Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les JO dopent la métamorphose de Paris-Nord

    Anne Hidalgo est quasiment enthousiaste. Les travaux de la gare de Paris-Nord présentés à la presse le 24 juin par Patrick Ropert (DG de Gares & Connexions) Jean-Michel Wilmotte (architecte) et Etienne Tricaud (DG d’Arep) en présence de Guillaume Pepy (président du directoire de la SNCF) et de la maire de Paris ont reçu un accueil particulièrement chaleureux de cette dernière. Il faut dire que la veille, Paris avait annoncé sa candidature aux JO de 2024, Anne Hidalgo s’étant rallié à un projet qui d’abord ne lui plaisait pas trop. Or la métamorphose de la gare du Nord, qui doit être achevée en 2022, s’inscrit parfaitement dans le calendrier des Jeux.

    Une première série de travaux est déjà en cours et mène jusqu’en 2018. Renouvellement de la gare souterraine donnant accès aux quais des RER B et D (novembre 2015), doublement du terminal Transmanche et nouvelle brasserie Thierry Marx (été 2016, prêt pour l’Euro 2016), transformation du quai transversal (2018).

    Le nouveau, c’est la suite. Avec une option radicale. Face à un trafic quotidien de 700 000 voyageurs et devant se préparer à une croissance, la gare du Nord craque. Solution : séparer les flux. L’entrée historique, par la façade, sera réservée aux arrivées. Pour les départs, l’accès à la gare se fera par une ample passerelle vitrée. Perpendiculaires aux voies qu’elle surmontera, elle passera tout près du tympan nord de la grande verrière, et sera accessible côté est, au-delà de la gare bus. De l’autre côté, à l’ouest, tout près de la façade, l’actuelle cour des taxis, entre la gare et le bâtiment de l’Etoile du Nord, sera couverte pour en faire la salle d’échange de la gare transmanche. Le bâtiment de l’Etoile du Nord, qui appartenait à la SNCF mais qu’elle a cédé, doit devenir un hôtel 5 étoiles.

    Combien tout cela ça va-t-il coûter ? Aucun chiffre n’est avancé. Mais Anne Hidalgo le dit : soyez audacieux. Car ce que Londres a fait de Saint-Pancras doit stimuler Paris. Pour autant, il faudra bien un de ces jours régler la facture. Par prudence, la SNCF se tait. Comme le précise Guillaume Pepy : si l’on annonce un montant trop tôt, dès que les études sortent, tout le monde parle de dérapage.

    Mais, alors que les travaux en cours ou envisagés jusqu’à présent étaient de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros, la nouvelle facture va se monter à plusieurs centaines de millions. Comment financer ? La mairie de Paris donne sa bénédiction laïque et sans doute pas beaucoup plus. Mais le réaménagement du parvis devant la gare va dans son sens. L’espace étant extrêmement contraint, comme on dit, on s’achemine vers un bannissement de la voiture.

    Certes, la SNCF va investir 2,2 milliards pour ses gares d’ici 2020, a rappelé Patrick Ropert, dont 330 millions cette année. Quel effort va-t-elle consentir ensuite pour la gare du Nord ? Ce qui est acquis, c’est qu’elle ne veut plus procéder aujourd’hui comme elle l’a fait pour la gare Saint-Lazare. Sur un investissement de 250 millions d’euros (parvis compris), elle avait investi 90 millions et Klépierre 160 millions. Mais la part lui revenant de la plus-value de l’opération n’était pas à ses yeux suffisante. Aussi, pour Paris-Montparnasse et Paris-Austerlitz, nous précise Gares & Connexions, « nous avons utilisé le retour d’expérience de la gare de Paris-Saint-Lazare pour améliorer la création de valeur pour SNCF avec une répartition gagnant/gagnant ». Dans ces deux cas, en termes d’investissement, la répartition est de l’ordre de 1/3 pour SNCF et 2/3 pour l’opérateur commercial, c’est-à-dire Altarea Cogedim. Comme pour Saint-Lazare. Mais, à Saint-Lazare, c’était surtout l’opération « Cœur de gare » qui était lucrative. A Montparnasse, c’est quasiment toute l’opération. Quoi qu’il en soit, la SNCF va être particulièrement attentive à la part qui lui reviendra de la valeur créée par le nouveau Paris-Nord.

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  • Autoportrait de la RATP en entreprise de service

    La réplique à la demande des élus parisiens Front de Gauche d’une plus grande présence humaine dans le métro ne s’est pas fait attendre. Elisabeth Borne PDG de la RATP, avait déjà reconnu, au Salon de l’UITP à Milan, qu’il restait des efforts à faire, la politique menée n’ayant « pas suffisamment porté ses fruits ». La RATP se mobilise donc à la fois pour améliorer le service et pour contrer un sentiment selon lequel les agents ont disparu des stations. Sentiment partagé par les élus du Conseil de Paris : le 1er juin, ils ont voté un vœu qui enjoint la mairie d'« interpeller » la RATP et le Stif sur « l'optimisation de la présence de personnel » et « la vente manuelle » au sein du réseau. Le moment est bien choisi, l’autorité organisatrice francilienne est en pleine négociation du prochain contrat avec la RATP.

    L’opérateur, lui, met un coup d’accélérateur à son programme « ambition client » lancé il y a deux ans. « Il se décline progressivement avec l’évolution de la gamme de services, la nouvelle tenue des agents, leur dotation en tablette connectée avec l’appli clients… », énumère Franck Avice, le directeur Services, Relation clients et Espaces de la RATP.

    Le message est clair : les commerciaux sont là. « 5 200 agents d’accueil en tout, au minimum un par station, c’est inscrit au contrat avec le Stif, et c’est une spécificité parisienne », rappelle-t-il, avançant même : « Une gare, c’est une usine à produire du service ».

    Et alors qu’il a été reproché à la RATP de faire fondre les effectifs – selon les élus parisiens, ils étaient encore 5 500 en 2010 – elle répond qu’elle recrute 400 agents d’accueil tous les ans. Ajoute qu’il existe une borne d’appel, et « dans 97 % des cas, un agent répond en moins de 3 minutes ». De quoi se plaint-on alors ?

    Première mesure pour faire changer le ressenti des voyageurs : l’habillage des espaces, baptisé « trait d’union », pour donner au passager le sentiment d’être mieux accueilli. Testé en 2014 dans trois stations (Crimée, Glacière et Charles-de-Gaulle-Etoile), il équipe aujourd’hui 12 sites et son déploiement va se poursuivre jusqu’en 2017, pour un coût de 14 millions d’euros. Un design à base de briquettes multicolores, d’accentuation de la signalétique vert jade, couleur identitaire de la maison, et d’ « hypersignes », de grands panneaux verticaux lisibles de loin.

    La deuxième action touche les 3,6 millions d’abonnés au pass Navigo. Ils disposaient, pour résoudre un bug ou modifier des données de 127 lieux (sept agences, 120 comptoirs Club). Ils ont désormais à disposition 405 points de contact : on pourra laisser aussi le pass dans 94 guichets et 184 comptoirs d’information, repartir avec un titre provisoire et récupérer la carte sans contact 48 heures plus tard dans la station de leur choix. A la clé, « un programme de formation des agents sur ces nouveaux outils de travail pour réaliser 1,5 million d’actes de SAV par an », rappelle Franck Avice. Côté SAV toujours, le service des objets trouvés s’étend au titre de transport. 4 000 titres sont perdus chaque mois. Comme pour n’importe quel objet perdu, l’abonné qui enregistre sa déclaration de perte pourra espérer recevoir un SMS ou un e-mail dès son Navigo retrouvé.

    En filigrane de ce discours, sans doute la volonté de se placer sur le Grand Paris Express, qui, précise Franck Avice, « se fera aussi sur la qualité du service dans les espaces et à distance »

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  • Hollande reconduit les dirigeants par intérim de la SNCF

    Le président de la République François Hollande souhaite reconduire dans leurs fonctions les dirigeants par intérim de la SNCF, a annoncé le 30 juin l'Elysée, étape attendue six mois après l'entrée en vigueur de la réforme ferroviaire.
    Dans un communiqué, la présidence précise que François Hollande avait proposé les noms de Frédéric Saint-Geours comme président du conseil de surveillance de la SNCF, Guillaume Pepy comme président du directoire de la SNCF et Jacques Rapoport comme président délégué du directoire de l'opérateur ferroviaire.
    Les commissions compétentes des deux chambres du Parlement devront donner leur feu vert à ces nominations.
      

  • Le réseau TICE grandit dans l’Essonne

     

    Société d’économie mixte fondée en 1988, TICE, le réseau de transport du Centre Essonne, a intégré le 1er juillet les bus, le dépôt et les personnels de son principal sous traitant Transévry et accueilli une partie des conducteurs de trois autres sous traitants (STA, CEAT et Transports Daniel Meyer),

    Transévry, dont l’activité est totalement consacrée au réseau TICE, assurait jusqu’alors l’exploitation et la maintenance de 85 % des lignes du réseau TICE. Le restant étant produit par CEAT, STA et Transports Daniel Meyer, en plus de leurs propres lignes, « En intégrant les personnels (en majorité des conducteurs), les bus et le dépôt, TICE se dote d’une organisation rassemblée, plus simple, et plus efficace », explique TICE dans un communiqué en précisant que le personnel employé par TICE va  passer de 150 à 450 personnes.

  • OuiCar, nouvel allié de la SNCF

    OuiCar, nouvel allié de la SNCF

    Ce 25 juin a été révélée l'alliance entre la SNCF et OuiCar. Le pionnier encore tout jeune de la consommation collaborative, propose un système de location de voitures entre particuliers, souple et à petits prix, notamment dans les zones peu denses… OuiCar se présente comme le quatrième « loueur français » avec un parc de 20 000 voitures. L'entreprise fondée il y a trois ans par Marion Carrette a multiplié par quatre son activité en 2014 et compte désormais 400 000 membres. Aujourd’hui, Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF, fait le pari d’investir 28 millions d’euros dans OuiCar, devenant largement majoritaire avec 75 % des parts. 

    Jaïna, l'entreprise de Marc Simoncini – fondateur de Meetic – déjà présente au capital de OuiCar, continue à escorter l'entreprise dans son aventure SNCF.

    La France, « premier marché de location de voiture en Europe », selon Marion Carrette, est un précurseur de la mobilité partagée. La SNCF veut donc s’investir dans ce nouveau marché en croissance. Objectif : doubler le marché de la mobilité partagée en France, estimé à 15 % du total, et à faire passer le nombre de voitures dont dispose OuiCar à 100 000 d’ici à trois ans. Même si le train reste encore la colonne vertébrale de la SNCF, l’entreprise voit là une opportunité de proposer à ses clients de nombreuses solutions de mobilité complémentaires. Elle veut ainsi faire siens les atouts de OuiCar – simplicité, souplesse, prix abordables, qualité de service – dans le cadre de son offre de parcours porte à porte. De quoi devenir un « connecteur de mobilité », comme l’a expliqué Guillaume Pepy.

     

    Il ne s’agit par ailleurs pas d’une première pour la SNCF, qui avait déjà complété sa gamme avec ZipCar, une offre d’autopartage nationale et internationale, et iDVroom, la solution de covoiturage sur des courtes distances. Les gares et les aéroports sont déjà un centre névralgique de l’activité de OuiCar. Avec cette alliance, la start-up va pouvoir s'adresser à une population ciblée de clients potentiels. Les deux entreprises se donnent environ 18 mois pour mettre au point des solutions intégrées sur les terminaux mobiles, permettant, dit Barbara Dalibard DG de SNCF Voyageurs, d'avoir « à la fois le billet de train et la clé ouvrant la porte de la voiture ».

     

    Marie MURAT

  • Grèce : les transports d’Athènes gratuits jusqu’au 7 juillet

    Les transports en commun seront gratuits à Athènes jusqu'à la réouverture des banques le 7 juillet, a annoncé, le 29 juin, le ministre des Transports, Christos Spirtzis, sur la chaîne de télévision MEGA. 

    La mesure sera appliquée dès la publication officielle de cette décision, probablement le 30 juin. 

    La gratuité concernera les bus, le métro, le tramway et les trolleys-bus, à Athènes et en banlieue proche.

     

     

  • Transports : 1,7 milliard de crédits européens pour les projets Français

    Matignon a affirmé, le 29 juin, que la France allait obtenir 1,76 milliard d'euros de subventions européennes pour l'amélioration des transports pour la période 2016-2020. 

    Les services du Premier ministre expliquent dans un communiqué que la France sera « le premier bénéficiaire » des subventions de la Commission européenne pour les « infrastructures de transport dans les Etats membres dans le cadre du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe », dévoilées par Jean-Claude Jüncker, président de la Commission, et Violeta Bulc, commissaire aux Transports. 

    « En bénéficieront les grands projets de transport d'intérêt européen (canal Seine-Nord Europe et tunnel ferroviaire Lyon-Turin en particulier), des projets de modernisation et extension du réseau ferré, des projets de développement de nos ports (Port Calais 2015, Le Havre, Rouen, Bordeaux, Nantes, Saint-Nazaire), des projets portant sur la mobilité verte, mais aussi les nouvelles lignes de métro du Grand Paris ». 

     

     

  • Calais : faute de sursis, les employés de MyFerryLink bloquent le port

    Les marins de la compagnie MyFerryLink, ont bloqué le port de Calais (Pas-de-Calais), le 29 juin, après la décision du tribunal de commerce de ne pas leur accorder de sursis, alors que les contrats d'affrètement de leurs navires prennent fin le 1er juillet au soir, a annoncé la Scop. 

    Concentrés sur le port, les employés n’excluent pas d’autres actions, notamment au niveau du tunnel sous la Manche, dans les heures ou les jours à venir. 

     

     

  • Grenoble teste le paiement sans contact dans les bus

     

    C’est une première en France, selon ses promoteurs : une ligne de bus du réseau TAG de la métropole grenobloise va être équipée d’un système permettant aux voyageurs de payer leur trajet directement avec leur carte de paiement Visa sans contact. Cette solution, qui sera testée à partir du 19 septembre durant la semaine de la mobilité, doit faciliter la vie des voyageurs occasionnels. Il va aussi permettre, selon Transdev, l’exploitant, « un gain de temps précieux dans les situations d’achat de ticket directement à bord des bus (…) Pour les réseaux de transport et les collectivités, le déploiement du paiement sans contact directement sur le valideur permet de diminuer les budgets d’investissements, de maintenance et d’exploitation, notamment par rapport aux systèmes billettiques actuels ».

  • Grenoble développe le Métrovélo

    Avec l’objectif de tripler la part de la bicyclette d’ici à 2020 (en la mettant à 12 % comparée aux autres modes, soit 216 000 déplacements par jour, l’équivalent au réseau tramway), la métropole…  

    de Grenoble a présenté le 24 juin son programme d’action. Rappelant que la pratique cyclable sur l’agglomération a déjà fait un bond de 31 % entre 2009 et 2015, elle veut « faciliter le partage des espaces publics au profit des modes actifs et offrir des conditions de stationnement des vélos attractives » au cœur de l’agglomération. En périphérie, elle compte notamment développer son usage « en complémentarité et en rabattement de l’offre de transports en commun existante ». Un guide est en cours d’élaboration pour permettre cette prise en compte systématique. « Le schéma structurant d’itinéraires vélos sera ainsi approfondi, autour principalement du concept d’autoroutes à vélo qui bénéficieront d’investissements prioritaires, qu’il s’agisse de rénovation, de création, de signalétique spécifique ou encore d’ouvrages d’art », indique la métropole.


    Des actions ont déjà été lancées. « La réalisation du pôle d’échange multimodale de la gare de Grenoble va ainsi faire passer le nombre de places de stationnement disponibles de 600 à plus de 1 800 places, notamment grâce à un système innovant de silos à vélos », poursuit-elle. « La complémentarité de l’usage du cycle avec celui des transports en commun étant un enjeu majeur, les Métrovélo- box seront redéployées en consignes sur l’ensemble du réseau. Par ailleurs, dans les prochaines semaines, 5 500 Métrovélo sillonneront la Métropole grenobloise, ce qui en fait le premier parc locatif de province, affirme Grenoble. L’objectif est de privilégier l’utilisation longue durée. 9 000 vélos sont prévus à l’horizon 2020 nécessitant un investissement de plus de 2 millions d’euros chaque année pour l’exploitation et l’achat de nouveaux vélos.