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Auteur/autrice : admin_lvdr

Le Conseil de Paris approuve la piétonnisation de la voie sur berges rive droite
Le Conseil de Paris a approuvé le 15 décembre le projet de rendre piétonne en septembre 2016 une partie de la voie Georges-Pompidou sur la rive droite des berges de la Seine. La circulation automobile sera ainsi fermée après l'édition 2016 de Paris Plages sur 3,3 km le long de cette voie, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri IV (IVe). Une aire piétonne sera créée – d'une superficie de 4,5 hectares – à la suite de l'arrêt de la circulation automobile, comme cela avait été fait en 2012 rive gauche entre le pont Royal et le pont de l'Alma.
La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo avait affirmé il y a quelques semaines que ce nouvel espace de « respiration, de promenade et de détente », d'un coût « maximum de huit millions d'euros », allait « profondément changer le visage et l'image de notre ville ».
Selon la mairie de Paris, le temps de traversée du secteur avoisinant en voiture, par le report de circulation, ne sera augmenté que de 5 à 7 minutes, ce que contestent les opposants.JCDecaux décroche l’appel d’offres pour la publicité dans le métro de Canton
JCDecaux a annoncé mardi avoir remporté un appel d'offres d'une durée de 15 ans pour la publicité dans le métro de Canton en Chine.
« Le contrat sera exploité par une joint-venture, détenue à 51 % par Guangzhou Metro Corporation et à 49 % par JCDecaux, et cogérée par les deux entreprises. Avec un total de 153 stations et 260 kilomètres de lignes, Canton, qui compte huit lignes de métro opérationnelles, est le troisième réseau de transport ferré urbain en Chine continentale », détaille le groupe d'affichage français dans un communiqué. Le contrat porte sur « l'ensemble des caissons lumineux, adhésivages, toiles événementielles, dispositifs publicitaires sur les portes et à l'intérieur des trains de la moitié des lignes de métro de Canton (Guangzhou) », précise encore JCDecaux.372,3 millions d’euros d’amendes dans le secteur du transport de colis
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L'Autorité de la concurrence a infligé une amende de 672,3 millions d'euros à 20 entreprises du secteur du transport de colis ainsi qu'à l’organisation professionnelle TLF pour entente. Parmi les entreprises, Geodis est la plus lourdement sanctionnée avec 196 millions d'euros d'amende, vient ensuite Chronopost (filiale de La Poste) avec 99 millions ou encore DHL Express France (81 millions). TLF a été condamné à 30.000 euros d'amende notamment pour avoir "participé activement tant à l'organisation des échanges illicites qu'à la protection de leur confidentialité". 1,4 million d'euros d’amende sont de plus infligés à TFL et 15 entreprises pour leur méthode commune de répercussion d'une "surcharge gazole".
La SNCF interrompt son partenariat avec Airbnb
La SNCF a reculé : après avoir annoncé le 11 décembre un partenariat avec Airbnb, Voyages-sncf.com a finalement décidé de l’interrompre quatre jours plus tard. Entre-temps, la…
filiale de la SNCF avait essuyé de violentes critiques et fait face à la colère des hôteliers. « Face à l’incompréhension » suscitée par ce partenariat, Voyages-sncf.com a expliqué dans un communiqué vouloir « prendre le temps du dialogue avec l’ensemble des professionnels de l’hôtellerie afin d’analyser les conditions dans lesquelles les nouveaux modèles d’économie collaborative peuvent contribuer à la relance du tourisme en France ».
Des mots bien pesés pour justifier son alliance avec la plateforme Airbnb mais aussi avec le site de location de voitures entre particuliers Ouicar ou la plateforme KidyGo qui permet de faire accompagner des enfants seuls en train. Le distributeur de billets en ligne souhaitait ainsi permettre à ses clients de financer en partie leurs frais de déplacements en profitant de leur absence pour louer leur appartement ou leur voiture. Ce partenariat consistait à informer les voyageurs clients avant qu’ils n’achètent des billets de la possibilité de louer certains de leurs biens ou de rendre service pendant leur voyage. Plus tard, d’autres services auraient dû être proposés, avec l’objectif, selon Franck Gervais, le patron de Voyages-sncf.com, que « d’ici 2019, 10 % de nos clients utilisent ce mode de consommation ». Mais des syndicats hôteliers se sont dit "choqués et en colère", dénonçant un partenariat entre une "entreprise publique subventionnée par l'Etat" et une "multinationale destructrice d'emploi" qui "ne respecte pas les règles fiscales" françaises. La SNCF doit désormais déminer le terrain.
MHP

Jean-Luc Rigaut, élu Président du GIE Objectif transport public
Le conseil d’administration du GIE Objectif transport public a élu à l’unanimité son nouveau président, Jean-Luc Rigaut. Administrateur du GART, Jean-Luc Rigaut sera entouré de trois vice-présidents représentant les deux structures fondatrices : Marc Delayer, 1er vice-président (UTP), Bernard Soulage, 2e vice-président (GART) et Jérôme Grand, 3e vice-président (UTP).
Jean-Luc Rigaut est maire d’Annecy depuis 2007 et président de la Communauté d’agglomération d’Annecy. Impliqué depuis toujours dans le secteur de la mobilité, il est également président de la SIBRA, Société intercommunale des bus de la région annécienne.
Il est aussi membre du conseil d’administration du GART et co-président du groupe de travail transport, mobilité, aménagement urbain, développement durable de l’Association des Maires de France.
Jean-Luc Rigaut a fait sa carrière professionnelle comme ingénieur SNCF.
Loi Macron, le bilan à 4 mois
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Depuis la promulgation de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, plus de 1 000 emplois ont été créés et au moins 500 000 passagers ont été transportés dans toute la France, soit trois fois plus que sur l’ensemble de l’année 2014 annonce le ministère de l’Economie. Aujourd’hui, 146 villes et aéroports sont desservis et plus de 600 autocars assurent chaque jour des liaisons en France ; le nombre de départs et arrivées d’autocars par jour sur le territoire national passe de près de 800 en septembre, à plus de 2 000 en décembre, a-t-il dénombré. « Le développement de l’offre doit encore se poursuivre dans les prochains mois, poursuit le communiqué de Bercy. Depuis le 15 octobre, les dessertes entre villes espacées de moins de 100 km sont ouvertes. Plus de 70 dossiers ont été déposés par les autocaristes auprès de l’Arafer ». Le régulateur doit maintenant les instruire…Allemagne – 30 automotrices Alstom pour le réseau régional de Hesse
Le 15 décembre, Alstom a annoncé avoir remporté un contrat de 160 millions d’euros portant sur 30 automotrices électriques Coradia Continental destinées à la Hessische Landesbahn Gmbh (HLB, chemins de fer du Land de Hesse). Ces rames de trois ou quatre caisses (350 ou 460 voyageurs), avec Wifi à bord, devraient entrer en service en décembre 2018 sur le réseau Südhessen-Untermain, entre Wiesbaden, Mayence, Darmstadt, Francfort et Aschaffenburg. La production sera effectuée sur le site Alstom de Salzgitter (Basse-Saxe, Allemagne).
La SNCF parie sur les Ouigo et rogne sur les TGV province – province
Comme chaque année, le deuxième week-end de décembre donne lieu au changement d’horaire annuel en Europe. Pour la SNCF, le passage au service annuel (SA) 2016 se traduit par quelques créations ou nouveautés, qui font l’objet de communiqués, et par de plus discrètes suppressions.
Au chapitre des créations, l’ouverture de la gare Rosa-Parks à Paris modifiera légèrement les horaires de la ligne E du RER.
Côté TGV, de nouvelles relations « low cost » Ouigo sont créées, entre Tourcoing (pour Lille et la Belgique), Lyon, Rennes et Nantes via la LGV Interconnexion (avec desserte de l’aéroport CDG et de Marne-la-Vallée pour Paris) et Le Mans. En revanche, les allers et retours TGV Lille – Bordeaux disparaissent, de même que Bordeaux – Lyon par Toulouse. A l’international, l’offre entre Nîmes et Barcelone est étoffée et passe à quatre allers et retours desservant Montpellier, Narbonne, Figueras et Gérone, alors que sur le même axe, l’offre Paris – Perpignan est réduite. Egalement attendue pour le passage au nouveau service annuel, la nouvelle relation Thalys vers Dortmund est quant à elle « repoussé au printemps ». Et la liaison Lyria entre Lille et Genève est supprimée juste un an après son démarrage, de même que celle entre Genève et Marseille (après Montpellier en 2014), alors que Paris – Genève perd un aller et retour (sur cette liaison, un arrêt à Bellegarde est supprimé, permettant de passer en dessous de la barre symbolique des trois heures).
Côté Intercités, on notera surtout que l’offre Toulouse – Cerbère se limite à un seul aller-retour de jour, suite à la suppression du Paris – Cerbère de jour. La Fnaut signale également la suppression de 40 % de l’offre sur la transversale Quimper – Nantes – Bordeaux – Toulouse, la desserte Nantes – Quimper étant abandonnée par les rames Corail Intercités.
Dans le contexte électoral, peu de publicité a été faite sur les modifications d’horaires touchant les relations assurées en TER. Nous y reviendrons.P. L.
La gare Rosa-Parks ouvre en toute discrétion
Difficile d'inaugurer une gare au moment même où se tenait le deuxième tour des élections régionales. La nouvelle gare du RER E, la gare Rosa-Parks, a donc été mise en service sans bruit, le 13 décembre, date programmée il y a longtemps puisqu'elle correspond au deuxième week-end de décembre, période de changement annuel de service. La gare Rosa-Parks, qui accueille donc depuis hier ses premiers voyageurs et ses premiers trains, est pourtant un pôle d'échanges important. Elle est en effet en correspondance avec la ligne de tramway T3b dont le parcours emprunte depuis trois ans les boulevards des Maréchaux, ainsi qu’avec les lignes de bus parisiennes (54, 60 et 239) et le sera plus tard avec la ligne de tramway T8 lorsque cette dernière sera prolongée depuis la Plaine-Saint-Denis. La gare a coûté 130 millions d'euros. Enfin, les stations de métro Corentin-Cariou et Crimée de la ligne 7 sont accessibles à environ 600 m au sud. Le parvis de la gare est par ailleurs doté d'une station Vélib’ et d’un abri à vélos sécurisé Véligo de 64 places.
La nouvelle gare de RER, la 22e d'Eole, doit contribuer à la création d’un pôle attractif et dynamique dans le Nord-Est parisien et le nouveau quartier Macdonald (logements, commerces et bureaux) sur l'emplacement des anciens entrepôts du même nom. Un grand projet de renouvellement urbain qui doit accueillir 2 500 habitants et autant de salariés. La gare bénéficie d'un RER toutes les quatre minutes en heures de pointe, toutes les sept ou huit minutes en heures creuses, permettant de se rendre à Haussmann Saint-Lazare en moins de dix minutes. 85 000 usagers par jour sont attendus à terme.
Laurent Troger propulsé président de Bombardier Transport
Le remplacement de Lutz Bertling par Laurent Troger à la tête de Bombardier Transport a été expéditif. Lutz Bertling, président, devait accueillir le jeudi 11 décembre à Berlin des journalistes venus d’un peu tous les pays pour faire part des orientations stratégiques du groupe. Le contexte s’y prête : Bombardier vient de décider de vendre 30 % des actions de son activité Transport à la Caisse de dépôt et placement du Québec, renonçant à la mise en bourse partielle préalablement annoncée. Et le Transport devient pleinement autonome, sous forme d’un holding, BT Holdco. Changements majeurs pris au niveau du groupe, qui en définitive se sont traduits par un changement de personne à la tête du Transport, survenu la veille au soir de la rencontre avec les médias.
Au siège berlinois de Bombardier Transport, site historique qui fut le siège des chemins de fer de la Prusse, Laurent Troger, jusqu’à présent numéro 2, a procédé, dans ses habits neufs de président, à la présentation prévue pour son prédécesseur. Pour support, une douzaine de slides célébrant dans la novlangue des affaires la place de leader mondial de Bombardier et les perspectives radieuses du groupe. Certes, le marché est prometteur. L’analyse de Bombardier, fondée sur les perspectives de croissance du marché mondial analysées par Roland Berger pour l’Unife en 2014, reprend celle qu’on entend un peu partout : croissance de la population mondiale, urbanisation soutenue, lutte contre le réchauffement climatique, tout cela dessine un bel avenir au transport public ferroviaire.
Les perspectives sont plus complexes en fait. Certes, les transformations que connaît l’activité transport de Bombardier sont d’abord dues aux difficultés rencontrées par le groupe dans le développement du nouvel avion régional. Comme le souligne un observateur, l’arrivée de la Caisse de dépôt et placement du Québec au capital du Transport et son apport de cash « desserrent un peu l’étau » autour du Transport, qui aurait eu bien du mal à payer pour une aéronautique déficitaire. Le Transport peut respirer, mais il reste une activité difficile et son propre avenir suscite pas mal d’interrogations.
A Laurent Troger (51 ans) revient la tâche d'y répondre. Lutz Bertling (53 ans) était plutôt perçu comme « charismatique ». Cet allemand venu d’ADtranz, avait remplacé le français André Navarri en juin 2013. Deux ans et demi pendant lesquels il avait procédé à une restructuration du groupe parallèle à celle que menait Henri Poupart-Lafarge chez Alstom Transport : passer d’une organisation matricielle à une organisation par zones géographiques, opération très lourde à mener dans un grand groupe.
Laurent Troger travaille pour Bombardier depuis 11 ans, après avoir passé 15 ans chez Alstom, situation qui était aussi celle d’André Navarri, ou de Jean Bergé, patron de la France dernièrement débarqué. Récemment encore président de la division Europe de l’Ouest, Moyen-Orient et Afrique, Laurent Troger était devenu successivement, cette année, chef de la Technologie et chef de l’Exploitation. Selon un communiqué d’Alain Bellemare, président du groupe, « tout au long de ses 25 ans de carrière dans l'industrie du rail, Laurent Troger a généré une croissance rentable dans toutes les divisions qu'il a dirigées, de l'équipement au matériel roulant, de la signalisation à l'infrastructure et des systèmes clés en mains aux services ».
La croissance rentable ? C’est la grande question. Bombardier Transport, par exemple, rappelle le même observateur, a dû « digérer » l’acquisition d’ADtranz, dont le chiffre d’affaires était bien supérieur à celui de son acquéreur. Et certaines commandes prestigieuses se sont révélées coûteuses. En France, le Francilien s’est traduit par des dizaines de millions d’euros de pénalités, qui ont fait de cette grande commande une mauvaise opération. Le groupe a lancé son train à grande vitesse, le Zefiro, qui circule depuis cette année dans une version chinoise et dans une version italienne. Mais la mise au point du train a été rude. En Allemagne aujourd’hui, le groupe pourrait être exposé aux déboires de l’ICx, réalisé en consortium par Siemens et Bombardier. La DB demande des centaines de millions d’euros pour le retard du train, ce qui risque de coûter très cher d’abord à Siemens, mandataire. Pas facile d’être au rendez-vous de la « croissance rentable ».F. D.