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Auteur/autrice : admin_lvdr
Uber : la justice allemande revient sur l’interdiction
Un tribunal régional allemand qui avait interdit en référé fin août l'utilisation du service controversé de voiturage Uber est revenu sur sa décision, le 16 septembre, permettant à l'entreprise de continuer à opérer alors que la sphère politique s'empare progressivement du sujet.
Le tribunal de Francfort a levé l'interdiction prononcée fin août, dont Uber avait fait appel. La société de voiturage avait de toute façon poursuivi ses activités nonobstant le jugement d'alors.
Les juges ont finalement estimé que l'affaire ne présentait pas un caractère d'urgence justifiant une décision en référé, selon un communiqué du tribunal.
Toutefois celui-ci « continue de tenir pour illégal » le modèle d'Uber, précise le communiqué. Le service de la start-up californienne permet à des chauffeurs ou à des particuliers de proposer par le biais d'une application sur smartphone leurs services de voiturage à des tarifs souvent inférieurs à ceux des taxis. Les chauffeurs d'Uber ne sont pas certifiés conformément aux règles allemandes pour transporter de manière commerciale des passagers.
La fédération de taxis plaignante va faire appel.
L'intéressée pour sa part voit dans la décision « un pas important vers la reconnaissance d'Uber comme une manière innovante et légitime d'enrichir l'offre de mobilité en Allemagne », selon un communiqué qui cite son patron pour le pays, Fabien Nestmann.
Uber s'est en outre félicité de « l'inititiave du ministre de l'Economie Sigmar Gabriel et d'autres (…) de lancer un dialogue ouvert » sur la question.
Transmanche : DFDS Seaways veut fermer sa ligne Le Havre – Portsmouth
La compagnie maritime danoise DFDS Seaways, très présente dans le trafic transmanche, a annoncé, le 16 septembre, vouloir fermer à la fin de l'année sa ligne Le Havre – Portsmouth "structurellement déficitaire".
Après en avoir informé, le 15 septembre, le personnel au cours d'un comité d'entreprise extraordinaire, la filiale française de la compagnie a indiqué dans un communiqué que, malgré des efforts commerciaux, elle n'avait pu rendre rentable cette ligne, reprise il y a presque deux ans à la compagnie française LD Lines, filiale de Louis Dreyfus Armateurs.
« Depuis 2005, les deux opérateurs, LD Lines (d'octobre 2005 à septembre 2012) et DFDS Seaways France (depuis octobre 2012), ont enregistré de manière récurrente de lourdes pertes financières, pour un montant cumulé de plusieurs millions d'euros », a indiqué DFDS.
Après avoir mis un navire de plus petite taille et engagé des efforts commerciaux pour relancer cette ligne, DFDS « est aujourd'hui contraint de constater son caractère structurellement non viable », poursuit la compagnie, qui annonce son « intention de fermer la route d'ici à la fin de l'année », et d'engager des négociations avec les syndicats « dans les prochaines semaines ».
Sur cette ligne DFDS est en concurrence avec Britanny Ferries.
DFDS qui envisage de restituer au Conseil général de Seine Maritime le ferry "Seven Sisters" qu'elle affrète pour Le Havre – Portsmouth, est aussi en négociations avec l'assemblée départementale sur l'avenir de la ligne Dieppe – Newhaven.

DRS commande dix locomotives UKLight de plus à Vossloh España
Le 12 septembre, Vossloh España a reçu de Direct Rail Services (DRS) une commande supplémentaire de 10 locomotives diesel-électriques UKLight, qui portera le parc de l’exploitant de fret britannique à 25 unités… dir= »LTR » style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; line-height: 20px; font-family: Tahoma, ‘Sans Serif’, Arial; font-size: 11px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
La locomotive UKLight a été développée par Vossloh pour la remorque de trains de fret jusqu’à 100 mph (160 km/h) sur le réseau britannique. Avec une charge à l'essieu de 20,5 t, cet engin offre la meilleure puissance massique en Europe selon son constructeur, qui précise que cette locomotive peut accéder sans aucun problème aux réseaux et embranchements industriels, du fait qu’elle peut s’inscrire dans des courbes de 80 m de rayon.Homologuée en juin outre-Manche, la locomotive UKLight sera présentée cette année au salon InnoTrans à Berlin.
Zipcar s’installe à Paris et à La Défense pour devenir leader de l’autopartage
La société américaine Zipcar, filiale du groupe de location de véhicules Avis et l'un des pionniers de l'autopartage dans le monde, a lancé le 16 septembre son service de voitures en libre-service dans Paris et à La Défense.
Fondée il y a quinze ans aux Etats-Unis, Zipcar revendique aujourd'hui 870.000 abonnés dans le monde et se développe peu à peu en Europe. Elle entend profiter de l'engouement des Parisiens pour les modes de transports alternatifs dans le sillage d'Autolib', lancé en 2011 dans l'agglomération parisienne.
A terme, l'objectif est de « devenir le leader de l'autopartage à Paris », assure Etienne Hermite directeur général de Zipcar France avec pour « chaque Parisien une voiture Zipcar à moins de cinq minutes de chez lui ».
De la citadine à l'utilitaire en passant par la familiale, neuf types de véhicules de marque Peugeot et Opel sont mis à la disposition des clients, ce qui représente au total une centaine de véhicules, stationnés dans 60 emplacements de parking. A titre de comparaison, Autolib' met plus de 2 000 véhicules à disposition des Franciliens pour 877 stations.
L'utilisateur peut s'abonner à l'année ou au mois, et réserver son véhicule sur internet ou via un smartphone. Le véhicule doit être ramené à son lieu d'origine.
Après Londres, Barcelone et Vienne, l'implantation à Paris est un nouveau pas dans le développement européen de l'entreprise américaine. « Le potentiel de Paris est au moins aussi important que celui de Londres ou New York car la densité de population est très élevée et le taux de motorisation inférieur à 50% », prévoit Etienne Hermite.
Jean-Louis Missika, conseiller de Paris et adjoint à l'urbanisme, s'est déclaré « très favorable à cette initiative. Tout ce qui va dans le sens du partage des véhicules est positif pour Paris. Cela va stimuler le marché. Il faut que les Parisiens pensent d'abord "véhicule partagé" plutôt qu'"achat de voiture" ».
L'élu souligne par ailleurs qu'à Paris, les véhicules particuliers restent immobilisés 95% du temps. Et de rappeler l'objectif de l'équipe municipale: « Eradiquer à terme le diesel et développer toutes les formes d'autopartage ».

SNCF : l’immobilier et le foncier, sources de revenus pour le groupe
Valoriser le patrimoine. C’est l’objectif de Rail Immo, présenté comme « une ligne métier entière de SNCF » en 2015. Cette branche, dirigée par Sophie Boissard, gérera le foncier, l’immobilier ainsi que le logement. La future SNCF en attend beaucoup : la vente de terrains peut représenter une source importante de revenus pour les compagnies ferroviaires… …Le modèle mis en place au Japon inspire notamment les patrons de RFF et de la SNCF : la compagnie privée Tokyu par exemple, qui exploite trois lignes dans la capitale japonaise, réalise 16,6 % de son chiffre d’affaires, mais près de la moitié de ses bénéfices d’exploitation, via son activité immobilière et commerciale.
La SNCF et RFF possèdent de vastes emprises foncières, chacune de leur côté car lors de la création de RFF en 1997, le patrimoine de la SNCF avait été coupé en deux, « Ça avait coûté 100 millions d’euros », estime le président de la SNCF Guillaume Pepy.
Grâce à la mise en place de la future SNCF au 1er janvier, les procédures de ventes de terrains vont pouvoir être accélérées. Le retour à une plateforme foncière et immobilière commune devrait en effet permettre de « sortir des dizaines, des centaines de projets d’aménagement qui étaient bloqués car il y a deux cadastres », ce qui engendre une complexité administrative, précise Guillaume Pepy, en précisant que la SNCF est « le 3e bailleur social de France ».
« L’immobilier, cession, exploitation, tertiaire commercial, est une diversification stratégique pour les activités ferroviaires », particulièrement capitalistiques, note de son côté Jacques Rapoport, le président de RFF.
Les cessions immobilières ont rapporté un total de 255 millions d’euros en 2013 à RFF et SNCF.
Autre sujet d’intérêt pour la future SNCF : le développement des espaces commerciaux dans les gares. Les boutiques et restaurants situés en gare (200 000 m2) ont réalisé un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en 2013 (+ 20 % attendus en 3 ans) et versé à la SNCF 156 millions d’euros de redevance (+ 9 % sur un an).
L’entreprise a également perçu 100 millions d’euros de revenus locatifs. La SNCF veut « utiliser ces flux [de voyageurs, NDLR] comme étant une vraie richesse, aller jusqu’au bout de cette logique de création de valeur », détaille la directrice générale des gares, Rachel Picard.
(avec AFP)
Lyon lance son enquête déplacements sur l’aire métropolitaine
Les bassins de déplacements ne cessent de grossir, l’aire sur laquelle les enquêtes ménages déplacements (EMD) sont réalisées doit suivre. Ce sera le cas pour la métropole lyonnaise qui donne le coup d’envoi à son enquête le 7 octobre. La photographie réalisée donnera donc une vue de la mobilité des 2,3 millions d’habitants de 569 communes (contre 460 lors de la précédente EMD en 2006). La méthode de recueil des données évolue donc : les 27 000 personnes tirées au sort pour répondre à l’EMD auront un entretien en face à face à leur domicile pour les habitants de Lyon, Vienne et Bourgoin-Jallieu, les résidents du reste du territoire répondant par téléphone. Coût de l'enquête pour le Sytral : 2,5 millions d'euros HT. La phase de recueil doit durer six mois et les premiers résultats devraient être connus en fin 2015.
Uber s’implante à Bordeaux, Nice et Toulouse
Le service de voitures de transport avec chauffeur (VTC) Uber a annoncé, le 16 septembre, le lancement de services entre particuliers à Bordeaux, Nice et Toulouse, après s'être déjà implanté en France à Paris, Lyon et Lille.
Uber, dont les activités ont théoriquement été interdites en Allemagne au début du mois, développe ainsi son offre dans l'Hexagone moins d'une semaine après l'adoption par une commission de députés d'une loi qui doit répondre aux inquiétudes des conducteurs de taxis quant à la concurrence des VTC.
Le texte restreint nettement les activités des VTC, en leur interdisant d'être repérées par les smartphones et de prendre des clients dans la rue sans réservation préalable. En revanche, il autorise leurs chauffeurs à ne pas retourner à leur base entre chaque course s'ils peuvent justifier d'une telle réservation.
A Bordeaux, Nice et Toulouse, Uber propose l'offre "UberPOP" qui consiste pour les clients à être transportés par d'autres particuliers dans des voitures personnelles, donc non fournies par le groupe.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a engagé des poursuites en avril contre ce service, l'accusant de « pratiques commerciales trompeuses » ne pouvant s'apparenter au covoiturage, et le procureur a requis 100 000 euros d'amende. Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre une décision le 16 octobre.
La Commission européenne chargée d’un rapport sur les investissements prioritaires
Les ministres européens des Finances ont chargé la Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) de leur remettre rapidement un rapport comprenant des propositions de "bons projets d'investissements", avec des "mesures concrètes", a indiqué le 13 septembre le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan.
La Commission et la BEI sont invitées à présenter un rapport intermédiaire lors de la prochaine réunion des ministres des Finances des 28, le 14 octobre à Luxembourg, puis le rapport définitif en décembre.
Les secteurs privilégiés doivent être "l'énergie, les transports et l'économie numérique", a précisé le ministre espagnol, Luis de Guindos.
Le futur président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a promis dès son élection un plan d'investissements européens publics et privés de 300 milliards d'euros sur trois ans. Ce plan devrait puiser notamment dans les fonds européens.
Grenoble expérimente des véhicules électriques en autopartage
La communauté d'agglomération de Grenoble a présenté le 12 septembre un service expérimental de véhicules électriques en autopartage connecté au réseau de transports en commun, en partenariat avec Toyota et EDF.
A partir du 1er octobre et pour une durée de trois ans, soixante-dix petits véhicules électriques Toyota, à trois ou quatre roues, seront disponibles dans 27 stations de Grenoble et des communes avoisinantes.
Au total, 161 points de recharge ont été installés sur le territoire de l'agglomération dont 41 pour des véhicules électriques et hybrides classiques.
Moyennant un abonnement au service Cité lib (0 à 15 euros par mois), les Grenoblois pourront emprunter ces véhicules en payant un tarif dégressif compris entre 3 euros et 1 euro par quart d'heure. La réservation se fera via une application sur smartphone ou tablette. Les usagers des transports en commun bénéficieront de tarifs préférentiels et les véhicules électriques seront intégrés dans l'outil de planification de trajets élaboré par la société de transports en commun de l'agglomération.
Australie : Alstom fournira des Metropolis pour le réseau automatique de Sydney
Alstom a annoncé, le 16 septembre, avoir remporté un contrat en Australie pour la fourniture des trains et du système de signalisation d'un futur réseau ferroviaire automatisé dans la région de Sydney, d'un montant d'environ 280 millions d'euros.
Le groupe industriel français fait partie du consortium Northwest Rapid Transit (NRT), sélectionné pour mettre en service le réseau North West Rail Link d'ici 2019. NRT est composé des compagnies australiennes John Holland, Leighton Contractors, UGL Rail Services et Plenary Group, ainsi que du groupe hongkongais MTR Corporation.
Au sein de ce consortium, Alstom a été désigné « responsable de la gestion du projet, de la conception, de la fourniture, de la fabrication, des tests et de la mise en service du matériel roulant et des systèmes de signalisation », précise le groupe.
Alstom fournira notamment « 22 rames à six voitures totalement automatiques de la gamme Metropolis », déjà vendues à une quarantaine de villes depuis dix ans, dont Amsterdam, Barcelone et Singapour.