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Auteur/autrice : admin_lvdr
L’Europe se penche sur la compétitivité de son industrie ferroviaire
Cela fait longtemps que l’industrie ferroviaire européenne se plaint d’un marché trop ouvert aux concurrents des pays tiers sans que la réciproque soit vraie. En toile de fond notamment : les craintes suscitées par la récente mégafusion des deux principaux constructeurs ferroviaires chinois CNR et CSR, et la naissance d'un géant qui ne cache pas sa volonté de cannibaliser les marchés de l'Union. Le Parlement européen se penche sur la question et devrait interpeller la Commission lors d’une prochaine session plénière. Il prépare également une résolution dans laquelle la rapporteure – la socialiste Martina Werner – veut aussi mettre en évidence la nécessité de faciliter l’accès aux aides pour les PME du secteur. D’après Martina Werner, un premier projet sera prêt d’ici janvier et la version finale du texte sera adoptée en commission de l’Industrie le 7 avril prochain.
Isabelle SMETS
L’Inde devrait choisir la technologie japonaise pour son premier train à grande vitesse
L'Inde va sélectionner la technologie japonaise de train à grande vitesse, une décision qui pourrait être annoncée lors de la visite du Premier ministre japonais en Inde en fin de semaine, a affirmé le 8 décembre la presse nippone.
Connue sous l'appellation "Shinkansen", la technologie ferroviaire à grande vitesse japonaise serait ainsi employée sur une ligne de 505 kilomètres reliant Bombay à Ahmedabad, pour un coût de travaux évalué à 13,5 milliards d'euros).
Le Japon a eu la déception cette année de voir l'Indonésie préférer la technologie proposée par la Chine. Jusqu'à présent, Tokyo n'est parvenu à vendre son "Shinkansen" qu'à Taïwan. Pour accompagner l'adoption de sa technologie, le Japon serait prêt à consentir à l'Inde un prêt de 1.000 milliards de yens sur dix ans ce qui financerait la moitié du coût envisagé.
Le fabricant de bornes de recharge électrique DBT entre en Bourse
DBT, fabricant français de bornes de recharge rapide pour voitures électriques, a lancé le 7 décembre son introduction en Bourse sur le marché des PME d’Euronext, Alternext, avec l’ambition de lever 8,7 millions d’euros d’ici la fin de la période de souscription le 17 décembre. « Il est rappelé que le groupe est entré dans une phase de transition qui se traduit par une prise d’indépendance importante à l’égard du partenaire Nissan », précise un communiqué de DBT.
Créé en 1990 par Hervé Borgoltz, DBT est basé à Douai (Nord) et compte 62 salariés. Grâce principalement aux ventes de bornes de recharge, la société a plus que doublé son chiffre d’affaires entre juin 2012 et juin 2015, désormais à 17,2 millions d’euros par an dont 63 % à l’international.La SNCF récompense trois applications pour la mobilité des PMR
Pas moins de seize start-up étaient venues au premier forum Access Solutions organisé par la SNCF, le 1er décembre, pour présenter leur projet, qui tournent tous, évidemment, autour de… …l’accessibilité des transports, sans être exclusivement réservés aux personnes en situation de handicap. Et Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, de rappeler que de la machine à écrire avait dès ses débuts, servi à écrire du Braille en relief, tout comme les travaux de Graham Bell, inventeur du téléphone, étaient destinés à communiquer avec sa femme malentendante.
Ce premier forum a été l’occasion pour ses jeunes pousses, d’expliquer leur projet, de rencontrer des associations, des partenaires ou simplement d’autres entreprises, et, pour quelques-unes d’obtenir un soutien financier. Trois d’entre elles sont reparties avec un chèque de 3000 euros, signé par la SNCF, et qui doit leur permettre de poursuivre leur développement.
Parmi elles, I wheel share, un site et une application mobile, qui rassemblent les expériences vécues par des personnes en situation de handicap ou leurs accompagnants, difficiles ou amusantes, mais aussi des bons plans à partager avec les autres membres de la communauté. I wheel share veut aussi se servir de ces expériences pour trouver ensemble des solutions. L’argent reçu permettra de financer une partie du développement informatique qui conduira au « lancement d’une version mobile du site sous Androïd et iOS, d’ici une quinzaine de jours », a annoncé Audrey Sovignet, la fondatrice du site, avec son frère Lucas.
L’application lancée par Olivier Jeannel, qui s’appelle RogerVoice, permet de traduire par écrit les communications téléphoniques reçues et émises. Outre le soutien financier de la SNCF, RogerVoice dispose aussi d’une vitrine, grâce à Voyages-SNCF.com. Le site de vente en ligne propose à ses clients de joindre le centre de suivi de commandes, avec RogerVoice, en offrant même 10% pour un abonnement d’un an en plus du mois d'essai gratuit accordé par RogerVoice.
La troisième entreprise lauréate s’appelle Angeo. Elle propose un système d’orientation pour les personnes non ou malvoyants, grâce à un GPS amélioré dans sa précision grâce à un boitier dans la poche de l’usager. En permettant de suivre ses itinéraires, renseignés vocalement sur un smartphone, Angeo donne ou redonne de l’autonomie à des personnes désireuses de se déplacer seuls. Et en cas de besoin, il possible d’appeler la personne de confiance de son choix dont le numéro est enregistré pour se faire aider. Edgar Antoine a travaillé huit ans au développement de son système avec le laboratoire CNRS LAAS et Navocap. Dès le premier trimestre 2016, il sera possible de suivre des itinéraires mixant marche à pied et transports en commun, dans quelques agglomérations.
Juste avant la remise des trois prix, la presque totalité des jeunes entreprises, dix-huit sur vingt, se sont prêtées au jeu d’une présentation très rapide de leur activité, en moins de trois minutes. Et comme leur travail est aussi important, même si elles n’ont pas reçu de financement, voici, encore résumée, leur présentation.
Authôt (www.authot.com) a conçu un outil logiciel destiné à transcrire automatiquement la parole en texte au cours d’une conférence ou d’une présentation, aussi bien en français qu’en anglais. Authôt compte plus de 130 clients, notamment HEC et Sciences Po pour lesquels, la société transcrit des cours.
Auticiel (ww.auticiel.com) a développé dix applications, avec l’aide de médecins, d’orthophonistes et d’éducateurs spécialisés, destiné à communiquer avec des handicapés pour qui parler est difficile, mais qui sont plus familier de l’outil informatique comme les autistes par exemple. Ces applications sont déjà utilisées par 60 000 personnes avec handicap mental et/ou cognitif.
Coach Autonomy (www.coach-autonomy.com) est un cabinet d’expertise en accessibilité qui aide les entreprises dans l’aménagement de leur locaux pour mieux accueillir leurs salariés en situation de handicap, des démarches pour obtenir les aides à l’installation aux normes en vigueur.
Facilico (www.faciligo.fr) est la première plateforme qui met en relation des personnes en situation de handicap et des personnes qui effectuent, tout ou partie, du même trajet, et, ainsi les aident à voyager. Le système sera testé, début 2016, dans l’agglomération de Montpellier et de Rennes, d’abord dans les transports urbains, mais souhaite se développer sur des trajets longues distances ferroviaires et aériens. Pour sa rémunération (2 euros dans les transports en commun et plus pour les trajets longues distance), l’accompagnateur peut choisir de percevoir l’argent ou de créditer le compte d’une association défrayer pour ses trajets.
Facil’iti (www.facil-iti.com) est une application qui permet d’adapter les informations issues d’internet à la personne qui les lit sans toucher au paramètres de l’ordinateur qui les reçoit.
Encore à l’état de prototype, le système imaginer par Grizz (www.grizz.me) permet de guider les personnes non-voyantes, discrètement, sans demander son chemin, ni guide à haute voix. Après avoir renseigné l’adresse de destination, les capteurs placés sur chaque épaules vibrent à chaque croisement pour indiquer de tourner à droite ou à gauche.
A l’image des pédibus pour accompagner les enfants à l’école, Hopways (www.hopways.com) est une plateforme d’échanges entre parents d’enfants handicapés qui permet de partager les trajets.
Phitech (www.phitech.fr)
Pompiers à la plateforme aéroportuaire de Roissy, le créateur de Trad112 (www.tradcentdouze.com), a développé une application qui installé sur une tablette, ou éventuellement un smartphone, permet de poser les premiers questions à une personne souffrante qui ne parle pas français. Grâce à une série de drapeau, la personne peut choisir la langue dans laquelle lui seront poser les premières questions qui seront transmises au médecin, sachant que la ou les premières heures sont primordiales pour prendre en charge un blessé et conditionne sa guérison. La SNCF a décidé de testé cette application, au début de l’année prochaine sur une ligne Transilien et une ligne de bus opérée par Keolis.
Tri-D (http://blog.tr-d.fr/) est une agence créative spécialisé dans l’impression 3D qui, avec la reproduction de sculptures permet à des non-voyants de découvrir les œuvres exposées, lors d’une visite dans un musée, par exemple.
Wheeliz (www.wheeliz.fr) est un site de location, entre particuliers, de voitures aménagées pour les personnes en fauteuil roulant, sur le modèle de Drivy.

Paris : 12 nouveaux bus sur la ligne de départ
Le Stif, la Ville de Paris et la RATP ont présenté ce 2 décembre douze nouveaux bus, dont certains vont sillonner prochainement Paris et des communes avoisinantes Très attendu, le Bluebus de Bolloré, bus 100 % électrique de 12 m, qui va équiper la ligne 341 (Charles-de-Gaulle-Etoile – Porte-de-Clignancourt). Le premier véhicule doit circuler à partir d'avril prochain, et sera progressivement rejoint par 22 autres. La ligne 341 sera en fin de compte la première ligne entièrement équipée de bus standard 100 % électrique. Le groupe Bolloré est jusqu'à présent le seul constructeur à avoir vendu des bus électriques standards à la RATP. Déjà fournisseur d'Autolib’, Bolloré fait une entrée en force dans le paysage du transport public parisien, après avoir, la veille, présenté ce qu'il appelle son Bluetram, en fait un minibus à recharge en stations, faisant une boucle sur les Champs-Elysées.
D'autres constructeurs ont noué un partenariat avec la RATP, qui va les tester sur deux lignes : la 21 (Gare-Saint-Lazare – Stade-Charléty – Porte-de-Gentilly), et la 147 (Eglise-de-Pantin – Sevran). L'opération doit commencer le 16 décembre et sera menée pendant plusieurs mois. Tous sont par définition conformes au choix technique de la RATP, d'une recharge nocturne au dépôt.
On verra donc sur ces lignes le tout nouveau bus français Heuliez GX 337 Elec, le franco-chinois Yutong E12 LF, réalisé en partenariat avec Dietrich Carebus, l'espagnol Irizar i2e, ou le polonais Solaris Urbino 12. Certains modèles pourraient les rejoindre.
D'autres véhicules étaient aussi présentés. Le Tosa, bus de grande capacité (18 m), développé par ABB et les Transports publics genevois, qui avait fait une apparition remarquée lors de salon genevois de l'UITP en 2013.
Le Champ de Mars accueillait aussi le nouveau Midibus de PVI Oreos 4X, acquis par la RATP pour le Montmartrobus. Ainsi qu'un autre modèle destiné au centre-ville, le Daily électrique d'Iveco (7,120 mètres).
Iveco présentait pour sa part le Crossway HVO (car interurbain et scolaire, pouvant circuler au HVO (huiles végétales hydrogénées), pur ou mélangé au diesel, Scania l'autobus OmniExpress 320 Gaz, Man le Lion's City CNG/biogaz. Et Mercedes Benz son Citaro FuelCell-Hybrid, combinant moteurs roues électriques et pile à combustible
Présentés le matin aux élus et professionnels par Jean-Paul Huchon, Anne Hidalgo et Elisabeth Borne, les bus pouvaient être découverts par les Parisiens l'après-midi… avant de repartir le soir même, ce calendrier, comme bien d'autres, ayant été bousculé par les attentats du 13 novembre.
Première station hydrogène inaugurée à Paris
A l’occasion de la COP21, Air Liquide a inauguré sa première station de recharge d’hydrogène sur le parking du pont de l’Alma, en présence de la maire de Paris, qui soutient cette innovation. D’ici quelques jours, elle servira à alimenter les cinq taxis, des modèles ix35 de Hyundai de la start-up Hype. Cette société envisage de posséder une flotte de 70 taxis électriques roulant à l’hydrogène dans un an, et plusieurs centaines d’ici cinq ans. « On veut offrir une gamme très très large à la mobilité sans s’enfermer dans un choix technologique, afin de tourner le dos aux énergies fossiles et notamment au diesel », a rappelé Anne Hidalgo. Air Liquide, « qui maîtrise toute la chaîne d’approvisionnement en hydrogène, a déjà livré 75 stations similaires dans le monde entier », a expliqué Benoît Potier, son PDG. Estimant qu’il s’agit « d’une vraie étape dans le développement de la filière hydrogène », il a ajouté qu’« au moins trois stations devraient ouvrir en 2016 aux portes de Paris ». La station est compacte et mobile. Elle permet de recharger la pile à combustible du véhicule en moins de cinq minutes, pour une autonomie allant jusqu’à 500 km.
L’institut Mines télécom lance un cours en ligne de mobilité 2.0.
Parce que la révolution numérique ouvre de nombreuses perspectives pour le développement de services de transport et bouleverse les usages de la mobilité, l’Institut Mines-Télécom lance le Mooc (Massive open online course ou formation en ligne ouverte à tous) « Challenges et enjeux de la mobilité 2.0 ». Conçu à la demande du secrétariat d’Etat aux Transports, en partenariat avec les organismes de référence du domaine (Atec ITS France, Ifsttar, Ademe), il vise à sensibiliser en six semaines aux concepts clés des systèmes de transport intelligent (ITS). Le cours, qui débutera le 11 janvier 2016, permet de comprendre les enjeux technologiques et sociétaux de la mobilité numérique (télébillettique, voiture connectée et autonome, ville intelligente, nouveaux services collaboratifs…), d’appréhender les contraintes réglementaires et de découvrir les technologies requises pour développer ces systèmes.
Wizway Solutions promeut la mobilité sans contact
Les voyageurs pressés en rêvent. Les quatre grands groupes français que sont Orange, Gemalto, la SNCF et la RATP l'ont – enfin – fait ! Grâce à leur joint-venture baptisée Wizway Solutions, le smartphone NFC est fin prêt pour devenir le support des titres de tous les transports de France. Stockés dans la carte Sim du mobile, les tickets et abonnements aux réseaux urbains, les billets de TGV ou de TER et même les locations de VLS sont validés sans contact grâce au couplage de la spécification Calypso (utilisée par les passes de type Navigo) et de la technologie sans contact NFC (near field communication). Et cela fonctionne même si le mobile est éteint. Les deux opérateurs de téléphonie SFR et Bouygues Telecom ont déjà annoncé leur intention de rejoindre la plateforme. Ne reste plus qu'à convaincre les agglos et les transporteurs et à espérer que les mobiles NFC inondent le marché, car ils ne représentent que 8 millions de smartphones sur les 71, 3 millions de cartes Sim en circulation dénombrées par l'Arcep en mars 2015.
New Delhi va expérimenter la circulation alternée
New Delhi va expérimenter la circulation alternée à partir de janvier pour tenter d'améliorer la situation de l'une des capitales les plus polluées du monde. Les autorités de la capitale indienne ont assuré début décembre qu'elles allaient en parallèle renforcer les transports publics et fermer une centrale à charbon. Quelque 8,5 millions de véhicules circulent dans les rues de la capitale indienne et 1 400 nouvelles voitures s'ajoutent chaque jour dans cette mégapole de 17 millions d'habitants.
Déjà 50 liaisons interurbaines pour Mégabus
Le géant des liaisons par autocar à bas prix, filiale de l’écossais Stagecoach poursuit se politique commerciale agressive en ajoutant 14 nouvelles lignes à son offre dans l’hexagone, à partir du 9 décembre. Megabus et ses tickets à partir de 1 € porte ainsi le total de ses lignes à 50, dont 30 nouvelles en moins d’un mois. Megabus.com dessert ainsi 27 destinations en France (Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Bourges, Reims, Strasbourg et Metz s’ajoutent au réseau existant), au moyen d’une flotte de 35 autocars. Les nouvelles liaisons sont gérées à partir du dépôt de Lyon, mais la compagnie a aussi ouvert récemment un site d’exploitation à Bordeaux et deux relais pour conducteurs à Nantes et à Tourcoing. L’autocariste affirme avoir créé 180 emplois en France.