Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Thales choisit des antennes Huber + Suhner pour le métro de New York

    Huber + Suhner, fabricant suisse de composants et de solutions systèmes de connectivité électrique et optique, a été choisi par Thales pour fournir les antennes embarquées et le câblage du système CBTC du métro new-yorkais. 

    Le contrat, conclu avec Thales Canada Transportation Solutions, prévoit l’installation d'antennes Spot-S à chaque extrémité de train et câblées entre elles. Pour compléter le dispositif, Huber + Suhner fournira des antennes Yagi Sencity Spot M spécifiques aux transmissions dans les tunnels, notamment ceux de la 7 Flushing Line de New York City Transit. Ces antennes, comme tous les produits de l’entreprise suisse sont conformes aux exigences des réseaux ferroviaires en matière environnementales et de protection contre les incendies. 

  • Rome augmente la taxe de séjour pour soutenir ses transports urbains

    Depuis le 1er septembre, la municipalité de Rome a augmenté la taxe de séjour sur les hébergements en campings (2 euros) et dans les hôtels (7 euros par exemple pour les 5 étoiles) dévoile le quotidien Le Figaro du 3 septembre. En France, un projet de loi avait été discuté avant l’été, mais finalement rejeté par le Parlement. Parmi les détracteurs, les organisations professionnelles de l’hôtellerie, mais aussi le secrétariat d’Etat au tourisme et son ministère de tutelle les affaires étrangères, qui craignaient des effets négatifs sur la venue des touristes à Paris et France. 

    L’objectif du projet français était de financer les transports publics. C'est aussi le but à Rome, où la municipalité souhaiterait, explique Le Figaro, renflouer les caisses des transports urbains, largement déficitaires. Sur son site, la Ville explique que cette nouvelle taxe de séjour serait utilisée « en partie pour les dépenses pour le mobilier urbain, le décor et la promotion du tourisme ». 

  • Ukraine : la gare de Donetsk partiellement détruite dans les combats

    Les Chemins de fer de Donetsk ont annoncé le 1er septembre que la gare de cette ville de l’Est de l’Ukraine, au cœur du conflit entre le gouvernement ukrainien et les séparatistes pro-russes, avait été partiellement détruite par les combats intenses qui s’y déroulent depuis le début de mois d’août. Seule une salle de réservation de billets reste encore en activité.

  • Près de 38 000 membres des chemins de fer indiens sanctionnés pour corruption

    Le ministre des Chemins de fer indien, D V Sadananda Gowda, a annoncé le 14 août dernier devant la Lok Sabha, la chambre basse du parlement indien, que près de 38 000 membres des Chemins de fer indiens ont été sanctionnés pour corruption au cours des cinq dernières années. Le ministre a précisé que ces sanctions sont survenues après le traitement de plus de 42 000 plaintes et par des enquêtes menées en interne.  Il a également affirmé que les trois quarts des sommes détournées ont été récupérées par les Indian Railways (IR). La corruption est un mal endémique en Inde, le pays se classant en 2013 à la 94e position du classement établi par Transparency International, une ONG qui édite tous les ans un Indice de perception de la corruption (IPC).

    S.D.

  • Le service de VTC Uber interdit dans toute l’Allemagne

    Le tribunal de Francfort a interdit au service de voitures de transport avec chauffeur Uber d’exercer son activité en Allemagne dans une décision en référé prononcée le 25 août et rendue publique le 2 septembre. 

    Il coûterait 250 000 euros par infraction constatée à Uber de contrevenir à la décision. 

    Le service venu des Etats-Unis, qui a fait son entrée sur le marché allemand début 2013, a déjà été interdit dans plusieurs villes allemandes dont Berlin, par décision de justice. Mais jusqu'à présent ces jugements ne valaient que localement, et en faisant appel, Uber en a suspendu l'application. Le tribunal régional de Francfort, saisi par une centrale de taxis, juge toutefois que, comme l'application sur smartphone qui donne accès au service n'est pas spécifique à la ville, sa décision s'applique dans toute l'Allemagne. Elle ne concerne toutefois pas UberBlack, service de limousines avec chauffeurs professionnels. 

    « Uber va continuer son activité dans toute l'Allemagne », a réagi le groupe dans un communiqué. Le service reste opérationnel dans le pays, a confirmé à l'AFP Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur Europe de l'Ouest d'Uber. 

    En France, une proposition de loi prévoyant d'interdire le repérage des services de voiturage par smartphones devrait être adoptée définitivement le 9 septembre et le tribunal correctionnel de Paris doit rendre le 16 octobre sa décision sur l'offre de transports de particuliers d'Uber, UberPOP. 

  • Le président veut que le T4 desserve Montfermeil et Clichy-sous-Bois en 2018

    François Hollande a annoncé le 2 septembre la date de 2018 pour la fin des travaux du tramway T4 devant desservir Montfermeil et Clichy-sous-Bois, symboles des banlieues déshéritées et enclavées de Seine-Saint-Denis.

    « Je sais qu'il est beaucoup attendu une desserte par tramway, depuis le temps qu'on en parle ! (…) Il doit y avoir un échéancier, 2018 », a déclaré le président de la République à l'occasion de l'inauguration du collège Louise-Michel de Clichy. 

    Encore « faut-il ne pas perdre de temps supplémentaire et c'est pourquoi j'ai demandé aux opérateurs de transport, à ceux qui décident, de ne pas accepter le moindre retard par rapport à cette livraison pour que Clichy soit desservie comme une ville doit l'être (…) parce que quand on ne peut pas se déplacer on ne peut pas non plus chercher et obtenir un emploi », a déclaré François Hollande.

    Jean-Paul Huchon, président PS de la Région Ile-de-France et par ailleurs du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (Stif), et Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des Transports, se sont réjouis, dans un communiqué commun, que François Hollande ait « souligné l'urgence du projet ». « L'infrastructure sera achevée en 2018 », ont-ils ajouté. 

    « Pour tenir ce calendrier, tous les partenaires du projet devront être pleinement mobilisés. En particulier, tout devra être mis en oeuvre pour que les travaux de dévoiement des réseaux et la libération des emprises foncières soient effectués d'ici la fin de l'année 2015 », ont précisé Alain Vidalies et Jean-Paul Huchon. Un comité de pilotage « sera mis en place pour s'assurer qu'aucun retard ne sera pris ».

    Le tramway T4, dont la construction avait été promise dès 2006 par Jacques Chirac, et qui aurait roulé si le calendrier initial avait été respecté, est considéré comme crucial pour le développement de ce quartier sensible du 93, d'où étaient parties les émeutes de 2005. 

    « Nous sommes très heureux que le président s'implique personnellement et qu'il demande à tous les acteurs du projet de se mobiliser », a réagi auprès de l'AFP Olivier Klein, le maire de Clichy-sous-Bois. « Ça fait trop longtemps qu'on attend ce tramway. Tant que l'on aura pas ce désenclavement, on restera toujours au bord du chemin », a insisté le maire socialiste. 

  • Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    Le nouveau tramway de Besançon, présenté comme le «moins cher de France au kilomètre» et muni de rames adaptées à la taille d’une ville moyenne, a été inauguré samedi à Besançon… La nouvelle ligne emprunte un tracé de 14,5 km pour relier 31 stations, du nord-est au sud-ouest de la ville, en passant par la gare et l’hôpital. Plus de 40 000 voyageurs par jour sont attendus à terme sur le réseau.

     

    La ville de Besançon a choisi CAF pour réaliser le premier tram compact adapté à sa taille. Les 19 rames mesurent 24 mètres de long, contre environ 34 mètres pour les rames des autres villes françaises. 

    Chacune rame a été baptisée du nom d’une personnalité de Franche-Comté, comme Victor Hugo, Louis Pasteur ou les frères Lumière.

     

    Le tramway bisontin a un coût de près de 17 millions d’euros au kilomètre, pour un budget global d’environ 254 millions d’euros. En France, environ 25 tramways sont en service et le coût d’une ligne était jusqu’à présent estimé entre 20 et 30 millions d’euros du kilomètre.

  • Des livres électroniques calibrés au quart d’heure pour les voyages en TER

    En partenariat avec StoryLab, Parallèles Editions, deux éditeurs électroniques, et la région Lorraine, la SNCF lance une expérience de téléchargements gratuits de livres électroniques. 

    Les livres électroniques proposés précisent la durée de lecture  (15, 30, 45, et 60 mn) de manière à correspondre au temps de trajets. Les voyageurs trouveront notamment des auteurs publiés chez StoryLab comme André Delauré (La chasse à l’Epaulard), Williams Exbrayat et sa série, Sébastien Gendron (Le garage),  ou encore des titres d’Elias Jabre. Une autre série d’e-livres, proposés par Parallèles Éditions concernent les classiques de la littérature française, des Fables de La Fontaine, à Germinal de Zola, en passant par les Poèmes Saturniens de Paul Verlaine pour n’en citer que quelques-uns.

    La SNCF s’était déjà intéressée aux livres électroniques, l’année dernière, en présentant la plateforme youboox dans quelques gares. 

     

    http://www.blockbookster.com/StoryLab/StoryLab-SNCF-Lis-tes-classiques/Biblio

     

  • Le génie civil s’achève, la superstructure démarre

    Le génie civil s’achève, la superstructure démarre

    Le génie civil et les terrassements étant quasiment achevés, place à l’installation des supports caténaires cet été puis à la pose des voies à l’automne. L’ensemble des travaux de superstructures devrait s’achever au cours de l’été 2016.  

    Engagée en février 2012 sur l’ensemble du tracé, la construction de la LGV Sud-Europe-Atlantique arrive aujourd’hui à une période charnière. Le génie civil et les terrassements sont achevés à 93 % avec des chiffres éloquents. En mai, près de 64 millions de m3 de déblais et décapages réalisés sur un objectif de 68 millions. Plus de 285 000 m3 de béton coulés pour les ouvrages d’art non courants et plus de 414 000 m3 pour ceux courants. Sur les 287 prévus, 133 rétablissements routiers étaient en service. Seule une dizaine de grands ouvrages significatifs comme le viaduc sur la Dordogne, le plus long de la ligne avec ses 1 377 m, seront encore en activité jusqu’en fin d’année. Les 29 bases du chantier de génie civil, réparties tout au long des 300 km, vont être peu à peu démantelées. Plus de 600 000 traverses béton sont déjà produites, 74 % des appareils de voie réceptionnés, 29 % de ballast approvisionné sur un total de 3 millions de tonnes. Place à la superstructure désormais encadrée par SGS, le sous-groupement Superstructures, l’un des cinq constitués d’entreprises sur lesquels s’appuie Cosea, qui est en charge des bases-travaux, de la pose des voies et de la caténaire. Cette phase va être entreprise depuis deux bases ferroviaires situées à Nouâtre-Maillé (Indre-et-Loire) et à Villognon-Luxé (Charente), soit à peu près au premier et au deuxième tiers du projet. Créées de toutes pièces, occupant une surface d’une trentaine d’hectares et comportant chacune une quinzaine de kilomètres de voies, ces centres névralgiques sont proches de la plate-forme LGV, bien desservies par des axes routiers structurants, et reliées au réseau ferré national pour permettre l’acheminement des matériaux et matériels (ballast, longs rails soudés, traverses, supports caténaires…). Les toutes premières interventions sur la ligne devaient débuter à partir de Villognon en mai, puis cet été depuis Nouâtre par l’installation des supports caténaires à l’aide de moyens routiers et le déroulage des câbles signalisation. La pose des voies ferrées – plus de 680 km mobilisant quelque 1 000 personnes – sera entreprise cet automne par les sociétés TSO et ETF qui iront à la rencontre l’une de l’autre. Ces grands travaux de superstructure doivent s’achever au cours de l’été 2016. Les deux bases, dont une partie des installations sera conservée, deviendront alors les centres principaux de maintenance de la LGV. M. B.

     

    La SEA, vitrine pour Lisea

    Vinci apprécie la concession. Le groupe s’investit dans les grands travaux, mais aussi dans ce modèle parce qu’il possède justement dans son portefeuille d’activités un solide pôle Concessions. Ce principe de concession pour les grandes infrastructures linéaires est éprouvé depuis longtemps. Quasiment toutes les autoroutes françaises ont été développées ainsi. Ce qui n’est pas le cas pour le ferroviaire – du moins dans son histoire récente – où il n’existe pour l’instant pas de retour d’expérience en France, la formule ayant toutefois été retenue pour des lignes internationales majeures : tunnel sous la Manche et la ligne Perpignan – Figueras. « Dans dix ans, nous pourrons dire si cela a vraiment été un succès. Mais nous estimons valoriser plus nos actifs en ayant la main sur le commercial qu’en étant uniquement présent sur le plan technique », explique Laurent Cavrois, président de Lisea, qui juge qu’en termes de maîtrise et d’efficacité de construction et de commercialisation, le principe est porteur « d’une certaine innovation, d’un dynamisme. Grâce à des méthodes ambitieuses, nous raccourcissons de plusieurs années les temps d’exécution du projet ».

    Il est apparu évident, suite au Grenelle de l’environnement, et à la décision de lancer simultanément la construction de quatre lignes à grande vitesse (LGV Est-européenne phase 2, Bretagne – Pays de Loire, Sud-Europe-Atlantique et contournement de Nîmes-Montpellier), que l’Etat seul ne pouvait pas tout réaliser. « Il y avait besoin de mobiliser des financements, des capacités de maîtrise d’ouvrage, d’entreprises, ce qui n’aurait pas été possible en utilisant uniquement la maîtrise d’ouvrage publique. Lisea porte un risque commercial et en fait cela met sous tension l’ensemble du projet. Nous allons essayer de développer l’infrastructure, des services, de commercialiser des sillons, une manière d’approcher les clients qui va maximiser l’utilité de la ligne. » Il croit fermement en ce modèle, estime que l’industrie monte en gamme et que la ligne SEA va constituer une vitrine. « Le fait que de grands opérateurs en France puissent offrir de telles offres packagées doit représenter un atout pour de grands projets à l’étranger comme ceux au nord de Londres, en Russie, aux Etats-Unis ou encore en Amérique du sud. »

    M. B.

     

    Lire la fin du dossier : Après le génie civil, Cosea redéploie les emplois

  • Après le génie civil, Cosea redéploie les emplois

    Après le génie civil, Cosea redéploie les emplois

    Les 3 millions d’heures de travail d’insertion – sur un total de 19 millions d’heures de travail – font de la LGV SEA le plus grand chantier d’insertion d’Europe. La phase du génie civil et du terrassement touchant à sa fin, Cosea se fait un devoir de trouver des postes à tous ceux qui ont participé à la construction.  

    « A son démarrage en 2012, le projet a connu quelques difficultés lors de l’acquisition des terrains, parfois dues à des contraintes environnementales nous interdisant de travailler. Ce qui a engendré à peu près six mois de retard, puis il y a eu une période de pluie. Mais aujourd’hui, grâce aux énormes efforts du groupement d’infrastructure, le planning avec une mise en service en juillet 2017 sera tenu », assure Gilles Godard, le directeur du groupement constructeur. Pour tenir les délais de réalisation de la plate-forme LGV, Cosea a en effet mis des moyens considérables sur les 300 km de linéaire. Au plus fort du chantier, en été 2013, près de 8 500 personnes étaient mobilisées ! Dont environ 2 300 embauches locales réparties en 1 800 emplois Cosea, les autres ayant été générés par les sous-traitants fournisseurs. En partenariat étroit avec l’Etat, les régions et Pôle emploi, la direction de projet a choisi délibérément de chercher la ressource sur le territoire au moment de la mobilisation. « C’est une manière de plus de s’intégrer dans le territoire et de faire accepter le projet. Ce défi a été réalisé », se réjouit Eric Leleu. Le directeur des Ressources humaines de Cosea évoque le nombre d’heures de formation dispensées pour apprendre les métiers de la conduite d’engins, du terrassement, du génie civil : 300 000 heures en six à huit mois, un coût estimé de 10 à 12 millions d’euros ! « C’est le plus grand chantier d’insertion d’Europe. Actuellement, sur un total de 19 millions d’heures de travail, on a dû réaliser environ 3 millions d’heures de travail d’insertion, avec pour beaucoup des hommes et des femmes qui étaient très éloignés de l’emploi. Ce sont de tels grands projets structurants qui, de par leur durée, permettent des actions de ce volume. »

    Avec la fin annoncée des gros travaux de terrassement et de génie civil, et donc une diminution progressive des effectifs, Cosea parle désormais de redéploiement et se fait un devoir de trouver des postes à tous ceux qui ont participé à la construction. Sur les quelque 1 000 personnes formées au génie civil et terrassement, la moitié va ainsi appréhender désormais les métiers du ferroviaire, avec des formations qui vont cumuler les 100 000 heures. « Nous leur avons donné une première qualification et un vrai métier dans les travaux publics. Ils vont suivre la vie du projet et apprendre un deuxième, voire un troisième métier s’ils font de la pose de voie ferrée et de caténaire. » A l’issue de la phase superstructure, certains pourraient intégrer les effectifs de Mesea. Un redéploiement sera sans doute aussi poursuivi chez Vinci. Mais d’autres pourraient être intéressées par ces nouvelles compétences ferroviaires. Présents lors de certaines réunions d’information sur le terrain lors de ces propositions de reconversion, des représentants d’ETF et de TSO, les sociétés chargées de la pose des voies sur la ligne SEA, ont insisté sur le fait que, dans ce domaine, le travail lié au rajeunissement et à la modernisation du réseau classique ne manque pas…

    M. B.