Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Bolloré inaugure une unité de production de bus électriques

    Le groupe Bolloré a inauguré le 15 janvier près de Quimper, en présence du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, une nouvelle unité de production dédiée à son bus électrique « grand format », prochainement déployé en Ile-de-France.
    Ce nouveau bus de 12 mètres de long, 100 % électrique et pouvant accueillir jusqu'à une centaine de passagers, sera déployé en avril en Ile-de-France, sur la ligne 341. La RATP a commandé 23 Bluebus de 12 mètres, avec une option pouvant aller jusqu'à 70 ou 80. Il s'agit pour la RATP d'une première étape avant de lancer en 2017 un nouvel appel d'offres afin de renouveler la totalité de la flotte en Ile-de-France, soit 4 500 véhicules.
    La nouvelle usine, située à Ergué-Gaberic, non loin de Quimper, aura une capacité de production annuelle de 200 de ces véhicules à l'aspect tout à fait ordinaire. Le groupe prévoit à terme la création de 150 emplois dédiés à la fabrication de ces Bluebus, dont l'autonomie est comprise entre 180 et 240 km.
    La construction de cette nouvelle unité de production, d'une superficie de 5 000 m2, ainsi que les travaux de recherche et développement pour la conception de ce véhicule, représentent un investissement de 40 millions d'euros sur 2015 et 2016.

  • Un chauffeur de taxi peut aussi conduire un VTC

    Le Conseil constitutionnel a estimé qu’au nom de la « liberté d’entreprendre » un chauffeur de taxi pouvait aussi être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC), selon un communiqué diffusé le 15 janvier. Les Sages avaient été saisis en octobre par le Conseil d’Etat d’une « question prioritaire de constitutionnalité » sur un article du code des transports rendant « incompatibles » ces deux activités.

  • Trois cheminots placés sous statut de témoins assistés dans l’enquête sur Brétigny

    Trois cheminots de la SNCF ont été placés sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne), selon une information du Parisien confirmée par le Parquet. Ces trois salariés étaient en charge de la surveillance des voies au moment du déraillement du train, a précisé le procureur.
    Ce déraillement, survenu le 12 juillet 2013, avait fait sept morts et des dizaines de blessés, à cause d’une éclisse dont une fissure n’avait pas été détectée lors des tournées de surveillance, et dont trois des quatre boulons s’étaient cassés ou dévissés. L’éclisse avait alors pivoté, provoquant l’accident.
    Depuis l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet d’Evry, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) ont été mis en examen.

  • Les USA veulent investir 4 milliards de dollars pour développer les voitures sans chauffeur

    L'administration Obama veut investir près de 4 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) sur dix ans pour accélérer l'introduction et l'usage de voitures autonomes sur les routes américaines, a annoncé mi-janvier le secrétaire aux Transports, Anthony Foxx.
    Les fonds, qui feront l'objet d'une proposition pour le budget 2017, serviront notamment à financer des programmes pilotes pour tester des systèmes de véhicules connectés dans des corridors dédiés à travers le pays, précise un communiqué du département des Transports (DOT).
    Le DOT veut aussi proposer des changements des régulations dans les six prochains mois afin de rendre plus facile pour les constructeurs d'installer des fonctionnalités de conduite autonomes sur leurs véhicules.

  • LGV Montpellier – Perpignan : le tracé approuvé « dans les prochains jours »

    Le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies a annoncé mi-janvier qu’il approuverait « dans les tout prochains jours » le tracé de la future ligne à grande vitesse Montpellier – Perpignan, souhaitant lever les inquiétudes des élus locaux qui craignent un report sine die du projet.
    Interpellé lors des questions au gouvernement au Sénat, Alain Vidalies a expliqué attendre dans les jours qui viennent une proposition de tracé « transmise par le préfet à la suite de la consultation des acteurs du territoire menée à la fin de l’année dernière ».
    Le secrétaire d’Etat a également insisté sur l’engagement de la Commission européenne qui a confirmé en juin le financement de 50 % du coût des études préalables au projet sur la période 2015-2019, pour un montant de 11,5 millions d’euros. Enfin, SNCF Réseau (ex-RFF) est chargée en 2016 « d’initier l’ensemble des procédures préalables à la tenue d’une enquête publique sur le projet dont les montants sont inscrits au contrat de plan Etat-région 2015-2020 ». L’objectif est de lancer cette enquête publique « à l’hiver 2016-2017 », a précisé Alain Vidalies.

  • Demain la route à énergie positive

    Demain la route à énergie positive

    Depuis une quinzaine d’années, des surfaces « inutilisées » comme des toitures ou les espaces entre les pistes des aéroports sont mises en valeur par l’installation de panneaux photovoltaïques. Mais il existe un ensemble de surfaces bloquées bien plus étendues et omniprésentes qui, quoique déjà utilisées pour la circulation des véhicules, pourraient être mises à contribution pour la production d’énergie solaire : les routes.
    L’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) a fait le calcul : « si le million de kilomètres linéaires de chaussées que nous avons en France était entièrement équipé de panneaux photovoltaïques ou d’une couche d’enrobé capable de capter et d’exploiter la chaleur du soleil, même avec un rendement de 10 %, la puissance ainsi produite serait potentiellement équivalente à la totalité de l’énergie électrique consommée en France ! » Mais avant d’être ainsi mise en valeur, la route reste avant tout une surface destinée à permettre le passage, en toute sécurité, des voitures et des camions par tous les temps et – de préférence – en réduisant les nuisances sonores.
    Des solutions existent déjà, dans le domaine du photovoltaïque, récupérant l’énergie solaire sous forme d’électricité, tels le procédé Wattway de Colas en France, la piste cyclable Solar Road aux Pays-Bas ou le prototype Solar Roadway aux Etats-Unis. Alors que les recherches en cours à l’Ifsttar visent à optimiser la récupération d’énergie en combinant électricité et calories, le problème de l’électricité restant celui du stockage. Ceci en conservant des caractéristiques équivalentes à celles d’une chaussée classique, à un coût acceptable par rapport à cette dernière. Bref, une surface de roulement présentant à la fois un revêtement translucide – formé de granulats de verre et d’un liant translucide de résine recouvrant un ensemble de cellules photovoltaïques souples – et un excellent contact pneu/chaussée. Ces cellules sont disposées sur une couche d’enrobés poreux dans laquelle circule un fluide caloporteur, qui refroidit les cellules et récupère la partie non utilisée du flux solaire sous forme d’énergie thermique. « Ce système hybride augmente d’autant plus le rendement énergétique de l’opération que la couche de roulement translucide fait serre », ajoute l’institut. Puis le fluide est refroidi par échange avec un réseau de chaleur et revient dans le cycle.
    La faisabilité technique de cette route solaire hybride est désormais prouvée selon l’Ifsttar, qui a exposé un démonstrateur à échelle réelle sur le Pavillon France de la COP21 au Bourget. Tout en envisageant des fonctions supplémentaires, comme l’utilisation de l’énergie électrique et thermique ainsi produite en « circuit court » : maintien hors gel de la surface des chaussées, alimentation des véhicules électriques en circulation, signalisation lumineuse dynamique, éclairage des points sensibles, systèmes de communication en bord de voie…
    Bref, une route intelligente sur laquelle travaillent les équipes de recherche de l'Ifsttar dans le cadre du programme « Route de 5e Génération ». Faisant suite aux quatre générations précédentes (chemin, route pavée, route revêtue, autoroute avec services) cette cinquième génération de routes pourrait en outre être dotée de micro ou nanocapteurs caractérisant son état de service, le trafic, les risques pour l’usager (gel, humidité, adhérence, accident, ralentissement…), tout en gérant les différents modes présents sur la route (deux roues, camions, transports en commun…) « La route de 5e génération ne fait plus sourire », déclare désormais Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale de l’Ifsttar, qui envisage déjà « 1 000 km de routes solaires d’ici cinq ans ».
    P. L.

  • Certains diesels de Renault polluent plus que prévu

    Les premiers tests réalisés en France dans le cadre de l'enquête ouverte après le scandale Volkswagen montrent que des diesels Renault dépassent les normes de pollution mais n'ont pas de logiciel de fraude.
    L'annonce le 14 janvier de perquisitions menées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans plusieurs sites du constructeur français (siège social, centre technique de Lardy et technocentre de Guyancourt) a fait dégringoler le titre Renault de 20 % en tout juste une heure à la Bourse de Paris.
    Après le scandale Volkswagen, Renault a annoncé en décembre un plan d'investissements de 50 millions d'euros pour réduire l'écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d'homologation et en situation réelle.

  • DUP pour les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse

    La déclaration d'utilité publique pour les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse a été signée le 4 janvier, laissant présager le lancement imminent des LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Dax, estiment les partisans du projet. Malgré l'avis négatif de la Commission d'enquête publique, le préfet de région considère que « les atteintes à la propriété ou aux intérêts généraux d'ordres environnemental, social ou économique ne sont pas excessives eu égard à l'intérêt collectif et majeur que présente l'opération », selon l'arrêté dont l'AFP a obtenu une copie. La DUP est « un signal fort pour un lancement rapide de la liaison Bordeaux – Toulouse », a estimé dans un communiqué la présidente du Conseil régional Languedoc-Roussillon–Midi-Pyrénées, Carole Delga (PS), qui s'est « félicitée » de cette signature. Cette DUP fait suite à l'approbation, en novembre dernier par le préfet de la Gironde, d'une déclaration équivalente pour les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux.

  •  Clément Michel, directeur de Keolis North America

     Clément Michel, directeur de Keolis North America

    Clément Michel, jusqu’à présent directeur général du réseau de tramway Yarra Trams de Melbourne en Australie (exploité par Keolis Downer, filiale détenue à 51%) cumule plus de 15 ans d’expérience dans le transport de voyageurs et la gestion de réseaux de transport public. Ses domaines de compétences s’étendent du développement stratégique à la transformation opérationnelle, en passant par la mobilisation des employés et la gouvernance, tant dans le secteur privé que dans le secteur public. Il prendra ses fonction à Boston le 15 février. Il aura pour priorité de soutenir les opérations de Keolis en cours aux États-Unis et au Canada, ainsi que de poursuivre le développement des activités dans la région, tous modes de transport confondus.

     

  • Lyon – Turin. Le tunnelier entrera en action en juillet prochain

    Lyon – Turin. Le tunnelier entrera en action en juillet prochain

    Le tunnelier Federica va creuser la galerie de reconnaissance de neuf kilomètres qui constitue le début du tunnel transfrontalier. Le tunnelier présenté officiellement le 14 janvier sur son lieu de construction au Creusot est désormais prêt pour son ouvrage sur le Lyon – Turin. Plus qu’une simple opération technique, « ici, c’est une étape symbolique qui marque l’entrée dans l’histoire concrète du projet », a souligné Hubert du Mesnil, président de Telt (Tunnel Euralpin Lyon Turin) en réceptionnant le tunnelier. Une entrée symbolisée donc dans l’usine du constructeur-concepteur NFM Technologies par une machine baptisée Federica arborant une tête de coupe de 12 mètres de diamètre dotée de 76 molettes abrasives de 300 kg chacune. L’énorme bouclier abrite un train de services de 135 mètres de long pesant 2 400 tonnes, dont la moitié pour la seule tête de coupe. Double particularité de Federica, elle sera équipée d’un robot pour le changement des molettes et d’un radar de prédiction des propriétés des terrains permettant d’anticiper le paramétrage de la machine, « une première », selon Alain Deleard, directeur général de NFM Technologies.
    Assemblé à blanc au Creusot, le tunnelier sera démonté dans les prochains jours pour être acheminé en Maurienne jusqu’à début mars. Un transfert qui nécessitera une centaine de camions dont une trentaine de convois exceptionnels à destination du site de Saint-Martin-La-Porte. Les éléments du tunnelier emprunteront la descenderie existante sur 2 400 mètres jusqu’à la chambre de montage souterraine, vaste caverne longue de 45 mètres et haute de 26 mètres où le tunnelier sera assemblé pendant quatre mois.
    Les travaux d’excavation commenceront en juillet prochain. Le tunnelier creusera la galerie de reconnaissance proprement dite sur près de neuf kilomètres (à raison de 20 à 30 mètres par jour) entre la descenderie de Saint-Martin-La-Porte et celle de La Praz, dans l’axe et au diamètre du futur tunnel de base. Autrement dit, la galerie constituera les neuf premiers kilomètres du tube sud du tunnel transfrontalier, comme l’a précisé Mario Virano, directeur général de Telt, qui s’est aussi félicité de l’avancée du tunnel malgré les oppositions au projet : « Le tunnel est un symbole européen avec un haut niveau d’intelligence impliquant de nombreux partenaires dans tous les domaines, de la connaissance de l’environnement à la sécurité des travailleurs, on ne peut pas l’arrêter. » Au plus fort du chantier, 450 personnes travailleront dans la galerie. Le calendrier prévoit la fin des travaux* de la galerie de reconnaissance d’ici cinq à huit ans en fonction des conditions géologiques et de l’avancée de galeries complémentaires. Telt annonce une mise en service du futur tunnel de 57 kilomètres pour 2028-2029, mais d’ici là, le nouveau maître d’ouvrage dévoilera son premier logo parmi 240 projets d’écoles d’art et design du Piémont et de Rhône-Alpes exposés le 8 février au musée des Confluences de Lyon.     

    Claude Ferrero

    *réalisés par un groupement d’entreprises composé de trois sociétés françaises et trois italiennes : Spie Batignolles TPCI, Eiffage TP, Sotrabas, Ghella, CMC, Cogeis.