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Auteur/autrice : admin_lvdr
IDbus ouvre une ligne Toulouse – Barcelone
Le service de voyages longue distance par autocar, filiale de la SNCF, IDbus, ouvre, le 17 octobre, une nouvelle ligne entre Toulouse et Barcelone, passant par Gérone. Au rythme d’un aller-retour par jour et au départ de la gare SNCF Matabiau, cette liaison mettra 4h50 pour rejoindre Gérone et 6h35 jusqu'à Barcelone. Jusqu’au 17 décembre 2014, le trajet est à 9 euros vers Gérone ou Barcelone, puis passera à 19 euros minimum. Les réservations seront ouvertes à partir du 16 octobre.
Avec un tiers de ses habitants âgés de 15 à 29 ans et plus de 100 000 étudiants, selon l'office de tourisme, Toulouse représente un marché intéressant pour IDbus. De plus, la ville attire beaucoup d'Espagnols. Plus de 20 000 ressortissants vivent en Midi-Pyrénées, dont 8 000 en région toulousaine.
Créé en juillet 2012, IDbus dessert désormais 17 métropoles européennes, en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne.
En juillet 2014, la société concurrente, Stagecoach, a de son côté lancé son concept Megabus sur une liaison Paris – Barcelone via Toulouse, qui a connu un succès tel que l’entreprise a dû ajouter une deuxième liaison quotidienne début août. Le tarif est de 12 euros en moyenne par trajet, en fonction de la demande, avec quelques places à 1 euro.

La part de l’automobile se tasse dans le budget global des Français
Les dépenses automobiles des Français ont augmenté de 2,5 % en moyenne par an entre 2007 et 2013, soit deux fois et demi… …la hausse moyenne des dépenses de consommation sur la même période, remarque l'Insee dans une note publiée le 13 octobre. Mais ces chiffres recouvrent des données contrastées : le coût d'acquisition d'un véhicule a seulement crû de 1,2 %, tandis que celui des carburants a augmenté de 3,6 %, conséquence de la hausse des cours mondiaux du pétrole.
La part du budget automobile dévolue à l'entretien a, quant à elle, progressé de 3 % par an. « Cette hausse s'explique par la spécialisation accrue de la main-d'oeuvre et la complexité des réparations liée à l'électronique embarquée », estime l'Insee.
En 2013, les ménages français ont consacré 124 milliards d'euros à leur budget automobile, soit 11 % de leurs dépenses de consommation, une proportion globalement en baisse depuis le sommet de 13,2 % atteint en 1982. Cela s’explique par la baisse des ventes globales de voitures. Entre 2007 et 2013, les acquisitions de voitures neuves ou d'occasion ont baissé de 3,1 % en moyenne par an. Les achats de carburant, en volume, ont décru de 1,8 % par an. Parce que les automobilistes ont modifié leurs comportements de conduite et que les véhicules récents consomment moins.
Malgré cette évolution, l'essence et le gazole sont devenus en 2012 le premier poste de dépense des automobilistes français, accaparant 31% de leur budget dédié, contre 28% à l'acquisition et 27% à l'entretien.
A l'exception de l'année 2008, période de pic pour les prix à la pompe, il faut remonter au milieu des années 1970, dans la foulée du premier choc pétrolier, pour trouver un tel poids du carburant dans le budget des automobilistes, selon l'Insee.

Ecosse : Hitachi fournira et entretiendra les trains, Abellio les exploitera
Les journées du 8 et 9 octobre changeront pour longtemps le paysage ferroviaire écossais. Le 8, l’exploitation des trains de voyageurs a été attribuée par l’agence Transport Scotland pour sept ans (voire dix en cas d’accord) à Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
Les autres pré-qualifiés étaient Arriva, MTR, National Express et FirstGroup. Ce dernier, qui exploitait la franchise ScotRail depuis 2004, devra céder sa place le 1er avril prochain. Deuxième coup de tonnerre le 9 octobre, lorsque Hitachi Rail Europe a confirmé être le « preferred bidder » pour la fourniture et la maintenance des futures automotrices destinées aux trains de banlieue de Glasgow et Edimbourg, ainsi qu’aux nouvelles relations entre les deux villes via Falkirk, sur un itinéraire en cours d’électrification. Les rames Hitachi (46 tricaisses et 24 quadricaisses) seront les premières de la nouvelle gamme AT200 présentée cet été. Leurs caisses en aluminium seront soudées au Japon, mais le constructeur n’exclut pas de délocaliser cette opération dans sa future usine du nord de l’Angleterre si « deux ou trois » commandes étaient passées dans la foulée…
Eurostar : les 40 % du Royaume-Uni sont en vente jusqu’à fin octobre
Le gouvernement britannique a lancé, le 13 octobre, le processus de vente de sa part de 40% dans la compagnie ferroviaire transmanche Eurostar en invitant les repreneurs potentiels à se manifester et espère boucler cette cession en début d'année prochaine… La décision avait été annoncée l'an dernier dans le cadre d'un plan de privatisations de 20 milliards de livres (25,4 milliards d'euros) d'ici 2020.
Les candidats à la reprise de cette participation ont désormais jusqu'à la fin du mois d'octobre pour se manifester. Le gouvernement du Premier ministre conservateur David Cameron espère finaliser la vente au premier trimestre 2015, soit avant les prochaines élections générales prévues en mai prochain.
La compagnie ferroviaire exploitant le train à grande vitesse entre Londres, Paris et Bruxelles est aujourd'hui détenue à 55% par la SNCF française, à 40% par le gouvernement britannique via la société publique London & Continental Railways et à 5 % par la compagnie ferroviaire belge SNCB.
Elle devrait perdre son monopole et faire face à la concurrence de la Deutsche Bahn, qui a obtenu le feu vert pour faire circuler ses trains dans le tunnel, à partir de 2016.
Nissan veut aider au déploiement des véhicules « zéro émission »
Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé, le 14 octobre, qu'il allait devancer le "superbonus" écologique en projet en France et accorder une remise supplémentaire de 3 700 euros aux acheteurs de ses voitures électriques se débarrassant d'un vieux diesel.
Dans le but de donner un coup de pouce supplémentaire au déploiement des véhicules "zéro émission", le ministère de l'Economie a dévoilé fin septembre le projet de porter à 10 000 euros, contre 6 300 euros jusqu'ici, les aides gouvernementales versées pour l'achat d'une voiture électrique, à condition de mettre à la casse un véhicule diesel de plus de 13 ans et de résider dans une zone urbaine agissant contre la pollution de l'atmosphère.
Alors que cette mesure doit a priori être appliquée en 2015, Nissan, partenaire de Renault, a décidé de la devancer dans son réseau commercial du 15 octobre au 31 décembre, a indiqué Bernard Loire, président de la marque pour l'Europe de l'Ouest.
Cette remise sera plus généreuse que la mesure gouvernementale, car elle s'appliquera contre la mise à la casse d'un véhicule diesel de plus de dix ans, et dans toute la France, a-t-il précisé.
Wedrive : PSA Peugeot Citroën investit dans le covoiturage
Le groupe automobile PSA-Peugeot Citroën a annoncé le 14 octobre avoir investi dans la start-up française Wedrive, nouvelle plateforme Internet de covoiturage domicile-travail.
PSA a investi un million d'euros, prenant 20% du capital de Wedrive, entreprise fondée par l'entrepreneur Cédric Nicolas et qui a lancé son service, le 17 septembre, visant en premier lieu le bassin d'emploi de Vélizy (sud-ouest de Paris).
Wedrive se distingue du leader du covoiturage, BlaBlaCar, en visant non les utilisateurs longue distance occasionnels, mais ceux qui ont recours à une voiture tous les jours pour des trajets domicile-travail.
Grâce à une application sur téléphone à l'interface simple et intégrant un porte-monnaie virtuel, Wedrive met en contact conducteurs et passagers potentiels, en organisant des groupes de 5 à 50 personnes, le but étant de créer des réseaux de confiance de covoiturage, selon Cédric Nicolas.
L'entreprise estime que le vivier potentiel de clients pour un tel service est de 50 millions en Europe de l'ouest, dont 11 en France où deux millions de personnes "covoiturent" déjà au quotidien, de façon informelle. Depuis le lancement de Wedrive, 400 personnes se seraient inscrites, selon Cédric Nicolas.
Pour Brigitte Courtehoux, responsable des services connectés et mobilité de PSA, prendre une participation dans une entreprise de covoiturage n'est pas contradictoire avec le métier de constructeur et de vendeurs des voitures. Il faut « suivre le rythme de nos clients, nos clients évoluent (…) ils ont envie de faire des économies, d'être accompagnés », explique-t-elle. « Il ne faut pas qu'on ait peur, nous, constructeurs, de ce qui est en train de se passer », ajoute Brigitte Courtehoux. Selon elle, l'application Wedrive a vocation à être intégrée dans les ordinateurs de bord des modèles de PSA dès 2015.
Grand Paris. Le prolongement d’Eole en difficulté
Parmi les décisions du comité interministériel que préside Manuel Valls aujourd’hui, on attend notamment celle… concernant le prolongement d’Eole à l’ouest. Un projet dont la convention de financement n’est toujours pas bouclé. Or, certains articles de presse, vendredi dans Les Echos, ou dimanche dans le JDD, ont inquiété les partisans du projet. Les deux journaux ont en effet insisté sur « l’explosion » des coûts d’Eole. Le JDD affirmant même : « le prolongement d’Eole a l’ouest aurait du plomb dans l’aile ».
On ne s’attend pas à l’annonce claire du report d’un projet confirmé par le Premier ministre dans une communication du 9 juillet portant sur le Grand Paris. Mais on pourrait ne plus trop s’empresser à faire aboutir le dit projet. De fait, le prolongement est passé de 2 milliards d’euros à 3,3 milliards. Mais c’est une vieille affaire, et le fait qu’elle ressorte ne semble pas dû au hasard. Le coût du prolongement d’Eole avait été établi en 2009, dans le plan de mobilisation de la région, à 2 milliards environ. Mais le chiffre ne tenait pas compte de divers équipements d’exploitation (ateliers ou dépots), ni de tous les coûts de la gare de La Défense sous le Cnit, particulièrement complexe techniquement. Les coûts ont depuis été intégrés dans le projet, tellement même qu’on était arrivé à une facture de 3,7 milliards d’euros, qui avait fait bondir le Stif. A sa demande, les coûts avaient été réexaminés et l’on était parvenu au moment de l’avant projet en 2013, à 3,3 milliards d’euros, enveloppe qui n’a pas bougé depuis.
Le projet, déclaré d’utilité publique en février 2013 et parvenu au stade de l’avant projet, pouvait donc suivre son cours, d’autant que la région en a toujours fait une priorité. Les appels d’offres ont été lancés, l’un pour le matériel roulant et l’autre pour une nouvelle signalisation, dite Nexteo. Le matériel roulant doit être d’un nouveau type, puisqu’il s’agira d’un RER 2N de nouvelle génération. Et c’est là que tout se complique. La SNCF et le Stif ont été « traumatisés » par la mise en service calamiteuse de la NAT (Nouvelle automotrice Transilien)—même si au bout du compte le train de Bombardier aujourd’hui en service, mieux connu sous le nom de Francilien, est un succès. Aussi ont-ils eu recours, à l’initiative de la SNCF, à un nouveau type d’appel d’offres, censé éviter les déboires de la NAT. Le matériel, nous confie un proche du dossier, n’est plus techniquement jugé selon une appréciation globale, mais selon les réponses fournies à 4500 niveaux de performance. Un premier appel d’offres a été annulé à la demande des industriels, les dits niveaux de performance ne pouvant être atteints partout. Ces niveaux ont été abaissés depuis, et trois réponses ont été apportées : Alstom-Bombardier ensemble, Siemens et CAF. Mais la procédure semble tellement complexe qu’il va être extrêmement difficile de satisfaire à l’appel d’offres… Depuis cet été, dans les diverses réunions entre les autorités de transport de la région et la SNCF/RFF, on sent, selon Pierre Serne, vice-président du conseil régional, « un moindre empressement » de la SNCF/RFF sur le prolongement d’Eole. Pierre Serne remarque de plus qu’à la différence du prolongement de la ligne 11 du métro parisien, fortement soutenu par les élus, Eole semble aujourd’hui moins porté. La grande difficulté politique, cela a toujours été le peu de soutien au conseil du Stif des élus de Paris à un projet concernant surtout la banlieue. Pierre Serne espérait, avec l’arrivée d’un élu EELV aux transports à la mairie de Paris, Christophe Najdovski, une attitude plus ouverte aux besoins des balieusards. Mais, une fois de plus, on se heurte aux problèmes de financement. La grande affaire de la mairie de Paris, ce sont les 400 millions qui manquent à son budget. Un trou qui conduit les élus parisiens à se montrer beaucoup moins généreux qu’auparavant au conseil du Stif dans leurs co-financements… Et Pierre Serne reconnaît qu’on entend assez souvent évoquer l’idée d’un phasage dans le prolongement d’Eole. On ne renoncerait pas au prolongement. Mais on pourrait remettre à plus tard le plus coûteux, le tunnel Saint-Lazare – La Défense, et commencer par les travaux d’amélioration de la ligne classique, et régler en priorité les énormes difficultés d’exploitation du Mantois.
Eole est loin d’être le seul projet que le Premier ministre et les ministres concernés vont traiter dans le Comité interministériel de ce lundi. On s’attend à une accélération des prolongements des lignes 14 au sud, ainsi que des tronçons communs des lignes 16 et 17 de Saint-Denis Pleyel jusqu’au Bourget RER, de la ligne 17, du Bourget RER jusqu’à Roissy CDG, de la ligne 18 jusqu’à Saclay. L’ensemble devrait être prêt en 2024,dans la . perspective, pense-t-on d’une candidature française soit aux Jeux olympiques de 2024, soit à l’Exposition universelle de 2025, dont on parle de plus en plus. Mais ces diverses accélérations avaient déjà été annoncées par Manuel Valls dans sa communication du 9 juillet sur le Grand Paris. La question à régler, c’est comme toujours la ressource. Le gouvernement n’avait finalement pas voulu d’une taxe sur les nuits d’hôtel fléchée sur les transports et permettant de dégager 140 millions par an. Mais il s’était engagé à dégager une ressource équivalente. Ce pourrait être réglé par un amendement gouvernemental au projet de loi de finances, mettant en place un panier de ressources, en partie issue des parkings.
Autre grande affaire du Comité interministériel, le logement. Le Premier ministre doit annoncer, selon le JDD « cinq sites prioritaires à fort potentiel de construction de logements », sur une vingtaine de sites identifiés, dont le site du journal donne la liste. La visite faisant suite cet après-midi au Comité interministériel devrait illustrer ce volet. Elle a lieu à Créteil l’Echat, future gare du Grand paris en correspondance avec la ligne 8 du métro parisien. Le maire PS de Créteil, Laurent Cathala, a confié à la SGP le soin d’aménager le site autour de la gare avec l’Agence technique et foncière de la région parisienne (AFTRP).
Mais le principal sujet que va examiner Comité interministériel doit être le projet de réécriture de la loi Maptam, créant la Métropole du Grand Paris. Les élus de la mission de préfiguration ont voté un projet qui ne va pas du tout dans le sens de ce que souhaitait le gouvernement. La ligne blanche à ne pas franchir, c’était de doter les futurs territoires de ressources propres. C’est pourtant ce qu a été voté par la plupart des élus, ralliés, depuis Anne Hidalgo jusqu’à Patrock Ollier, à une solution mise au point par Giles Carrez, député UMP, rapporteur général du budget et orfèvre en grand Paris, certaines taxes allant à la métropoles et d’autres aux territoires… Un sujet si complexe et si sensible qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit définitivement tranché ce lundi.
Hitachi de plus en plus européen
Coup de tonnerre en Ecosse ! Pas suite au référendum, mais à la révélation… du nom des entreprises qui seront chargées de l'exploitation et de la modernisation des transports sur rail au cours des prochaines années.
Le 8 octobre, l’exploitation des trains de voyageurs sur le réseau écossais a été attribuée par l’agence Transport Scotland pour une période de sept ans (qui pourra être prorogée à dix ans) à Abellio. Cette filiale des chemins de fer néerlandais est déjà présente depuis dix ans sur le réseau ferré britannique avec sa participation dans l'exploitation des franchises Merseyrail (réseau desservant les environs de Liverpool via le tunnel sous la Mersey), Northern Rail (nord de l'Angleterre) et Greater Anglia (nord-est de Londres). Les autres pré-qualifiés étaient Arriva, MTR, National Express et FirstGroup. Ce dernier, qui exploitait la franchise ScotRail depuis 2004, devra céder sa place le 1er avril prochain.
Deuxième coup de tonnerre le 9 octobre, lorsque Hitachi Rail Europe a confirmé être le « preferred bidder » pour la fourniture et la maintenance des futures automotrices destinées aux trains de banlieue de Glasgow et Edimbourg, ainsi qu’aux nouvelles relations entre les deux villes via Falkirk, sur un itinéraire en cours d’électrification. Les rames Hitachi (46 tricaisses et 24 quadricaisses) seront les premières de la nouvelle gamme AT200 présentée cet été. Leurs caisses en aluminium seront soudées au Japon, mais le constructeur n’exclut pas de délocaliser cette opération dans son usine actuellement en construction dans le nord de l’Angleterre si « deux ou trois » commandes étaient passées dans la foulée. En tous cas, Hitachi promet des trains moins agressifs pour la voie, moins énergivores et plus confortables que ce qui se fait actuellement. Avis aux décideurs…
L’agglo de Chartres veut gérer ses transports en direct
Est-ce un nouveau revers en vue pour Transdev ? L'agglomération de Chartres a décidé fin septembre de créer la…
société publique locale (SPL) « Chartres Métropole transport » qui pourrait prendre en charge le transport urbain l'an prochain. L’actuelle DSP gérée par Transdev prend fin au 31 décembre, mais l’appel d’offres de renouvellement n’a reçu qu’une seule réponse, celle de Transdev avec une facture pour la collectivité en hausse de 67 % sur l’actuelle DSP.
L’agglomération refuse cette augmentation et anticipe un éventuel échec des négociations en créant cette SPL pour gérer le réseau au 1er janvier. Le conseil communautaire devrait prendre une délibération de fin de procédure de DSP cette semaine. Lors de son congrès des 1er et 2 octobre, Agir a rappelé qu'en dix ans, il y a eu 22 créations d'opérateur interne, dont une quinzaine de SPL ces 3 dernières années, Saumur, Saint-Brieuc ou Douais étant les plus récentes. Et une dizaine de créations serait en gestation, selon l'association.
Le prochain délégataire – SPL ou Transdev – devra mettre en oeuvre un projet de BHNS qui doit être mis en service en 2018. Inscrit dans le PDU, le dossier prévoit la création d’une ligne de 4,7 km reliant notamment un quartier d’habitat social, des zones d’activités et le centre hospitalier avec une vitesse commerciale de 19,5 km/h et une fréquence de 8 à 12 minutes. L’investissement est chiffré entre 24,7 et 30 millions d’euros et pour cela l’agglomération a sollicité le soutien de l’Etat via le troisième appel à projets « Transports collectifs et mobilité durable ».
Jean-Jacques Talpin
Liaisons par autocars longue distance : bientôt la libéralisation
Le 8 octobre, lors du congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs, le secrétaire d’Etat aux… Transports, Alain Vidalies, a promis que l’ouverture des liaisons grandes distances par autocar figurerait dans le projet de loi « Croissance », qui doit être présenté en novembre. «Les recommandations de l’Autorité de la Concurrence convergent avec les réflexions menées au gouvernement », a expliqué Alain Vidalies. « Ce mode peut être une vraie alternative crédible à l’automobile. Il peut permettre à des personnes à faibles revenus de voyager ».
Malgré cette déclaration d’intention, la profession reste prudente. « On nous fait des promesses sur ce sujet depuis trop longtemps », rappelle Michel Seyt, le président de la FNTV. « Les opérateurs pensaient que la libération irait beaucoup plus vite », renchérit Alain-Jean Berthelet, patron de Réunir qui regroupe une grosse centaine d’adhérents autocaristes.
Cependant, chez Transdev, on est davantage confiant. Le groupe avait un rendez-vous de longue date avec le cabinet d’Emmanuel Macron, le 10 octobre. Entre autres dossiers, celui-ci a été évoqué. « Il nous bien a été confirmé que la réforme se ferait dans le cadre de cette loi pour le développement de la croissance, avec un consensus sur la limite des 200 km », raconte Laurent Mazille. Des discussions seraient en cours avec l’ARF pour trouver la bonne méthode afin de ne pas nuire aux liaisons TER, naturellement. D’autant qu’avec des territoires régionaux plus étendus, une ligne de 200 km pourrait très bien ne pas être interrégionale. Et conformément aux préconisations de l’Autorité de la concurrence, les lignes longue distance, de plus de 200 km, seraient, elles, autorisées d’office.
Rappelons qu’en 2011, grâce à la transposition dans le droit français de la législation européenne, une première brèche avait été ouverte avec l’autorisation du cabotage, c’est-à-dire la possibilité d’embarquer des passagers entre deux villes françaises sur une liaison internationale. Dans la foulée, en 2012, le ministre des Transports de l’époque, Thierry Mariani avait promis l’ouverture rapide du marché, le cabotage ne devant être que transitoire avant la libéralisation, avait-il assuré.
Mais cette promesse a fait long feu. Le cabotage reste strictement encadré par deux garde-fous : l’objet principal des lignes d’autocar doit rester la desserte internationale et les lignes nouvelles ne doivent pas compromettre l’équilibre économique de dessertes existantes. En clair : elles ne doivent pas menacer les lignes TER exploitées par la SNCF.
Plus précisément, les lignes doivent être interrégionales et le nombre de passagers de même que le chiffre d’affaires ne peuvent excéder 50 % du total de la liaison internationale. « Les règles actuelles du cabotage sur des lignes internationales impliquent de proposer des horaires qui conviennent à la clientèle internationale, mais pas forcément à la clientèle nationale », explique Alain-Jean Berthelet. « Tant que ces règles subsisteront, il sera impossible de gagner de l’argent. Il reste en effet souvent beaucoup de sièges vides sur la portion française ».
En ce début d’année, l’Autorité de la Concurrence est venu au secours du secteur. Elle s’est auto-saisie du sujet et a publié des recommandations en tous points conformes aux desideratas de la profession. Parmi ses principales préconisations, elle estime qu’il faut autoriser systématiquement toute demande d’ouverture de liaison supérieure à 200 km au motif que ce type de desserte n’entrerait pas en concurrence avec d’autres modes.
Autre raison d’espérer pour la profession : « La France s’est engagée devant Bruxelles à rénover l’outil réglementaire », a rappelé Alain Vidalies. Un engagement relativisé par l’association Réunir. « Dans l’un des récents documents structurels qu’elle transmet à Bruxelles tous les six mois, la France parle de l’ouverture à la concurrence des lignes d’autocars longue distance. Mais elle explique qu’avant toute chose, il faut faire un test de résistance. Ce qui signifie qu’il faut trouver deux régions volontaires et compter de 12 à 18 mois de test… », rappelle Alain-Jean Berthelet.
Selon lui, il sera plus que difficile de trouver des régions volontaires. Et si, avec ce texte, l’Etat français prouve sa bonne volonté à l’Europe et à l’Autorité de la concurrence, dans les faits, les régions, autorités organisatrices des TER, pourraient freiner des quatre fers le développement des liaisons par autocar qui pourraient concurrencer leurs lignes ferroviaires chèrement payées.
Quant au secrétaire d’Etat aux Transports, il semble d’ores et déjà avoir adopté une ligne de prudence, allant dans le sens de la protection des intérêts des régions : l’ouverture du marché des liaisons longue distance par autocar, a-t-il prévenu, « ne doit pas avoir pour conséquences de déséquilibrer des services de transport subventionnés par les collectivités locales ».
Cécile Nangeroni et Marie-Hélène Poingt