Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Mise en place du Haut Comité ferroviaire

     Les 37 membres du Haut Comité du système de transport ferroviaire ont été nommés par un arrêté publié le 11 décembre au Journal Officiel. Ce Comité est composé de parlementaires, de représentants des régions, de représentants des gestionnaires d'infrastructures et différents opérateurs ferroviaires, ainsi que des salariés et employeurs du secteur, mais aussi des grands ports maritimes, des voyageurs, ou encore d'associations de protection de l'environnement. Le représentant des régions hors Ile-de-France, est l'actuel président (PS) de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, qui ne se représente pas aux élections régionales.
    Créé dans le cadre de la réforme ferroviaire adoptée en juillet 2014 et entrée en vigueur en janvier 2015, le Haut Comité "a pour mission d'éclairer le Gouvernement et le Parlement sur la situation du système ferroviaire national et ses évolutions envisagées ou prévisibles", détaillait un arrêté du 30 avril 2015, qui en précisait la composition, les missions et le fonctionnement.

  • Transport routier et logistique continuent de créer des emplois

     Les effectifs dans le transport routier et la logistique devraient augmenter de 1,7% en 2015, une hausse deux fois supérieure à celle enregistrée l'année dernière, selon un rapport de l'Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications dans les Transports et la Logistique (OPTL) présenté le 11 décembre.
    Au 31 décembre 2014, la branche comptait près de 658.500 salariés, dont la moitié (332.683) pour le seul transport routier de marchandises, indique dans une étude
    Dans son rapport 2015, l'instance paritaire prédit une augmentation encore plus sensible pour l'année en cours (+1,7%, soit 11.290 salariés supplémentaires). "Cette dynamique reste largement portée par le transport de personnes et les prestataires logistiques, et s'explique par des évolutions à l'oeuvre d'ordre démographique, réglementaire, des modes de vie, mais aussi les politiques publiques", analyse Michel Chalot, vice-président de l'OPTL.
      

  • La société de VTC LeCab étend ses services

    La société française de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) LeCab a annoncé le 10 décembre qu’elle étendait ses services à 23 villes en dehors de l’Ile-de-France et de Lyon. Elle propose dorénavant ses services notamment à Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nantes, Rennes, Montpellier, Metz, Nancy et Mulhouse.
    LeCab fédérait déjà 1 000 « chauffeurs partenaires », 900 à Paris et 100 à Lyon. Neuf cents chauffeurs supplémentaires la rejoignent avec cette expansion, relève la société en soulignant que « dans la moitié de ces villes, aucun service de VTC n’est encore proposé aux habitants ».

  • Laurent Troger nommé président de Bombardier Transport

    Bombardier Transport a annoncé le 9 décembre la nomination de Laurent Troger au poste de président. Le Français était auparavant chef de l'exploitation de la branche spécialisée dans la fabrication de trains et de métros du groupe Bombardier.
    Employé depuis 11 ans par Bombardier Transport, Laurent Troger succède à l'Allemand Lutz Bertling, qui en avait pris la présidence en 2013.
    Le groupe Bombardier, qui connaît depuis plusieurs mois des problèmes liés au développement de sa nouvelle gamme d'avions CSeries, a annoncé le 19 novembre sa réorganisation autour de trois filiales : les trains, les avions d'affaires et le programme CSeries.

  • Une grève sur la ligne A pour dénoncer des négligences liées aux paquets suspects

    Les conducteurs du RER A est fortement perturbée sur une partie de la ligne ce 10 décembre pour dénoncer la négligence de leur hiérarchie lors de la découverte d’objets suspects. Alors que le pays est soumis à l’état d’urgence, quatre syndicats (Unsa, CGT, SUD et FO) accusent l’encadrement de la RATP de ne pas respecter strictement les consignes de sécurité. Les signalements d’objets « déclarés suspects », en hausse depuis le début d’année, ont été multipliés par quatre depuis les attentats du 13 novembre, selon la RATP.
    Mise en cause, la régie assure que lorsqu’un colis suspect est signalé à un membre du personnel, il « prévient la permanence générale qui demande l’intervention des services de police ». « Quand la police déclare un colis suspect, la RATP applique strictement ses consignes », explique l’entreprise.

  • Les députés rejettent l’idée du port obligatoire de la pièce d’identité dans les transports

    La proposition de loi socialiste sur la sécurité dans les transports, portée par les députés Bruno Le Roux et Gilles Savary, a été adoptée dans la nuit du 8 décembre en commission. Les députés ont eu de longs débats, avant de rejeter des amendements LR qui proposaient notamment de rendre obligatoire le port d'une pièce d'identité dans les transports en commun ou de transmettre à tous les services publics et aux entreprises des secteurs dits sensibles la liste de leurs employés fichés "S".
    La proposition de loi vise notamment à autoriser les agents des services de sécurité de la SNCF et de la RATP "à procéder à des palpations de sécurité" et à la fouille des bagages, avec l'accord des passagers, ou à autoriser les policiers, sous certaines conditions, à procéder "à l'inspection visuelle des bagages à main et à leur fouille" en vue de "prévenir une atteinte grave à la sécurité des personnes et des biens".
    D'autres amendements ont été adoptés en commission, notamment pour donner la possibilité aux entreprises de transport d'exiger des billets nominatifs ou pour permettre aux forces de l'ordre ou aux agents de sécurité de fouiller, sans son consentement, les bagages d'un voyageur pris en flagrant délit de fraude et sans pièce d'identité valide.
    Les députés ont également prévu un rapport avant le 30 juin 2016 pour évaluer le coût de la sécurité dans les transports et étudier l'opportunité de créer "une redevance de sûreté". Le texte sera examiné en assemblée plénière à partir du 16 décembre.
     

  • Lohr dévoile son véhicule électrique

    Lohr dévoile son véhicule électrique

    Dans le cadre de la COP21, la société Lohr présente un véhicule bi-modal électrique au Grand Palais de Paris A l'occasion de la conférence mondiale sur le climat, l'industriel alsacien Lohr expose au Grand Palais, à Paris, un système de transport public modulable 100 % électrique. Baptisé Cristal, le véhicule pourra être exploité en autopartage (mode individuel) et en semi-collectif (mode navette). Dans la première version, le système sera accessible librement via des stations, comme le dispositif Autolib'. Transformé en navette, il pourra accueillir cinq personnes en position assise et jusqu'à 18 personnes en position debout.
    Les essais se dérouleront courant 2016 à Montélimar et à Strasbourg. La commercialisation du véhicule est envisagée dès 2017.

  • Des voitures Bolloré bientôt à Rome et Turin

    Bolloré a annoncé le lancement l'an prochain d'un service d'autopartage de véhicules 100 % électriques, Blueroma à Rome et Bluetorino à Turin. « Basé sur le modèle d'Autolib’ à Paris, Blueroma sera lancé avec 150 véhicules, 70 stations et 280 bornes de charge, indique un communiqué du groupe français. L'objectif, sur les deux années à venir, est d'atteindre 1 000 véhicules, 500 stations et 2 000 bornes de charge », selon ce texte. A Turin, Bolloré veut installer 400 véhicules, 200 stations et 210 bornes de charge d'ici à 2018.

  • Suède – Le tunnel du Hallandsås est inauguré

    Dimanche prochain, à l’occasion du changement d’horaire, disparaîtra un des principaux goulots d’étranglement sur la ligne de la côte ouest entre Göteborg, la deuxième ville de Suède, et Malmö, la troisième : le contournement, par une voie unique riche en courbes et en rampes, de la colline du Hallandsås, dans le sud-ouest du pays. Désormais, les trains passeront sous cette colline par un tunnel bitube de 8,7 km, inauguré le 8 décembre en présence de Mikael Damberg, ministre suédois de l’Economie, et Lena Erixon, directrice générale de Trafikverket, le gestionnaire des infrastructures de transport. La capacité maximale de la ligne passera alors de 4 à 24 circulations par heure (12 dans chaque sens), les trains de voyageurs étant accélérés de 80 à 200 km/h, parallèlement au doublement du tonnage des convois de fret.

    Lancé en 1992, le percement du tunnel du Hallandsås s’était arrêté après une deuxième tentative, en 1997, un tiers de la longueur totale étant alors foré. Aux difficultés rencontrées sur le terrain à cause des infiltrations d’eau s’était ajoutée une pollution de cette dernière par un produit d’étanchéification. En 2004, le groupement constitué par Vinci Constructions Grands Projets et l’entreprise de construction suédoise Skanska reprend les travaux dans ce tunnel réputé « irréalisable ». Non sans difficultés, dont le groupement vient à bout après avoir percé deux tronçons de 5,5 km au tunnelier. Sur 230 m de longueur, c’est une congélation préalable du sol qui a permis de progresser à travers la zone la plus difficile. En 2014, les deux tubes de 9 m de diamètre intérieur étaient achevés, laissant le champ libre pour la pose de la voie, de la caténaire, de la signalisation et des équipements de télécommunications, alors que trois nouvelles gares pour trains régionaux étaient établies sur les voies d’approche de part et d’autre du nouveau tunnel. Le tout est revenu à un milliard d’euros, soit dix fois le montant envisagé en 1992…

  • MTR remporte le RER de Stockholm

    MTR remporte le RER de Stockholm

    Le 8 décembre, le comité Transports du département de Stockholm (SL) a décidé d’attribuer à MTR Gamma AB l’exploitation du Pendeltåg, le RER du Grand Stockholm. Le groupe… issu du métro de Hongkong, qui vient par ailleurs d’être reconduit pour l’exploitation du métro de Stockholm, reprendra ainsi un réseau de 241 km, desservant 53 gares et transportant quelque 300 000 voyageurs par jour. Le contrat porte sur dix ans à partir du 11 décembre 2016, période qui verra le basculement du Pendeltåg vers la nouvelle traversée souterraine de Stockholm, avec une prorogation de quatre années en option. En comptant cette dernière, le contrat est évalué à un total de 30 milliards de couronnes (3,25 milliards d’euros).

    Le processus de sélection du nouvel exploitant, qui aura duré deux années, a donné lieu à une « rude concurrence », avec « plusieurs bonnes offres » selon SL. La qualité et le prix ont été les facteurs clés pour la désignation du futur exploitant, qui sera rémunéré en fonction des km-trains produits, mais aussi de critères d’évaluation des objectifs (satisfaction des voyageurs, ponctualité…) Les autres concurrents restés en lice étaient Abellio Pendeltåg Stockholm AB (filiale des chemins de fer néerlandais NS), Keolis Spår AB, SJ AB (exploitant sortant sous l’appellation Stockholmståg) et Svenska Tågkompaniet Stelo AB (privé nordique initialement associé à SJ dans Stockholmståg).

    Pour Keolis, le coup est rude même si la filiale de la SNCF s’y attendait (voir notre Lettre confidentielle n° 93) . L’opérateur français n’avait pas lésiné sur les moyens pour tenter de gagner ce contrat très important à ses yeux. Mais avec une limite : le Comex de la SNCF avait demandé à sa filiale de ne pas gagner un « nouveau Boston ». En clair, un contrat dont les coûts trop serrés auraient pu conduire à des pertes comme c’est le cas actuellement avec le contrat gagné à Boston pour les trains de banlieue.

    Patrick Laval et Marie-Hélène Poingt