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Auteur/autrice : admin_lvdr

Bretagne : Regio 2N sur les rails
Deux nouveautés sur les rails de Bretagne, fêtées sous la pluie et le son des cornemuses. Le 15 octobre, le premier Regio 2N livré à la Région a effectué un aller et retour inaugural entre … les gares de Dol-de-Bretagne et de Saint-Malo, en présence de Pierrick Massiot, président du Conseil régional, de Jean Bergé, président de Bombardier France, et de Jean-Philippe Dupont, directeur régional SNCF Bretagne. De plus, ce train arborait la toute nouvelle livrée – bilingue – du Transport public régional de Bretagne.

Allemagne : fin de service pour InterConnex
Le 14 octobre, InterConnex, la filiale allemande de Veolia a annoncé la fin de l'exploitation de la ligne Leipzig- Berlin -Rostock, en Allemagne. L'opérateur mettra fin au service le 13 décembre 2014, au changement d'horaire Christian Schreyer, Directeur Général de Veolia Verkehr, explique que "dans les circonstances actuelles, il n'est plus possible de faire fonctionner un service ferroviaire rentable sur le long terme", et d'ajouter "nous ne pouvons pas rivaliser avec les prix pratiqués par les bus longue distance, qui ne paient pas les péages routiers, lorsque les frais d'accès aux voies perçus par DB Netz sont en constante augmentation."
InterConnex, qui a été lancé en 2002, était le premier opérateur ferroviaire longue distance privé de l'Allemagne.
En 2013, Veolia a enregistré une baisse de sa fréquentation de 16%, le nombre de passagers a chuté à 335 000, contre 400 000 en 2012.
Retards de livraison du matériel TER : discussions autour des pénalités
La SNCF a annoncé, le 15 octobre, que des discussions étaient lancées avec les constructeurs Alstom et Bombardier, pour des pénalités inhérentes au retard de livraison enregistrés pour les nouveaux trains régionaux Regiolis et Regio 2N.
Ces pénalités pourraient être comprises, pour chacune des deux entreprises, entre 100 et 150 millions d'euros, en compensation de « retards au niveau de la chaîne industrielle » d'environ un an, car des fournisseurs leur ont "fait défaut", a indiqué, le 15 octobre, Alain Le Vern, directeur TER et Intercités à la SNCF, avant un comité de pilotage avec les régions qui ont commandé ces rames.
Lyon – Turin : France et Italie déposent un dossier de « grand projet européen »
La France et l'Italie vont déposer « avant le 26 février 2015 » un dossier commun pour que le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin soit reconnu comme "grand projet européen" et bénéficie ainsi de subventions européennes, a annoncé Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, le 15 octobre, lors de son audition devant la Commission du développement durable à l'Assemblée nationale.
Les grands projets bénéficient du soutien financier du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion, et sont sujets à l'évaluation de la Commission européenne.
L'Union européenne doit financer 40% des 8,5 milliards d'euros que coûtera la construction du tunnel transalpin de 57 km, soit 3,4 milliards, l'Italie prenant en charge 2,9 milliards et la France 2,2 milliards.
Uber condamné à 100 000 euros d’amende pour UberPop
La filiale française de la société américaine Uber a été condamnée, le 16 octobre, à 100 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir présenté son service UberPop comme du covoiturage, alors qu’il s’agit d’une offre payante de transport de particuliers.
Le tribunal l'a également condamnée à diffuser sur ses deux sites français un avis rendant compte de sa condamnation et mentionnant notamment le fait que les utilisateurs de l'offre incriminée, baptisée UberPOP, « (risquaient) eux-mêmes des poursuites pénales ».
Le directeur général d'Uber France a indiqué, dans un communiqué, son intention de faire appel du jugement.
Lille : Transpole propose une bibliothèque virtuelle dans les transports
Le gestionnaire Transpole a lancé, le 16 octobre, l’application BiblioMobi permettant de télécharger gratuitement des nouvelles à lire dans les transports. Pendant six mois, le temps de l’expérience, Transpole va proposer de courtes nouvelles, classées par catégories, amour, étrange, attente, voyages et feuilleton. Elles seront téléchargeables, dans les neuf arrêts de bus et les six stations de métro les plus fréquentés du centre-ville, à travers un code 2D à flasher ou en NFC.
Les histoires, dont le temps de lecture est adapté à la durée des trajets, ont été rédigées par des auteurs québécois, En partenariat notamment avec la Bibliothèque municipale de Lille, l’un des partenaires avec la Ville de Lille, l'agglomération et le CITC-EuraRFID (centre d'innovation des technologies sans contact et cluster de l'internet de l'objet) qui vont mener cette expérimentation pendant six mois.
Plusieurs transporteurs proposent déjà des nouvelles à télécharger, notamment les TER lorrains en partenariat avec la Région, et deux éditeurs électroniques Storylab et Parallèles Editions.
Allemagne : nouvelle grève des conducteurs de la DB
Les conducteurs de train de la Deutsche Bahn ont annoncé, le 14 octobre, une nouvelle grève de quatorze heures, le 15 octobre entre 14 h et 4 h le lendemain.
Le syndicat des conducteurs de locomotives (GDL) réclame entre autres une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de leur semaine de travail.
Les conducteurs de Deustche Bahn avaient déjà mené une grève la semaine dernière, dans la nuit du 7 au 8 octobre, et deux autres d'avertissement de trois heures début septembre.
En 2012, de précédentes négociations entre GDL et l'entreprise publique Deutsche Bahn avaient abouti à un accord prévoyant une augmentation des salaires de 6,2% sur deux ans.
San Francisco : Thales fournira le système CBTC sur le projet Central Subway
Le groupe Thales a annoncé, le 14 octobre, que l’Agence municipale des transports de San Francisco (SFMTA) avait choisi sa technologie SelTrac CBTC sur le tronçon de Central Subway, prolongement de la ligne T. Le montant de ce contrat s’élève à 18,2 millions d’euros.
La technologie de contrôle automatique des trains de Thales est déjà déployée sur la ligne de métro Market Street de San Francisco, permettant un interopérabilité avec le tronçon qui sera équipé. La mise en service est prévue en 2019.
La SFMTA, septième opérateur de transports publics des Etats-Unis, transporte plus de 200 millions de personnes par an.
Josef Doppelbauer, un industriel à la tête de l’agence européenne du Rail
Le 30 septembre, Josef Doppelbauer a été nommé directeur général de l’ERA (European Rail Agency, Agence européenne du rail) par le conseil d’administration de l’agence. Marcel Verslype, qui dirigeait l’ERA. depuis sa fondation en 2004, quitte son poste après deux mandats de cinq ans.
Mats Andersson, un Suédois a déjà été porté à la présidence de l’Agence. Pour la direction générale, deux candidats s’affrontaient, après avoir été sélectionnés par la Commission européenne.
Josef Doppelbauer, Autrichien, ancien d’Alcatel, ancien directeur technique, puis responsable de la recherche et de l'innovation de Bombardier Transport, avait l'appui des milieux industriels, notamment de l’Unife, leur association européenne. Il était également jusqu’à présent président de l'Errac (European Rail Research and Advisory Council), l'instance européenne de recherche ferroviaire, et il a joué un rôle moteur dans la mise en place du programme européen de recherche ferroviaire Shift2Rail dont il a dirigé le comité de pilotage.
Il l’a emporté sur Ralf Schweinsberg. Allemand, juriste, il est numéro 2 de l'EBA, l’Eisenbahn Bundesamt, le très puissant régulateur allemand. Ralf Schweinsberg avait déjà été candidat à la direction de l'agence en 2004 contre Marcel Verslype.
Les lourdeurs bureaucratiques de l’EBA faisaient extrêmement peur aux industriels.
Selon des indiscrétions, Josef Doppelbauer a fait forte impression par une solide présentation, prononcée en anglais en allemand et en français, Ralf Schweinsberg,, qui n’était pas favori, se limitant pour sa part à une allocution en allemand. C’est au bout de trois tours que Josef Doppelbauer l’a emporté. Le premier tour le donnait en tête (19 voix contre 13), et il l’a finalement emporté par 27 voix contre 5 à Ralf Schweinsberg. Victoire haut la main donc, mais il n’en fallait pas moins… Il fallait en effet obtenir 26 voix pour être désigné, soir les quatre cinquièmes d’un collège de 32 électeurs, dans lequel chacun des 28 pays membres de l'Union a une voix, la Commission disposant de 4 voix.
Le directeur général aura la tâche d'assurer la montée en puissance de l'ERA, conformément au volet technique du quatrième paquet ferroviaire. Ce volet, qui comporte deux directives (interopérabilité, sécurité), et un règlement concernant précisément l’ERA n’est toujours pas adopté. Mais il est attendu par la plupart des parties prenantes et ne pose pas les mêmes problèmes que le volet politique. L’Agence européenne devrait hériter de quelques-unes des prérogatives des autorités techniques nationales (l’EPSF en France), en ce qui concerne les autorisations pour les trafics internationaux.
La FIF, la Fédération française des industries ferroviaires, s’est félicitée dans un communiqué de l’élection de Josef Doppelbauer. Louis Nègre, son président, a indiqué être « très heureux de cette nomination. » La FIF, a-t-il déclaré, « a soutenu depuis le début la candidature d’un industriel de grande qualité à la tête de l’Agence Ferroviaire Européenne, candidature logique en raison des missions incombant à l’ERA en matière de sécurité et d’interopérabilité ferroviaire. La tâche à venir pour Josef Doppelbauer sera âpre et dure, mais il sait qu’il peut compter sur notre soutien et celui de notre filière industrielle ferroviaire pour y parvenir. »
Si les industriels européens et nationaux sont satisfaits on remarque qu’il n’y avait pas de Français dans la course. Plus grave, si les Français ont accueilli le siège de l’Agence, à Valenciennes et à Lille, sans que le pouvoir politique se soit d'ailleurs à l’époque particulièrement mobilisé pour cela, l'organigramme montre quelque chose de plus inquiétant pour les intérêts du pays dans le domaine : plus aucun Français ne joue de rôle moteur dans l'Agence.

TZen 3 : le schéma de principe adopté
Le STIF vient d'adopter le schéma de principe du TZen 3, un BHNS ( bus à haut niveau de service) qui entrera en service entre la Porte de Pantin et la station Gargan aux Pavillons-sous-Bois. Il desservira 21 stations sur 8 communes et aura pour terminus la station du T4 à Gargan… Le bus, dont la mise en service est prévue en 2020, empruntera l'itinéraire de l'actuelle ligne de bus 147, en suivant l'ex RN3, qui sera transformée en boulevard urbain afin de favoriser les déplacements piétons et vélos.
Il est prévu que le TZen 3 soit un bus bi-articulé de 24 m, à motorisation hybride qui pourra accueillir jusqu'à 42 000 voyageurs par jour .
Le montant du projet TZen 3 est estimé à environ 200 millions d’euros, matériel roulant compris.