Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Jean-Paul Huchon relance le gouvernement sur la TVA

    Le socialiste  Jean-Paul Huchon a annoncé le 24 septembre avoir relancé les discussions avec le gouvernement pour diminuer le taux de TVA dans les transports en commun en Ile-de-France. Le président de la région Ile-de-France avait plaidé en mai auprès de la Commission européenne pour la réduction du taux de TVA sur les transports du quotidien. Le taux actuel de 10% résulte de deux hausses, l'une en 2012 (passage de 5,5% à 7%) puis au 1er janvier (passage de 7% à 10%), contre laquelle tous les élus s'étaient résolument battus.
    Cette hausse, non répercutée sur les tarifs aux voyageurs en cette période de crise, a amputé les investissements du Syndicat des transports (Stif) d'environ 100 millions d'euros.
           Jean-Paul Huchon a confirmé avoir reçu un courrier de la Commission qui est venu infirmer un argument du gouvernement: "la France, comme tous les pays de l'Union, dispose de la possibilité d'opérer un taux privilégié sur un secteur en particulier". Avec ce courrier de la Commission, "on a compris que nous devions nous tourner vers notre gouvernement et on le fait", a ajouté Jean-Paul Huchon, qui a déjà "écrit au Premier ministre et aux nouveaux ministres" concernés.
    Jean-Paul Huchon a par ailleurs annoncé que les 150 millions d'euros de ressources nouvelles que l'État devait allouer à la Région depuis 2013 pour qu'elle puisse assurer sa part du financement du Grand Paris des transports sont "en train d'être trouvés".
    Enfin, il a aussi indiqué que le prochain conseil d'administration du Stif, le 1er octobre, devrait discuter et adopter un document budgétaire portant sur "8,996 milliards d'euros d'investissement d'ici 2025" en matériel roulant.
     

  • Grand Paris : le financement « acté » au prochain comité selon Jean-Paul Huchon

    Le comité interministériel sur le Grand Paris, qui se tiendra le 13 octobre à Matignon, devrait "acter" les engagements de l'Etat sur le financement du volet des transports, a annoncé le 25 septembre, Jean-Paul Huchon (PS). 

    Le président du Conseil régional d'Ile-de-France, qui venait de rencontrer  Manuel Valls a assuré aux élus que ce comité était « un bon signal pour l'Ile-de-France ». Il a précisé que " le Premier ministre a réaffirmé la volonté de signer un Contrat de plan Etat-Région (CPER) d'ici la fin de l'année ». 

    Et d'ajouter : « Je suis confiant, la négociation s'ouvre sous de bons auspices: on parle de 1.400 millions d'euros pour les transports et de 450 millions d'euros pour les autres item. On est dans les eaux de ce qui était accordé auparavant ».

  • Nouveaux prestataires de restauration à bord des iDTGV en novembre

    LSG Sky Chefs a signé, le 23 septembre, un contrat de trois ans avec iDTGV, en coopération avec la chaîne française de cafés Columbus Café & Co, pour fournir des services à bord et du personnel d'encadrement pour son réseau de trains à grande vitesse en France, à compter du 16 novembre 2014.

    Le montant du contrat n'a pas été dévoilé. 

    La compagnie LSG Sky Chefs, filiale de la compagnie aérienne allemande Lufthansa, spécialisée dans la restauration à bord des avions, est chargée d'apporter un nouveau concept de services à bord, ainsi que l'approvisionnement et la logistique associés. Les produits Colombus Café & Co seront, ainsi, vendus à bord des trains, dans "Le Café iDTGV".

    La restauration est actuellement assurée par Casino Restauration, et les services à bord par la société Cremonini.

    iDTGV avait annoncé en novembre 2013 le lancement d'un appel d'offres pour la restauration et les services à bord, qui devaient initialement être effectifs en juin 2014. iDTGV avait alors indiqué vouloir « offrir une qualité de service exemplaire (disponibilité, amabilité, information, temps d'attente), progresser encore en satisfaction clients, maîtriser les coûts, et accroître son chiffre d'affaires » par les ventes réalisées à bord et ambitionnait de « mettre en place un nouveau modèle de restauration ferroviaire ».

     

     

  • Thello lance une ligne directe quotidienne Marseille-Milan le 14 décembre

    La compagnie ferroviaire italo-française Thello, filiale de Trenitalia (67%) et de Transdev (33%), a annoncé, le 23 septembre, le lancement, à partir du 14 décembre, d'une liaison directe et quotidienne entre Marseille et Milan, qui doit s'accompagner de la création d'une trentaine d'emplois dans la région niçoise.

    Thello attend plus de 300.000 passagers en trafic international en 2015. 

    Le train quotidien, qui partira de Marseille vers l'Italie à 15 h 30, et de Milan vers la France à 15 h 10, desservira 9 gares françaises et 12 gares italiennes, sans changement, ce qui constitue une nouveauté. 

    La compagnie, annonce des « prix abordables, entre 30 et 70 euro pour un Marseille-Milan et entre 15 et 45 euro pour un Nice-Milan ».

    L'ouverture des ventes est prévue pour la mi-octobre, sur le site internet de la compagnie et les points de vente partenaires. A partir de décembre, Thello compte installer, dans les gares de Marseille, Nice, Toulon, Monaco et Menton, des bornes automatiques, à côté des bornes de la SNCF. 

    « La compagnie espère également pouvoir ouvrir une boutique en gare de Nice dès la fin de l'année et explore toutes les options de distribution dans une optique de proximité virtuelle ou physique ».

    Thello annonce, par ailleurs, l'ouverture d'une plateforme à Nice, d'où elle compte piloter ses opérations dans le sud de la France. 

    « Nous prévoyons de créer une trentaine d'emplois dans la région. (…) Une quinzaine de postes a déjà été pourvue. Nous procéderons début 2015 à une nouvelle campagne de recrutement », a indiqué le directeur général de Thello, Albert Alday, dans le communiqué. 

     

  • Afitf: Philippe Duron reconduit

    Le député socialiste Philippe Duron a été reconduit au poste de président du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), selon un décret paru le 24 septembre au Journal officiel.

    François Hollande avait proposé en juillet de reconduire Philippe Duron, député du Calvados, à ce poste, qu'il occupe depuis septembre 2012.

    Créée en 2004, l'Afitf a pour mission de financer des grands projets d'infrastructures de transports à horizon de 25 ans. Sa mission a été élargie au financement de l'ensemble des projets d'infrastructure prévus notamment dans la loi de programmation du Grenelle de l'environnement.

     

  • L’édition 2015 des Eurostar Ashden Awards est lancée

    Le dépôt des candidatures pour l’édition 2015 des Eurostar Ashden Awards est ouvert jusqu’au 4 novembre 2014. Ces prix viennent récompenser pour la quatrième année consécutive les initiatives locales en faveur de la mobilité durable en France, en Belgique et au Royaume-Uni. Il est doté d’un somme de 30 000 livres sterling (environ 35 000 euros) à se partager entre les deux gagnants. 

    Toutes les entreprises françaises, belges et britanniques, les organisations publiques et sociales ainsi que les écoles et établissements éducatifs développant des projets novateurs en matière de voyages éco-responsables peuvent s’inscrire gratuitement à cette compétition. Les gagnants seront annoncés, le 11 juin 2015, lors de la cérémonie de remise des Ashden Awards qui aura lieu à la Royal Geographical Society à Londres. 

  • Coopération prolongée entre la SNCF et la Deutsche Bahn

    Le président du directoire de la Deutsche Bahn, Rüdiger Grube et Guillaume Pepy, le président de la SNCF ont, le 23 septembre, prolongé l’activité de leur filiale commune Alleo jusqu'en 2020, à l'occasion du salon Innotrans de Berlin. 

    Alleo exploite 20 trajets quotidiens sur les lignes Paris-Francfort, Paris-Stuttgart-Munich et Marseille-Francfort. 

    « Avec plus de dix millions de passagers transportés depuis (…) juin 2007, les TGV et les ICE sont devenus les piliers des dessertes longues distances entre la France et l'Allemagne », s'est réjoui face à la presse le président du directoire de la Deutsche Bahn, Rüdiger Grube. 

     « Entre 2007 et 2013, le trafic a augmenté de 40% », a relevé Guillaume Pepy, saluant ce partenariat entre deux entreprises « concurrentes sur de nombreux marchés, notamment le fret ferroviaire ». 

    Avec le lancement prévu en 2016 de la deuxième phase du TGV Est Européen, les temps de parcours vont être raccourcis, permettant d'ajouter en semaine un aller-retour Paris-Stuttgart et un aller-retour Paris-Francfort par jour, soit quatre trajets transfontaliers de plus. 

    Selon les projections des deux entreprises, Paris ne sera plus qu'à 3 h 10 de Stuttgart, contre 3 h 40 actuellement, à 5 h 40 de Munich et à 3 h 35 de Francfort. 

  • 3 millions de voyageurs pour Ouigo

    L’offre Ouigo de TGV à bas prix touche désormais « 3 millions de voyageurs par an » et va s’élargir aux groupes et aux tour-opérateurs, avec une offre dédiée, a annoncé le 24 septembre  la directrice marketing de SNCF Voyages, Agnès Ogier. Plus de 2,5 millions de voyageurs ont été transportés durant la première année d’existence de Ouigo, filiale à bas coûts de la SNCF, entre avril 2013 et avril 2014.
    La nouvelle offre pour les groupes et les voyagistes proposera une gamme tarifaire spécifique et une interface de réservation dédiée. La phase pilote est lancée fin septembre pour les voyagistes et fin octobre pour les groupes.

  • Les transporteurs routiers opposés au péage poids-lourds à Paris

    L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui regroupe des TPE et PME du transport routier, a dénoncé, le 22 septembre, le projet de péage de transit poids-lourds sur le périphérique parisien annoncé, le 21 septembre, par la Mairie de Paris. 

    La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s'élèvera en moyenne à 0,13 EUR par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d'euros par an à Paris, 550 millions pour l'ensemble du pays, a précisé Christophe Najdovski, adjoint EELV chargé des transports.

    Selon l'OTRE, le péage de transit poids-lourds est un dispositif fiscal national, qui ne peut donc pas "être appliqué localement". 

    Le boulevard périphérique parisien, ainsi que l'ensemble des autoroutes d'Ile-de-France, sont inclus dans les 4 000 km touchés par ce péage dans l'Hexagone, a confirmé le ministère des Transports à l'AFP. Le ministère précise néanmoins que ce mécanisme, défini par l'amendement adopté le 26 juin à l'Assemblée, est un dispositif national et qu'il manque encore des textes réglementaires pour pouvoir être mis en oeuvre. Il a aussi souligné que des discussions avec les transporteurs sont encore en cours.

    « Il s'agit d'un acte administratif de la Ville de Paris, qui définit l'intégration du périphérique dans le réseau », précise le ministère. 

    La fédération patronale prédit par ailleurs que ce péage « aura une incidence sur les prix des produits quotidiens ».

    Plutôt que d'améliorer la qualité de l'air, l'OTRE redoute également que la décision de la Mairie de Paris ne repousse plus loin les camions sur le réseau routier francilien. 

  • Les grandes ambitions artistiques du Grand Paris Express

    Les grandes ambitions artistiques du Grand Paris Express

    De par son statut d’Epic de l’Etat, la Société du Grand Paris (SGP) n’est pas soumise au 1 % artistique. Et pourtant, comme en matière de numérique, elle prévoit de faire les choses en très grand…

    « Les gares et le réseau, ce sont les nouveaux territoires de l’art », prévient Philippe Yvin, président du directoire de la SGP, qui organisait, le 23 septembre, le premier rendez-vous de lancement de son projet d’actions culturelles. La SGP a commencé par faire plancher durant un an un comité d’experts, dont le rapporteur est François Barré, président du Fonds régional d’art contemporain Ile-de-France – autour de Fazette Bordages, présidente-fondatrice de l’association Mains d’Oeuvres à Saint-Ouen, Nicolas Bourriaud, directeur de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, Alexis Fabre, conservateur en chef du Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, et de la photographe, Françoise Huguier.

    Il en est ressorti une réflexion de fond sur la place de la culture « comme partie pleine et entière du projet de métro », explique François Barré. Ainsi qu’un schéma directeur. Place à l’art sous toutes ses formes donc – street art, peinture, littérature, design, graphisme, sculpture, cinéma, etc. –  dans le métro et les gares sensuelles de Jacques Ferrier, avec un mot d’ordre : que ce soit « transgénérationnel car l’on parle d’un projet qui s’achèvera dans 25 – 30 ans », poursuit-il.

    La SGP lance maintenant une consultation pour désigner une équipe de direction artistique et culturelle, qui sera chargée de l’assister. A elle de faire des propositions, de programmer, de mettre en œuvre et d’animer les projets culturels avec le soutien du comité d’experts. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 21 novembre, les prétendants retenus seront ensuite invités à proposer un projet, en phase d’offre, l’équipe retenue devant être désignée au printemps 2015. C’est à ce moment-là que la SPG parlera budget et organisera son deuxième rendez-vous culture avec les futurs partenaires. Durée du contrat : quatre ans renouvelables ensuite deux fois deux ans.

    Les actions retenues « exprimeront la double identité du réseau du Grand Paris Express (GPE) : l’identité spécifique de chaque gare porteuse d’une histoire et d’un patrimoine local et l’identité d’appartenance à la métropole », a encore explicité Philippe Yvin. L’équipe sélectionnée devra en outre suivre le schéma directeur présenté par le comité d’experts, un document de référence pour les vingt-cinq prochaines années, qui n’a pas vocation à figer les choses, mais plutôt à dégager de grandes orientations. On sait toutefois que 4 axes majeurs guideront les actions : « raconter c’est-à-dire la mise en récit du projet ; préparer, le temps des chantiers ; révéler la trace et le tracé ; et enfin animer, la grande galerie en mouvement »,énumère François Barré.

    Ainsi, à chaque étape du projet, expositions pérennes, éphémères ou évolutives mobiliseront un large éventail de disciplines artistiques pour mieux le mettre en valeur. Pour la  première phase – raconter – permettant de partager les enjeux du GPE avec les Franciliens, les experts préconisent la photo, la BD, la poésie, l’audiovisuel, le cinéma ou la danse. A l’image du concours photo  SNCF “Ma ville vue du train“ (2013), ou du film d’Eric Rohmer L’arbre, le maire et la médiathèque, dans le cadre de la naissance de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise… Durant les travaux, les projets participatifs ainsi qu’une approche transversale art-urbanisme-architecture devraient permettre de préfigurer l’arrivée des gares, de s’approprier les chantiers et de tester les nouveaux espaces publics. Les façades de chantiers originales, les structures mobiles seront à l’honneur.

    Arts plastiques, sonores, lumineux et design seront quant à eux sollicités pour la phase “révéler“ afin de créer des repères et construire un imaginaire. « Sur les parvis de gares, la porosité entre le dedans et le dehors est très importante »,souligne le rapporteur, qui cite notamment en exemple l’ombrière de Norman Foster sur le Vieux-Port de Marseille, le mobilier de Daniel Buren pour le tram de Tours, ou Labyrinth de Mark Wallinger pour les 150 ans du métro londonien. Enfin, quand il s’agira d’animer un réseau en service, on nous promet des œuvres, majoritairement évolutives, et suscitant surprise et émotion… Sachant qu’en sus, les exploitants auront eux aussi leur propre politique culturelle. A l’instar d’“A vous de jouer“ l’animation de pianos en gare menée avec succès par la SNCF, les productions diverses et variées interpelleront. En tout cas, conclut François Barré, « C’est ce que nous espérons pour les habitants, pour les usagers et pour les artistes ».Alors artistes, à vous de jouer !

    Cécile NANGERONI