Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Spie et IBM partenaires pour l’installation et la gestion de bornes de recharge

    Spie et IBM partenaires pour l’installation et la gestion de bornes de recharge

    Le groupe Spie a annoncé, le 11 février, avoir signé un contrat de coopération avec IBM pour proposer une offre commune de gestion des bornes de recharge de véhicules électriques en France : installation, supervision, maintenance et exploitation technique et commerciale… …Spie apportera sa compétence dans l'installation et la maintenance des bornes de recharge, tandis que la plateforme qui structurera ce nouveau service a été développée par IBM. Cette Electric vehicle enablement platform (EVEP), déjà en service dans plusieurs pays, notamment en Irlande où 1000 bornes de recharge ont déjà été installées, permettra de gérer les dispositifs de charge des différents opérateurs et constructeurs et d'effectuer un relevé et un suivi statistique sur la nature et la fréquence des usages ou la maintenance. 

    La loi sur la transition énergétique prévoit d'atteindre 7 millions de points de charge en 2030, contre moins de 20 000 aujourd'hui. 

    Le gouvernement a pris des mesures incitatives en exonérant notamment de redevance d'occupation du domaine public les opérateurs qui implanteraient des bornes dans le cadre d'un projet de dimension nationale. Bolloré bénéficiera par exemple de cette mesure pour l'installation de 16 000 points de charge publics d'ici à 2019. 

    Le groupe Spie est aussi un important utilisateur de véhicules électriques. D’ici la fin de l’année, il en aura acquis 730 : 330 véhicules utilitaires (3 m3) et 400 véhicules de société (2 places). A terme, 10 % de la flotte totale du groupe sera composée de véhicules électriques. 

  • Deux nouveaux directeurs pour la Société du Grand Paris

    Deux nouveaux directeurs pour la Société du Grand Paris

    Lors de son  prochain conseil de surveillance qui se tiendra le 16 février, la Société du Grand Paris (SGP) devrait nommer les deux nouveaux membres de son directoire… Il s’agit de Bernard Cathelain, actuel directeur général adjoint Aménagement et développement d’Aéroports de Paris, qui remplace Didier Bense, qui était entré au directoire en septembre 2010 ; et de Catherine Pèrenet, directrice interrégionale de la Caisse des Dépôts, qui prendra la place de Pierre-Alain Jeanneney, également membre depuis septembre 2010 et dont la démission vient d’être acceptée par le gouvernement. Lors de ce même conseil, la SGP devrait également entériner le transfert par convention de la maîtrise d’ouvrage du prolongement de la ligne 14 Sud de la SGP à la RATP ; le lancement des études d’avant-projet pour cette même L14 sud ; ainsi que le transfert de la maîtrise d’ouvrage de la ligne 15 est, cette fois du Stif vers la SGP.

    [email protected]

  • Grande-Bretagne : Une automotrice alimentée par batteries

    Grande-Bretagne : Une automotrice alimentée par batteries

    Pantographe levé ou baissé, cette rame automotrice électrique Class 379 transporte depuis un mois les voyageurs sur l’antenne reliant Manningtree, au nord-est de Londres, et Harwich, sur la mer du Nord… Prélevée sur le parc assurant la navette aéroportuaire Stansted Express, cette rame Electrostar, construite par Bombardier à Derby, a été équipée de batteries lithium-fer-magnésium, fixées sous le châssis d’une de ses quatre caisses, qui lui permettent d’assurer un service régulier en toute autonomie. Ce projet pilote a été officiellement présenté le 9 février par les membres du programme de recherche IPEMU (Independently Powered Electrical Multiple Unit, soit « automotrice électrique à alimentation autonome »), qui comprennent, outre le constructeur, Network Rail (gestionnaire du réseau ferré britannique, qui participe au financement), la direction ferroviaire du DfT (ministère des Transports), Valence Technology (batteries) et Abellio Greater Anglia (exploitant de la ligne). En principe, cette mise en œuvre de batteries, qui peuvent également stocker l’énergie de freinage, ouvre de nouvelles perspectives pour l’exploitation des lignes dont l’électrification n’est économiquement viable sans avoir pour autant recours à la traction thermique.

  • La SNCF prend la voie de la transformation digitale

    La SNCF prend la voie de la transformation digitale

    Après avoir lancé il y a quelques jours sa nouvelle application baptisée SNCF, qui doit devenir à terme l’application unique de l’entreprise, la compagnie ferroviaire s’est expliquée le 10 février sur son nouveau plan digital…

    A terme, cette application unique devrait permettre d’avoir toutes les informations sur tous les trafics de tous les trains et devrait également donner des informations pour se déplacer d’adresse à adresse. « C’est déjà possible dans plus de dix villes », indique Yves Tyrode, le directeur digital et communication de la SNCF. « Afin d’être plus proche de nos clients, nous avons intégré des possibilités de personnalisation pour avoir l’ensemble des informations sur les trajets quotidiens. Cette application développée en quelques mois a été définie avec les utilisateurs ». Pour l’entreprise, il s’agit de "simplifier le quotidien des voyageurs des transports urbains en leur offrant tout sur mobile".

    Au sein de l’entreprise elle-même, les métiers vont évoluer. Pour son président, le digital est « un formidable levier de changement ». La maintenance du matériel et la surveillance du réseau par exemple se feront sur tablette, ce qui doit permettre à la fois de dématérialiser la documentation et les procédures, et faciliter le traitement et l'analyse des données.

    "De nouveaux outils seront créés et mis à disposition de tous, développeurs et utilisateurs internes et externes". Entre autres, le Store.SNCF, développé sur le modèle de l'Apple Store pour permettre à la SNCF de "pouvoir profiter des talents digitaux de ses collaborateurs pour que les bonnes idées deviennent réalité", souligne le groupe.

    Autre grand volet du programme, la SNCF affirme vouloir mettre tous ses trains et ses gares sous couverture 3 G et 4 G. « Nous mettons en œuvre la méthode de la main tendue aux quatre opérateurs de téléphonie », explique Yves Tyrode. « Dès le mois de mars, la couverture va être mesurée sous le contrôle de l’Arcep (ndlr l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Puis nous partagerons en avril ces résultats avec chacun afin de voir comment on peut organiser le déploiement des antennes et traiter les zones d’ombre ou de mauvaise réception ». Une déclaration d’intention a été signée entre la SNCF et l’Arcep. Celle-ci "vise à renforcer les interactions entre l'Arcep et la SNCF, avec pour premier objectif un meilleur accès des voyageurs aux réseaux mobiles dans les trains", précise de son côté le régulateur des télécoms dans un communiqué.

    Le cas des TGV est traité à part. La SNCF explique qu’un appel d'offres est en cours pour équiper les TGV d'un accès à Internet, qui passera aussi en partie si nécessaire par le Wifi. Le résultat de cet appel d’offres doit être connu fin juin. L'ensemble du réseau ferroviaire pourrait ainsi bénéficier d'une connexion à Internet d'ici à la fin 2016, estime la SNCF.

    Cette démarche marque la fin de la politique engagée depuis plusieurs années dans ce domaine par la SNCF. "Le choix qu'on a fait il y a cinq ans -et qui avait été salué par tout le monde-, le modèle satellitaire, ne s'est pas révélé pertinent, ni d'un point de vue technique ni d'un point de vue commercial", a expliqué Guillaume Pepy. "Nous allons changer de technologie. Jusqu'à présent, nous avions testé une technologie qui alliait wifi et connexion par satellite, et nous allons passer à une technologie qui va allier du wifi dans les rames à la 4G", a ajouté le président de la SNCF.

    L’open data fait aussi partie du programme. La SNCF affirme vouloir ouvrir ses données gratuitement aux petites start-up mais veut les faire payer aux multinationales.

    Pour s’ouvrir à ces start-up qu’il souhaite soutenir, le transporteur compte prendre des parts dans les plus prometteuses d’entre elles. Un fonds d'investissement doté de 30 millions d'euros en 3 ans sera créé en juin.

    Marie-Hélène Poingt

  • Le Gart partenaire de la centrale d’achats d’Agir

    Le Gart a décidé de participer à l’action menée par la Centrale d’achats du transport public (CATP) pour aboutir à une plus grande optimisation des coûts. Suite à un partenariat récemment signé, la CATP, créée fin 2011, met à disposition des membres du Gart son expertise en conseil et achats de produits et de services : véhicules, SAEIV, billettique, site Internet, applications smartphone …  Les partenaires ont aussi prévu d’animer un groupe de travail sur l’interopérabilité des technologies et systèmes. Marc Delayer, président de la centrale d’achats, explique que « le recours à la CATP permet aux élus et aux techniciens de se décharger des procédures administratives au profit de la réflexion sur les besoins des usagers et l’exécution des politiques de déplacement. »

  • SNCM : Transdev propose l’embauche des salariés licenciés

    Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM, a annoncé, le 13 février, qu'il participera financièrement au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui devra être mis en place, les offres de reprises déposées prévoyant toutes des suppressions d'emplois. 

    Transdev précise avoir déjà transmis aux administrateurs judiciaires la liste des postes ouverts au recrutement au sein du groupe Transdev en France, soit 150 postes, mais aussi en Europe, sans en préciser le nombre. 

    « A compétences égales, une priorité d'embauche a été instaurée au bénéfice des salariés de la SNCM. Par ailleurs, Transdev financera l'accompagnement des mobilités fonctionnelles ou géographiques des salariés reclassés dans le groupe », détaille la société. 

    Cinq offres de reprise et deux lettres d'intention ont été déposées pour la reprise de la compagnie maritime, qui prévoient le départ de la moitié des 2 000 salariés environ de la SNCM dont 1 500 en CDI.  

  • Europorte remporte l’appel d’offres de Bordeaux Port Atlantique

    class= »MsoNormal » style= »mso-pagination:none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt;
    mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none »>
     Le Port de Bordeaux a confirmé mi-février sa décision de retenir Europorte pour l’exploitation des terminaux du Verdon. Déjà présent sur les grands ports maritimes de Dunkerque, Nantes Saint-Nazaire, Le Havre, Rouen, La Rochelle, Paris et Strasbourg, Europorte doit « mettre en place une chaîne logistique complète allant du déchargement des navires jusqu'à la desserte ferroviaire, permettant un report modal de la route vers les modes massifiés maritimes, fluviaux et ferroviaires dans l'hinterland du port de Bordeaux », explique un communiqué de la filiale fret du groupe Eurotunnel.

  • Grande-Bretagne : Serco signe avec CAF, GBRf et Alstom pour le Caledonian Sleeper

    Pour renouveler le parc des trains de nuit Caledonian Sleeper, qui relie Londres à cinq villes écossaises, le futur exploitant Serco a signé un contrat de 200 millions d’euros avec CAF pour la fourniture de 75 nouvelles voitures (4 rames de 16 voitures plus réserve). La traction, désormais électrique sur les tronçons le permettant, sera assurée pour 15 ans par GB Railfreight, ce qui représente pour cette filiale du Groupe Eurotunnel un chiffre d’affaires de près de 120 millions d’euros. Et la maintenance du parc actuel continuera d’être effectuée par les sites Alstom de Polmadie (Glasgow) et Wembley (Londres). Chiffré à 125 millions d’euros sur 15 ans, ce contrat couvre également la maintenance du nouveau parc, dont la mise en service est prévue pour 2018.

  • Politique ferroviaire. « Mauvais signal »

    Politique ferroviaire. « Mauvais signal »

     

    Par Jean-Claude Favin-Lévêque  

    C’est l’expression utilisée par la ministre de l’Ecologie pour qualifier la hausse des tarifs de la SNCF pour 2015. Cette hausse arrivait à un bien mauvais moment, celui où entrait en vigueur la mère de toutes les réformes, cette réforme ferroviaire supposée relever les défis du XXIe siècle. Elle envoyait un message pessimiste, que SNCF ne pouvait contenir une dérive de ses coûts, notamment de main-d’œuvre, que ce grand groupe public n’était pas en mesure de dégager des gains de productivité suffisants pour compenser une inflation historiquement faible et qu’enfin il ne pariait pas sur les effets de cette réforme pour pouvoir le faire.

    Mais faisant suite à ce mauvais signal envoyé par l’entreprise avec l’accord du ministère, ce dernier en envoie deux autres. L’ensemble montre à quel point le ferroviaire français tourne en circuit fermé et affiche son manque de stratégie.

     

    Autre mauvais signal en effet que le feu vert gouvernemental à la déclaration d’utilité publique de la ligne nouvelle Poitiers – Limoges. Ce gouvernement avait dénoncé un prétendu tout TGV, supposé coupable des malheurs des trains du quotidien et de la dette du système ferroviaire. Un slogan désastreux. Dans ce contexte, la décision gouvernementale apparaît aujourd’hui d’autant plus ubuesque. Car s’il y a du bon et du mauvais TGV, le Poitiers – Limoges fait indéniablement partie de la deuxième catégorie. Un projet ruineux pour un service injustifié à un coût d’exploitation rédhibitoire. L’avis est unanime et a été documenté par la commission Mobilité 21 et la Cour des comptes : Poitiers – Limoges était l’exemple de ce qu’il ne faudrait plus faire. Le mauvais signal s’adresse aux responsables des collectivités territoriales qui peuvent impunément continuer à défendre des projets dispendieux dont ils ne supporteront pas les charges financières. Il décrédibilise l’action publique en soulignant le manque de courage de l’Etat central qui, pour des raisons politiciennes, n’ose pas dire non à des projets déraisonnables. On voudrait tuer le TGV qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

     

    Mauvais signal enfin que cette information, ni officialisée ni démentie, que la prochaine attribution du contrat des Trains d’équilibre du territoire se ferait sans appel d’offres. Information discrètement occultée par une nouvelle commission Duron sur les trains du quotidien et un zeste de concurrence avec les cars longue distance dans la loi Macron. Mais le conservatisme reste total quant à l’ouverture du rail pour cause de corporatisme syndical. La France continue à entrer dans l’Europe ferroviaire à reculons. La victime en sera tout d’abord les finances publiques qui continueront à payer des trains du quotidien 30 % plus chers que chez nos voisins. Ce sera ensuite l’entreprise publique qui, surprotégée trop longtemps, devra finir par basculer sans transition dans le grand bain de la concurrence sous la pression de voisins exaspérés par le double langage. Le résultat est connu d’avance car notre pays a déjà utilisé cette triste recette pour le fret : le trafic marchandises a chuté dans notre pays de 30 % pendant qu’il augmentait de 40 % en Allemagne.

     

    Le mauvais signal, c’est que la France poursuit son chemin ferroviaire, indifférente au monde extérieur, selon son habitude, ses mauvaises habitudes.

  • Paris : le Stif commande 10 rames M109 de plus pour le RER A

    Le Stif a commandé 10 nouvelles rames, destinées au RER A, au consortium  Alstom – Bombardier, pour un montant de 150 millions d'euros. 

    Il s’agit d’une levée d’option d’une commande passée en 2012 (70 rames), après celle de 2009 (60 rames), afin de remplacer les trains à un seul niveau du RER A, de moindre capacité et moins bien équipés en vidéosurveillance et en climatisation. 

    Alstom précise que 87 rames ont été livrées à ce jour, sur un total de 140 commandes fermes. 

    Le montant total du marché dépasse 2 milliards d'euros et pourrait atteindre 2,6 milliards d'euros en cas de levée des options restantes sur 35 rames supplémentaires.

    Les nouvelles rames M109, comprenant chacune cinq wagons à deux étages, seront livrées « courant 2017 » a indiqué Alstom.