Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Les taxis bleus ramèneront les fêtards pour 10 euros
Dix euros, quelle que soit la distance intra-muros ! Les taxis Bleus lancent cette offre commerciale visant les noctambules du week-end. Une manière de contrer Heetch. De minuit à 5h du matin dans les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche, ce tarif unique s'applique « quels que soient la durée du trajet ou le nombre de kilomètres parcourus dans Paris intra-muros », a précisé le 2e réseau parisien après la G7, qui fédère quelque 3 000 chauffeurs. Seul bémol, le tarif s'applique uniquement aux réservations via l'application mobile. Cette offre intervient deux semaines après la mise en place par G7 d'un service tarifs réduits de 20%destiné aux 15-25 ans, de 22h à 5h en fin de semaine.
Blablacar lève 200 millions de dollars
C'est un record pour une start-up française. Le champion français du covoiturage Blablacar a annoncé le 17 septembre avoir levé 200 millions de dollars (177 millions d'euros) notamment auprès de fonds d'investissements américains, ce qui la valorise à 1,4 milliard d'euros.
L'injection de ces capitaux devrait permettre à Blablacar de poursuivre son expansion à l'international. La société vise désormais, dès "début décembre", le Brésil puis l'ensemble de l'Amérique latine.
Elle revendique aujourd'hui plus de 20 millions de membres dans 19 pays, "sur trois continents".

Le Plume Air Report devient international
La start-up Plume Labs a annoncé le 17 septembre le lancement à l’international du Plume Air Report, son application mobile gratuite qui aide les citoyens urbains à déjouer la pollution de l’air grâce à des prévisions de qualité de l’air. Lancée à Paris en mai dernier, l’appli est maintenant disponible – sur iPhone et désormais Android – dans plus de 150 villes du monde, dont 20 en France (dont Grenoble, Rennes, Montpellier, Saint-Etienne, Nîmes et Toulon). La météo gratuite de la pollution, suit et anticipe la qualité de l’air grâce à l’open data et aux algorithmes prédictifs. « Parce que les niveaux de pollution de l’air peuvent varier très fortement en l’espace de seulement quelques heures, les citoyens pourraient réduire significativement son impact sur leur santé en évitant de s’exposer lors des pics », explique-t-on chez Plume Labs.
A Paris, l’appli a été téléchargée plusieurs dizaines de milliers de fois. Ses premiers utilisateurs la jugent « indispensable », « simple » et « intuitive ». Pour alimenter l’Air Report, Plume Labs a développé le Plume Air Cloud, une plateforme de données environnementales qui collecte, agrège, normalise et prédit les niveaux de pollution dans les principales zones urbaines mondiales. L’Air Cloud collecte chaque jour plus d’un demi-million de données auprès de 11 000 stations de mesure de la pollution dans le monde.
Dans certaines villes des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Europe, Plume Labs a développé des algorithmes de machine-learning et d’intelligence artificielle qui anticipent l’évolution heure par heure de la pollution dans les prochaines 24 heures. « Depuis le début de la phase pilote à Paris, les technologies prédictives de Plume se sont avérées deux fois plus précises que les méthodes de prévision traditionnelles », affirme la start-up.
C. N.
Nouvelles mesures pour le Plan d’action mobilités actives
Près de 18 mois après la présentation des 25 mesures du Plan d’actions mobilités actives (Pama), destiné à favoriser la marche et l'usage du vélo, Ségolène Royal et Alain Vidalies ont dressé un bilan de leur mise en œuvre : plus de 80 % s’appliquent déjà ou sont engagées. Parmi ces mesures, figurent la modification du code de la route avec la publication en juillet 2015 du décret « Partage de la voirie » destiné à faciliter la circulation des piétons et des cyclistes ; l’adoption de l’indemnité kilométrique vélo dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte ; ou encore l’obligation de définir des plans de stationnement sécurisé pour les vélos dans les gares, prévue dans la loi sur la réforme ferroviaire. Les deux membres du gouvernement souhaitant que les modes actifs soient une alternative crédible à la voiture, en particulier en combinant le vélo et les transports collectifs, ils ont annoncé le lancement d’un Pama 2, avec l’élaboration de nouvelles mesures d’ici le début de l’année 2016.
Autopartage. Vulog lève 8,4 millions d’euros
align= »left » class= »western » style= »line-height: 200% »>
Le leader européen des technologies d’autopartage, Vulog, vient d'annoncer une levée de fonds de 8,4 millions d’euros auprès du Fonds Ecotechnologies, géré par Bpifrance, et du fonds de capital croissance Environmental Technologies Fund, basé à Londres. Cela doit lui donner les moyens d’étendre sa présence internationale et de renforcer son avance technologique.Vulog est notamment précurseur sur les services d’autopartage flexibles, sans station ni réservation, dits en free-floating. Vulog a doublé de taille en 2014 et estime que le marché devrait atteindre plus de 600 000 véhicules et plus de 130 millions d’utilisateurs d’ici à 2020.Un hôtel logistique intermodal en projet à Paris
Suite à l’achat par Sogaris Paris d’un terrain de 2,4 hectares sur le site de Chapelle International (Paris XVIIIe) auprès de la Société nationale d’espaces ferroviaires, filiale de SNCF Immobilier, un hôtel logistique de plus de 40 000 m2 verra le jour. Il devra permettre l’arrivée de marchandises au cœur de la capitale grâce à un terminal ferroviaire urbain. Celles-ci seront ensuite distribuées dans les quartiers par des véhicules électriques, GNV ou hybrides. Le bâtiment accueillera également une pépinière d’entreprises tournée vers la logistique et la mobilité durable, un data center et des bureaux. La Mairie de Paris quant à elle aménagera 10 000 m2 en toiture en terrains de sport et jardins. D’un montant de 58 millions d’euros, ce projet doit être mis en exploitation en septembre 2017.

Le bus à l’hydrogène prêt pour l’industrialisation
Le bus zéro émission, électrique à hydrogène, arrive en France. Ce type de véhicules qui ont déjà fait leurs preuves en Europe avec plus de 8 millions de kilomètres parcourus en dix ans révolutionnent la mobilité… en apportant une solution zéro émission tout en conservant les performances d’un véhicule diesel (autonomie, vitesse etc.). Au travers du Fuell Cells & Hydrogen Joint Undertaking (FCH-JU), l’Europe stimule ce déploiement. Elle a lancé en 2014 une étude sur la stratégie de commercialisation de ces bus, avec pour objectif de générer des commandes groupées – 200 à 300 bus – permettant de passer de la R&D à l’industrialisation. Elle prépare désormais le lancement d’un appel à projets début 2016 pour consolider cette phase d’industrialisation.
C’est dans ce contexte que le cluster H2Bus France a été créé en mars 2015, dans le but de favoriser l’exploitation de bus à hydrogène sur le territoire national. Constitué d’autorités organisatrices des transports et d’opérateurs[1], il traite des aspects techniques, réglementaires et financiers avec le soutien du FCH-JU. Ce dernier a mandaté la société bordelaise Hydrogène de France pour coordonner les actions du cluster France en Italie du Sud, Espagne, Portugal et Grèce. L’objectif est de construire la feuille de route française, en lien avec l’initiative européenne.
[1]Bordeaux Métropole, La Communauté Urbaine de Cherbourg, la Communauté de l’Agglomération Havraise (Codah), la Société d’économie mixte des transport en commun de l’agglomération nantaise (Semitan), Métropole Rouen Normandie, la Communauté d’agglomération Grand Dole, Montélimar Agglomération, le Syndicat Mixte des Transport Artois-Gohelle, la mairie de L’île d’Yeu… D’autres membres sont en cours d’intégration.
Capitaine Train devient Captain Train
Pour partir à la conquête du marché européen, Capitaine Train, la start-up spécialiste de la réservation de billets de train en ligne en Europe, vient d’internationaliser son nom en devenant Captain Train. Sa nouvelle identité visuelle, avec un logo déclinable en plusieurs couleurs, a été conçue pour mieux correspondre à la dynamique de l’entreprise présente dans 19 pays. « Nous avons souhaité exprimer notre double appartenance au monde du transport ferroviaire avec les rails et à l’écosystème des start-up avec le hashtag. Il faut noter que beaucoup de clients nous appellent déjà Captain Train », précise Jean-Daniel Guyot, cofondateur de la start-up.
Réalisé en duo avec l’agence Stéréosuper, qui a notamment donné à Drivy sa voiture rose et à Chauffeur Privé sa cravate rouge, ce sobre graphisme témoigne de la symbolique des transports et du numérique. Ouvert en 2012, le site Captain Train est un acteur neutre qui permet de réserver les billets d’une dizaine de compagnies ferroviaires européennes quelle que soit la plateforme (web, iOS, Android, smart watch) et de récupérer rapidement les références de son voyage. Il séduit chaque jour plus de 2 000 personnes et totalise un million d’utilisateurs. Quelque 5 000 billets y sont achetés chaque jour.Des arrêts de bus à la demande testés le soir à Nantes
Nantes va expérimenter à partir du 1er novembre l'arrêt à la demande sur l'ensemble de ses lignes de bus de nuit : toute personne souhaitant « éviter en soirée de trop longs trajets à pied », pourra, entre 22h30 et 0h30 (2h30 le week-end), descendre entre deux arrêts, après en avoir fait la demande de « vive voix » au conducteur de bus de nuit, qui décidera du « point précis de desserte », a expliqué la Semitan.
Expérimentée pendant six mois et limitée dans un premier temps à la douzaine de bus de nuit desservant Nantes et son agglomération, la mesure pourra être revue ou étendue si elle a « un impact réel ».
Selon la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes, d'autres pays ont déjà testé cette mesure, comme le Canada « dès 1991 », avant de la pérenniser.
Le dispositif, qui entre dans le cadre du plan national de lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun, présenté par le gouvernement le 9 juillet, pourra être étendu à d'autres grandes villes de France, « sur la base du volontariat », a indiqué Pascale Boistard.Transdev se retire de la course au RER de Stockholm
Qui exploitera le pendeltåg, le RER de Stockholm, à partir de la fin 2016 ? Pas Trandsev, selon une feuille d’information interne du syndicat Seko. Le groupe français se serait retiré après avoir reçu « un message clair selon lequel ce n’était pas la peine de continuer avec une offre d’un tel montant », jugé trop faible pour que l’opérateur puisse gagner de l’argent et assurer en conséquence un bon service. La même source précisait en revanche que Keolis, l’autre candidat français, était toujours dans la course, tout comme MTR (métro de Hongkong), SJ (les Chemins de fer suédois, exploitant sortant), Tågkompaniet (filiale suédoise des Chemins de fer norvégiens), la DB (via la filiale locale d’Arriva) et Abellio (Chemins de fer néerlandais). D’ici la fin de l’année, un seul de ces six candidats devrait être déclaré vainqueur par SL, l’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm, pour exploiter un réseau de 211 km desservant 53 gares et transportant 270 000 voyageurs par jour.
Exploitant du RER de Stockholm entre 2000 et 2005 via une filiale (Citypendeln, dont le britannique Go-Ahead et le suédois BK Tåg étaient également actionnaires à l’origine) et présent dans les bus urbains suédois, Keolis semble particulièrement intéressé par la reprise du pendeltåg. Ceci en dépit des mauvais souvenirs qu’avait laissés son arrivée en 2000, tant chez les usagers que dans le personnel de conduite. Ce dernier avait alors massivement démissionné, provoquant deux années d’exploitation dégradée. Par la suite, Keolis a redressé la situation en formant de nouveaux conducteurs et en engageant un dialogue avec les syndicats. Mais pas suffisamment pour être reconduit.
Chez les salariés et leurs représentants, les avis sont très partagés sur Arriva Sverige. Cette filiale de la DB est déjà présente dans la banlieue de Stockholm sur plusieurs groupes de lignes de bus, deux lignes de tramway et deux réseaux ferrés locaux. C’est sur l’un de ces derniers (Saltsjöbanan) qu’en 2013 un train parti à la dérive a achevé sa course dans un immeuble, accident qui fut alors largement médiatisé.
Reconduit le 9 septembre dernier comme exploitant du métro de Stockholm jusqu’en 2023, MTR annonce ouvertement dans ses communiqués être candidat à la reprise du pendeltåget souligne ses résultats spectaculaires en matière de qualité de service sur le réseau souterrain. Toutefois, au printemps dernier, une visite à Hongkong de trois dirigeants de SL pour rencontrer les dirigeants de MTR a fait grand bruit à Stockholm. En pleine « période de silence », qui s’étendait du 30 mars (remise des offres) au 10 août (négociations), ce traitement à part n’était pas le bienvenu. Par la suite, le PDG de SL a démissionné, officiellement à cause d’un vol d’étui de carte de crédit (!)…
Entreprise expérimentée dans les trains régionaux à forte densité de circulation, Abellio a récemment repris l’exploitation du réseau écossais. En revanche, l’exploitant néerlandais n’a pas (encore) de référence en Suède. Serait-ce là une première occasion ?
Terminons ce tour de table par deux candidats qui étaient alliés lors de l’appel d’offres précédent pour reprendre le pendeltåg : l’exploitant historique public suédois SJ et le « privé » Tågkompaniet, devenu filiale des NSB (Chemins de fer norvégiens de l’Etat). Après le départ du second au cours de la période contractuelle actuelle, SJ est resté le seul actionnaire de l’exploitant sortant Stockholmståg. Si les deux entreprises, qui présentent cette fois des offres distinctes, bénéficient d’une bonne image auprès des salariés et de leurs représentants, il n’en a pas toujours été de même auprès de SL. C’est en effet l’insatisfaction de l’autorité organisatrice vis-à-vis du rapport qualité/prix proposé par SJ, opérateur du pendeltågdepuis sa création en 1968, qui est à l’origine de la mise en concurrence, à la fin des années 1990, de son exploitation.
Quel que soit l’exploitant lors de la prochaine période contractuelle, il aura à gérer en 2017 la mise en service de Citybanan, la traversée souterraine de Stockholm (6 km). Une ligne dédiée au RER, qui permettra de s’affranchir des problèmes de capacité sur la traversée à double voie actuellement partagée avec tous les autres trains. La mise en service des nouvelles gares de Citybanan, à portes palières, impliquera l’unification du matériel roulant du pendeltåg, avec le remplacement en 2017-2018 des rames X10 (années 1980) par des X60B en cours de production en Allemagne, à l’usine Alstom de Salzgitter.