Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Quatrième paquet ferroviaire : deux nouveaux eurodéputés à la barre

    Le socialiste Italien David Sassoli et le démocrate-chrétien… Néerlandais Wim van de Camp ont été nommés rapporteurs du Parlement européen sur le pilier politique du 4ème paquet ferroviaire. David Sassoli remplace le Belge Saïd El Khadraoui  – non réélu lors des élections européennes de mai dernier – sur le délicat dossier de la libéralisation du transport national de passagers et la gouvernance des sociétés de chemin de fer. Wim van de Camp prend la relève de Mathieu Grosch – autre Belge qui ne s’était pas représenté aux élections – sur la passation des contrats de services publics. Ce sont donc eux qui mèneront les négociations avec le Conseil des ministres, le temps venu, pour trouver un accord final sur cette épineuse réforme.
    Pour rappel, les ministres des Transports européens discuteront pour la première fois du volet politique de la réforme lors du Conseil Transports du 8 octobre prochain, qui se tient à Luxembourg

  • Feu vert européen à la création de l’entreprise commune Thalys JV par SNCF et SNCB

    La Commission a autorisé, en vertu du règlement européen sur les concentrations… le projet de création d’une entreprise commune, Thalys, par les opérateurs ferroviaires historiques français et belge. Actuellement, SNCF et SNCB collaborent avec les opérateurs historiques allemand, DB, et néerlandais, les NS, au sein de Thalys.

    La société Thalys JV, entreprise ferroviaire à part entière, va se substituer à cette coopération. « L’enquête de la Commission a montré que l’impact de l’opération sur la situation concurrentielle est particulièrement limité, étant donné qu’il s’agit principalement d’une restructuration des relations existantes entre SNCF et SNCB dans le cadre de l’exploitation des services « Thalys ». Par ailleurs, Thalys JV va faire face à l’entrée de DB sur certaines routes et ce dans un avenir proche« , explique Bruxelles. « Enfin, il apparaît que d’autres modes de transport, tels l’avion ou la voiture, exercent une contrainte concurrentielle sur certains services Thalys« 

  • SNCF : bientôt une carte unique pour les voyageurs

    La SNCF est en train de mettre au point de nouvelles bornes…  

    libre service. Elles seront déployées dans les gares en 2016.  « Une nouvelle ergonomie, un écran tactile plus grand, un nouveau design. On va passer du jaune au blanc », a dévoilé Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Mais surtout un nouveau logiciel destiné à une future carte unique fusionnant carte voyageur, carte  commerciale de réduction et carte d’abonnement est annoncé pour 2015 pour « éviter au voyageur d’avoir à se débattre entre ses différentes cartes SNCF. Et un « nouveau geste pour le client » : il pourra en s’identifiant sur ces bornes disposer directement en gare d’une information personnalisée.

  • Ixxi convoite le système d’information multimodale du Nord-Pas-de-Calais

    En ces temps de disette des finances publiques, les investissements lourds dans…  

    le transport public se font de plus en plus rares. Que reste-t-il aux autorités organisatrices (AO) pour améliorer l’ordinaire moyennant une enveloppe correcte ? Les services ! C’est l’un des paris que fait Ixxi, la filiale créée en 2010 par la RATP pour développer et vendre des solutions de mobilité innovantes, notamment de billettique et d’information voyageurs. « L’information voyageurs, c’est le domaine où il y a une belle opportunité pour les collectivités d’optimiser les réseaux existants moyennant un investissement globalement assez peu coûteux », assure Pascal Auzannet, président d’Ixxi. En particulier avec le boom des nouvelles technologies et des smartphones.

    Ixxi mise donc sur un développement autrement plus conséquent que celui qu’on connaît déjà avec les centrales de mobilité et autres services d’information multimodale (Sim). Elle a déjà d’ailleurs engrangé quelques contrats : c’est elle qui a conçu illenoo.fr pour le conseil général d’Ille-et-Villaine en 2013, puis Mobil’Essonne pour le département francilien du même nom, et elle travaille actuellement avec Strasbourg sur l’évolution (multi-opérateur, multi-applicatif) de U’Go, l’appli NFC lancée sous Androïd à l’été 2013 permettant d’acheter et de valider ses titres sur les lignes de la CTS.

    Mais Ixxi convoite aujourd’hui un contrat bien plus gros, celui du futur Sim nordiste, suite à l’appel d’offres lancé le 5 juin par le syndicat mixte intermodal régional de transports (smirt) du Nord-Pas-de-Calais (créé il y a près de cinq ans autour de la région et de 13 autres AO dont les CG Nord et Pas-de-Calais, Lille Métropole etc.), pour lequel elle a déjà manifesté son intérêt. Car après avoir créé une billettique commune régionale, la carte PassPass en juillet 2012, le Smirt s’attaque maintenant à la mise en place d’un Sim régional.

    L’appel d’offres concerne un contrat de six ans pour « la mise en œuvre, l’hébergement, l’exploitation technique et la maintenance du dispositif fédérateur d’information voyageurs et billettique du Nord-Pas-de-Calais », selon les termes de l’appel à candidatures. Pascal Auzannet espère bien participer à ce projet. « Nous finalisons notre offre à remettre dans le cadre d’un groupement dont nous serons mandataire,révèle-t-il. Et l’on compte bien se battre avec acharnement ! ».En alerte, le président ajoute que la région Paca a également pour projet d’investir encore dans l’info aux voyageurs – elle dispose déjà depuis un an d’une centrale de mobilité Paca Mobilité et de la billettique Zou ! depuis 2011.

    Dans son appel à candidatures, le Smirt du Nord-Pas-de-Calais stipule que les candidats seront jugés en fonction des deux critères habituels :  la valeur fonctionnelle, technique et organisationnelle intervenant pour 65 %, et le prix pour 35 %. Il est aussi expliqué que les candidats devront pouvoir se prévaloir de réalisations – au moins une référence pertinente – dans plusieurs domaines, notamment les systèmes billettiques interopérables, les systèmes d’information multimodale, les centrales d’échanges de données reliées à plusieurs systèmes…

    Et pour convaincre, Ixxi aura en tout cas un argument unique en son genre : l’outil informatique que la société vient de mettre au point en Ile-de-France, permettant de connaître avec précision la décomposition des temps de parcours par modes (marche, attente, correspondance, TC…) et par types de liaisons (Paris – Paris ; Paris – banlieue ; banlieue – banlieue) des trajets réalisés en transports collectifs.

    L’analyse de 1,2 million de calculs d’itinéraires effectués sur ratp.fr (le site reçoit quelque 600 000 requêtes quotidiennes) durant 3 jours (de 7 h à 22 h) en mars 2014, a permis d’établir qu’un parcours moyen dure 43 minutes, dont 5 de marche depuis le point de départ, 7 d’attente, 25 de transports et encore 6 minutes de marche. Le total monte toutefois à 54 minutes pour un trajet de banlieue à banlieue et ne compte que 31 minutes en moyenne pour un déplacement interne à la capitale. De manière générale, la marche représente de 20 à 35 % du temps passé et le temps d’attente de 15 à 20 %. La représentativité de l’échantillon ne fait pas débat : «  77 % des requêtes débouchent sur un trajet dans la journée, 55 % dans les 20 minutes »,explique Pascal Auzannet. Il rappelle par ailleurs que l’Enquête globale de transport qui est réalisée tous les dix ans depuis 1967 « porte sur un échantillon de 140 000 personnes interrogées en face à face ».

    L’intérêt de connaître tous ces détails est crucial car « le gain de temps est un facteur qui représente de 60 à 80 % du total des avantages socio-économiques des investissements de transport. C’est aussi ce qui justifie l’affectation modale», poursuit-il. Dès lors, il s’agira pour les décideurs qui le souhaitent de mettre en place les outils d’information pour les voyageurs afin de transformer le temps contraint (marche, attente, correspondance) en temps utile. L’utilité des centrales de mobilité pour inciter au report modal n’est plus à prouver. Celle, plus subjective, de la valorisation des temps morts afin de les rendre moins pénibles est plus émergente, mais l’outil d’Ixxi a son rôle à jouer.

    En mettant en exergue qu’à peine plus de 50 % de la durée totale du déplacement est réalisée dans le métro, le tram ou le bus, il devient presque évident qu’il faut non seulement rendre ce temps-là le plus agréable possible, mais aussi qu’il serait bon de s’intéresser aux 40 et quelque pourcents restants. Car savoir qu’on pourra prendre un café ou acheter son journal avant de prendre son transport, plutôt que de rester à attendre sur le quai, change complètement le rapport au temps. Humant l’air du temps, le président d’Ixxi, qui espère maintenant faire tourner son modèle pour d'autres métropoles clientes,  reconnaît : « On a créé un outil qui est une première, mais je ne dis pas qu’on va garder le monopole longtemps… »

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  • Espagne: les exportations ferroviaires au delà des quatre milliards d’euros

    Juste avant le salon InnoTrans, qui se tiendra à Berlin du 23 au 26… septembre, Mafex et son président, Pedro Fortea, estiment que les exportations espagnoles de matériel ferroviaire se rapprochent désormais des 4,5 milliards d'euros par an. Ce chiffre n'était que d'1,2 milliard d'euros en 2008 : l'atonie du marché intérieur a poussé les 71 entreprises fédérées dans Mafex à se tourner vers les pays émergents. L'éventail va du matériel roulant à l'ingénierie, à la sécurité ainsi qu'aux contrôles du trafic. Ces sociétés touchent aujourd'hui 90 pays, réalisent 60% de leurs ventes à l'international et emploient 19 000 personnes. Les cibles de Mafex pour les mois qui viennent sont l'Afrique subsaharienne, la Turquie, l'Océanie, le Brésil et le Chili.
    MG
     

     

     

  • Chine : 342 km de ligne à grande vitesse en plus

    Les travaux ont démarré au début de l’année, les marches d’essais en juillet…  et la mise en service d'un tronçon sur la transversale Shanghaï-Kunming est intervenue à la mi-septembre. Un chantier à grande vitesse pour 342 km de LGV autorisés à 350 km/h et desservant sept nouvelles gares entre Nanchang, (province de Jiangxi) et Changsha (province du Hunan). D'une part, le temps de parcours entre les deux villes passe de 3h30 à 1h30. Mais surtout, cette ligne est un tronçon de plus pour cette transversale à grande vitesse est-ouest à travers le centre de la Chine entre Shanghai et Kunming. 

  • Protocole d’accord ferroviaire entre deux grands rivaux asiatiques

    C’est à la faveur de la visite du président chinois Xi Jinping en Inde que les deux grands  rivaux asiatiques ont signé un protocole d’accord dans le domaine ferroviaire, destiné à l’amélioration du réseau ferré indien. De plus, un programme de formation sera fourni par l’université Jiao Tong de Pékin, avec comme objectif à terme d’établir une université ferroviaire en Inde. L’accent portera sur la mise en œuvre de trains à grande vitesse et la rénovation des voies et des gares. Concrètement, la vitesse maximale des trains devrait passer de 130 à 160 km/h en commençant par la ligne de Chennai (Madras) à Mysore via Bangalore, dans le sud. Et si les Indian Railways ont identifié neuf corridors pour de la « semi-grande vitesse », le China Railway Siyuan Survey and Design Group devrait remettre une étude de faisabilité pour une ligne à grande vitesse.

  • Une seule commande centralisée de Londres à la frontière écossaise

    Si l’Ecosse reste dans le Royaume-Uni, sa frontière avec l’Angleterre marque désormais la limite nord  du secteur géré par le nouveau poste de contrôle centralisée (Rail Operating Centre, ROC) d’York, mis en service au terme d’un projet de sept ans. Ce poste est le plus important des 12 commandes centralisées qui devraient à terme gérer la circulation des trains sur le réseau ferré britannique. Au total, les 400 agents de la commande centralisée remplaceront les 1 000 aiguilleurs présents dans les postes le long des voies entre la gare londonienne de King’s Cross et la frontière écossaise. Le gestionnaire d’infrastructure Network Rail, qui escompte de substantielles économies, estime que la commande centralisée devrait permettre de réduire les retards de 30 % environ.

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    C’est la proportion d’agglomérations qui disposent d’une démarche qualité selon la récente étude « Les démarches qualité dans le transport public urbain »,portant sur 111 réseaux, et publiée par le Gart et l’UTP… Dans 40 % des cas, la démarche qualité fait d’ailleurs partie du contrat liant l’autorité organisatrice (AO) et son opérateur. Cette démarche englobe les critères d’accueil, de confort, de ponctualité, de qualité de l’information… Ainsi, 88 % des d’entre elles suivent de près la ponctualité, la propreté, l’attitude du conducteur, l’accueil et l’information aux arrêts. 40 % des critères de qualité de service recensés font par ailleurs l'objet d'un bonus – malus. Selon l’étude, plus de 60 % des AO et des opérateurs estiment que les démarches qualité ont permis d’améliorer le service et près d’un tiers d’entre eux envisagent de développer les critères et le périmètre de leur démarche. Parmi les perspectives envisagées figurent une évolution vers une certification ou bien une labellisation interne à un groupe de transport ou environnementale. A noter enfin que seulement 23 % à peine des collectivités locales comme des exploitants communiquent sur leur démarche qualité.

  • Paris devrait tester en octobre le péage de transit remplaçant l’écotaxe

    Le Conseil de Paris s'apprête à voter fin septembre la mise en fonctionnement du péage de transit poids lourds sur le boulevard périphérique, successeur de l'écotaxe, a-t-on indiqué le 21 septembre à la Mairie de Paris, confirmant une information du JDD.

    Le dispositif tel qu'il sera présenté les 29 et 30 septembre lors du Conseil de Paris se découpe en deux parties : une première "marche à blanc" dès le 1er octobre, avec activation du système mais "on ne fait pas payer" et la mise en oeuvre définitive à partir du 1er janvier 2015, a précisé, à l'AFP, Christophe Najdovski, adjoint EELV chargé des transports.

    La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s'élèvera en moyenne à 0,13 euro par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d'euros par an à Paris (550 millions pour l'ensemble du pays). 

    Ce dispositif « n'est que la déclinaison parisienne de décisions prises cet été » au niveau du gouvernement, justifie Christophe Najdovski. 

    Il a précisé que le boulevard périphérique parisien, ainsi que l'ensemble des autoroutes d'Ile-de-France, faisaient partie des 4 000 km touchés par ce péage dans l'Hexagone.

    Le 26 juin, l'Assemblée nationale a en effet adopté un amendement gouvernemental qui remplace l'écotaxe par un péage de transit poids lourds. Sa date d'entrée en vigueur était fixée au 1er janvier 2015, précédée pendant trois mois par « une marche à blanc à l'automne ».