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Auteur/autrice : admin_lvdr
Geodis se renforce aux Etats-Unis avec le rachat d’OHL
Geodis, filiale de SNCF Logistics, a annoncé le 17 août avoir conclu un accord avec le fonds d’investissement Welsh, Carson, Anderson & Stowe (WCAS) pour lui acheter la société américaine OHL (Ozburn-Hessey Logistics), au chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard d’euros.
Fondée en 1951, OHL exploite plus de 120 centres de distribution en Amérique du Nord et une surface d’entreposage de plus de 3,4 millions de mètres carrés aménageables. Le groupe, qui emploie plus de 8 000 personnes, fournit des prestations logistiques intégrées au niveau mondial, comprenant le transport, l’entreposage, le courtage en douane, le fret, et le conseil import/export.
Hubert Haenel. Décès du père des TER
Avec Hubert Haenel, c’est un ami qui disparaît.
On se souvient l’avoir rencontré quand, alors sénateur,
il avait présenté en juin 1993 le rapport de la commission d’enquête chargée d’examiner l’évolution de la situation financière de la SNCF. Rapport sévère, qui a marqué le début d’un contrôle politique sur une SNCF qui était encore un Etat dans l’Etat. Mais qui aime bien châtie bien,
et s’il avait commencé par châtier, il avait beaucoup aimé. C’est en grande partie à lui qu’on doit la création des TER, à la suite de ses propositions « Régions, SNCF, vers un renouveau du service public », de 1994, préparant un nouveau type de relations entre les régions et la SNCF pour l’organisation des transports régionaux. L’Alsace, son département, avait avec d’autres régions servi de laboratoire pour expérimenter ces nouvelles relations. Hubert Haenel, amicalement, nous avait confié dans un ouvrage publié aux Editions La Vie du Rail, dans la Collection Ville, Rail & Transports, comment il avait élaboré sa politique ferroviaire.
JCDecaux remporte le contrat des Abribus de Londres
Le groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux a annoncé début août qu'il avait remporté le contrat des Abribus publicitaires des transports urbains de Londres, qui débutera le 1er janvier 2016.
Selon un communiqué du groupe français, il s'agit du « plus important contrat d'Abribus publicitaires au monde, d'une valeur de 700 millions d'euros pour une durée de huit ans ».
Le groupe succédera à la filiale britannique de son grand rival, Clear Channel UK, actuel détenteur du contrat, à compter de l'année prochaine. « Ce contrat, combiné aux autres concessions d'Abribus détenues par JCDecaux à Londres permet de créer une offre unique de 15 000 dispositifs rétroéclairés de 2 m2, ouvrant la voie à une transformation digitale sans précédent », a commenté le président du directoire Jean-François Decaux, cité dans le communiqué. « Avec plus de 50 % de ses revenus publicitaires au Royaume-Uni issus du digital d'ici 2017, JCDecaux veut faire de Londres la vitrine mondiale de la communication extérieure numérique », a-t-il également souligné.Recours contre le modèle Uber en Californie
L'un des fondements du modèle d'activité du service de réservation de voitures avec chauffeur par smartphone Uber est menacé par une procédure judiciaire en Californie sur le statut de ses conducteurs.
Une audition a eu lieu le 6 août dans un tribunal de San Francisco sur l'opportunité d'autoriser ou non un recours en nom collectif de chauffeurs d'Uber voulant se voir reconnaître le statut de salarié de la start-up.
Ils sont actuellement considérés comme des travailleurs indépendants, mais « on leur demande de respecter une litanie d'obligations détaillées imposées par Uber », concernant par exemple ce qu'ils ont le droit de dire aux clients ou la propreté de leur véhicule, explique la plainte, déposée au nom de quatre chauffeurs. Une des motivations des plaignants est le remboursement de certaines dépenses (essence, entretien du véhicule), dû par leur employeur s'ils sont considérés comme des salariés, mais à leur charge s'ils sont indépendants.
Uber s'oppose à la procédure en nom collectif avec l'argument qu'il n'a « pas de conducteur type ».
L'affaire est loin d'être réglée. Le juge n'est en effet pas appelé dans l'immédiat à trancher sur le fond du dossier, mais seulement sur la classification ou pas de la plainte comme un recours en nom collectif. Il a renvoyé sa décision à une date ultérieure, qui devrait être rendue par écrit, probablement dans les prochaines semaines.
Thales remporte son plus gros contrat de l’année à Londres
Le groupe français Thales a remporté le 3 août son plus gros contrat de l'année et l'un de ses plus importants contrats civils, d'un montant d'un milliard d'euros pour moderniser quatre lignes du métro de Londres.
L'entreprise d'électronique, de transport et de défense a été chargée par l'organisme public responsable des transports en commun de Londres, Transport for London (TfL), de moderniser les lignes Circle, District, Metropolitan et Hammersmith & City, ce qui représente 40 % du réseau londonien, et 1,3 million de passagers par jour.
Le contrat porte sur le système de signalisation et de contrôle des trains et les travaux doivent commencer d'ici la fin de l'année, pour s'achever en 2023.L’âge moyen des utilisateurs de covoiturage augmente
L'âge moyen des utilisateurs de covoiturage augmente, et les plus de 35 ans sont désormais aussi représentés que les 18-25 ans, selon une étude réalisée par BlaBlaCar, plateforme européenne de covoiturage, publiée fin juillet.
« De 29 ans en 2010, l'âge moyen des nouveaux inscrits sur BlaBlaCar est passé à 34 ans en 2015. Désormais, la communauté se partage quasiment à part égale en trois grandes catégories d'âge : les 18-25 ans (36 %), les 26-35 ans (28 %) et les plus de 35 ans (36 %). A noter que 5 % de la communauté a aujourd'hui plus de 60 ans », indique cette étude. Et depuis cinq ans, c'est chez les sexagénaires que la croissance du nombre d'inscrits est la plus rapide.
Par ailleurs, les conducteurs sont désormais des cadres à 66 %, et à 14 % seulement des étudiants.
Une cinquantaine de lignes de cars en projet d’ici fin 2015
Les opérateurs d’autocars ont prévu d’ouvrir une cinquantaine de lignes d’ici fin 2015, et près de 200 d’ici fin 2016, après la libéralisation du secteur dans le cadre de la loi Macron, a annoncé fin juillet le ministère de l’Economie.
Les opérateurs prévoient des ouvertures « notamment sur des liaisons qui ne bénéficient pas de services ferroviaires directs », mais aussi « des services de nuit […]. De nombreuses villes de taille moyenne (Bayonne, Besançon, Montpellier, Limoges, Orléans, Brive, Poitiers) et des aéroports seront également desservis par des arrêts intermédiaires », précise le ministère.
Concernant les gares routières, Emmanuel Macron a souligné que certaines compagnies « ont déjà des gares routières, elles peuvent continuer à les développer ». Il les a incitées « à mutualiser les emplacements ». Par la suite, il prendra, avec le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, « une ordonnance, qui est prévue par la loi, d’ici la fin de l’année, […] afin de définir le cadre dans lequel ces gares routières pourront être développées, et installées sur le territoire, qu’elles soient d’initiative privée ou d’initiative publique ».Nouvelle commande ferroviaire importante pour Hitachi en Grande-Bretagne
Le conglomérat japonais Hitachi a annoncé le 30 juillet la signature officielle d'un contrat avec la firme britannique FirstGroup pour la fourniture de 29 trains devant desservir des lignes vers le sud-ouest de la Grande-Bretagne, notamment au départ de Londres.
Ces nouvelles rames doivent venir remplacer à partir de 2018 une flotte vieille de 40 ans. Il s'agira de sept configurations à neuf voitures et 22 configurations à cinq voitures, soit un total de 173 voitures.Faiveley racheté par l’américain Wabtec
Faiveley, équipementier ferroviaire basé à Gennevilliers, en région parisienne, a annoncé le 27 juillet être entré en négociations exclusives avec l'américain Wabtec Corporation, ce dernier ayant fait une offre ferme portant sur l'acquisition de l'ensemble de son capital, pour environ 1,7 milliard d'euros.
Le groupe issu de ce rapprochement, qui pourrait voir le jour dans moins d'un an, et réaliser quatre milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, suit ainsi le mouvement initié dans l'industrie ferroviaire début 2013, avec le rachat par l'allemand Siemens de la branche signalisation du britannique Invensys pour 2,2 milliards d'euros, qui avait créé le numéro un du secteur (20 % du marché).
En février dernier, le conglomérat industriel japonais Hitachi a repris les activités ferroviaires de l'italien Finmeccanica, Ansaldo STS et AnsaldoBreda, moyennant 809 millions d'euros.
Alstom Transport attend quant à lui le feu vert de Bruxelles pour reprendre les activités ferroviaires de l'américain General Electric (parallèlement au rachat par ce dernier du pôle Energie d'Alstom). Ensuite, le groupe compte procéder à des acquisitions.

« 93 % de nos chantiers sont remis à temps »
Entretien avec Jacques Rapoport, président du directoire de SNCF Réseau.
Pour le président du directoire de SNCF Réseau, le retard « insupportable » survenu dans la livraison des travaux sur Nantes – Pornic/Saint-Gilles-Croix-de-Vie reste exceptionnel. Mais il y voit une illustration des impasses nées de la séparation « néfaste » entre RFF et SNCF Infra
Un système auquel la réforme ferroviaire vient de mettre fin. La SNCF, selon Jacques Rapoport, doit renforcer le partenariat avec ses sous-traitants mais ne doit plus déléguer la maîtrise d’ouvrage des projets. SNCF Réseau procède à un état des lieux des projets lancés par RFF en maîtrise d’ouvrage délégué.Ville, Rail & Transports. La compétence de la SNCF a été mise en cause lorsque les élus se sont indignés des retards pris par les travaux effectués sur les lignes Nantes – Pornic et Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Que s’est-il réellement passé ?
Jacques Rapoport. Nous avons maintenant une compréhension complète de ce qui s’est passé. Un audit a été réalisé et publié. Dès que j’ai appris le vendredi 19 juin que nous n’arriverions pas à tenir les délais et qu’on a évoqué la fin des travaux pour octobre, j’ai jugé cela insupportable et dit qu’il fallait en parler aux élus. Avant le 19 juin, je savais que la situation était tendue mais les situations tendues, nous en connaissons sur beaucoup de chantiers. Et c’est bien naturel.
Sans délais, j’ai décidé de lancer un audit flash. Christian Cochet, le directeur général Audit et risques s’est rendu immédiatement sur place assisté d’un cabinet spécialisé en gestion de projet industriel. L’audit, réalisé en trois jours, a mis en évidence deux dysfonctionnements. Le premier est classique. Dans un projet qui tend à dériver, un phénomène psychologique se produit : les acteurs concernés se persuadent qu’ils vont y arriver. On n’accepte l’évidence qu’une fois au pied du mur.VR&T. Qui sont les acteurs concernés ?
J. R. Il y a RFF car quand le projet a été lancé, c’était encore dans le cadre ancien de la séparation néfaste entre GI et GID, modèle organisationnel en vigueur jusqu’au 30 juin dernier. RFF a délégué la maîtrise d’ouvrage à Systra. Le maître d’œuvre est Setec et l’entreprise sous-traitante est Ineo, filiale d’Engie. On voit ici que SNCF Réseau n’avait pas assez le contrôle du suivi du projet.VR&T. Quelle est la seconde raison des dysfonctionnements ?
J. R. La seconde raison tient à la séparation institutionnelle que je viens d’évoquer : RFF d’un côté, SNCF Infra de l’autre, séparés voire opposés. RFF a sous-traité la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre, les travaux. Assurer la maîtrise d’ouvrage d’un projet aussi complexe exige des ressources en qualité et quantité qui dépassent ce dont disposait une direction régionale de RFF.
Les acteurs concernés de RFF comme de SNCF Infra ne sont évidemment pas en cause : c’est un système d’organisation inefficace, voire nuisible qui l’est. Il est heureusement abandonné depuis le 1er juillet 2015, grâce à la loi ferroviaire du 4 août 2014. Cette coupure SNCF-RFF a conduit à un cloisonnement des acteurs sans pilotage intégré du projet suffisant.VR&T. Comprenez-vous que les élus aient parlé de désinvolture ?
J. R. Les élus sont légitimement très remontés, et même, à juste titre, hostiles. Je comprends et partage leur sentiment. D’une part, les élus ont malheureusement observé que nous n’aurions pas tiré les leçons des retards lors de la mise en service du tram-train Nantes – Châteaubriand. D’autre part, alors qu’ils avaient accepté que les travaux se fassent sur une ligne fermée, ce qui constitue je le sais de leur part une décision courageuse et difficile, puisqu’il s’agit de priver de trains les voyageurs pendant 10 mois, avec une importante participation financière de leur part, ils ont appris au dernier moment notre incapacité à être dans les temps impartis. C’est évidemment très dommageable pour cette région touristique. Notre réaction a été immédiate : nous avons audité et assumé toutes les conséquences. Et, bien sûr, nous faisons tout le nécessaire pour redresser. C’est un chemin difficile à emprunter, mais simple à définir : nous faisons confiance aux cheminots qualifiés pour ce faire et auxquels nous conférons tous les leviers de la réussite.VR&T. Comment avez-vous redressé la situation ?
J. R. Nous avons procédé de façon classique en nommant un patron de projet incontestable, Thérèse Boussard, qui a tous les pouvoirs. Elle a immédiatement mis en place un plateau- projet. Je suis confiant dans la date que nous avons retenue : celle du samedi 29 août, pour assurer la rentrée scolaire dans de bonnes conditions. Concernant le service aux voyageurs, pendant tout l’été, SNCF a bâti un service routier assurant à la fois les correspondances avec les trains et la desserte régionale qui est proposée à un tarif unique de 2 euros par trajet.VR&T. Y a-t-il d’autres chantiers aussi mal engagés qui pourraient donner lieu à de tels retards ?
J. R. J’ai demandé à Bernard Schaer, directeur Ingénierie et Projets de SNCF Réseau de vérifier l’état de chaque projet engagé sous le régime de la séparation entre RFF et SNCF Infra et sous maîtrise d’ouvrage déléguée. Il y en a une demi-douzaine. L’état des lieux sera rapidement disponible.
Mais tous les projets engagés par RFF ne l’ont pas été sous le régime de la délégation de maîtrise d’ouvrage. Et heureusement, l’immense majorité des projets que nous menons sont conformes en fonctionnalité, coûts et délais. S’agissant de la LGV Est par exemple, où nous sommes en maîtrise d’ouvrage directe, nous sommes dans les délais et nous pourrons peut-être même reverser un reliquat financier. Même chose sur le Sillon alpin sud où nous avons aussi reversé un reliquat. Certains projets ont pris du retard comme le RER B Nord +, mais, in fine, le succès est au rendez-vous avec un gain de cinq points de régularité.
Au total, 93 % de nos chantiers sont remis à temps. Il y a donc des retards dans 7 % des cas.VR&T. Comment garantir qu’une telle situation ne pourra plus se reproduire à l’avenir ?
J. R. Cette défaillance est le fruit d’un système pernicieux, unanimement dénoncé, où les fonctions Infra et Réseau étaient coupées en deux. Avec la création au 1er juillet 2015 du groupe public ferroviaire intégré, et en son sein de SNCF Réseau, gestionnaire d’infrastructure unifié, nous disposons d’une vraie capacité de pilotage des projets qui n’existait pas auparavant. Dans ce système enfin intégré, un tel événement ne se reproduira pas. Trois grandes orientations pour ce faire : d’abord, renforcer la maîtrise d’ouvrage, gage de précision aussi bien dans la définition des projets que dans la conduite de leur réalisation. La maîtrise d’ouvrage, activité stratégique, ne se délègue donc pas et relève ainsi des seuls cheminots dont le professionnalisme est reconnu et sur lequel je ne saurai trop insister.
Ensuite transformer les relations que nous entretenons avec nos prestataires : d’exécutant de tâches à responsables de prestations. Enfin, assurer une parfaite transparence avec les financeurs sur les risques projet : c’est le gage d’une confiance retrouvée.VR&T. Comptez-vous faire évoluer les relations avec vos sous-traitants ?
J. R. Nous nous orientons vers une logique de partenariat avec l’industrie pour trois raisons : augmenter notre capacité de production pour faire face à un plan de charge sans précédent ; contribuer à notre efficacité en apportant une capacité supplémentaire d’innovation ; et enfin, challenger nos méthodes pour toujours nous améliorer.
Par exemple, nous avons passé un contrat global conception-réalisation avec Thales pour la refonte du poste de signalisation de Vitry, à la suite d’un grave incendie il y a un an. Ou encore, nous allégeons la période d’exécution de nos marchés afin d’accroître les quantités. Comme c’est le cas sur un marché d’acquisition de rails. En nous engageant sur des volumes, nous garantissons des plans de charge, ce qui sécurise l’industrie. En contrepartie, celle-ci est invitée à innover et à investir pour élever ses savoir-faire et réduire ses prix. C’est intéressant pour les deux parties.
De telles évolutions sont nécessairement progressives. Et nous devons agir avec nos fournisseurs pour qu’ils développent du savoir-faire qui complète et conforte celui des cheminots qui est, je le répète, la maîtrise complète du réseau sous tous ces aspects.
C’est pourquoi, nous ne sous-traiterons plus la maîtrise d’ouvrage, pas plus que la surveillance. C’est le cœur indispensable pour garantir la maîtrise du réseau, de sa complexité, de ses nombreuses et diverses technicités. C’est la valeur ajoutée de SNCF Réseau et de ses 52 000 cheminots. Et je sais bien que cela implique de pouvoir maîtriser et donc exercer toutes les activités de la chaîne de production.VR&T. Quelles seront les conséquences sur les métiers des cheminots ?
J. R. C’est un enrichissement des métiers, et donc des perspectives de développement professionnel des cheminots de l’infrastructure en ajoutant le « savoir faire-faire » au savoir-faire. Pour être un bon maître d’ouvrage, il faut savoir réaliser. Il n’est donc pas question d’abandonner en totalité la maîtrise d’œuvre.VR&T. Comment vont évoluer vos investissements ?
J. R. Notre ambition est de faire face à un plan de charge sur réseau exploité qu’il est indispensable de faire croître. Aujourd’hui, nous réalisons, hors PPP, près de cinq milliards d’euros d’investissements annuels. Nous proposons, compte tenu du recul mécanique des grands projets en 2016 et 2017 du fait de la fin de la construction des quatre LGV nouvelles en cours, qu’une partie des financements ainsi dégagée soit reportée pour augmenter l’effort sur le renouvellement du réseau. Nous connaissons la contrainte qui pèse sur les finances publiques et nous devons proposer des orientations économiquement responsables.VR&T. Quel montant demandez-vous ?
J. R. Cela fait partie de nos discussions avec l’Etat dans le cadre de la préparation des contrats de performance prévus par la Loi ferroviaire. De 2012 à 2014, nos dépenses d’investissements atteignaient sept milliards d’euros par an. En 2015, nous sommes à six milliards.
Ce que je peux dire, c’est que la France consacre 2,5 milliards d’euros au renouvellement des infrastructures du réseau classique, la Grande-Bretagne 3,5 milliards, et l’Allemagne 4 milliards. Du fait de la fin prochaine des quatre LGV, le renouvellement pourrait s’accroître à budget global d’investissement ferroviaire décroissant.Propos recueillis par
Marie-Hélène POINGT