Auteur/autrice : admin_lvdr

  • RATP : Arnaud Anantharaman nommé responsable de la mission Grand Paris

    RATP : Arnaud Anantharaman nommé responsable de la mission Grand Paris

    A compter du 1er décembre, Arnaud Anantharaman sera nommé responsable de la mission Grand Paris à la RATP , auprès de Christian Galivel, Directeur Général Adjoint en charge des Projets, de l’Ingénierie et des Investissements.

     

     

     

    Arnaud Anantharaman, 31 ans, a débuté sa carrière en 2010 au sein de la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement d’Ile-de-France, en tant que chef du service habitat et rénovation urbaine en Seine-Saint-Denis. 

    En 2012, il est conseiller technique en charge du développement urbain au sein du cabinet de François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, où Il y assure le suivi de la mise en oeuvre des actions de rénovation urbaine dans les quartiers de la politique de la ville, et du volet urbain et habitat de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014.

     

    Arnaud Anantharaman est diplômé de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur du Corps des Ponts, des Eaux et des Forêts, et titulaire d’un doctorat de mathématiques appliquées. 

  • Recharges électriques : un opérateur privé devrait installer 16 000 bornes

    Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a affirmé le 27 novembre, qu'un opérateur privé, sans dévoilé son nom, allait annoncer "la semaine prochaine" l'installation de 16 000 bornes de recharge pour les véhicules électriques en France.

    Le déploiement de ces infrastructures constitue un des principaux points de la loi sur la transition énergétique. Son objectif est d'atteindre les 7 millions de points de recharge d'ici 2030. 

  • Royaume Uni : la franchise Londres – Edimbourg confiée à Stagecoach et Virgin

    Le ministère des Transports britannique a annoncé, le 27 novembre, que la franchise de la côte Est serait confiée à Inter City Railways, une coentreprise regroupant les groupes britanniques Stagecoach (qui en détient 90%) et Virgin Group (10%).  Le groupement associant Keolis et Eurostar figuraient parmi les candidats en lice. 

    Inter City Railways va exploiter cette ligne, à partir de mars 2015 et pour huit ans. 20 millions de passagers y sont attendus chaque année. 

    Actuellement, la ligne est exploitée par les autorités publiques britanniques depuis que son précédent prestataire privé, National Express, a renoncé à assurer la liaison. 

  • IDF : Région et CCI d’accord sur le plan de financement du Pass à tarif unique

    Les présidents de la région Ile-de-France et de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France sont convenus d'un protocole d'accord sur le développement économique qui permettrait un passe à tarif unique de 70 euros dans les transports, a-t-on appris le 26 novembre.

    Pour ce faire, les entreprises accepteraient un relèvement du versement transport (VT), acquitté par les entreprises de 10 salariés et plus, d'au maximum de +0,13 point en moyenne sur la période de la convention pour les zones 1 (Paris et Hauts-de-Seine) et 2 (communauté urbaine de Paris sauf les communes de la zone 1)" assujetties respectivement à des taux de 2,7% et 1,8%. Les entreprises de la zone 3 – la plus éloignée du centre et la moins bien desservie – ne subiraient aucune augmentation et resteraient à 1,5%. *

    L'augmentation du VT pourrait être adoptée par l’assemblée régionale tout début janvier, après avoir été inscrite dans la loi de finances rectificative (PLFR) à venir. 

  • Le Regio2N arrive en Rhône-Alpes

    Le Regio2N arrive en Rhône-Alpes

    Depuis le 20 novembre, le Regio2N, conçu et fabriqué par Bombardier Transport à Crespin, est entré en service commercial en Rhône-Alpes, entre Villefranche-sur-Saône et Vienne… Au total 40 rames seront déployées dans un premier temps sur l’axe Villefranche – Lyon – Vienne et sur l’axe Ambérieu – Lyon – Saint-Etienne dans le courant 2015.

    La Région Rhône-Alpes a retenu la version courte de 6 voitures (83 m) du Regio2N pour répondre à une augmantation de trafic tout en offrant un haut niveau de confort et de services aux voyageurs. Les TER proposent 15000 places assises.

    Les trains sont intégralement financés par le Conseil régional à hauteur de 400 millions d'euros dont 200 millions de prêt de la Banque européenne d'investissement.

  • Brésil : Egis acquiert Lenc à Sao Paulo

    La société d'ingénierie française Egis vient d’acquérir une société d’ingénierie brésilienne Lenc, installée à Sao Paulo. Fondée en 1975, Lenc travaille dans le domaine de la route (études,  l’exécution suivi, contrôle de travaux, et management de projets). Avec ses 450 collaborateurs, l’entreprise brésilienne a réalisé, en 2013, un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros, intégralement au Brésil. 

    Au Brésil, Egis a déjà acquis trois sociétés : Egis Vega Engenharia e Consultoria (conseil et ingénierie en transports urbains, ferroviaire fret et passagers) en 2011, Egis Aeroservice Consultoria e Engenharia de Projeto (conseil et ingénierie aéroportuaire) en 2012, et Egis Airport Operation do Brasil, créée en 2012, (société concessionnaire exploitant l’aéroport de Campinas – Viracopos au nord de São Paulo). 

  • Slovaquie : gratuité des trains pour près de la moitié des habitants

    La gratuité des trains, en Slovaquie, instaurée par une loi entrée en vigueur le 17 novembre, rencontre un énorme succès. Depuis la semaine dernière, quelque 316 000 Slovaques ont bénéficié de l’opération anti-austérité annoncée par le Premier ministre social-démocrate Robert Fico, en juin dernier. Le texte autorise plusieurs catégories d'usagers (enfants, étudiants, retraités, veuves et orphelins de policiers et pompiers) soit presque un Slovaque sur deux, à voyager gratuitement. 

    Le volet transport de la mesure anti-austerité, – elle comprend aussi un relèvement du salaire moyen – coûterait autour de 13 millions d’euros, selon le gouvernement Fico. Mais une pétition d'opposants aux trains gratuits a recueilli plus de 10 000 signatures. Ils déplorent que ce soit les contribuables qui paient, in fine, à travers les impôts. 

  • Réforme territoriale. Auvergne et Rhône-Alpes se rapprochent déjà via leurs transports

    Les régions de Rhône-Alpes et d’Auvergne, qui doivent fusionner dans le cadre de la réforme territoriale, veulent d'ores et déjà créer des trains directs sans escale, matin et soir, dans les deux sens, entre Lyon et Clermont-Ferrand, fin 2015. Les études techniques, financières et commerciales sont déjà en cours avec l’aide de la SNCF et de RFF.

  • Ecotaxe : le principe n’est pas abandonné malgré la suspension du contrat Ecomouv’

    La décision du gouvernement, prise le mois dernier de suspendre son contrat avec Ecomouv' ne veut pas dire que l’écotaxe est abandonnée « et certainement pas la suspension non plus du principe pollueur/payeur », a déclaré Ségolène Royal ministre de l'Ecologie et de l'Energie, le 24 novembre. 

    La Ministre avait pourtant annoncé la suspension "sine die" de l'écotaxe, le 9 octobre. La résiliation du contrat avec Ecomouv' avait été annoncée le 30 octobre. 

    Pour compenser la suspension de l'écotaxe, les députés ont adopté fin octobre dans le cadre du budget 2015, une hausse de 4 centimes d'euros sur le gazole pour les poids lourds applicable au 1er janvier 2015. Initialement, seuls les automobilistes étaient concernés. 

  • 10000 emplois menacés dans l’industrie ferroviaire

    10 à 15000 emplois sont « en risque » dans l’industrie ferroviaire française. C’est le cri d’alarme de la Fédération des industries ferroviaires (FIF)…  

    lancé à l’issue du comité stratégique de filière du mercredi 19 novembre. Comme la filière compte moins de 30000 personnes, en incluant les activités de pose de voie, la menace est colossale. Les responsables de la filière, inquiets depuis longtemps, s’affolent aujourd’hui de voir les carnets de commande ne plus du tout se remplir.

    Pour Jacques Beltran, directeur commercial France d’Alstom Transport «  le marché français ferroviaire et urbain est impacté par des événements qui créent une situation tendue. Il s'agit tout d'abord des difficultés de financement, générées en particulier par les problèmes autour de l'écotaxe. De plus le 3ème appel à projet pour les TCSP n'a pas encore été relancé. Aussi un certain nombre de projets d’agglomération sont-ils remis en cause ou retardés ». Si, sur le marché des tramways, Jacques Beltran signale « de sérieux espoirs comme, le T1 en Ile-de-France ou le tramway de Nice », ailleurs on est dans l’expectative.

    On assiste d’autre part, relève-t-il «  à une remise en cause du programme d’acquisition du matériel roulant des TER. Un contrat-cadre avait été signé en 2009, s’inscrivant dans une perspective « fois 4 » : la multiplication par quatre du trafic des TER. Cinq ans après, où en est-on ? Sur 1000 trains du contrat-cadre signé par Alstom, 218 trains seulement ont été commandés : 184 TER et 34 intercités. » Sur la question des Intercités « on attend la position de l’Etat », autorité organisatrice de cette activité, qui, rappelons-le, vient de confier une mission au député (PS) Philippe Duron. Enfin, Alstom attend une décision de la SNCF concernant le renouvellement des TGV normalement à partir de 2019.

    Dans ce panorama fort sombre, l’Ile-de-France, selon l’analyse d’Alstom, résiste plutôt: « les besoins y sont criants, et les projets sont a priori financés » dit Jacques Beltran.

    De ce fait, parmi les sites industriels d’Alstom, l’usine Petite-Forêt de Valenciennes, spécialisée dans les métros et les RER « pourrait s’en sortir un peu mieux que les autres ». Mais les autres grands sites — Belfort, Aytré, Reichshoffen – devraient voir « leur taux de remplissage diminuer très rapidement, à partir de 2017-2018, c’est-à-dire demain » dit Jacques Beltran, qui précise : « Et, dès 2015, l’ingénierie va commencer à souffrir». Cependant, la direction d’Alstom Transport se refuse à entrer dans le détail des emplois menacés site par site. Et elle ne commente pas l’information des Echos selon laquelle « Patrick Kron a reconnu il y a quinze jours des mesures de chômage partiel à Belfort».
    Certes, les sites français d’Alstom travaillent aussi pour l’exportation. Sur 2,5 milliards de CA réalisé en France, Alstom en exporte grosso modo 1 milliard. Soit 40%. Mais il est difficile de parier sur l’exportation alors que les clients étrangers demandent de plus en plus la localisation de la fabrication…

    Chez Bombardier, on confirme le diagnostic. Aujourd’hui, dit une porte-parole, le site de Crespin (2000 salariés) est nourri par les Regio 2N et le Francilien. Les levées d’option se font toujours attendre. Les premières rames des Regio 2N arrivent dans les régions : Aquitaine, Paca, Bretagne Rhône-Alpes , Nord pas de Calais les ont reçues, le Centre va fêter sa première rame le 1er décembre. Les essais d’homologation sont en cours pour le fonctionnement en Unité Multiple, les versions à 200 km/h pour les Pays de la Loire , ou la version extra-longue pour la Picardie sont en cours d’homologation. Crespin produit les trains régionaux à deux niveaux au rythme de 4 par mois. Une trentaine en tout auront été produits en fin d’année. Les commandes effectives se montent à 159 trains, pour une commande cadre de  860 trains. Pour Bombardier, ces 159 rames sont un « bon début », mais, comme on le craignait depuis des années, la suite n’arrive qu’au compte-goutte. Mauvais  signe, la Bourgogne a décidé récemment de renouveler des rames Corail : fin d’un espoir de commande de Regio 2N de cette région. L’autre « série » produite par Crespin est le Francilien. Là non plus, les options ne sont pas levées. Il y a bien  quelques commandes de la RATP pour le RER A (les MI09, en consortium avec Alstom), ou les MF2000 (encore appelés MF01 par la RATP, avec Alstom  et Areva TA,) mais cela ne fait pas le plan de charge d’un grand site industriel.

    Les usines d’Alstom et de Bombardier pourraient être alimentées, si elles décrochaient le contrat du RER2N NG prévu pour le prolongement d’Eole. L’appel d’offre est en cours et les deux concurrents y ont répondu en consortium. Le contrat ne leur est pas acquis, car Caf et Siemens, des candidats sérieux sont aussi candidats, dont la victoire aurait aussi un impact sur l'industrie nationale  : CAF verrait « augmenter considérablement  la charge de son usine de Bagnères-de-Bigorre, avec des centaines d'emplois à la clef » nous précise Francis Nakache, DG de Caf France ; quant à Siemens, le groupe allemand ne fait pas mystère, en cas de victoire, de sa volonté d'investir dans un site de production en Ile-de-France (à moins que cette localisation en France ne soit la condition d'un succès). Quoi qu'il en soit, l’appel d’offres est assez compliqué. Restera bien sûr, le métro du Grand Paris. Mais l’appel d’offres pour les premières rames n’est pas encore lancé. Surtout, malgré les déclarations de Manuel Valls appelant à une accélération du programme, les professionnels s’attendent pour commencer à des retards dans la mise en service du premier tronçon (le sud de la ligne 15), qu’on ne voit pas prêt pour 2020. Et la commande de matériel pour ce tronçon, de 40 rames, loin d’être négligeable, ne suffira pas à remplir les carnets de commande. Bref, si on espère, maintenant que s’annonce la fin du programme TGV, un report sur le Grand Paris, il y aura un « gap » dans le temps destructeur d’emplois, et rude pour la filière.

    Mais c’est surtout le nouveau positionnement de la SNCF comme « opérateur de mobilité » fait très  peur aux industriels du ferroviaire. Si la SNCF, juge-t-on souvent souhaite se désengager du ferroviaire, cela peut se comprendre… à la condition que cette entreprise « aujourd’hui en monopole, laisse la place à d’autres, car certaines activités auxquelles elle renonce pourrait être rentables». De plus, l’industrie se sent victime d’un double changement de cap de la SNCF qui  après avoir annoncé une énorme commande de renouvellement des TGV, repousse l’échéance et réévalue son besoin à la baisse. Même renversment dans les TER.

    Solutions immédiates proposées par la FIF ? Levées d’options sur les contrats ouverts (Regio 2N, Régiolis, Francilien) ; accélération du RER 2N NG qui semble enlisé ; mise en place d’une expérimentation d’ouverture à la concurrence du TET ; début de réalisation du Grand plan de modernisation du réseau ; maintien d’un flux minimum de production de TGV ; et — c’est dire si ça va mal — transfert d’une partie de la charge 2014-2015 sur 2016-2017.

     

     

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