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Auteur/autrice : admin_lvdr
Une bibliothèque numérique dans les TER et Intercités
Un nouveau service baptisé « SNCF e-Livre » propose aux voyageurs des TER et Intercités l'accès gratuit ou avec abonnement à une bibliothèque permettant de lire, y compris sans connexion Internet sur un smartphone, une tablette, une liseuse ou autre ordinateur. L'accès gratuit offre 5 000 grands classiques de la littérature française et des extraits de l'ensemble des ouvrages de la bibliothèque. L'abonnement, gratuit les 45 premiers jours, puis au tarif de 9,90 euros par mois, donne accès à l'intégralité des 100 000 ouvrages disponibles. La SNCF annonce également « une sélection de livres » tous les mois. Cette bibliothèque digitale a été testée en 2014 en Lorraine, puis en Languedoc-Roussillon.
Accord de contournement ferroviaire de la raffinerie de Donges
Un protocole d'intention prévoyant le contournement ferroviaire de la raffinerie de Donges (Loire-Atantique), exploitée par Total, a été signé entre l'Etat, les collectivités territoriales, la SNCF Réseau et Total. "En signant ce protocole, Total confirme son projet d'investir 400 millions d'euros pour moderniser le site de Donges et développer ses capacités de production d'essence pour le marché européen. Cet investissement permettra d'assurer l'avenir de la raffinerie", souligne un communiqué du 5 novembre de Total. Le protocole d'intention acte également "le principe d'un financement partagé par tiers entre l'Etat, les collectivités et Total", pour un investissement "estimé à 150 millions d'euros", selon la même source. La circulation des premiers trains sur le nouveau tracé est prévu en 2021.
Les députés rétablissent la défiscalisation des flottes de vélos
Le 5 novembre, les députés ont rétabli en commission des Finances une disposition de la loi sur la transition énergétique qui favorisait l'achat de flottes de bicyclettes par les entreprises et que le gouvernement avait supprimée dans le projet de loi de finances 2016. L'amendement de députés du groupe RRDP (à majorité radicale de gauche) devra cependant être revoté en séance publique pour être intégré au projet de budget 2016. Rappelons que la mesure consiste à défiscaliser les achats de flottes de vélo, à hauteur de 25 %, afin de favoriser ce mode de déplacement pour les trajets domicile – travail.

Comment le « TER fou » a perdu ses freins
Ville, Rail & Transportss’est procuré la première expertise menée par l’EPSF, Bombardier et la SNCF, sur l’accident survenu à un AGC le 20 octobre, qui avait dérivé sur 19 kilomètres avant que le conducteur n’arrive à l’immobiliser. L’expertise révèle des fragilités aux extrémités et en partie basse du train. Elle a conduit au lancement de quatre études de faisabilité, portant aussi bien sur le renforcement du chasse-obstacle aux extrémités des rames, la protection renforcée des panneaux de frein, l’évolution des valves de purge et l’alimentation électrique des équipements de sécurité en mode dégradé. Enfin, une étude comparative est lancée sur des matériels roulants techniquement similaires à l’AGC, en particulier les rames Francilien et Regio 2N.
Rappel des faits. Le 20 octobre, le TER 848973 reliant Abancourt et Rouen est assuré par l’AGC Z 27674 – Z 27673, une rame automotrice articulée tri-caisse reposant sur quatre bogies. Après un arrêt à Formerie (Oise), le mécanicien aperçoit deux vaches sur les voies principales alors qu’il roule à 138 km/h et ordonne un freinage d’urgence quelques instants avant l’impact, générant la mise à l’atmosphère de la conduite générale et l’ouverture de la boucle de sécurité de freinage. Mais, suite au choc (côté motrice Z 27674), la rame se retrouve dans l’incapacité de freiner et entame une dérive de 19 km, avant que le mécanicien ne finisse par l’immobiliser au-delà de la gare de Serqueux.
C’est sur ce dernier site, ainsi qu’au technicentre Normandie, à Sotteville, que l’expertise a été menée par un représentant de l’EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire), des représentants de Bombardier Transport, ainsi que des agents SNCF du Pôle Ingénierie de Nevers et du technicentre Normandie.
Visiblement, le carénage et l’attelage de la motrice ont pris le choc de plein fouet. Arraché de son support, le coupleur électrique a subi une forte dégradation mécanique, à l’origine de courts-circuits électriques, déclenchant des coupe-circuits qui à leur tour ont généré la perte de l’alimentation électrique 72 V en niveau de la motrice de tête. De ce fait, la descente des patins magnétiques, qui auraient dû assurer un freinage puissant suite à l’ouverture de la boucle de sécurité, n’a plus été possible. Parallèlement, la conduite principale a été arrachée lors du choc au niveau de l’attelage, faisant perdre l’alimentation pneumatique de l’ensemble de la rame.
Mais la collision ne s’est pas limitée au choc frontal : mêlés au ballast, les bovins sont ensuite passés sous la rame, endommageant les équipements installés sous caisses, dont ceux de freinage (tuyauteries, panneaux de frein…) Sous l’effet de la force exercée sur le panneau de frein du bogie de tête, les valves de purge ont été déclenchées, faisant perdre la capacité de freinage pneumatique de ce bogie moteur. Sur les deux bogies suivants, porteurs, les impacts sur la tringlerie ont également entraîné une purge, donc une perte de la capacité de freinage pneumatique. Enfin, même cause et même effet au niveau du bogie de queue (moteur) que sur celui de tête. Conclusion : sans capacité de freinage pneumatique, alors que les patins magnétiques ne pouvaient plus être activés faute d’alimentation électrique, il devenait dès lors impossible de freiner la rame…
P. L.
Une fédération patronale s’élève contre le dispositif de remplacement de l’écotaxe
L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), une des principales fédérations du transport routier en France, s’est élevée le 5 novembre contre le choix du gouvernement de maintenir une surtaxe de quatre centimes sur le gazole pour remplacer l’écotaxe, et non d’instaurer une vignette, comme elle le souhaitait.
L’OTRE dénonce « une vraie mesure favorisant les transporteurs étrangers au détriment des PME françaises », contrairement à « la vignette, mesure simple, efficace et juste puisque tout transporteur, français ou étranger, y aurait été soumis, contribuant ainsi, à égalité, au financement des infrastructures« .
La solution choisie pour remplacer l’écotaxe, et contribuer au financement des infrastructures de transport – le maintien d’une surtaxe de quatre centimes par litre sur le gazole – est inscrite au projet de loi de finances pour 2016.
Le 29 octobre, lors du congrès annuel de l’OTRE, le secrétaire d’Etat aux Transports s’était exprimé par vidéo, et avait expliqué que « la vignette poids lourds n’a(vait) pas été retenue car sa mise en place serait plus lourde à gérer que le maintien de l’augmentation de la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) », et « ne bénéficierait pas d’un dispositif de répercussion à la différence des fluctuations du prix du gazole ».
Les petites lignes menacées par un autorail déficient
Plusieurs TER ont cessé de circuler depuis le début de la semaine, en particulier en Auvergne et dans les lignes du pourtour vosgien, en Alsace comme en Lorraine. C'est la conséquence de plusieurs incidents survenus sur les autorails X 73500 align= »justify » class= »western » style= »margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115% »>
qui ont conduit l'Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) à interdire à compter du 2 novembre la circulation en « solo » de ces autorails. Les X 73500 peuvent continuer en circuler en unités multiples, doubles ou triples.Depuis la mi-octobre, plusieurs syndicats s'étaient en effet emparés du problème de shuntage – ou plutôt de déshuntage – que rencontre ce type d’autorail lorsqu’il circule en unités simples. A plusieurs reprises, il est arrivé que, par intermittences, les X 73500 circulant en « solo » ne court-circuitent plus le circuit de voie qu’ils occupent, devenant ainsi « invisibles » pour les différents systèmes de sécurité.
L’incident le plus spectaculaire, relevé par la presse quotidienne régionale et mis en exergue depuis par les syndicats, a été un « bivoie » — déraillement dû à l'aiguillage de deux parties d'un même train vers deux voies différentes — le 12 octobre à Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique), survenu lors du passage à faible vitesse d’un autorail momentanément devenu « invisible ». Ce n’était pas le premier incident dû à un déshuntage sur ce type de matériel en service depuis 1999. Une collision sur un passage à niveau entre Brest et Morlaix en 2006 aurait été causée par un déshuntage qui n’aurait pas déclenché l’abaissement des barrières. Plus récemment, en janvier, de tels non-abaissements de barrières de passages à niveau ont été observés entre Bordeaux et Hendaye, sur une section de 11 km où l’autorail a « disparu » à sept reprises.
C’est dans cette perspective, alors que de plus en plus de conducteurs faisaient valoir leur droit de retrait, que l’EPSF a interdit la circulation des X 73500 en unités simples. Même si un déshuntage a depuis été constaté sur une unité double vers Firminy, entre Le Puy et Saint-Etienne, à cause de feuilles mortes.
Conséquence pour les usagers : le mode ferroviaire est remis en cause sur plusieurs lignes ou dessertes à faible fréquentation. Pourquoi mettre sur les rails une rame avec 120 places assises au moins pour transporter 15 personnes, voire moins ? Conséquence : un transfert sur route, parfois improvisé. Et un risque de voir cette situation pérennisée sur certaines lignes déjà menacées, comme la desserte du Mont-Dore. Un risque qu'a souligné la Fédération nationale des usagers des transports dans un communiqué du 4 novembre. D'autant plus important que 317 autorails de ce type sont en service en France dans la quasi totalité des régions (sauf en Nord-Pas-de-Calais et PACA), sur les lignes les moins fréquentées.
Issu d’un programme franco-allemand des années 1990, l’autorail TER (ATER) a été commandé à De Dietrich et LHB (dont les activités ferroviaires respectives ont été reprises par Alstom) par la SNCF (X 73500 et version transfrontalière X 73900 pour l’Alsace et la Lorraine) ainsi que par la DB (VT 641), mais aussi par les CFL (2100), qui les a par la suite revendus à la SNCF.
Patrick Laval

Grande vitesse : Nouvelle commande pour Alstom en Italie
Le 29 octobre, Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV) entreprise ferroviaire privée italienne, a commandé des trains à grande vitesse à l'industriel français Alstom. Le contrat porte sur la fourniture de 8 Pendolino ainsi que leur maintenance sur 20 ans… Le nouveau Pendolino destiné à NTV fait partie de la gamme Avelia, qui comprend les 3 produits phares du constructeur ( Pendolino, Euroduplex et AGV) .
La flotte viendra compléter le parc de 25 rames de type AGV en service depuis 2012. Le nouveau train de 187 mètres de long sera composé de 7 voitures et pourra accueillir environ 500 passagers.
L'Italo de NTV relie Milan à Naples, via Bologne, Florence et Rome, deux fois par jour. L'offre ferroviaire devrait augmenter progressivement au fur et à mesure de la livraison des rames.
Le montant du contrat s'élève à 460 millions d'euros.
Vinci Park devient Indigo
Le 5 novembre 2015, il ne faudra plus dire Vinci Park, mais Indigo. Une manière pour l’opérateur de « s’inscrire au cœur des nouvelles mobilités », explique-t-on. La nouvelle marque serait en effet le prolongement d’une nouvelle promesse : « Place au futur » ou la volonté d’offrir plus qu’une place de stationnement. « Il s’agit de permettre aux individus de tirer le meilleur parti de leurs déplacements en les connectant à leur environnement de façon toujours plus intelligente », écrit le groupe dans un communiqué. L’ambition est de faire du parking un hub de mobilité, « ouvert sur la ville, technologique, durable et modulable ». Concrètement, les automobilistes pourront par exemple entrer dans un parking sans prendre de ticket, se faire guider par le mobile jusqu’à une place réservée, récupérer un scooter électrique ou encore revenir chercher sa voiture et constater que ses courses ont été livrées, puis repartir en réglant par prélèvement automatique.
CarPostal testera des navettes autonomes à Sion
En partenariat avec la ville de Sion, le canton du Valais et l’EPFL, CarPostal Suisse testera des navettes autonomes à Sion. A partir du mois de décembre, deux navettes 100 % électriques circuleront à une vitesse maximale de 20 km/h. C'est dans le cadre de son laboratoire de la mobilité (Mobility Lab Sion-Valais) que l'exploitant réalise cette expérimentation de deux ans avec des véhicules du constructeur français Navya, pouvant accueillir neuf passagers. Pour l'heure en attente de leur autorisation de mise en circulation, les navettes, rouleront d'abord à vide sur circuit jusqu'au printemps 2016. Elles devraient ensuite embarquer des passagers dans le centre-ville.
« Grâce à des capteurs de dernière génération, le véhicule peut circuler au centimètre près et distinguer sur la route tous les types d’obstacles et la signalisation, de jour comme de nuit », précise le communiqué. Même si un accompagnant sera à bord, les véhicules n'ont ni volant ni frein, mais juste un bouton d'arrêt d'urgence. L'EPFL développe les méthodes pour intégrer les véhicules autonomes dans l'offre de transports collectifs en collaboration avec la start-up suisse BestMile qui a développé un logiciel qui surveille et contrôle les navettes.
Vélo. Les élus veulent l’avantage fiscal promis
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A peine inscrite dans la loi de Transition énergétique, à effet au 1er janvier 2016, la mesure consistant à favoriser l'achat de flottes de vélos par les entreprises grâce à un coup de pouce fiscal – remboursement de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 25 % de la dépense – tombe aux oubliettes à la faveur du projet de loi de finances pour 2016 ! Les élus du Club des parlementaires pour le vélo et du Club des villes et territoires cyclables s'insurgent et vont déposer cette semaine un amendement pour annuler cette suppression. « Il est incompréhensible qu’une mesure qui amplifie l’essor du vélo dans notre pays et notamment son usage pour les déplacements domicile-travail […] soit dans le collimateur du gouvernement alors même qu’elle vient d’être votée au parlement » a ainsi déclaré Denis Baupin, co-président du Club des parlementaires pour le vélo, vice-président de l’assemblée nationale, député EELV de Paris. « lI est erroné de la part du gouvernement de l’inscrire dans la partie intitulée “suppression de dispositions fiscales inefficientes“, alors qu’elle n’a pas eu le temps de produire un effet et encore moins d’être évaluée ! », plaident-ils.