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Auteur/autrice : admin_lvdr
SNCM : Le tribunal rejette les offres, Transdev s’inquiète
Le tribunal de commerce de Marseille a rejeté, le 10 juin, les trois offres de reprise de la SNCM et demandé aux administrateurs judiciaires de procéder à un nouvel appel à candidature, avec une nouvelle audience fixée au 25 septembre, offrant à la compagnie maritime un sursis pour la saison estivale. Réagissant à cette décision, le groupe Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM, a mis en garde contre la possibilité d'une liquidation totale de la compagnie, après le rejet par le tribunal de commerce de Marseille des trois offres de reprise. Selon Transdev, toutes les conditions étaient réunies pour un plan de cession, en juin, mais ce ne sera plus le cas « à l'automne, ce qui empêcherait alors toute reprise et provoquerait une liquidation totale de la compagnie ».
Louis Nègre : « Le renouvellement du parc TET représente 4000 emplois »
Interview de Louis Nègre, président de la FIF. style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
Ville, Rail & Transports. Le rapport Duron évoque un appel d’offres pour le matériel roulant des TET. Jacques Auxiette, se fondant sur les contrats-cadres déjà signés avec les industriels, juge dans un communiqué que cette proposition n’est pas acceptable. Comment vous inscrivez-vous dans ce débat ?Louis Nègre. Il me semble important de dépasser cette opposition et de réfléchir sur la temporalité et la priorité des besoins.
Le rapport Duron, lui-même, met en exergue des besoins massifs de renouvellement du parc de matériel notamment pour des dessertes sur le Bassin Parisien, la Normandie et la Picardie.
Je considère que les contrats-cadres existant permettent largement d’apporter une réponse rapide et pertinente aux besoins identifiés par la Commission Duron.
Lancer un nouvel appel d’offres n’a selon moi pas de sens aujourd’hui. Aux plans financier, économique et technique, les contrats-cadres actuels permettent de proposer immédiatement des matériels conformes aux attentes des clients, adaptés à l’état de l’infrastructure. Qui plus est avec un cadre budgétaire relativement bien connu. Enfin, ils permettraient à la filière industrielle ferroviaire française de faire face au « trou d’air de 2016-2020 » qui commence déjà à faire sentir son effet.
A plus long terme, on pourrait envisager le lancement d’un appel d’offres pour un nouveau matériel roulant, sous certaines conditions toutefois :
– que de vastes travaux de régénération et de modernisation de l’infrastructure aient été entrepris afin de permettre la circulation de trains jusqu’à 250 km/h, sous réserve de la pertinence économique de ces travaux,
– que le volume des besoins soit suffisant pour justifier les investissements des industriels pour développer un nouveau train.
Tout cela est une question de pragmatisme et de bon sens.VR&T. Vous souhaitez que l’on s’inspire en Allemagne de la stratégie de renforcement d’offre de la DB sur le segment intercités. Mais la DB investit aussi dans les autocars…
L. N. La DB, groupe multimodal emblématique, a profité de l’ouverture à la concurrence sur les autocars en Allemagne intervenue il y a quelques années pour investir dans ce segment, dans l’espoir de trouver de nouvelles opportunités de développement, tout en rivalisant avec les sociétés d’autocars privées. Les résultats obtenus (concurrence effrénée entre autocaristes (y compris DB, mais aussi, par « effet pervers », autoconcurrence des autocars de la DB avec ses ICE) ont conduit la DB à apporter une réponse ferroviaire par le haut en décidant en janvier 2015 non pas de réduire la voilure, mais au contraire, d’investir massivement dans l’offre ferroviaire intercités.
Tout cela résulte d’une saine émulation : la concurrence vécue positivement peut conduire à des décisions extrêmement favorables au mode ferroviaire et donc à sa filière industrielle.VR&T. Quels sont les enjeux pour la filière ferroviaire, notamment à l’export, des choix qui vont être faits ?
L. N. Je vous rappelle que c’est entre 10 000 et 15 000 emplois qui sont menacés aujourd’hui en raison de l’effondrement des plans de charges des industriels (-1,1 milliard d'euros de CA pour le matériel roulant en 2018). Le renouvellement du parc TET, dont le rapport de la Commission Duron évalue les besoins dans une fourchette de 2,5 à 3,2 milliards d’euros, représenterait l’équivalent de 4 000 emplois.
Comme vous le savez peut-être, j’ai fait introduire dans la loi du 4 août portant sur la réforme ferroviaire un article sur l’exportabilité du matériel. Les matériels concernés par les contrats-cadres sont « exportables », sous réserve bien entendu des nécessaires aménagements adaptés aux clients étrangers. Le Régiolis et Coradia Liner sont dérivés de la plate-forme Coradia et Alstom Transport en a vendu en Allemagne et en Suède notamment. La situation est identique pour Bombardier Transport et le Regio 2N.
Aujourd’hui, les constructeurs visent en particulier les marchés d’Europe de l’ouest, en particulier l’Italie, mais aussi le Maghreb (Algérie, Maroc).Communiqué de presse de la Fédération des industries ferroviaires
Le rapport de la Commission « avenir des TET » : un rapport lucide qui doit conduire a des actions urgentes
C’est avec la plus grande attention que la FIF, des plus concernés par l’avenir qui sera donné aux Trains d’Equilibre du Territoire (TET), a examiné le rapport de la Commission « Avenir des TET » présidée par le député Philippe Duron, Président de l’AFITF.
Louis NEGRE, Président de la FIF, tient à saluer la qualité et le sérieux du travail de cette Commission dont le diagnostic sur les causes ayant conduit à la situation actuelle sur ce segment dans notre pays est largement partagé par la Fédération.
« La valeur ajoutée de ce rapport réside dans une analyse qui permette de prendre conscience de l’importance des TET ».
La FIF note avec intérêt l’évaluation pertinente des besoins prioritaires d’investissements en matériel roulant.
Elle regrette toutefois que l’horizon évoqué (2020-2025) ne prenne pas suffisamment en compte deux points essentiels :
– Le besoin impératif de renouvellement du parc Corail,
– Le creux majeur d’activité qui menace notre filière dès 2017, avec le risque d’une perte de 10 000 à 15 000 emplois pour la filière.
La FIF rappelle aux pouvoirs publics l’existence des contrats-cadres qui permettent de répondre aux besoins prioritaires et ainsi participer à une redynamisation rapide de l’activité TET, en contribuant à limiter la baisse de charge de l’industrie.
La FIF souligne également la nécessité concomitante, non seulement d’une régénération, mais également d’une modernisation du réseau, permettant aux TET de circuler entre 160km/h et 200km/h, de façon cadencée, sur l’ensemble des lignes concernées et ainsi répondre pleinement aux attentes des clients.
La FIF attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’une vision positive s’appuyant sur un « développement de l’offre ferroviaire, répondant aux besoins de mobilité, » capable de produire « des effets vertueux » et ainsi susciter une « dynamique de redressement».
Pour faire face à la concurrence de l’autocar, DB, référence ferroviaire en Europe, a lancé une nouvelle stratégie début 2015 basée sur un fort renforcement de son offre ferroviaire sur le segment inter-cités. La FIF considère que cette approche constitue l’illustration de la voie à suivre.
Pour Louis NEGRE : « Notre filière ferroviaire, 3ème mondiale, doit pouvoir pleinement s’appuyer, à l’instar de ses concurrents, sur un marché national performant et dynamique et sur une politique ferroviaire volontariste et conquérante associée à une introduction rapide et maîtrisée de la concurrence. C’est ainsi que notre système ferroviaire modernisé deviendra plus compétitif et plus efficace afin de répondre au « RDV de l’avenir ».
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Djibouti – Ethiopie : nouvelle ligne inaugurée le 11 juin
Une nouvelle ligne de chemin de fer, reliant Djibouti à l'Ethiopie, va être inaugurée. Le dernier rail de cette ligne sera posé, le 11 juin, par le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, avec l'ambition de la prolonger à terme jusqu'à l'Afrique de l'Ouest.
La cérémonie se déroulera dans une nouvelle gare dans la périphérie de Djibouti-Ville, point de départ de cette ligne ferroviaire de 752 km financée et construite par la Chine, dont l'entrée en service est prévue en octobre.
Brésil : vaste plan d’investissements publics dont 24,6 milliards dans le ferroviaire
Le gouvernement brésilien a annoncé, le 9 juin, un vaste plan d'investissements dans les infrastructures qui prévoit la construction d'autoroutes, de lignes ferroviaires, de ports et d'aéroports.
Le montant total des nouveaux investissements, si tous les appels d'offres trouvent preneurs, sera de 69,2 milliards de réais de 2015 à 2018, puis de 129,2 milliards à partir de 2019, soit un total de 198,4 milliards de réais (63 milliards d’euros), répartis comme suit : 86,4 milliards (24,6 milliards d’euros) seront investis dans le réseau ferroviaire, 66,1 milliards (18,8 milliards d’euros) dans les autoroutes, 37,4 milliards (10,6 milliards d’euros) dans les ports et 8,5 milliards (2,4 milliards d’euros) dans les aéroports.
Il s’agit, pour le gouvernement de tenter de renouer avec la croissance économique, le PIB brésilien devant reculer d'1,2% en 2015 selon le gouvernement, ce qui constituerait alors sa pire performance en 25 ans.
Russie : Alstom pourrait monter au capital de TMH
Alstom négocie actuellement une augmentation de sa part dans son partenaire en Russie pour le matériel roulant et reste candidat pour assembler les trains pour la première ligne à grand vitesse russe, malgré les tensions entre Moscou et les Occidentaux.
La société fédérale des chemins de fer russes « RZD a évoqué la possibilité de vendre une participation de 25% de Transmacholding et Alstom est intéressée par une augmentation de sa part dans TMH », a déclaré Martin Vaujour, vice-président d’Alstom Transport en Russie, dans un entretien publié mardi par le site Gazeta.ru.
Alstom a fait son entrée sur le marché russe, en 2011, en achetant 25% de Transmacholding (TMH), numéro un russe de la construction ferroviaire.
RZD a décidé de confier la conception de la ligne Moscou et Kazan à un consortium chinois. Le contrat doit être signé lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg du 19 au 20 juin. Malgré tout, le responsable d’Alstom a souligné que participer à première ligne à grande vitesse en Russie, en projet actuellement entre Moscou et Kazan, serait « un grand honneur » pour le groupe.
RATP : appel d’offres pour convertir le parc diesel en 2017
La RATP lancera en 2017 des appels d'offres pour remplacer ses autobus diesel d'Ile-de-France par de l'électrique et du biogaz, après avoir testé pendant deux ans différentes technologies de bus électriques sur son réseau.
Les appels d'offres visant à convertir d'ici 2025 les 4.500 bus de la flotte francilienne de la RATP seront lancés en 2017, mais d'ici là, le groupe veut « tester toutes les technologies », a détaillé, le 9 juin, Marie-Claude Dupuis, directrice des bus à la RATP, lors du salon de l'Union internationale des transports publics (UITP) à Milan (nord). Trois constructeurs (Ebusco, Yutong et Solaris) prêteront, à partir de septembre, un bus chacun, qui sera mis en circulation.
Par ailleurs, la vingtaine de bus électriques achetés au groupe Bolloré seront en circulation à partir de 2016, permettant d'avoir une première ligne composée exclusivement de bus électriques.
Intercités : Alain Vidalies dévoilera une « feuille de route » le 3 juillet.
Le gouvernement rendra le 3 juillet ses premières conclusions sur les trains Intercités, après la remise le 26 mai du rapport Duron, a précisé mercredi le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies.
Il s'agira « d'abord, non pas de ne conserver que les lignes rentables, mais bien de maîtriser le déficit, c'est quand même assez différent, et ensuite de tenir compte du droit à la mobilité pour l'ensemble des territoires et des personnes et puis de l'aménagement du territoire », a annoncé Alain Vidalies à l'Assemblée nationale, interrogé par la députée (PRG) Jeanine Dubié.
« C'est à partir du respect de ces trois objectifs que le gouvernement donnera sa feuille de route qui sera définitivement établie après la concertation avec les partenaires et notamment les régions », a ajouté le secrétaire d'Etat.
Il avait indiqué, lors de la remise de ce rapport établi par des parlementaires et experts, que des « décisions complètes et cohérentes » devront ensuite être prises mi-2016.
Roissy : la voie réservée sur l’A1 suspendue
L'arrêté créant une voie de l'autoroute A1 réservée aux taxis et aux autobus entre Roissy et Paris a été suspendue, le 8 juin, par le tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé par une fédération de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) et des entreprises.
Les VTC, exclus de l’usage de cette voie, y voyaient un avantage concurrentiel indu pour les taxis et ont demandé son annulation.
Si les motivations du juge administratif n'étaient pas disponibles hier soir, la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR) et les entreprises demandeuses, indique que « le juge a considéré que l'arrêté portait atteinte aux droits des VTC qui n'ont pas le droit de l'emprunter », dans un courriel transmis à l'AFP. « Cet avantage concurrentiel conféré aux taxis n'était pas justifié par un objectif d'intérêt général ou d'ordre public », précise-t-on de même source.
« Le tribunal confirme la nécessité d'avoir une égalité de traitement entre VTC et taxis réservés », explique Benjamin Cardoso, fondateur de LeCab et président de la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR).
« C'est un raccourci dangereux", a réagi de son côté Yann Ricordel, directeur général des taxis bleus. « Car le juge ne s'est prononcé qu'en référé (en urgence, NDLR) et cette décision ne préjuge en rien de la décision finale » qui ne sera pas rendue avant plusieurs mois.
LGV Tours-Bordeaux : le médiateur fait le tour des régions
Le médiateur pour la future ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux, Jean Auroux, a appelé, le 8 juin, collectivités, SNCF et concessionnaire à faire des "efforts" pour mettre un terme aux divergences, notamment financières, qui pénalisent le projet.
L'ancien ministre du Travail, chargé par le gouvernement et la SNCF de faire le lien avec les collectivités mécontentes des dessertes proposées, et dont certaines ont suspendu leurs financements, entamera, le 9 juin, un tour des régions concernées pour présenter ses recommandations.
La LGV Tours-Bordeaux, dont la mise en service est prévue en juillet 2017, doit mettre Paris à 2H05 de Bordeaux. Son financement est basé sur un partenariat public-privé, qui verra la LGV concédée à Lisea, filiale de Vinci. Les 7,8 milliards d'euros du projet sont financés par l'Etat (1,5 milliard d'euros) et les collectivités locales (La LGV sera concédée à Lisea, filiale de Vinci), SNCF Réseau (ex-RFF) pour 1 milliard, et le reste par Lisea. Mais « il manque aujourd'hui quelques centaines de millions », rappelle Jean Auroux.
Le médiateur propose aux parties prenantes « une clause de revoyure 18 mois après la mise en service » de la ligne, « compte tenu de l'évolution de trafic qu'on ne connaît pas ».
