution, « afin de rééquilibrer la fiscalité pesant sur ces deux carburants ».