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Auteur/autrice : admin_lvdr
JCDecaux rachète la filiale mobilier urbain de l’espagnol FCC
Le géant français de l’affichage publicitaire JCDecaux a annoncé le 16 novembre le rachat de la filiale mobilier urbain du groupe espagnol Fomento de Construccionnes y Contratas (FCC) pour un montant qui n’a pas été précisé. C’est la filiale JCDecaux Europe Holding qui va racheter les activités de Corporacion Europa de Mobiliario Urbano (CEMUSA), la filiale de FCC spécialisée dans la communication en extérieur en Espagne, Italie, Etats-Unis et Brésil, précise le groupe dans un communiqué. Le groupe espagnol va en revanche conserver les activités portugaises de sa filiale.
Grâce à cette acquisition, « JCDecaux s’implante ou élargit ses positions dans des villes aussi emblématiques que New York, Rio de Janeiro, Brasilia, Madrid et Barcelone ainsi que dans 41 aéroports donc ceux de Madrid et Barcelone », détaille encore le groupe français.Une nouvelle application concurrente d’Uber
Des chauffeurs de VTC français en rupture avec Uber après une baisse de tarifs ont annoncé mi-novembre avoir lancé une application mobile concurrente. L’initiative cherche à « mettre en relation les VTC de France et les clients sans l’intervention d’une entreprise privée (…) qui a pour seul but son enrichissement personnel et cela au détriment des exploitants de voitures de tourisme avec chauffeurs », selon l’Association des VTC de France.

Alstom remporte un contrat de 190 millions d’euros sur la ligne 3 du métro du Caire
Alstom a remporté un contrat de 190 millions d'euros pour la signalisation et l'infrastructure d'une partie de la ligne 3 du métro du Caire Alstom fournira à son client, la National Authority for Tunnels (NAT), qui gère les 78 kilomètres du réseau, un système de gestion du trafic, ainsi que l'équipement de signalisation des stations, un système de ventilation, des ascenseurs et des escalators.
Au Caire, Alstom a déjà fourni ses modèles de train Metropolis ainsi que ses systèmes de signalisation pour les lignes 1 et 2, et des parties de la ligne 3.
Vote des députés sur le budget Ecologie et Transports, en baisse
L'Assemblée nationale a adopté le 10 novembre le budget 2016 de l'écologie et des transports, en baisse de 100 millions d'euros.
Avec ce budget de 6,49 milliards d'euros (contre 6,59 milliards en 2015), la mission "écologie, développement et mobilité durables" du projet de loi de finances 2016 prévoit aussi 671 emplois en moins.
Concernant les transports, Bertrand Pancher (UDI) s'est notamment inquiété des moyens alloués à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), stables à 1,9 milliard d'euros, alors que des "projets importants" sont annoncés.Eurotunnel intéressé par London City Airport
Le groupe Eurotunnel réfléchit à entrer au capital de l'aéroport londonien de la City, le London City Airport, en vente pour 2 milliards de livres sterling (2,8 milliards d'euros), selon des informations de presse, confirmées le 10 novembre par Eurotunnel.
L'exploitant du tunnel sous la Manche a confirmé à l'AFP être "en train de rejoindre l'un des consortiums" en lice pour le rachat de cet aéroport, situé au coeur de Londres, et mis en vente par son actuel propriétaire, le fonds américain Global Infrastructure Partners.
Alstom retenu pour fournir 800 locomotives électriques en Inde
Alstom a été retenu pour construire et fournir 800 locomotives électriques aux chemins de fer indiens, a indiqué le 10 novembre une source au sein de la compagnie indienne. Ce contrat, d'environ 2,8 milliards d'euros sur dix ans selon la presse indienne, prévoit que le groupe français construira une usine dans le Bihar, dans l'est du pays, pour la fabrication de ce matériel destiné au transport de marchandises, a précisé cette source à l'AFP. La signature du contrat est prévue d'ici un mois, a-t-elle poursuivi. Cinq locomotives seront importées tandis que les 795 autres seront fabriquées dans la nouvelle usine, selon l'agence Press Trust of India (PTI).
Sur le même modèle, General Electric avait annoncé la veille avoir obtenu un contrat de 2,6 milliards de dollars pour fournir 1 000 locomotives diesels sur 11 ans, l'accord passant également par la fabrication du matériel dans une nouvelle usine à construire dans le Bihar.
Ces deux contrats s'inscrivent dans l'initiative du « Make in India », l'une des politiques emblématiques du Premier ministre indien Narendra Modi pour attirer de gros investissements étrangers dans le pays..jpg)
Le design du métro de Sydney a été dévoilé
Le 5 novembre, le design du métro de Sydney en Australie a été dévoilé par le ministre des Transports de Nouvelle-Galles du Sud, Andrew Constance, suite à la livraison par Alstom d'un modèle à taille réelle Alstom fournira 22 rames Metropolis ainsi que le système de signalisation. Le futur métro sera équipé de la solution de signalisation CBTC Urbalis d'Alstom, assurant la circulation d'un train toutes les quatre minutes durant les heures de pointe. Le métro de Sydney dont le design intérieur et extérieur a été conçu en collaboration avec Transport for New South Wales (TfNSW), autorité organisatrice des services de transport dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, devrait entrer en service commercial au cours du premier semestre 2019.
Il sera le premier réseau de métro entièrement automatisé en Australie.Vinci Park devient Indigo, un « intégrateur de mobilité individuelle »
Depuis le 5 novembre, Vinci Park a été rebaptisé Indigo. L’occasion pour l’entreprise leader du stationnement en France, cédée il y a quelques mois à un fonds d’investissement
géré par Ardian (ex-Axa Private Equity) et à une filiale de Crédit agricole assurance (Vinci conservant toutefois 25 % des parts) de prendre un nouveau virage. Indigo veut devenir « intégrateur de toutes les mobilités individuelles », selon les mots de son président, Serge Clémente. Dans ce but, d’ici à la fin du mois, la société va finaliser l’acquisition d’une « plateforme technologique » qui doit être déployée partout où elle est présente. Cette plateforme, qui offrira une multitude de services, sera ouverte à d’autres partenaires qui pourront prendre des parts du capital s’ils le souhaitent.
La plateforme permettra par exemple de réserver sa place de stationnement, de chercher une place disponible dans un parking privé, de louer un scooter ou un vélo ou encore de se faire livrer ses courses dans le coffre de sa voiture. « Dans un parking, on ne doit plus uniquement offrir du stationnement », explique Serge Clémente, qui estime que cette offre contribuera aussi à rationaliser les déplacements dans les centres-villes et à lutter contre les embouteillages. Indigo se dit aussi intéressé par la gestion de Vélib’ et compte se mettre sur les rangs lorsque le marché sera de nouveau proposé en 2017.
« Les opérateurs de transport public s’intéressent au stationnement. On l’a encore vu récemment avec Transdev qui a créé Transdev Stationnement. Nous faisons le chemin inverse : nous nous intéressons aux transports, non pas publics, mais individuels. Nous avons une vraie légitimité », explique-t-il encore. Il s’agit aussi de prendre l’initiative face au risque d’uberisation : l’activité de stationnement pourrait elle aussi susciter l’apparition de nouvelles plateformes de services.
Seconde ambition forte : le développement à l’international. Indigo exploite aujourd’hui 4 000 parkings et réalise 733 millions d’euros de chiffres d’affaires (52 % en France). Le groupe aux 15 000 salariés, présent dans 14 pays et déjà bien implanté en Amérique du Nord, veut maintenant développer ses activités en Amérique du Sud à partir du Brésil où il est présent depuis 2013.
Autre zone prioritaire, l’Asie, ce qui passera d’abord par une implantation en Chine. « Nous sommes en négociations pour trouver le bon partenaire », l’idée étant de monter ensuite progressivement au capital, précise Serge Clémente. Sur les cinq dernières années, le chiffre d’affaires a globalement progressé de 20 %. L’objectif est de doubler cette progression en la faisant passer « a minima » à 40 % à l’horizon 2020.

Siemens implante le siège de son activité VAL à Toulouse
Le siège mondial de l’activité de métros automatiques VAL s’installera à Toulouse, regroupant une centaine de salariés éclatés aujourd’hui entre les sites de Châtillon (Hauts-de-Seine), Roubaix (Nord) et Colomiers (Haute-Garonne), a indiqué la direction de Siemens le 9 novembre. « A Toulouse seront progressivement réunies les activités de recherche & développement, d’ingénierie, de direction de projets et de maintenance liées aux projets clés en main de métros automatiques de la gamme Val, Cityval et Airval », a précisé Eric Cazeaux, directeur de la division Mobility de Siemens France. Le centre de compétences pour les automatismes de métros sans conducteur, qui emploie 400 personnes environ, restera basé à Châtillon.
Une cinquantaine de salariés a déjà pris possession d’une partie des 10 000 m² de locaux réaménagés dans le quartier de Basso-Cambo, au sud-ouest de Toulouse, non loin du siège de Tisséo, qui gère les transports urbains de la Métropole toulousaine, et de Nexter Electronics, à qui Siemens a confié en avril dernier la réalisation d'équipements électriques pour la future ligne B du métro de Rennes.
En faisant le choix de Toulouse, dont les élus ont décidé la construction d’une troisième ligne de métro, Siemens « s’appuie sur une filière industrielle toulousaine à la pointe sur les systèmes embarqués, comprenant de nombreuses PME avec qui nous sommes déjà en partenariat, comme Nexter Electronics ou Actia (qui travaille sur les automatismes du métro de New York) et sur un important vivier universitaire », explique Hervé de Lacotte, directeur de la Communication de Siemens Mobility.Catherine Sanson-Stern
L’interdiction des TER X 73500 en « solo » frappe les plus petites lignes
Les problèmes de déshuntage des X 73500, qui ont causé plusieurs incidents courant 2015, ont entraîné l’interdiction de faire circuler cet autorail en unités simples. Avec comme conséquence la suppression des dessertes assurées par ce matériel en « solo ».
Depuis le 2 novembre, plusieurs dessertes TER ont été annulées, en particulier en Auvergne, dans le Midi-Pyrénées et dans les lignes du pourtour vosgien, en Alsace comme en Lorraine. C’est la conséquence d’incidents survenus sur le parc X 73500 qui ont conduit l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) à interdire à compter du 2 novembre la circulation en « solo » de ces autorails. Toutefois, les X 73500 peuvent continuer en circuler en unités multiples, doubles ou triples.
Depuis la mi-octobre, plusieurs syndicats s’étaient en effet emparés du problème de shuntage – ou plutôt de déshuntage – que rencontre ce type d’autorail lorsqu’il circule en unités simples. A plusieurs reprises, il est arrivé que, par intermittence, les X 73500 circulant en « solo » ne court-circuitent plus le circuit de voie qu’ils occupent, devenant ainsi « invisibles » pour les différents systèmes de sécurité.
L’incident le plus spectaculaire, relevé par la presse quotidienne régionale et mis en exergue depuis par les syndicats, a été un « bivoie » – un déraillement dû à l’aiguillage de deux parties d’un même train vers deux voies différentes – le 12 octobre à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), survenu lors du passage à faible vitesse d’un autorail momentanément devenu « invisible » sur un appareil de voie. Ce n’était pas le premier incident dû à un déshuntage sur ce type de matériel, en service depuis 1999. Une collision sur un passage à niveau entre Brest et Morlaix en 2006 aurait été causée par un déshuntage qui n’aurait pas déclenché l’abaissement des barrières. Plus récemment, en janvier, de tels non-abaissements de barrières de passages à niveau ont été observés entre Bordeaux et Hendaye, sur une section de 11 km où l’autorail a « disparu » à sept reprises.
C’est dans cette perspective, alors que, depuis la mi-octobre, de plus en plus de conducteurs faisaient valoir leur droit de retrait, que l’EPSF a interdit la circulation des X 73500 en unités simples. Même si un déshuntage a depuis été constaté sur une unité double vers Firminy, entre Le Puy et Saint-Etienne, à cause de feuilles mortes.
Conséquence pour les usagers : le mode ferroviaire est remis en cause sur plusieurs lignes ou dessertes à faible fréquentation. Pourquoi mettre sur les rails une rame avec 120 places assises au moins pour transporter 15 personnes, voire moins ? D’où un transfert sur route, parfois improvisé. Et un risque de voir cette situation pérennisée sur certaines lignes déjà menacées, comme la desserte du Mont-Dore. Un risque qu’a souligné la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) dans un communiqué du 4 novembre. D’autant plus important que 317 autorails de ce type sont en service en France dans la quasi-totalité des régions (sauf en Nord-Pas-de-Calais et Paca), sur les lignes les moins fréquentées.
Président de la région Midi-Pyrénées, où 27 autorails X 73500 sont à l’arrêt, Martin Malvy a saisi, le 5 novembre, le directeur régional de l’EPSF, se déclarant « surpris d’apprendre que la situation pourrait se prolonger alors que les services seraient assurés dans les autres Régions dont certaines ont un nombre beaucoup plus élevé de modèles X 73500. » Un traitement particulièrement défavorable, avec 20 % des liaisons supprimées et remplacées par des cars, notamment sur des lignes où la région venait d’assurer un renouvellement complet des voies dans le cadre du Plan Rail !
Issu d’un programme franco-allemand des années 1990, l’autorail TER (ATER) a été commandé à De Dietrich et LHB (dont les activités ferroviaires respectives ont été reprises par Alstom) par la SNCF (X 73500 et version transfrontalière X 73900 pour l’Alsace et la Lorraine) ainsi que par la DB (VT 641), mais aussi par les CFL (2100), qui les ont par la suite revendus à la SNCF.
Patrick LAVAL