Auteur/autrice : admin_lvdr

  • RATP. Premiers pas dans le covoiturage

    Cinq mois après la SNCF qui a lancé en décembre son application de covoiturage IDVroom pour faciliter les les premiers et les derniers kilomètres en Ile-de-France, c’est au tour de la RATP de présenter sa stratégie dans ce domaine. Le 6 mai, la régie a expliqué qu’elle allait intégrer à son service de recherche d'itinéraire en ligne, le service de covoiturage courte distance de la société Sharette, de façon expérimentale entre le 25 juillet et le 23 août. Elle va profiter de l’opportunité des travaux qui seront réalisés pendant ces quatre semaines sur la ligne A du RER, entre La Défense et Auber, consistant à changer les rails.

    La RATP et la start-up vont proposer aux Franciliens « des trajets de covoiturage combinés aux transports en commun d’Ile-de-France (métro, RER, tramway et Transilien) », expliquent-elles. La RATP précise avoir « adapté sa propre application mobile afin de proposer les trajets de la communauté Sharette directement dans les résultats de ses calculs d'itinéraire ».

    Pour Sharette, qui est en train d’essayer de lever des fonds auprès d’investisseurs privés (750 000 euros qu’elle espère cette année), c’est l’occasion de profiter d’une forte visibilité. La RATP va en effet mettre tous ses canaux de communication à son service. La start-up compte en faire un tremplin pour se développer à partir de 2016 à l’international. Aujourd’hui, elle ne compte que 3 300 inscrits dans le cadre de communautés fermées (campus d’étudiants, entreprises, collectivité qui, chacune de leur côté, organisent du covoiturage). Avec la RATP, elle espère atteindre les 75 000 inscrits.

    Pour la RATP, c’est l’occasion de développer une stratégie de déplacements « porte-à-porte », à l’image de ce que fait la SNCF au niveau national. « Nous y réfléchissions depuis longtemps, confie Patricia Delon, directrice marketing et commerciale. La stratégie de la RATP repose sur l’individualisation du trajet. Mais nous n’avons pas vocation à proposer tous les services. » D’où ce partenariat avec Sharette qui va courir jusqu’à la fin de l’année.

    Après ? Tout dépendra du bilan qui sera tiré. Le partenariat pourrait être reconduit, sous cette forme ou une autre, d’autant qu’il est prévu de fermer le RER A tous les étés jusqu’en 2021.

    La RATP réfléchit à d’autres solutions de transport dans le cadre de sa politique porte-à-porte. Pour cet été, elle est en train de finaliser un accord avec une société de taxi pour proposer des services spécifiques à ses voyageurs. Et d’ici à la fin de l’année, elle devrait proposer sur son application des informations sur Vélib’. Enfin, la réflexion est lancée sur d’éventuelles prises de participation dans des start-up. Mais elle n’en est encore qu’à ce stade.

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  • Avec l’usine d’Annaba, Alstom sera présent dans les futurs tramways d’Algérie

    Initialement attendue pour 2013, l’usine d’assemblage des tramways d’Annaba doit être inaugurée le 12 mai en présence

      de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères. L’usine pourra assembler cinq rames par mois. De quoi répondre aux besoins des prochaines lignes d’Annaba, Sétif, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Ouargla et Batna, selon le journal Algérie patriotique du 12 avril. Ce sont des tramways Citadis qui seront produits à Annaba, par l’entreprise Cital, créée en 2011, détenue à 51 % par des entreprises publiques algériennes, Ferrovial et Ema (Entreprise du métro d’Alger) et à 49 % par le groupe Alstom. D’ici dix ans, selon Alstom, le marché algérien des tramways devrait concerner 20 villes et représenter 500 rames. Les futures lignes s’ajouteront à celles déjà ouvertes à Alger, Oran et Constantine.

    Les travaux d’infrastructure ont commencé en 2013 dans les six villes citées par le journal algérien. Et des études de faisabilité ont été lancées en 2012 pour les tramways de Béchar, Béjaia, Biskra, Blida, Djelfa, Skikda, Tébessa, Tlemcen, et Alger-Ouest. Des ingénieries françaises, Systra et Egis, y jouent un grand rôle, ce qui n’empêche pas des Espagnols (Sener) des Belges (Transurb Technirail) ou des Portugais (Ferconsult) d’être présents. D’autres études se sont ajoutées, concernant Chief, Jijel, Mascara, M’Sila, Relizane et Tiaret.

    Rappelons que pour sa part, RATP Dev s’est vu confier l’exploitation et la maintenance de tous les tramways d’Algérie, en collaboration avec Ema et l’Etusa (Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger). La filiale de la RATP a pris la direction de la Setram, société commune dont elle est actionnaire à 49 % aux côtés de l’Ema (36 %) et de l’Etusa (15 %).

    F. D.

     

  • Litiges avec la SNCF. Dans plus d’un cas sur deux le médiateur donne raison au client

    52 % des avis rendus par le médiateur SNCF, qui publie son rapport d’activité 2014, donnent totalement ou partiellement satisfaction aux 5 545 voyageurs qui … l’ont saisi. Le nombre de dossiers, qui s’était tassé de 7 % entre 2012 et 2013, est reparti à la hausse en notable augmentation de 10 % cette année qui « fête » les 20 ans d’existence de cette médiation gratuite et indépendante créée pour réexaminer le sort fait par la SNCF aux réclamations de ses clients.
    Les litiges, qui peuvent aussi porter sur les contraventions de la police des chemins de fer, sont de nature commerciale dans 4 112 des cas traités. Et ils concernent SNCF Voyages dans la plus grande majorité : 65 % contre seulement 18 % pour les TER et 10 % pour Transilien.
    Première cause des différends : le voyage lui-même. Autrement dit le confort, les services à bord, les retards, les grèves… : dans 52 % des cas. La seconde cause des demandes d’arbitrage porte sur les billets (35 % des cas) : erreur de commande, annulations, incidents lors de l’échange, moyen de paiement…
    Bernard Cieutat, médiateur nommé par le président de la République et magistrat issu de la Cour des comptes, fait aussi chaque année au vu des dossiers traités des recommandations à la SNCF. On se souvient qu’en 2012 il avait demandé plus de visibilité et d’exhaustivité sur les tarifs et les e-billets. Il conseille cette fois notamment à la SNCF, alors qu’elle développe les offres sur iDTGV ou Ouigo, de « renforcer sa politique de groupe lorsqu’un incident impacte plusieurs transporteurs SNCF ». Et, s’étonnant de recevoir des relances de clients pour des avis qu’il a rendus depuis plusieurs mois, il lui demande de les exécuter « dans des délais raisonnables ».

    Chantal Blandin

  • A Nice, Auto Bleue passe au numérique

    On a tendance à l’oublier, mais le service Auto Bleue de véhicules électriques en libre service de la métropole Nice Côte d’Azur (NCA) a précédé … de six mois les très médiatiques Autolib’ parisiennes. Si bien qu’elles ont fêté leurs quatre ans le 17 avril dernier. A cette occasion, l’AO en dresse un bilan satisfaisant. « Avec plus de 8 100 abonnés, un nombre de stations multiplié par quatre et 1,2 million de kilomètres de distance parcourue cumulée, ce sont plus de 180 tonnes de rejets de CO2 évitées », explique-t-on à la métropole. En 2015, le dispositif comprend 210 véhicules (Renault Zoé, Peugeot Ion, Mia, et des utilitaires Peugeot et Citroën) et 66 stations de recharge dans les neuf communes de la métropole NCA. Les clients affichent un taux de satisfaction de 95 % et sont 39,5 % à assurer qu’ils ont vendu leur véhicule ou renoncé à en acquérir un grâce à ce service d’autopartage.
    80 % des adhérents au service – des hommes pour les deux tiers – habitent à moins de 500 mètres d’une station. Ils sont aussi 44 % à rester fidèles à Auto Bleue puisqu’ils sont abonnés depuis plus de deux ans. Pour passer ce cap des quatre ans, l’AO a refondu le site Internet (auto-bleue.org) et proposera désormais une appli mobile pour smartphones Android et iPhones. Des outils grâce auxquels les Niçois pourront visualiser en temps réel la localisation des véhicules sur la carte et estimer à l’avance le prix de leur location. Pratique, d’autant que de nouveaux tarifs sont lancés, notamment un avantage aux petits rouleurs (trajet moins de 25 km). La métropole NCA, qui rappelle qu’Auto Bleue s’inscrit dans son schéma global des transports, tourné vers la mobilité durable, espère ainsi recruter de nouveaux aficionados pour ces petites autos reconnaissables à leurs ailes peintes sur la carrosserie.

    C. N.

  • Grande-Bretagne. Contrat renouvelé entre Royal Mail et DB Schenker

    Alors qu’en France, La Poste s’apprête à abandonner ses TGV jaunes pour cause de remplissage « insuffisant » et étudie d’éventuelles … nouvelles formes de transport du courrier par rail, en caisses mobiles, Royal Mail renouvelle son contrat de transport du courrier sur le réseau ferré britannique. DB Schenker Rail UK (ex-EWS), qui détenait ce marché depuis 2010, le garde pour au moins trois années de plus à compter de juin prochain. La principale entreprise ferroviaire fret en Grande-Bretagne continuera ainsi d’assurer six trains par jour entre Londres et le Nord-Ouest, plus deux entre la capitale et le Nord-Est, avec un parc de 15 rames automotrices postales Class 325. Construites il y a deux décennies, ces rames électriques dérivées des trains de banlieue Networker ont récemment vu leur capacité de transport accrue. Leur maintenance sera effectuée par l’exploitant DB Schenker Rail UK.

  • Azerbaïdjan. Livraison de nouveaux métros par Alstom

    Azerbaïdjan. Livraison de nouveaux métros par Alstom

    Conformément au contrat signé en 2014, Alstom a livré trois nouvelles rames de métro à Bakou Metro en Azerbaïdjan. Les trains, composés de cinq voitures, seront … mis en service dès la fin du mois de mai. Pour la première fois en Azerbaïdjan, les rames de métro sont équipées de passerelles d'intercirculation optimisant le flux de passagers. Le nouveau train de métro sera capable d'accueillir 1 047 passagers. Il propose 202 sièges ergonomiques, tandis que la voiture de tête a été équipée d'un espace dédié aux personnes à mobilité réduite.
    Le métro de Bakou a été mis en service en 1967. D'ici 2030, le réseau sera modernisé et étendu – 85 km contre 35 km aujourd'hui –, 53 nouvelles stations seront construites et 1 100 voitures de métro seront remplacées.

  • Suisse. Trois rames supplémentaires pour le métro automatique de Lausanne

    Suisse. Trois rames supplémentaires pour le métro automatique de Lausanne

    Alstom a annoncé, le 5 mai, la fourniture aux Transports publics de la région lausannoise (tl) de trois rames supplémentaires de métro automatique pour la ligne m2. Attendues pour le deuxième… … trimestre 2017, ces trois rames bicaisses à intercirculation et roulement sur pneus seront identiques aux 15 premières, livrées en octobre 2008. Dérivées des rames parisiennes MP89CA à conduite automatique, les rames lausannoise (désignées Be 8/8 en Suisse) gravissent les fortes pentes de la ligne m2 du réseau tl, qui peuvent atteindre les 12 %. Un cas unique au monde pour un métro à pneus, selon Alstom qui a également effectué la pose des voies et fourni les équipements de signalisation, ainsi que les sous-stations électriques. Reliant la rive du Léman aux hauteurs via la gare et le centre de Lausanne, la ligne m2 connaît une fréquentation élevée (28 millions de voyages en 2014), dont la hausse a conduit les tl à accroître leur parc. Côté Alstom, les sites de Valenciennes (fabrication des rames) et « différentes entités en Europe » dont le site suisse de Neuhausen seront concernées par cette nouvelle tranche.

  • La Ville de Paris et la SNCF prévoient 14.200 nouveaux logements

    La mairie de Paris et la SNCF ont signé le 6 mai un protocole d'accord prévoyant la création de 14.200 logements sur les emprises SNCF, dont 6.600 pourraient être lancés d'ici 2020. Dans la poursuite des opérations Paris Rive Gauche et Clichy-Batignolles, sept friches ferroviaires feront l'objet de nouveaux projets urbains, au nord-est et au sud-est de la capitale : Chapelle International, Ordener-Poissonniers, Rond-point de la Chapelle, Gare des Mines-Chapelle Charbon, Hébert, Bercy-Charenton et Charolais-Rambouillet.
    Paris et la SNCF prévoient de créer sur ces emprises 14.200 logements, dont 60% de logements sociaux, 20% d'intermédiaires et 20% en accession. Elles conserveront les infrastructures ferroviaires et activités logistiques utiles et abriteront des activités économiques et des équipements publics.

  • CIF. Des grévistes tentent d’investir le bureau de Pepy

    Des salariés en grève des Courriers d'Ile-de-France (CIF), société de bus de banlieue parisienne détenue par Keolis, ont déjoué aujourd'hui la sécurité du siège de l'actionnaire majoritaire, la SNCF, cherchant à s'introduire dans le bureau de son président, Guillaume Pepy. "Nous sommes une soixantaine dans le bureau du président" de la SNCF à Saint-Denis, qui en est absent, a affirmé à l'AFP le secrétaire du CHSCT des CIF, Djamal Benkissaou, joint par téléphone.

    De son côté, la SNCF a dénombré "une trentaine" d'intrus, mais nié qu'ils soient parvenus à atteindre le bureau de Pepy. "Ils ont pénétré de force dans le siège", et "ont demandé à voir", en vain, le président qui était en déplacement, a précisé le groupe ferroviaire. Les salariés des CIF, en pleine négociation salariale annuelle, sont en grève depuis le 4 mai, entraînant de fortes perturbations sur le réseau de ces bus qui desservent la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et le Val-d'Oise.

  • Une nouvelle étape pour réduire la circulation sur les voies sur berge à Paris

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    Après la fermeture à la circulation des voies sur berge de la rive gauche en juin 2013, la Ville de Paris va lancer cet été une large concertation sur la fermeture de la voie Gorges-Pompidou. La maire de Paris Anne Hidalgo a en effet lancé début mai à l'Hôtel de Ville "l'acte II de la reconquête des voies sur berge", assumant clairement sa volonté de "diminuer de façon très importante" le trafic automobile dans la capitale.

    Deux scénarios sont à l'étude: le plus ambitieux prévoit de fermer la voie sur une longueur de 3,3 km, du tunnel des Tuileries au port de l'Arsenal, le second se concentre sur un périmètre plus réduit, de la place du Châtelet au Pont de Sully.

    La Ville souhaite finaliser son projet pour cet automne et le mettre en œuvre l'été 2016.

    Outre cette fermeture des voies sur berge, la Ville prévoit de généraliser les "zones 30", de multiplier les "zones à trafic limité" (fermées à la circulation automobile à certains horaires) et de mettre en place à Paris intra-muros une zone à basse émission (dont seront progressivement exclus les véhicules les plus polluants).

    En parallèle, l'offre de transports collectifs va continuer à s'étoffe r: la Ville étudie la mise en place sur le quai haut de la rive droite d'un "transport propre", tramway ou bus à haut niveau de service.

    L’Hôtel de Ville est d’autant plus encouragé à le faire que les prévisions alarmistes sur les conséquences sur la circulation de la fermeture des voies sur berge ne se sont pas réalisées. Au contraire, rive droite, la circulation a baissé de 25% depuis la transformation en 2012 de la voie express en "boulevard urbain" (entrecoupé de feux de circulation), souligne-t-on à la mairie.