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Auteur/autrice : admin_lvdr
Exclusif. Des acteurs économiques s’alarment de l’état du ferroviaire en France
Pour eux, la France est l’homme malade de l’Europe ferroviaire. Eux, ce sont les signataires de l’appel que nous publions, Pour une nouvelle ambition ferroviaire française Les présidents de sept groupements ou associations directement concernés par l’état du ferroviaire en France. Forces économiques nationales, avec les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Utilisateurs directs des services de fret, comme l’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF), l’Association française des ports intérieurs (AFPI). Industriels du secteur regroupés dans la Fédération des industries du ferroviaire (FIF). Usagers du quotidien ou voyageurs de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, (FNAUT). Ce n’est pas la première fois que ces signataires critiquent ensemble l’orientation donnée au secteur par la réforme ferroviaire du 4 août 2014, dans laquelle ils auraient tendance à voir une restauration des privilèges de la SNCF. Pour eux, il est encore temps de réagir, d’ouvrir le ferroviaire à la concurrence, de permettre à des PME ferroviaires de s’investir dans le fret, de revivifier un réseau vieillissant, peu circulé, et de redynamiser une industrie ferroviaire dont le carnet de commandes ne se remplit pas. Il nous semble important de prêter attention à ce que ces acteurs attentifs ont à dire.
Pour une nouvelle ambition ferroviaire française
Déclaration commune
Dans l'indifférence ou l'ignorance des politiques, des médias, du public, la France, pays du TGV et des trains à l'heure, est en voie de perdre son statut de grande nation ferroviaire et de devenir un maillon faible de l'Europe ferroviaire. Pourtant nos territoires, nos entreprises, nos ports, pour renforcer leur identité, leur compétitivité, leur attractivité ont impérativement besoin de bonnes connexions ferroviaires entre eux et avec l'Europe. Il le faut pour valoriser notre position de carrefour européen occidental. Comme il le faut pour renforcer les liens entre nos ports, maritimes et fluviaux, et leurs hinterlands. A ces enjeux s'ajoutent les grands défis transverses, environnemental, énergétique, climatique.
Nous vivons la fin de l'ère des opérateurs nationaux exclusifs, supposés être en mesure de répondre à tous les besoins de leur territoire, chacun d'eux étant le seul utilisateur de « son » réseau, placé sous son contrôle. Ce qui ne veut en aucun cas dire que ces opérateurs publics historiques n'ont pas encore un rôle majeur à jouer. Mais les modalités en seront différentes. A défaut, ils courent à leur marginalisation. Le moment est venu de jouer la carte de la diversité et d'une nouvelle modernité ferroviaire européennes, d'ouvrir notre réseau ferré national à de nouveaux opérateurs, publics ou privés, de vendre notre savoir-faire ferroviaire dans d'autres pays.
Le niveau actuel d'utilisation de notre réseau ferré national, même avec les nouveaux opérateurs de fret, ne permet plus d'assurer son équilibre économique. Ce déséquilibre structurel, insoutenable, menace sa pérennité. La France a un besoin impérieux de « nourrir » son réseau de nouvelles utilisations, de nouveaux opérateurs. Ce qui créera de nouveaux services au public et aux entreprises. C'est le rôle du gestionnaire du réseau, de statut public, indépendant, de les susciter et les prospecter. Il est appelé à devenir le pilier de la politique ferroviaire française. Il y a urgence d'action.
Même s'il reste parmi les plus sûrs, les experts alertent sur le vieillissement de notre réseau et son manque d'ouverture aux technologies modernes. Est-il acceptable en 2015 que des trains de fret se « perdent » encore ? La modernisation de notre réseau, appuyée sur la révolution numérique, incluant le contrôle et la connexion centralisés des points sensibles, recèle d'importants gisements de sécurité, de fiabilité, de productivité, d'économie d'énergie. Prolongée par un réseau capillaire décentralisé, géré « en proximité », cette modernisation, augmenterait la performance nationale, européenne et territoriale du mode ferroviaire. Dès lors, pourquoi ne pas en faire un projet franco-européen contribuant à la relance économique, mobilisateur pour des start-up françaises ?
Le fret ferroviaire, en quelques années, à contre-courant de l'exigence de report modal portée par le Grenelle de l'environnement, a chuté en France de 16 à 9 % de part de marché. Ce recul spectaculaire, ignoré du grand public, est une exception européenne qui devient un handicap logistique pour notre économie. La comparaison avec l'Allemagne est alarmante qui, avec 17 % de part de marché, connaît une croissance que se partagent l'opérateur national DB Schenker et ses concurrents. Le recul de l'offre pour le wagon isolé en France est lourd de conséquences à court et long terme. A l'heure où des chaînes logistiques virtuelles structurent le transport de fret, à l'échelle planétaire, le retard numérique du transport ferroviaire est incompréhensible. La médiocre traçabilité qui en résulte, la complexité de l'accès aux sillons, affaiblissent son potentiel logistique et écologique.
Dans le domaine des voyageurs, si le TER reste un succès de fréquentation, les régions ne peuvent plus assumer la montée de son coût. Le Transilien est dans la même situation, le vieillissement du réseau et la baisse de qualité pèsent sur la vie quotidienne des Franciliens. Les Intercités se dégradent depuis l'avènement du TGV, il y a plus de trois décennies. Le TGV, polarisé sur la concurrence aérienne, fragilisé par les low cost, peine à trouver un nouveau souffle. La France a repoussé l'échéance de l'ouverture à la concurrence, au risque de voir son opérateur national, et ses filiales, écartés des appels d'offres européens. Ce délai, à tout le moins, doit être utilisé pour traiter nos points faibles.
Le ferroviaire français, et il faut veiller à ce que la réforme ne l'accentue pas, souffre d'un excès de centralisation qui génère des charges de structures élevées. Il a besoin de réactivité, d'adaptabilité, de proximité, d'un développement de sa capacité d'initiative locale. C'est une évidence pour le TER et les Intercités. C'est tout aussi vrai pour le fret qui, contrairement à d'autres pays, dont l'Allemagne, manque cruellement de racines territoriales et portuaires. Des PME ferroviaires réactives et flexibles pourraient aller chercher et organiser les envois dans les territoires et amorcer les chaînes logistiques modernes à dominante ferroviaire dont notre économie a besoin. Beaucoup d'entreprises sont prêtes à s'impliquer dans des initiatives locales pour peu qu'elles soient menées dans un esprit de partenariat et d'innovation. En particulier pour les lignes capillaires, dont le potentiel logistique est sous-estimé, dont il faut résolument exclure la fermeture. Le bilan des premiers OFP, opérateurs ferroviaires de proximité ou portuaires, appelle à investir ce champ d'innovation.
Le ferroviaire illustre le paradoxe français : d'un côté un potentiel technique et humain que, malgré son recul, bien des pays peuvent encore nous envier, de l'autre la peur de l'avenir et l'illusion que cet avenir passe par le retour à un passé révolu et idéalisé.
La France, si elle l'ose et si elle le décide, peut figurer parmi les grands gagnants de l'Europe ferroviaire. La réforme le permet. Encore faut-il que sa mise œuvre ne soit pas détournée de son objectif originel, renforcer l'efficacité de notre système ferroviaire. Pour cela, l'Etat stratège doit impulser une stratégie innovante, appuyée sur un secteur public différencié et renforcé, une stratégie ouverte à la concurrence, à l'initiative privée, à l'Europe.
Nous attendons du transport ferroviaire qu'il devienne un acteur du développement durable et de l'attractivité de la France. Nous mesurons l'ambition, l'énergie, l'esprit transpartisan qu'implique ce grand projet national et européen. Nous sommes prêts à y prendre notre part.
François Asselin, président de la CGPME,
Xavier Beulin, président de FNSEA,
Denis Choumert, président de l'AUTF,
Jacques Kopff, président de l'AFPI,
André Marcon, président de CCI France,
Louis Nègre, président de la FIF,
Jean Sivardière, président de la FNAUT
Pepy : « J’y suis, j’y reste »
C’est la seule déclaration publique que le président du directoire du groupe SNCF, Guillaume Pepy, a faite à quelques journalistes le vendredi 10 avril au matin. Guillaume Pepy a réagi à la rumeur insistante faisant état d’une candidature malheureuse et récente à la présidence d’Air France-KLM. Une précédente rumeur l’avait donné candidat à la présidence d’EDF. Guillaume Pepy précise : « quand je dis "j’y reste", cela veut bien dire "je veux rester." » Il a au moins trois défis à relever à son poste. Réussir l’union de RFF et de SNCF dans un groupe commun reconfiguré. Négocier la convention collective pour tous les travailleurs du rail. Et réussir l’internationalisation du groupe. Un sujet auquel il s’attache particulièrement : ce 10 avril, il revenait de Wuhan, en Chine, où Keolis poursuit son implantation. Le premier trimestre de cette année l’avait déjà conduit précédemment en Chine, mais aussi en Russie, au Maroc, en Arabie saoudite, dans les Emirats arabes unis, au Qatar et en Inde. Justement, l’après-midi du 10 avril, à l’occasion de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi, Guillaume Pepy a signé avec l’ambassadeur d’Inde en France un protocole d’accord prévoyant une étude d’avant-projet pour le relèvement à 200 km/h de la vitesse de la ligne Delhi – Chandigarh (245 km). 7 000 km pourraient être concernés par la généralisation de ces dispositions. Gares & Connexions, Arep, Keolis (groupe SNCF) ainsi que Systra pourraient être impliqués dans la mise en œuvre de ce programme, tout comme des entreprises comme Alstom, Thales, Vinci, Lumiplan, ETF, Elno, Vossloh Cogifer et Railtech. Un succès moins important que la vente de 36 Rafale. A relever tout de même.
Autocars longue distance. Naissance d’un 5e opérateur
Le monde des autocars se met en ordre de bataille. Après Eurolines, IdBus, Megabus et Starshipper, un nouvel opérateur est en train d’être créé par de petites entreprises sous la forme d’une association entrepreneuriale à but lucratif : l’Atif (Association des transporteurs indépendants de France).
Le 18 février dernier, à Lourdes, la décision a été prise de créer cette association qui a vocation à accueillir des exploitants indépendants de toutes tailles. Le bureau a été désigné (trois transporteurs en font partie, Thibault Vayron, président et fondateur, qui a également créé l’association Liberbus à Lille, Marie-Noëlle Duparcq, secrétaire des Autocars Sobetra à Pau, et Maurice Duclos, trésorier des Voyages Duclos à Toulouse). Ne reste plus qu’à déposer les statuts avant le 27 avril, date d’une réunion de présentation aux adhérents. Pour l’heure, une dizaine de participants sont déclarés présents. Les fondateurs espèrent que leurs rangs grossiront au fil du temps.
Selon Thibault Vayron, l’association pourrait débuter son activité cet été, pour peu que soit adoptée la loi autorisant la concurrence pour les trajets d’autocars longue distance. Mais il faudra encore aussi attendre les décrets d’application.
D’ici là, un site, buspascher.com, doit être créé pour gérer les réservations. Parmi les axes visés figurent prioritairement Paris – Lille, Paris – Toulouse et Paris – Lourdes, qui correspondent aux secteurs géographiques des membres du bureau de l’association. « Les lignes seront plus faciles à lancer via l’association qui peut recourir à des contrats aidés », estime Thibault Vayron. L’Atif devrait réaliser elle-même 10 % des dessertes (et acheter à terme des autocars) et en sous-traiter 90 % aux transporteurs. Les bénéfices et les pertes seront mutualisés.
Thibault Vayron connaît déjà bien la ligne Paris – Lille : en 2011, sa compagnie, Covabus a proposé pendant neuf mois des liaisons entre les deux villes (principalement pour les étudiants) avant de devoir arrêter sous la pression de la Dreal (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement) et de la SNCF qui était alors en train de préparer le lancement de sa filiale iDBus. Motif invoqué : les liaisons nationales par autocar ne sont pas autorisées par la loi.
Avec l’évolution de la législation, l’entrepreneur souhaite relancer cette liaison sous l’égide de l’Atif, avec des tarifs tournant autour de 15 euros, 17 euros maximum, ce qui permettrait d’être moins chers que le covoiturage. « Notre concurrent n’est pas le train mais le covoiturage, rappelle Thibault Vayron. Pour être compétitif, nous devons proposer des prix plus bas que le prix moyen proposé dans le cadre du covoiturage. Le voyageur bénéficie en plus de la fiabilité du car, puisque un grand nombre de cas, covoitureurs ou covoiturés ne se présentent pas au moment du départ ».
A Paris, il prévoit que les cars s’arrêtent porte de la Chapelle. Arrivés à Lille, il se peut que les cars poussent le voyage jusqu’à Mouscron, une ville frontalière côté Belgique. « Nous le ferons pour une raison purement fiscale, si nous sommes obligés de payer la TVA alors qu’on ne la paie pas sur les liaisons internationales », poursuit Thibault Vayron.
A terme, il envisage de nouer des partenariats locaux avec des commerçants, principalement des fast-foods comme McDonald’s ou Quick, en guise de gares routières. Avantage de ces fast-foods : il y en a partout en France, ils sont généralement bien situés en centre-ville, ouverts jusque tard la nuit et ils proposent sièges, restauration et wi-fi. Soit tout ce que recherchent les voyageurs, et cela sans coûter un sou aux autocaristes.
L’autocariste estime que son association pourrait créer plusieurs milliers emplois relativement vite, principalement des postes de conducteurs mais aussi des accompagnateurs (dans certains cars des accompagnateurs pourraient seconder le conducteur).
Reste que ce projet laisse dubitatives d’autres organisations professionnelles. Selon un membre de l’une d’elles, ça paraît difficile à tenir, et encore plus à assumer financièrement. Quand on voit que la SNCF vient juste d’apporter plus de 47 millions supplémentaires au capital d’iDBus, cela donne une idée de la puissance de feu nécessaire…
Paris prépare un Réseau Express Vélo
Il lui a fallu dix ans, entre 2001 et 2010, pour faire passer la part modale du vélo dans les déplacements quotidiens de 1 à 3 %. Cette fois c’est en cinq ans que la ville de Paris entend de nouveau tripler la pratique de la petite reine qu’elle estime actuellement à 5 % des déplacements. Pour atteindre ces 15 % en 2020, la municipalité lance son plan vélo – il sera discuté le mardi 14 au matin en conseil de Paris – et fournit « un effort financier inédit », selon Christophe Najdovski, maire adjoint chargé des Transports. 150 millions d’euros, soit un peu moins de 10 % du programme d’investissement de la mandature en faveur de la mobilité, chiffré à 1,770 milliard. Sur cette somme 63 millions iront à la création de 61 km de pistes protégées ; 40 millions aux aménagements cyclables accompagnant les projets de transport en commun ou d’urbanisme ; 30 millions à l’instauration systématique de contresens cyclables sécurisés dans les rues à sens uniques des zones 30 ; 10 millions d’aide à l’achat de vélos à assistance électrique (VAE) ou de vélos cargo et enfin 7 millions au stationnement. Au final, la mairie promet de doubler le kilométrage d’itinéraires cyclables, qui passerait de 700 à 1 400 km.
« L’objectif est de lever les obstacles identifiés notamment le fait de ne pas disposer d’itinéraire sécurisé continu et la crainte des vols et dégradations », poursuit l’élu parisien. En conséquence, les ruptures doivent bénéficier d’un meilleur traitement, et notamment les 3P c’est-à-dire les ponts, les places et les portes. Et les aménagements doivent être mieux protégés de la circulation automobile sur les grands axes. En tout, 80 aménagements sont prévus. Présentée comme une panacée pour accélérer les développements d’itinéraires cyclables au début des années 2000, la cohabitation avec les bus dans les couloirs réservés n’a plus autant la cote. « Il ressort de nos enquêtes qu’à part pour certains cyclistes, ceux qu’on appelle les lièvres, ce n’est pas une situation appréciée, relate Christophe Najdovski. Cela restera la règle, mais dès que nous aurons la possibilité de privilégier d’autres aménagements, on le fera. » Ce sera notamment le cas sur le boulevard de Sébastopol ou la rue de Rivoli.
L’idée maîtresse du plan, c’est de proposer un réseau express vélo – « un REVe en clin d’œil à la poésie du vélo » – composé de pistes bidirectionnelles de grande capacité. Sur des axes traversants – sur les quais de Seine des deux rives, entre les deux bois et de la porte d’Orléans à celle d’Aubervilliers et sur trois rocades (celle des bd des Maréchaux, celle des bd fermiers généraux et celle formée par les Grands Boulevards et le bd Saint-Germain). Partout ailleurs, le réseau secondaire s’appuiera principalement sur les zones 30, qui sont appelées à se généraliser, avec leurs doubles-sens cyclables. Toujours dans le but d’améliorer la sécurité des cyclistes, le tourne-à-droite au feu rouge sera généralisé, de même que les sas aux carrefours (7 000 supplémentaires).
Côté stationnement, la ville promet d’ajouter 10 000 places aux 30 000 existantes, avec « des aires plus petites mais plus nombreuses » et en testant de nouvelles formules telles que des boxes de dix vélos posés dans des recoins urbains. Pour favoriser l’intermodalité, sachant qu’actuellement environ 10 % des trajets sont intermodaux, les « Véligo » doivent se développer dans les gares RER, et une grande vélostation est à l’étude pour les gares de Lyon et de Montparnasse. Enfin, la municipalité travaille déjà au renouvellement du contrat Vélib’ (JCDecaux) qui arrive à échéance en 2017. Les VAE représentent environ 35 % des trajets à bicyclette et les élus ont une idée en tête : les prochains modèles devront aussi pouvoir disposer d’une assistance électrique, afin de mieux desservir « les quartiers en hauteur »…
Chine. Alstom concrétise son premier projet de tramway
C’est la banlieue de Shanghai qui verra circuler les premiers tramways Citadis chinois d’Alstom. La coentreprise Shanghai Alstom Transport Co (Satco) d'Alstom et de Shanghai Rail Traffic Equipment Development (SRTED), a remporté le 9 avril un contrat d'une valeur de 72 millions d'euros. Attribué par Shanghai Songjiang Tramway Investment and Operation Co. Ltd, il porte sur la fourniture de 30 tramways Citadis destinés aux deux premières lignes de Songjiang, en périphérie de Shanghai. Il s'agit du premier projet de tramway Citadis d’Alstom en Chine.
Songjiang prévoit la construction de six lignes de tramway d'ici à 2020. Les 30 Citadis circuleront sur les deux premières lignes, T1 et T2 (31 kilomètres, 42 stations). Ces deux lignes devraient entrer en service en 2017 et assurer le transport de 173 000 personnes par jour. Shanghai prévoit de construire un réseau de tramways de 800 km d'ici à 2020. Environ 40 villes chinoises ont en projet le développement d’un réseau de tramway, et la Chine a prévu de construire 2 000 km de tramway moderne d’ici 2020.
« Alstom participera à cet ambitieux projet de développement du réseau de tramway en apportant son expérience internationale et son expertise en matière de tramways », a affirmé Fang Ling, directeur général d'Alstom Transport Chine.
Pour ce premier contrat, Satco fabriquera les tramways et Alstom fournira les systèmes de traction, les bogies et le système de contrôle et de surveillance de train (TCMS).
Les usines Alstom françaises qui seront impliquées dans ce projet sont celles de La Rochelle pour le système TCMS, Villeurbanne pour le matériel informatique, Le Creusot pour les bogies, Tarbes pour l'assistance technique et les modules de puissance. L'usine de Sesto en Italie apportera son assistance technique pour les onduleurs en traction.
Diplomatie ferroviaire russe en Asie du Sud-Est
Le voyage officiel en Asie du Sud-Est de Dimitri Medvedev, chef du gouvernement de la Fédération de Russie, aura été riche en signatures pour les RZD. Au Vietnam puis en Thaïlande, les Chemins de fer russes ont en effet conclu deux accords de coopération, portant en particulier sur des projets d’infrastructure.
Pour commencer, le 6 avril à Hanoï, Vadim Morozov, premier vice-président des RZD, et Vu Tá Tùng, directeur général des DSVN (Chemins de fer vietnamiens), ont conclu un accord de coopération. Les domaines concernés par cet accord sont la logistique, la réalisation de projets d’infrastructure, la coopération mutuelle dans le cadre d’organisations internationales, ainsi que l’échange d’expériences et d’informations technico-scientifiques. Dans leur communiqué, les RZD précisent que le principal projet de développement d’infrastructure « pourrait devenir la construction d’une ligne ferroviaire dans le sud du Vietnam, dont l’étude a été menée conjointement par la société Un Vien, les Chemins de fer vietnamiens et la société RZD », un projet « actuellement à l’étude par le gouvernement vietnamien ».
Deux jours plus tard, le 8 avril, c’est un mémorandum d’entente bilatérale qui a été signé par Alexandre Saltanov, vice-président des RZD, et l’entreprise thaïlandaise Banpu, qui exploite des mines de charbon et des centrales électriques dans le sud-est asiatique. Ce mémorandum « renforce les intentions des parties, concernant l’accord sur le tracé de la nouvelle ligne ferroviaire Kalimantan Rail, qui passera sur le terrain en concession de la société Banpu, à l’endroit des mines de charbon, dans la province du Kalimantan Oriental ».
En clair, si le cosignataire des RZD est thaïlandais, la province en question n’est autre que l’est de la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Dans cette province, un projet de ligne nouvelle a été lancé en 2010 avec le soutien des RZD et du ministère des Affaires étrangères de Russie : il s’agit aujourd’hui du projet « le plus élaboré, dans le domaine civil de la coopération russo-indonésienne ». La première phase de la partie ferroviaire du projet comprend une voie ferrée de 190 km, son matériel roulant, un port maritime et une centrale pour le charbon. Avec le nouveau mémorandum, la Russie devrait faciliter l’accès à cette nouvelle infrastructure pour Banpu et ses filiales. Reste qu’entre les accords de coopération et les réalisations, le chemin est parfois long.
Bayonne choisit un «Tram’bus»
La communauté d'agglomération Côte basque-Adour a décidé le 10 avril de se doter d'un réseau d'autobus à haut niveau de service pour un budget de 130 millions d'euros. Il s'articule autour de deux lignes totalisant 25,2 km en majorité avec couloirs réservés. Elles desserviront la moitié de la population et 57 % des emplois. Dans un territoire où les transports en commun n'assurent aujourd'hui que 5 % des déplacements, l'objectif est un trafic de 4 millions d'usagers la première année. Les travaux doivent commencer en 2016 pour une mise en service en 2019. Le public sera consulté pour le nom définitif de ce tram'bus.
Michel Garicoix
Plainte de la SNCF après le franchissement de passage à niveau par le Paris-Roubaix
La SNCF a annoncé le 13 avril qu'elle portait plainte contre X à la suite du franchissement la veille d'un passage à niveau fermé par plusieurs concurrents de Paris-Roubaix. La veille, de nombreux coureurs sont passés outre le feu rouge, ce qui est interdit sous peine de déclassement, avant que les officiels ne bloquent les autres concurrents, juste avant l'arrivée d'un TGV, à la hauteur de Wallers (Nord), à 87 kilomètres de l'arrivée.
"De tels agissements sont au minimum passibles d'une contravention pénale", souligne la SNCF pour qui la question des passages à niveau est un enjeu crucial de sécurité. Ce type d'"infractions au code de la route ont causé en 2014, la mort de 29 personnes", rappelle-t-elle.
"La SNCF est dans son rôle, sa réaction est légitime", a réagi auprès de l'AFP Christian Prudhomme, directeur de Paris-Roubaix et du Tour de France.

Alstom vend ses premiers tramways Citadis en Chine
La coentreprise Shanghai Alstom Transport Co (SATCO), qui comprend Alstom et Shanghai Rail Traffic Equipment Development (SRTED), a remporté un contrat de 72 millions d’euros,… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
… attribué par Shanghai Songjiang Tramway Investment and Operation Co. Ltd et portant sur 30 tramways Citadis.Ce premier projet en Chine pour le tramway d’Alstom porte sur les deux premières lignes de Songjiang, un quartier en périphérie de Shanghai où 6 lignes de tramway sont prévues d’ici 2020. Ces deux lignes (31 km, 42 arrêts) devraient entrer en service en 2017 et assurer le transport de 173 000 personnes par jour. Au total, la ville de Shanghai prévoit de construire un réseau de tramways de 800 km d’ici à 2020.
Pour ce projet en particulier, SATCO fabriquera les tramways Citadis et Alstom fournira les systèmes de traction, les bogies et le système de contrôle et de surveillance de train (TCMS).
La traverse Brancion géolocalisée par Zenbus
B.E. green opérateur multimarques en transport collectif propre et JOUL, société spécialisée en solutions de géolocalisation dans le domaine de la mobilité, s’associent pour équiper les lignes de bus électriques de ZenBus, l’application de géolocalisation en temps réel. Destinée aux usagers, l’appli gratuite pour smartphone répond à la question « où est mon bus ?». La première ligne parisienne à en bénéficier sera la TraverseBrancion-Commerce, qui circule depuis 18 mois dans le 15e. Pilotée depuis le Smartphone du chauffeur, Zenbus restitue en instantané la position des véhicules sur une carte. A court terme, elle doit aussi donner le temps d’attente estimé.
« Cette solution est idéale sur un circuit comme la Traverse où les bus sont cadencés toutes les 15 minutes. Elle apporte à l’usager un véritable service à valeur ajoutée et pallie le déficit d’information et les interrogations liées aux aléas du transport en commun », explique Patrick Mignucci, président de B.E. green, qui envisage d’équiper d’autres lignes électriques de location longue durée de ce système.