Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Espagne. Les opérateurs privés se plaignent de la Renfe

    L'Association des entreprises ferroviaires privées espagnoles… (AEFP) interpelle la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC). Elle se plaint des pratiques de Renfe, surtout de ses filiales fret ainsi que RAMF (location de matériel roulant). La CNMC a accepté cette plainte et a ouvert une enquête, évoquant de possibles "entraves à la concurrence" prohibées par la loi espagnole et par les principes de l'Union européenne. Elle fait part aussi d' "indices rationnels de pratiques interdites" pour le transport de marchandises et ses services annexes. En arrière-plan, l'Association et les opérateurs privés (Comsa, Continental, Acciona …) revendiquent une ouverture plus large et loyale du marché ferroviaire ibérique où, jugent-ils, l'opérateur historique est trop en position dominante pour l'offre de traction comme pour la location de wagons.

  • Brest choisit Bouygues et BMF pour son futur téléphérique

    Des rumeurs disaient le projet de téléphérique brestois abandonné, parlant de…

    financement difficile à boucler, dans l’attente des résultats du 3ème appel à projets TCSP (transports collectifs en site propre). Pourtant, le 14 novembre, Brest métropole océane (BMO) a annoncé avoir retenu Bouygues Construction, une filiale du groupe Bouygues, et BMF, un groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d’attraction et dont le siège se trouve en Suisse, pour porter le projet de téléphérique qui doit permettre de franchir la rivière Penfeld séparant deux quartiers de Brest. Aujourd’hui, les deux ponts qui franchissent le fleuve sont saturés aux heures de pointe.
    Le téléphérique reliera le centre-ville et le plateau des Capucins, ancien site industriel de l’Arsenal qui doit accueillir à partir de 2016, sur 16 hectares, des logements, des commerces et des sites culturels et de loisirs. Les deux cabines de 60 passagers franchiront les 460 mètres qui séparent les deux rives, en trois minutes seulement, avec une fréquence d’un départ toutes les cinq minutes.
    Le coût global du projet est évalué à 19,1 millions d’euros (en incluant études et travaux d’infrastructures). Mais BMO met en regard le coût de la construction d’un troisième pont qui aurait coûté entre 30 et 60 millions d’euros, selon l’agglomération.
    La mise en service est prévue « au début du second semestre 2016 », a précisé Alain Masson, premier vice-président de BMO.

    [email protected]

  • 83

    C’est, en pourcentage, la proportion des Franciliens qui trouvent l’air de mauvaise qualité, selon un sondage réalisé en octobre par l’Ifop auprès d’un échantillon représentatif de 501 personnes…  Un chiffre en hausse de 18 points en six ans, rappelle Airparif, qui a commandé l’étude dans le cadre de son évaluation régulière de la perception des Franciliens sur la pollution atmosphérique.

    L'inquiétude porte d'abord sur les gaz d'échappement, jugés "préoccupants" pour 91% des personnes interrogées, suivis des rejets gazeux des usines (88%), ou encore l'utilisation des pesticides (87%).

    Selon l’agence régionale de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, « cette nouvelle enquête met l’accent sur la santé », puisque 29 % des personnes interrogées affirment avoir consulté un médecin, pour eux ou des proches, suite à des troubles liées à la pollution de l’air. "Soit, si on se livre à une extrapolation des données, 2,8 millions de personnes de 15 ans et plus".

    Pourtant, assure Airparif, "ce sondage reflète des perceptions qui ne sont pas toujours en adéquation avec la réalité". L’agence rappelle en effet, que bien qu’environ 3 millions de Franciliens sont toujours exposés à un air qui ne respecte pas la réglementation (les niveaux annuels autorisés de dioxyde d'azote et de particules sont régulièrement dépassés, "en 10 ans, la situation s'est néanmoins nettement améliorée".

    Revenant sur l’épisode de pollution de mars 2014, l'Ile-de-France qui avait entraîné la mise en place de la circulation alternée pendant une journée à Paris et dans la petite couronne, 46% des personnes interrogées indiquent l'avoir trouvée "plutôt efficace" contre 46% "plutôt pas efficace". "Les actions jugées les plus efficaces sont également celles qui impactent le moins la mobilité", relève Airparif. En effet, la gratuité des transports en commun est jugée plutôt efficace par 75% des personnes interrogées, suivie du contournement routier de l'agglomération par les poids lourds (68%), ou encore la gratuité du stationnement (60%).

  • Eurostar présente son nouveau train… et en commande sept de plus

    Eurostar présente son nouveau train… et en commande sept de plus

    Le 13 novembre, la gare londonienne de Saint Pancras a accueilli pour la première fois une des dix rames à grande vitesse e320 commandées par Eurostar à Siemens en 2010. A l'occasion, l'opérateur transmanche a annoncé la commande de sept rames de plus de ce nouveau modèle de la famille Velaro, apte à 320 km/h… Grâce à sa motorisation répartie, le nouveau train offrira 900 places assises sur 400 m, soit environ 20 % de sièges en plus que les rames actuelles, encadrées par deux motrices. Exploitant à fond le gabarit européen, les e320 présentent des espaces et aménagements nettement plus spacieux, en particulier pour les sièges et les porte-bagages. Les voitures des classes Business et Standard Premier ont été regroupées aux extrémités de la rame, alors que les deux voitures-bar se situent désormais au milieu, entre les voitures de classe Standard. Et quelle que soit la classe, le WiFi gratuit, un siège inclinable et une prise de courant (britannique et continentale) seront à disposition sans supplément de prix. Rendez-vous fin 2015 pour la mise en service !

  • Brest choisit Bouygues Construction et BMF pour son téléphérique urbain

    Brest métropole océane (BMO) a retenu le projet porté par Bouygues Construction et BMF, groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d’attraction, pour la réalisation de son téléphérique urbain, dont la mise en service est prévue en 2016. Au total, cinq constructeurs de câbles, associés à des entreprises de génie civil et des bureaux d’études, ont répondu à l’appel d’offres lancé en 2014 par l’agglomération. Le téléphérique reliera en trois minutes les deux rives de la Penfeld distantes de 460 mètres, permettant un accès facilité entre le centre-ville et le plateau des Capucins, ancien site industriel de l’Arsenal qui doit accueillir, sur 16 hectares, des logements, des commerces et des sites culturels et de loisirs, à partir de 2016. Deux cabines transporteront chacune 60 passagers à une fréquence de cinq minutes. Ce sont 675 000 personnes par an qui devraient emprunter ce téléphérique intégré au réseau de transport public de la ville. Actuellement, pour franchir le fleuve, il n’y a que deux ponts, régulièrement encombrés aux heures de pointe.  Le coût total du projet est évalué à 19,1 millions d’euros (dont 12,9 ME de téléphérique), alors que la construction d’un troisième pont aurait coûté, selon l’agglomération, entre 30 et 60 millions d’euros.

  • Hitachi seul en lice pour reprendre les activités ferroviaires de Finmeccanica

    Le conglomérat industriel japonais Hitachi est désormais « dans les dernières phases d'ajustement » pour le rachat des filiales de matériel et de signalisation ferroviaires du groupe italien Finmeccanica, selon le quotidien Nikkei du 14 novembre cité par l’AFP.

    « Le montant du rachat devrait être de l'ordre de 200 milliards de yens (1,4 milliard d'euros) », a précisé le journal économique japonais. 

    Si Hitachi reprenait les activités ferroviaires de Finmeccanica, son chiffre d'affaires annuel devrait atteindre environ 400 milliards de yens (2,8 milliards d'euros) dans ce domaine, selon la même source, le plaçant parmi les plus grands mondiaux : Siemens, Bombardier et Alstom. 

    Finmeccanica, qui est aussi un important acteur de l'aéronautique et de la défense, dès 2012, lancé le processus de cession d'AnsaldoBreda, et il devrait également céder Ansaldo STS bien que n'ayant pas officiellement mis cette entité en vente. 

    Plusieurs groupes étrangers s’étaient montré intéressés par tout ou partie de ces deux sociétés, mais il ne restait dernièrement en lice qu’Hitachi et China CNR, selon le Nikkei. 

    Le groupe chinois aurait finalement renoncé à faire une offre, laissant le japonais seul, selon des sources proches du dossier non citées par le journal. 

    Hitachi devrait faire une proposition concrète contraignante « dès cette semaine », précise-t-il. 

     

  • Info voyageurs. La RATP passe au NFC

    Info voyageurs. La RATP passe au NFC

    L’idée étant d’aller toujours plus vite, la RATP propose maintenant aux utilisateurs du bus et du tram d’avoir l’info-voyageur en un éclair. Un smartphone NFC (near field communication) qu’on approche de l’étiquette NFC apposée à titre de test, depuis la fin octobre, dans les abris de la ligne 24 et du T2, et hop le tour est joué !   

    Immédiatement, l’écran affiche les temps d’attente à l’arrêt pour les deux prochains bus ou tram, l’ensemble du parcours de la ligne et un plan de quartier interactif. Il peut aussi faire une recherche d’itinéraire.

    Ce nouveau service reprend les fonctionnalités du site Internet et de l'application pour smartphones déjà proposés par la RATP. « Il y a six millions de mobiles NFC, soit 10 % du parc, dont environ 2 millions en Ile-de-France et tous les mobiles neufs en sont dotés, assure Bernard Dupré, chef de projet, délégué à l’innovation à la RATP. On estime donc être “just in time“, que le marché est mûr et que la technologie va se généraliser dans les mois qui viennent». Avec ce choix du NFC, l’opérateur mise sur une technologie  innovante à fort potentiel de développement de nouveaux services.

    Développé par la filiale Ixxi, spécialisée dans les services de mobilité urbaine, le dispositif vient compléter les canaux d’information existants sous abri, QR Code ou envoi de SMS. Il présente l’avantage d’être très peu coûteux : environ 2,5 euros l’étiquette – qui est en fait une antenne – sans la pose, tout en étant résistante à l’humidité et aux UV. « Les étiquettes devraient tenir au moins cinq ans, selon nos estimations », poursuit-il.

    La RATP entend les généraliser aux 13 500 arrêts de son réseau de surface Paris et banlieue d’ici à la fin du premier trimestre 2015. « Le service devient particulièrement intéressant dès que les fréquences sont faibles, comme en banlieue ou sur les Noctilien »,souligne de son côté Dominique de Ternay, responsable marketing à la RATP.

    Le flashcode, ancêtre de l’étiquette QR Code, jusqu’à présent disponible aux arrêts fait l’objet d’environ 500 000 utilisations par an. C’est peu, mais régulier. De plus, il suffit de flasher une fois pour ensuite réactiver l’information, même depuis sa salle de bain. Idem avec le NFC, une fois la page mémorisée dans les favoris, une réactualisation de la page permet d’ avoir des infos fraîches.

    Quelle que soit la technologie employée, la qualité du réseau mobile reste le principal écueil pour les usagers. « Nous faisons le pari que les réseaux 3G et 4G seront de plus en plus développés », espère Bernard Dupré. Et si le NFC obtient le succès escompté, la RATP envisage déjà une prochaine étape : le tag NFC personnel. Il pourrait être à programmer soi-même ou être vendu préprogrammé à l’arrêt souhaité. Le service innovation du transporteur l’imagine déjà collé sur les réfrigérateurs des millions de Franciliens. Ce serait alors le nouveau réflexe du petit-déjeuner : coller son mobile au frigo pour savoir à quelle heure il faut partir !

    Cécile NANGERONI

  • Les CFF sollicitent leurs voyageurs pour passer à l’énergie solaire

     

     

    Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) vont tester pendant trois ans, un Pass Solaire, proposant aux usagers de financer, en partie, l’approvisionnement en électricité issue de l’énergie solaire, rapporte le quotidien suisse Blick du 11 novembre. Le but de ce pass solaire, d’une valeur de 25 francs par an (soit environ 20,7 euros), est de compenser la part non renouvelable de l’approvisionnement en électricité. Pour l’instant, seuls les  voyageurs membres de l'Association transports et environnement (ATE) qui est associée au projet peuvent rejoindre ce programme qui prévoit de «voyager en train exclusivement avec des énergies propres». Des abonnements de 50 francs (41,4 euros) pour les détenteurs de demi-tarif, et de 75 Francs (62,2 euros) au tarif général sont également proposés. Gros consommateurs d'électricité, les CFF utilisent près de 3 % de la production totale Suisse. 90 % des besoins sont déjà issus de l'énergie hydraulique, et le transporteur ferroviaire affiche la volonté, « d'exploiter le réseau exclusivement avec du courant écologique d'ici à dix ans », selon un communiqué.Comme le rappelle malicieusement le Blick, Andreas Meyer, directeur général des CFF doutait de l'énergie solaire il y a encore deux ans puisqu' il expliquait qu'il fallait l'équivalent de huit terrains de football pour mettre en branle un train !

  • Nice teste le bus électrique à autonomie illimitée

    Nice teste le bus électrique à autonomie illimitée

    Le 7 novembre, Transdev, qui transporte les passagers entre les deux terminaux et les parkings de l'aéroport de Nice a présenté, avec l'aéroport et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) le tout nouveau bus Watt System, conçu par l'équipementier PVI… Cette PME a mis au point une technique de recharge, souvent appelée biberonnage, qui est effectuée tout au long du trajet. A chaque arrêt, le bus branche automatiquement un bras extensible qui se connecte à un "totem"refermant des supercondensateurs afin de recharger ses propres supercondensateurs embarqués à bord, en 24 à 28 secondes (extension et rétractation du bras comprises). Grâce à ce système, l'autonomie du bus électrique est pratiquement illimitée, contrairement à un véhicule équipé de batteries classiques. A condition d'avoir une interstation maximale de 800 mètres, ce qui est dans la moyenne française.

  • Inde : Systra acquiert une société d’ingénierie

    La société d'ingénierie ferroviaire Systra a procédé à sa première grande acquisition hors des frontières françaises en Inde, où elle a repris la société SAI Consulting Engineers Pvt Ltd, a annoncé son président du directoire Pierre Verzat, au quotidien Le Figaro du 11 novembre.

    Installé à Ahmedabad, dans l'Etat du Gujarat (ouest), SAI Consulting Engineers travaille dans de nombreux secteurs du BTP et des grands travaux. L'entreprise emploie 600 personnes et a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros, dont près d'un tiers à l'international. 

    Cette acquisition va permettre d'étoffer les équipes de Systra déjà présente dans un pays où les projets d'infrastructures ferroviaires se multiplient, comme « de nouvelles lignes pour les voyageurs mais aussi de corridors dédiés au fret », souligne Pierre Verzat. « Nous devrions doubler notre chiffre d'affaires en Inde dans les cinq ans ».

    Pierre Verzat s'est fixé pour objectif de doubler le chiffre d'affaires de la filiale commune de la RATP et de la SNCF pour le porter à 800 millions d'euros à l'horizon 2018. Cela pourrait passer par de nouvelles acquisitions, notamment au Brésil, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.