Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le casse-tête de la sécurité ferroviaire

    Alors que François Hollande décorait le 24 août trois jeunes Américains et un… class= »MsoNormal »>
     

     Britannique qui ont réussi trois jours auparavant à mettre hors d’état de nuire le terroriste dans le Thalys n° 9364 reliant Amsterdam à Paris, le débat sur la sécurité dans les trains et les gares ne cessait d’enfler. Le sénateur-maire PS d’Alfortville Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, a ainsi indiqué qu’il comptait écrire au président du Sénat, Gérard Larcher, pour demander la création d’une commission d’enquête sur ce thème. « Nous sommes en guerre aujourd’hui contre le terrorisme. Il faut réfléchir comment on pourrait sécuriser tous les transports publics », a-t-il expliqué. 

    Si l’Espagne met en place une procédure de contrôle des bagages aux rayons X sur les trajets ferroviaires longue distance, tout comme le fait d’ailleurs la Chine, la SNCF a toujours expliqué que la sécurisation du transport ferroviaire relevait d’un vrai casse-tête.

    Certes, il y a une exception : tous les voyageurs qui utilisent Eurostar pour se rendre à Londres sont soumis à un contrôle pour des raisons de sécurité liées au tunnel et car la Grande-Bretagne ne fait pas partie de l’espace Schengen.

    Pour tous les autres TGV, on peut sauter dans son train jusqu’à deux minutes avant son départ. Des procédures de contrôle imposeraient aux voyageurs de se présenter au moins une trentaine de minutes avant le départ, voire beaucoup plus. D’où cette question : les passagers qui mettent une heure pour aller de Paris à Lille accepteraient-ils de voir leur temps de trajet doubler ?

    Autre difficulté, qui dit temps d’embarquement plus long, dit trains immobilisés plus longtemps. Dans des gares franciliennes déjà saturées, le nombre de trains en circulation devrait nécessairement être sérieusement réduit.

    Se pose aussi la question des aménagements de portiques et de sas de contrôles. Dans les gares historiques aux espaces très contraints, ce serait terriblement complexe, affirme la SNCF. Et bien sûr à un coût exorbitant. Les voyageurs sont-ils prêts à payer le prix de la sécurité ?

    Pour Guillaume Pepy, le président de la SNCF, tout comme pour son ministre de tutelle, Alain Vidalies, l’usage systématique de portiques n’est pas réaliste, en raison du nombre trop important de voyageurs dans les gares, 20 fois plus que dans les aéroports, selon Guillaume Pepy. Quant à contrôler seulement quelques lignes à grande vitesse, ou internationales, cela nécessite d'être, "comme Eurostar, dans un domaine complètement fermé. (…) Soit vous êtes exhaustif, soit votre efficacité est faible", estime-t-il.

    "Nous allons continuer à renforcer les mesures de sécurité, ça veut dire être très présents avec des moyens humains, militaires, policiers, notamment sur ce qu'on appelle le contrôle aléatoire des bagages, qu'il faut renforcer", a indiqué de son côté Alain Vidalies sur Europe1."Ca peut se faire d'une manière précise, ponctuelle, éventuellement sur certains trains, ce que font par exemple les Espagnols, mais il n'y a aucun pays en Europe qui (ait) le même système transposé de l'aérien vers le ferroviaire", a-t-il expliqué.

    En France, gendarmes et militaires arpentent actuellement quelque 3.000 gares, arme à la main. C'est également le cas dans d’autres pays européens, notamment en Grande-Bretagne, où des membres de la British Transport Police (BTP) sont présents dans les grandes gares, souvent armés. Mais nos voisins d'Outre-Manche ne connaissent pas non plus de contrôle des bagages avant d'accéder à bord d'un train.

    Le gouvernement français mise donc aussi avant tout sur la vigilance. Il a annoncé la mise en place d'un numéro national de signalement des situations anormales dans les gares et les trains, et le renforcement du nombre et de la visibilité des messages de vigilance dans les gares. Ce numéro, le 3117, existe déjà depuis 2011 (après une expérimentation en 2010 sur la ligne D du RER) sur l’ensemble du réseau Transilien. Il permet à tout voyageur de passer un appel d’urgence pour signaler un incident lié à la sécurité des personnes. A partir du 1er septembre, ce numéro doit donc étendu à l’ensemble du territoire. Au bout du fil, une quarantaine de personnes répondront, « des cheminots spécialisés dans la sûreté, spécialement formés pour identifier une vraie ou une fausse alerte », a précisé Guillaume Pepy au Journal du dimanche du 23 août, en assurant : « C’est du diagnostic express de signalement, mais c’est très important ».

    MHP

  • Une caméra détecte l’ivresse dans une gare japonaise

    Entre avril 2013 et avril 2014, le gouvernement japonais a comptabilisé 221 décès d’usagers percutés par un train alors qu’ils se trouvaient sur le quai. 60 % d’entre eux affichaient des taux d’alcoolémie élevés. La compagnie West Japan Railway a peut-être trouvé la solution à ce fléau : une caméra capable de détecter l’ivresse ! Elle a installé 46 de ces caméras qui repèrent les signes d’ébriété, comme une chute, une démarche trop chaloupée ou des mouvements brusques, dans une gare d’Osaka. La gare de Kyobashi est située tout près du quartier des noctambules de la ville. Si l’expérience est concluante la compagnie ferroviaire n’exclue pas d’installer ce système dans d’autres gares de son réseau.

  • Le gouvernement annule la privatisation de la gestion du métro de Porto

    Le gouvernement portugais a décidé le 19 août d’annuler la privatisation de la gestion du métro de Porto, attribuée en avril à un consortium espagnol mené par Transports Metropolitans de Barcelona (TMB).
    Le consortium TCC n'a pas respecté le délai « pour le versement d'une caution d'environ 20 millions d'euros » dans le cadre du concours pour l'exploitation du service de bus de Porto (STCP), qui restait à attribuer dans le même appel d'offres, a expliqué le ministère de l'Economie.
    Le concours pour la gestion de l'ensemble des transports en commun de Porto devrait être relancé « prochainement ».

     

  • Un haut fonctionnaire nommé patron des chemins de fer russes

    Le gouvernement russe a nommé le 20 août un haut fonctionnaire du ministère des Transports, Oleg Beloziorov, pour diriger la gigantesque société nationale des chemins de fer à la place de Vladimir Iakounine, un proche du président Vladimir Poutine.
    Oleg Beloziorov, 45 ans, économiste de formation, était jusqu'à présent vice-ministre des Transports.
    Les RZD (85 000 kilomètres de voies entre la mer Baltique et l'océan Pacifique) étaient dirigés depuis dix ans par Vladimir Iakounine. A 67 ans, ce dernier a annoncé le 18 août sa démission et devrait devenir sénateur à l'issue des élections locales du 13 septembre.
    Dans un article publié le 20 août, le site Internet de la télévision publique russe dresse un bilan très sévère de ses dix années de direction : rentabilité en berne, mauvais état technique des voies ferrées, manque de productivité « injustifiée », priorité à l'augmentation des tarifs et aux subventions plutôt que modernisation des infrastructures…

  • Bolloré signe une convention pour la construction de la ligne Niamey – Cotonou

    Bolloré signe une convention pour la construction de la ligne Niamey – Cotonou
    Le groupe français Bolloré, le Niger et le Bénin ont signé le 13 août à Niamey les conventions de concession, de construction et d'exploitation d'un chemin de fer reliant Niamey à Cotonou.
    Ces conventions portent sur une liaison ferroviaire de quelque 1 050 km reliant Cotonou et Niamey pour un coût estimé de près d'un milliard d'euros.
    Une partie du montant sera consacrée aux travaux de rénovation de lignes déjà existantes depuis l'époque coloniale entre Cotonou et Parakou (nord du Bénin) et la seconde à la construction de 574 km de nouvelles voies entre Parakou et Niamey.
    La ligne Niger – Bénin sera gérée par Bénirail, une nouvelle société au capital de 106 millions d'euros, dont 40 % pour le groupe Bolloré et 10 % respectivement pour le Niger et le Bénin. Les 40 % restants du capital sont réservés à des investisseurs privés béninois et nigériens.
    Ce tronçon entre dans le cadre de la réalisation de la « Boucle ferroviaire » longue de 2 700 km, devant relier la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo.

  • Moins de vitesse sur les autoroutes traversant les villes

    La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a indiqué le 19 août que des décisions devraient être prises « très rapidement » pour permettre de réduire la vitesse de circulation sur les portions d'autoroutes traversant les villes, afin de réduire la pollution. Début août, son cabinet avait indiqué que Ségolène Royal était favorable à l'idée d'abaisser à 90 km/h la vitesse sur les autoroutes traversant les villes, comme le demande le maire de Valence, dont la ville est traversée par l'A7, « l'autoroute du soleil », très fréquentée. Actuellement, la vitesse y est déjà réduite de 20 km/h, à 110 km/h. Selon le maire de Valence, une quinzaine de villes en France seraient concernées, avec des autoroutes passant à moins de 300 mètres de leur centre.

  • CarPostal France se renforce en Méditerranée

    Thau Agglomération a retenu CarPostal France pour assurer à partir du 1er septembre 2015 l’exploitation de son réseau de transport. « Ce contrat d’une durée de sept ans générera un chiffre d’affaires cumulé de 61 millions d’euros, indique l’opérateur de transport urbain et interurbain. Après Agde en 2009, Menton en 2013 et Salon de Provence en 2014, CarPostal France confirme son implantation sur l’axe méditerranéen », ajoute-t-il. Le contrat prévoit notamment une augmentation de l’offre de 30 % dès janvier prochain, qui donnera lieu à une trentaine d’embauches. L’information voyageurs doit être améliorée grâce à l’installation de bornes et du lancement d’une application mobile en temps réel.

     

  • Le patron des chemins de fer russes envisage de démissionner

    Le directeur général des chemins de fer russes Vladimir Iakounine, considéré comme un influent allié du président Vladimir Poutine, a annoncé son intention de démissionner pour devenir sénateur.
    En poste depuis dix ans et âgé de 67 ans, le patron du plus vaste réseau ferré du monde figure désormais parmi les candidats pour représenter l'enclave de Kaliningrad (ouest) au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe).
    Ce sera au nouveau gouverneur de la région de Kaliningrad, qui doit être élu lors des élections locales du 13 septembre, de choisir le sénateur pour cette région alors que deux autres candidats sont aussi en lice. « Je prévois de quitter la société une fois les élections passées », a déclaré Vladimir Iakounine le 17 août à l'agence publique Ria-Novosti.
    A ce poste, il a notamment lancé les premiers trains à grande vitesse et la modernisation d'un réseau vieillissant bien que réputé pour sa ponctualité. L'entreprise peine cependant à développer du fret plus lucratif. Le nom de son successeur n'a pas été annoncé.
    Vladimir Iakounine est considéré comme « l'un des hauts fonctionnaires les plus proches de Poutine », a rappelé mardi le journal libéral Vedomosti dans un éditorial.

  • Eurotunnel : les tentatives d’intrusion de migrants diminuent

    Le nombre de tentatives d'intrusion sur le site du tunnel sous la Manche par les migrants de Calais a baissé significativement au cours des dernières nuits, atteignant 100 à 200 en moyenne, selon Eurotunnel.
    Ces chiffres viennent confirmer la tendance à la baisse enregistrée depuis la première semaine d'août, après un pic à 1 700 tentatives d'intrusion atteint le 3 août.
    Fin juillet, le site avait reçu le renfort de 120 policiers à la demande du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s'ajoutaient aux 200 gardes d'Eurotunnel et à environ 300 membres des forces de l'ordre déjà déployés dans le Calaisis. En outre, de nouvelles clôtures ont été installées au cours de la première quinzaine d'août près des quais d'embarquement des véhicules sur les navettes Eurotunnel, là où les migrants tentaient de passer.
    La baisse correspondrait aussi, soulignent notamment plusieurs sources humanitaires, à un retour à la normale après une situation exceptionnelle. Les migrants ont en effet pu passer massivement par le tunnel en juillet à la faveur des différents blocages du port de Calais, depuis début juin, par les actions des marins de MyFerryLink militant pour la sauvegarde de leurs emplois. Les camions, privés de ferries, empruntaient alors massivement le tunnel, rendant les contrôles plus difficiles.
     

  • Ecotaxe régionale : « le débat reviendra », prédit Bartolone

    Le débat sur une écotaxe régionale, auquel Matignon a coupé court, « reviendra », a estimé le 12 août Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale et tête de liste PS aux régionales en Ile-de-France. « Le débat reviendra. Pas sous la forme d’une écotaxe, mais il va bien falloir que le gouvernement fasse des propositions aux différentes régions pour pouvoir financer les transports de demain », a déclaré M. Bartolone sur iTélé. « Je comprends la décision du gouvernement, a-t-il dit, mais la question des financements pour permettre à nos systèmes routiers, de transports en commun de s’améliorer est indispensable. »
    Et d’ajouter : « Pour la région IDF en particulier, je vois l’impasse dans laquelle nous pourrions être en 2025 s’il n’y a pas de ressources nouvelles. »
    C’est l’ancien ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, qui avait relancé quelques jours auparavant l’idée d’une écotaxe. Mais Matignon avait aussitôt coupé court aux velléités d’élus locaux de mettre en place une écotaxe au niveau régional, affirmant que le gouvernement « n’envisage pas du tout d’ouvrir » cette possibilité.