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Auteur/autrice : admin_lvdr

Qualité de l’air. L’automobiliste principale victime de sa pollution
L’équation est simple : plus on est proche du trafic automobile, plus on est pollué. Enfermés dans une voiture, le conducteur et ses occupants s’en prennent donc plein le nez. Les utilisateurs des transports publics sont un peu mieux lotis. Mais ce sont les piétons et les cyclistes qui s’en sortent le mieux, les piétons parce qu’ils sont en retrait, les cyclistes parce qu’ils pédalent vite.
Où est-on le plus pollué quand on se déplace ? Depuis quelques années, plusieurs organismes de recherche ou de surveillance de l’air se penchent attentivement sur la question. Entre mai 2008 et mars 2009, l’Oramip (Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées) a ainsi réalisé une étude sur l’agglomération toulousaine pour évaluer l’exposition à la pollution en fonction du mode de déplacement (voiture, bus, métro, marche et vélo), en retenant les principaux polluants dus aux transports : dioxyde d’azote (NO2), monoxyde de carbone (CO), particules en suspension de taille inférieure à 10 microns (PM10), certains aldéhydes et les BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes).
Résultat, c’est l’automobiliste, enfermé dans un espace confiné et à proximité immédiate des gaz d’échappement de ses voisins, qui respire l’air le plus vicié. Viennent ensuite, dans l’ordre, le passager du bus, le cycliste, l’utilisateur du métro et enfin le piéton. Explication : plus on est proche de la circulation automobile, plus on en prend plein le nez. « Les concentrations mesurées en dioxyde d’azote dans les habitacles des voitures sont supérieures à celles observées par les sites de mesure de l’Oramip installés à proximité d’axes routiers », souligne l’Observatoire régional. Qui ajoute : « Contrairement à ce que l’on peut penser, l’exposition à la pollution des cyclistes est en moyenne sur un trajet bien inférieure à celle des automobilistes (et occupants du véhicule) ».
En voiture, la pollution au dioxyde d’azote est maximale lors des trajets traversant le centre-ville et ceux effectués via la rocade périphérique toulousaine. Avec parfois des valeurs dépassant les normes limites, ce qui est donc jugé dangereux pour la santé. C’est aussi en voiture que l’on est le plus exposé au monoxyde de carbone. Mais l’exposition à ce polluant est ponctuelle : elle se produit surtout lors des arrêts à des carrefours ou dans des embouteillages. Enfin, c’est toujours en voiture que l’on inhale les concentrations les plus élevées en benzène, dont les teneurs varient en fonction des trajets et de la densité du trafic.
Bref, l’automobiliste est non seulement l’un des principaux pollueurs, mais aussi, revers de la médaille, la principale victime de sa pollution. « Les automobilistes sont soumis à une pollution particulièrement élevée presque exclusivement composée des fumées d’échappement des véhicules les plus proches », résume l’association Aspa qui évalue la qualité de l’air en Alsace. « Les habitacles des voitures que l’on pensait être des coquilles de protection sont en fait des lieux où se concentrent les polluants, notamment quand on se trouve dans un embouteillage ou dans un tunnel. C’est une zone d’accumulation dans laquelle la décroissance est lente », souligne de son côté Marc Durif, spécialiste de l’air à l’Ineris (Institut national des risques), qui a développé un outil, dans le cadre du projet baptisé Inter’Modal, pour mesurer les concentrations moyennes de polluants lors de déplacements.
Le bus est le deuxième mode de transport le plus exposé au benzène ainsi qu’au dioxyde d’azote. « Ceci peut s’expliquer par l’apport permanent d’air extérieur (ouverture des portes…) qui se concentre au sein de l’habitacle du bus », explique l’Oramip. D’où l’intérêt des couloirs de bus qui permettent de rouler plus vite et d’échapper aux embouteillages et à leurs nuisances.
Dans le métro toulousain, bien qu’en situation confinée mais plus éloignée des sources d’émission d’oxyde d’azote, les concentrations en polluants sont « relativement basses, excepté pour les particules en suspension, pour lesquelles les concentrations sont bien supérieures à celles observées dans l’air ambiant à l’extérieur », soulignent encore les auteurs de l’étude. Une situation qui s’explique par le frottement des métros à pneus sur les voies (voir aussi les mesures de la RATP, page 37-39).
A trajet équivalent, les cyclistes ou les piétons sont bien moins exposés. Mais si le piéton est le moins exposé des usagers de la voirie, il faut pondérer les résultats pour les cyclistes qui se déplacent plus vite, donc vont s’échapper plus rapidement des zones les plus polluées. « Dès qu’on s’éloigne de quelques mètres, les concentrations peuvent diminuer de façon très importante », précise Marc Durif. Les pistes cyclables permettent aussi de se dégager de la circulation. Second facteur important : la façon dont on inhale les polluants. « Lorsqu’on se déplace en vélo, le taux de ventilation est trois fois plus important que lors d’un déplacement en transport collectif. Ce qui compte c’est la quantité de polluants qui entre dans l’organisme », poursuit Marc Durif. « Mais il fait aussi prendre en compte les bénéfices pour l’organisme du mode de déplacement : le bénéfice est plus grand quand on se déplace en vélo plutôt qu’en voiture puisqu’on améliore sa forme physique », ajoute-t-il. « Quand on est en vélo, on peut certes traverser des zones avec des concentrations élevées, mais elles peuvent baisser très rapidement car la circulation des vélos est rapide ».
Reste encore à déterminer plus précisément les effets de ce cocktail de polluants sur la santé. En attendant, un conseil aux piétons : restez en retrait sur les trottoirs, à plus forte raison si vous avez un enfant dans une poussette qui le place tout juste au niveau des pots d’échappement.
Marie-Hélène POINGT
Suite de notre dossier :
Qualité de l’air. La voiture propre à la rescousse ?
Qualité de l’air. Le métro pas épargné par la pollution
Des agriculteurs, transporteurs et industriels s’opposent au péage poids-lourds
Plusieurs organisations d'agriculteurs, de transporteurs et de professionnels de l'alimentaire ont fait part mi-septembre de leur opposition en l'état au dispositif de péage de transit poids lourds, qui doit remplacer l'écotaxe.
Dans un communiqué commun, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Coop de France (coopératives agricoles), l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) et la Confédération française du commerce interentreprises (CGI) ont dit regretter "qu'aucune solution alternative au dispositif Ecomouv' n'ait fait l'objet d'un examen sérieux".
"Au vu de l'orientation prise par la médiation mise en place le 22 juillet dernier, à l'initiative du Premier Ministre, la FNSEA, Coop de France, l'ANIA, l'OTRE et la CGI estiment collectivement que les conditions d'une adhésion au dispositif ne sont toujours pas réunies", dit le communiqué. "Ils ne peuvent admettre que le produit du péage de transit serve pour près de la moitié à rémunérer l'opérateur privé chargé de sa collecte, Ecomouv', et qu'il s'accompagne d'un mécanisme impraticable et inéquitable de majoration forfaitaire obligatoire du prix de transport", ajoutent les organisations.
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avait indiqué quelques jours auparavant que le péage de transit poids lourds, dont l'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2015, serait "d'abord expérimenté pour voir si ça marche" et révisé "si ça ne marche pas".Grand paris. Consultation pour le mobilier des gares du futur métro
La Société du Grand Paris a lancé le 9 septembre un appel à candidatures concernant un marché portant sur le design des équipements, mobiliers et supports d’informations des gares du Grand Paris Express.
La SGP souhaite, selon son communiqué, « s’entourer d’une équipe pluridisciplinaire en design industriel, d’espace et sonore et en ingénierie reconnue pour sa capacité à créer et à innover dans le cadre d’une démarche collaborative. » La date limite de réception des candidatures est fixée au 15 octobre 2014 à 17 h.
Grand Paris. L’enquête publique sur Mairie-de-Saint-Ouen – Pleyel – Noisy-Champs commence le 13 octobre
Jean Daubigny, préfet de la région Ile-de-France, a pris le 12 septembre l'arrêté d'ouverture d'enquête publique du Grand Paris Express relatif aux lignes 16 et 17 sud, reliant les gares de Saint-Denis-Pleyel à Noisy-Champs via Le Bourget RER, et au tronçon entre Mairie-de-Saint-Ouen et Saint-Denis-Pleyel de l’extension de la ligne 14 au nord. L'enquête publique se déroulera du 13 octobre au 24 novembre prochain. Quatre réunions publiques sont prévues, dans les communes concernées par le projet. La SGP, maître d’ouvrage du projet, a organisé, entre le 18 novembre et le 18 décembre 2013, une concertation renforcée avec les habitants. Pour ce tronçon, la SGP a également organisé 34 réunions de comité de pilotage avec les élus et partenaires du projet. Le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris a approuvé l’opération d’investissement des lignes concernées le 4 juillet dernier, pour un montant de 3,490 milliards d’euros. La mise en service des lignes 16 et 17 sud du Grand Paris Express et de l’extension de la ligne 14 nord entre Mairie de Saint-Ouen et Saint-Denis Pleyel, longues de 29 km et comprenant 9 nouvelles gares, est prévue en 2023.
Taxis et VTC: les députés adoptent en commission le compromis du Sénat sur le retour à la base
Les députés ont adopté le 10 septembre en commission la proposition de loi socialiste sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC) telle que modifiée par le Sénat sur l'article polémique stipulant au VTC de retourner à sa base entre chaque course.
La proposition de loi devait être maintenant définitivement adoptée en séance par l'Assemblée en seconde lecture le 18 septembre.
Le député PS Gilles Savary a repris "au débotté" la fonction de rapporteur du texte qui était jusque là occupée par le désormais célèbre Thomas Thévenoud, auteur de la proposition de la loi avant d'entrer au gouvernement pour neuf jours.
Les VTC contestaient vigoureusement l'une des disposition du texte, l'obligation après une course "de retourner au siège de l'entreprise ou dans un lieu, hors de la chaussée, où le stationnement est autorisé".
Suite à leurs protestations, le Sénat avait fin juillet adopté un amendement qui modifie cette disposition: les voitures de transport avec chauffeur devront retourner à leur base "sauf s'il justifie d'une réservation préalable ou d'un contrat avec le client final".
La proposition de loi vise plus généralement à sortir du conflit des derniers mois entre taxis et VTC en interdisant à ces derniers d'être repérées par les smartphones.
Vu le rôle de la "révolution numérique" dans l'essor des VTC, le texte entend permettre aux taxis d'être géolocalisés, avec la création d'un "registre de disponibilité des taxis" géré par l'Etat, sur la base du volontariat et sans surcoût.
A l'inverse, les VTC, que le texte rebaptise "voitures de transport (au lieu de tourisme) avec chauffeur" ne pourront plus recourir à cette maraude électronique et devront s'en tenir au marché des courses avec réservation préalable, sous peine de "15.000 euros d'amende et un an d'emprisonnement". Prendre des clients à la volée dans la rue relève en effet de la prérogative des seuls taxis.La nouvelle Commission européenne désignée par Jean-Claude Juncker
La nouvelle commission européenne a été présentée le 10 septembre par Jean-Claude Junker. Plus politique que l'exécutif européen sortant, elle compte cinq anciens chefs de gouvernement et 13 ministres ou anciens ministres, sur un total de neuf femmes et 19 hommes. Elle doit être approuvée par le Parlement européen avant d'entrer en fonction au 1er novembre .
Parmi les nouveaux commissaires, le Slovaque Maros Sefcovic, 48 ans, vice-président sortant de la Commission, chargé des Relations institutionnelles et de l'administration, est désormais chargé des Transports et de l'Espace. Social-démocrate, ce diplomate de carrière, ambassadeur de son pays auprès de l'UE de 2004 à 2009, s'est montré très discret dans ses fonctions de commissaire.



