Auteur/autrice : admin_lvdr

  • BlaBlaCar risque une suspension de son activité en Espagne

    La start-up française Blablacar, qui facilite le covoiturage, s’est défendue le 1er octobre de faire une concurrence déloyale aux compagnies d’autocars devant un tribunal de commerce de Madrid, pour éviter la suspension de son activité en Espagne.
    La Confédération patronale espagnole des sociétés d’autocar (Confebus) reproche à Blablacar d’exercer illégalement une activité de transport routier de voyageurs, pratiquant ainsi une concurrence déloyale dans ce secteur, et réclame à la justice une suspension préventive de ses activités, le temps de l’enquête.
    Cette procédure est une première pour Blablacar, forte de quelque 20 millions d’usagers dans 19 pays, dont 2,5 millions en Espagne.
    Le champion français du covoiturage, qui perçoit des commissions sur les voyages arrangés, nie être un moyen de transport. Il se définit comme un « réseau social qui met en lien des particuliers voyageant vers une même destination, en ne partageant que les frais de voyage, et sans but lucratif de la part de ses utilisateurs ».

  • Des vignerons inquiets par le projet de LGV Bordeaux – Dax

    Alors que le gouvernement a validé, le 26 septembre, la réalisation de la LGV Bordeaux – Dax, en dépit d’avis défavorables de la commission d’enquête publique, des vignerons de l’appellation Sauternes-Barsac, redoutent que le tracé retenu « détruise » leur appellation d’origine contrôlée (AOC). « Nous sommes très inquiets parce qu’on a l’impression que tout est décidé […]. L’impact environnemental et climatique n’a pas été pris en considération », a déclaré Stéphane Wagrez, président de la commission promotion de l’appellation Sauternes-Barsac.

  • Le Cercle des transports plaide pour l’automatisation des RER

    Le Cercle des transports préconise quatre grands types de mesures pour l’Ile-de-France qui ne remettraient pas en cause les autres projets d’infrastructures. Après un rapport très critique sur le Grand Paris, publié à la fin 2014, estimant qu’il vaut mieux se concentrer sur l’existant avant de se lancer dans un projet coûteux à l’utilité contestable, le Cercle des transports tire de nouveau le signal d’alarme. Dans un document publié fin août, l’association, composée de 150 membres issus du secteur des transports, experts, hauts fonctionnaires ou dirigeants d’entreprise, propose quatre grands types de mesures pour l’Ile-de-France. Ce qui permettra, souligne-t-elle, « d’agir vite sur le réseau actuel sans remettre en cause les autres projets d’infrastructures ». Elle recommande de réaliser les travaux de régénération du réseau, de le moderniser en recourant notamment au pilotage automatique des trains et de renouveler par anticipation le matériel des lignes B et D comme c’est le cas pour le RER A. Le Cercle des transports a fait ses calculs : « L’ordre de grandeur des ressources disponibles pour le financement des investissements de transport en Ile-de-France à l’horizon 2025 peut être estimé entre 25 et 30 milliards d’euros, en additionnant les emprunts de la Société du Grand Paris (gagés sur des ressources fiscales affectées), les dotations publiques de l’Etat et des collectivités territoriales dans le cadre des contrats de plan Etat-région, et les financements de SNCF-Réseau pour une partie de la régénération. » Or, selon l’association, « ces ressources s’avèrent à peine suffisantes pour couvrir les besoins minimaux d’investissements pour les dix ans à venir, hors dépassements probables ». Elle évalue en effet la rénovation et la modernisation du réseau à 12 milliards, les opérations du CPER 2020-2025 (y compris le prolongement d’Eole) à 6 milliards et le réseau du Grand Paris Express (ligne 15 Sud, prolongement des lignes 14 et 11) à 8 milliards.
    Partant du principe que le budget de fonctionnement sera de plus en plus contraint (autour de 700 millions d’euros annuels), le Cercle recommande d’utiliser les capacités de financement de la SGP puisque « d’ici 2025, il est probable que la seule rocade en service sera la ligne 15 Sud ». Autre argument dans ce sens : les nouvelles infrastructures, « soulageront assez peu les lignes RER qui sont surchargées à la pointe » et « les prévisions de trafic évoquent une augmentation de 10 % d’ici 2025 sur les lignes RER déjà surchargées ». Dans ces conditions, « comment envisager de grandes manifestations en Ile-de-France à cet horizon, tels les JO ou l’Exposition universelle, avec de tels risques de dysfonctionnement sur le réseau existant ? », s’interroge le cercle des transports.    

    M.-H. P.
     

  • Suède : commande centralisée Alstom à l’échelle nationale

    Le 30 septembre, Alstom a annoncé avoir remporté auprès de Trafikverket, l’administration suédoise des transports, un contrat de 650 millions de couronnes (66 millions d’euros) portant sur la mise en place d’un système de gestion du trafic de la gamme Iconis. Trafikverket, qui est depuis 2010 le gestionnaire d’infrastructure du réseau ferré national suédois, disposera ainsi d’un centre de contrôle qui couvrira l’ensemble du pays, en remplacement des huit postes de commande centralisée actuels. Ce contrat, qui a été conclu pour une durée de huit ans avec une option pour neuf années supplémentaires, prévoit également le développement et la maintenance du système. La nouvelle commande centralisée suédoise s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste de Trafikverket visant à améliorer la ponctualité et la capacité de son réseau, précise Alstom.

  • LGV : le maire de Bordeaux veut plus de dessertes

    Dans une lettre adressée à Manuel Valls, le 28 septembre, et révélée par Challenges.fr, le maire de Bordeaux (Les Républicains), Alain Juppé, estime que la proposition de desserte faite par la SNCF pour la LGV Paris – Bordeaux qui entrera en service en 2017, à savoir « 13 allers-retours directs », est « tout à fait insuffisante ».
    Et Alain Juppé d’avancer une clientèle totale 6,2 millions d'habitants, incluant Bordeaux, mais plus largement la Gironde (1,5 million d'habitants), l'Aquitaine (1,8 million), et Toulouse et sa région (2,9 millions).
    Le maire de Bordeaux demande « la mise en place d'une vraie navette, c'est-à-dire un train direct à l'heure, et en pointe, à la demi-heure, soit 19 allers-retours directs », sans « réduire les dessertes avec arrêts intermédiaires ».
    « A défaut, l'expérimentation sur cette ligne de l'ouverture à la concurrence » prévue par l'Union européenne, « pourrait être une solution à même de préserver l'équilibre financier du projet », menace Alain Juppé.

     

  • De nouvelles mesures de lutte contre la pollution

    De nouvelles mesures de lutte contre la pollution

    La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution La circulation alternée et des limitations de vitesse pourront être mises en place dans les villes dès l'annonce d'un épisode de pollution…
    a annoncé le 30 septembre Ségolène Royal. « Jusqu'à présent, la circulation alternée ne pouvait être décidée qu'une fois l'épisode de pollution constaté, a rappelé la ministre de l'Ecologie. Désormais, les décisions pourront être prises dès qu'il y a l'alerte de pollution », a ajouté Ségolène Royal, qui avait été accusée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et d'autres élus franciliens de tergiverser lors des pics de mars. Cela vaudra également pour d'autres mesures d'urgence, comme la limitation de la vitesse.
    Autre nouveauté, « il y aura une commission locale rassemblant des élus locaux, des associations, des citoyens qui seront associés à la décision », même si la décision finale reste au préfet.
    Et, conformément à la loi sur la transition énergétique, les maires des grandes villes pourront créer des zones à circulation restreinte, dont l'accès sera limité ou interdit aux véhicules les plus polluants, de manière permanente ou ponctuelle.
    La mise en place de « certificats de qualité de l'air » au 1er janvier 2016, permettra aussi de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Ils prendront la forme de pastilles de couleur (vert, violet, jaune, orange) apposées sur le pare-brise. Le vert ne concerne que les véhicules « 100% électrique et hydrogène ». Grenoble et Strasbourg vont expérimenter à partir du mois d'octobre et jusqu'à la fin de l'année ce dispositif de pastilles et de zones de circulation restreinte).

  • Le numérique au secours de la mobilité des seniors

    De 17 kilomètres par jour pour les 65-74 ans, les distances parcourues passent à 8 kilomètres pour les plus de 75 ans. Et 30 % des plus de 65 ans ne sortent pas de chez eux pendant 24 heures d'affilée, selon une étude publiée le 30 septembre par le Laboratoire de la mobilité inclusive, composé de quinze acteurs privés, publics et associatifs, à la veille de la Journée internationale des personnes âgées. Les seniors utilisent très peu les transports publics et encore moins le vélo, craignant de ne pas arriver à se repérer, de tomber, ou jugeant leur forme physique insuffisante.
    La forte dépendance à la voiture dans les espaces ruraux et périurbains, où vivent 65 % des seniors, entraîne « une immobilité parfois brutale » lorsqu'ils ne peuvent plus conduire.
    D'où la recommandation de s'appuyer notamment sur les possibilités offertes par le numérique (télémédecine, achats sur internet, livraisons) qui peuvent permettre de freiner la perte d'autonomie et contribuer au maintien à domicile.

  • Voyages-sncf.com s’ouvre aux réservations de groupes

    La SNCF a annoncé le 30 septembre, l'ouverture de son site Internet aux réservations pour les groupes de 10 à 24 personnes. Jusqu'alors, il n'était pas possible de réserver en ligne un voyage commun pour plus de 9 personnes.
    La SNCF souhaite devenir « un acteur de référence du voyage en groupes », selon Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, alors que « le chiffre d'affaires des groupes représente actuellement un peu moins de 2 % du chiffre d'affaires total de la SNCF, avec environ deux millions de personnes transportées en 2014 », notamment des scolaires, a détaillé Valérie Assayag, directrice du programme groupes de laSNCF.

  • Paris financera le prolongement de la ligne 11 pour 61 millions

    Le Conseil de Paris a approuvé, le 30 septembre, une délibération concernant le financement par la Ville de Paris du prolongement de la ligne 11 du métro, à hauteur de 61 millions d'euros.
    Pourtant, la Ville de Paris, à qui L'Etat demandait une contribution de 110 millions d'euros, avait fait savoir en avril auprès de l'AFP qu'elle limiterait sa contribution à 11 millions d'euros.
    Le projet prévoit de prolonger la ligne de six kilomètres et six stations, depuis son terminus de Mairie-des-Lilas jusqu'à Rosny-Bois-Perrier (Seine-Saint-Denis), et d'agrandir les stations existantes. La mise en service est prévue en 2022.
    Le coût total des travaux (prolongement et adaptation des stations existantes) est estimé à 1,298 milliard d'euros. L'Etat doit contribuer à hauteur de 238,4 millions, la région de 556,3, la Société du Grand Paris de 305,3, la RATP de 73, la Seine-Saint-Denis de 64 et Paris de61.

  • Fret ferroviaire : les tarifs d’accès au réseau seront liés à la qualité de service

    L'évolution des tarifs payés par les opérateurs de fret ferroviaire pour circuler sur le réseau sera liée « à l'amélioration de la qualité de service » qui leur est offert, a annoncé le 29 septembre le secrétaire d'Etat aux Transports. Alain Vidalies a également expliqué qu'une concertation a été lancée « avec l'ensemble des entreprises ferroviaires, avec l'objectif de proposer d'ici la fin de l'année les indicateurs pertinents pour évaluer ces améliorations ».
    Dans un communiqué, le secrétariat d'Etat rappelle que « le niveau des péages fret est en France très inférieur à celui des autres pays européens », et fait état de l'augmentation de plus de 6 % du trafic de fret ferroviaire en France au 1er semestre 2015.
    L'augmentation tarifaire pour les opérateurs de fret ferroviaire sera de 6,27 % en 2016 et de 2,4 % en 2017.
    La prochaine conférence pour la relance du fret ferroviaire se tiendra mi-2016.