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Auteur/autrice : admin_lvdr
Michele Mario Elia prend la tête des chemins de fer italiens
C'est l'ancien patron de RFI (Rete delle Ferrovie Italiane, l’équivalent en Italie de notre RFF) qui… qui a pris les commandes des FS (Ferrovie dello Stato italiane, chemins de fer italiens), la holding ferroviaire, en remplacement de Mauro Moretti parti pour Finmeccanica. Agé de 68 ans, Michele Mario Elia dirigeait depuis 2006 RFI, le gestionnaire des infrastructures. Un passage d'une structure à l'autre analysé par de nombreux experts comme "le signe que la séparation complète entre le réseau et l’opérateur historique Trenitalia n’est plus d’actualité », écrit l’Association française du rail (AFRA). L'association qui regroupe les acteurs du ferroviaire autre que la SNCF rappelle également sur son site que « le gouvernement italien a aussi annoncé son intention de trouver des investisseurs privés en vue d’une privatisation partielle du groupe FSI » .
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C'est, en euro, le prix moyen d'un ticket de transport public urbain en France selon l'enquête présentée aujourd'hui par l'Union des transports publics (UTP) et le Groupement des autorités responsables des transports (Gart)… "Ce tarif est sensiblement inférieur à ceux pratiqués chez nos voisins européens", note l'UTP. "Le même titre de transport coûte en effet de 4,65 euros de plus à Londres, 1,76 euros de plus à Genève, et 1,45 euros de plus à Berlin".
L'enquête "Tarification des réseaux de transport urbain" montre également que le prix de l'abonnement en France a reculé de 6,2 % entre 2003 et 2013.
Pour en savoir plus : [email protected]
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Nouveau marché pour CAF à Istanbul
C'est le constructeur espagnol CAF qui vient d'être choisi pour fournir les futures rames de métro automatique à la ville d'Istanbul…
Pour un montant de 119 millions d'euros, CAF construira 21 trains de 6 voitures soit 126 voitures au total pour la future ligne M5. La ligne de métro est actuellement en construction, elle reliera Üsküdar à Ümraniye et Çekmeköy.
Ce sera d'ailleurs la deuxième ligne de transport en commun sur la rive asiatique d'Istanbul, puisque depuis août 2012, le M4 est déjà en service entre Kadiköy – Kaynarca.
Le M5, construit entièrement en souterrain sur 20 km, comportera 16 stations. Son ouverture est prévue en 2015.
Ces dernières années, Caf s'est imposé sur le marché ferroviaire turc. Outre les métros d'Istanbul, le M4 et le M5, le constructeur espagnol a déjà fourni les trains à grande vitesse qui relient Ankara à Istanbul, les YHT, les tramways d'Antalya, et les rames de banlieue d'Izmir. Des marchés qui lui ont rapportés plus de 600 millions d'euros .
Les entreprises françaises montrent leur savoir-faire en Indonésie et au Vietnam
Une douzaine d’entreprise française de transports participent au 5e colloque consacré aux transports ferroviaire et urbain, au Vietnam et en Indonésie, organisé par UbiFrance du 23 au 27 juin, à Djakarta, Bandung et Hanoï.
Ce colloque a pour but de présenter la technologie française en matière ferroviaire. Il s’agit des principaux acteurs français, de premiers et de second rang, qui auront l’opportunité de présenter leur expertise aux décideurs indonésiens. Parmi les entreprises françaises, on trouve : Alstom, Colas Rail, ETF/IUC, ELNO, IXXI Mobility, Matière/Unibridge, Poma, SNCF, Transdev, RATP et Yellow Window (design).
Au Vietnam, le schéma directeur de développement du transport ferroviaire d’ici à 2020 met l’accent sur la mise en place de systèmes intégrés de transports ferrés urbains dans les deux principales agglomérations du pays, Hanoi et Ho Chi Minh Ville. A Hanoi, huit lignes de métro sont prévues dont quatre sont en phase de préparation active. La France finance 50% de la ligne 3 dite ligne pilote. A Ho Chi Minh Ville, le plan prévoit la construction de sept lignes de métro et de trois lignes de tramway/monorail. Des projets de BHNS sont également en développement dans ces deux grandes villes.
En Indonésie, pays urbanisé à 53 % qui compte de nombreuses villes de taille importante, un projet de rénovation du corridor de Bandung (sud-est de Jakarta) vise à mettre en place dans cette agglomération une sorte de RER, sur une voie existante. Il va prochainement entrer en phase opérationnelle. Les premiers appels d’offres devraient être lancés cette année.
A plus long terme, des opportunités se profilent dans ce secteur à Surabaya, à l’extrémité est de l’île. Une étude réalisée en 2007, sur des Fonds d’aide au secteur privé avait abouti à la rédaction d’un schéma directeur.
Plus de vélos dans des gares
Le stationnement sécurisé des vélos devra être développé à l'intérieur ou aux abords de gares prioritaires, ont voté le 19 juin les députés dans le cadre des débats sur le projet de loi de réforme ferroviaire.
Un amendement du gouvernement a été adopté en ce sens, qui souligne dans son exposé des motifs que ces places de stationnement sont "une condition essentielle au développement de l'usage du vélo dans les déplacements quotidiens et, partant, de l'essor de l'intermodalité".
Le nouvel opérateur ferroviaire, SNCF Mobilités, devra pour les gares de voyageurs prioritaires établir dans les trois ans suivant la promulgation de la loi un tel plan de développement, qui fixera un programme de travaux et leur financement.
Ce plan sera élaboré en concertation avec les collectivités territoriales.

GE vend son activité signalisation à Alstom
Il semble bien que GE soit à l’initiative de la vente son activité de signalisation à Alstom, afin de rendre son offre plus attractive tout en renforçant l’activité transports du groupe français… …Le groupe américain, qui laissait le choix à Alstom entre un achat direct et une joint-venture, selon le Wall Street Journal, a finalement été poussé à la première solution. Le montant s’est élevé à 600 millions d’euros, à comparer à un chiffre d’affaires d’environ 370 millions d’euros selon Les Echos.
Moins connue que la production de locomotives diesel de grande puissance, l’activité Signaling & Train Control de GE Transportation – la filiale transports de GE – comprend une large gamme de produits : protection des trains (des systèmes classiques à l’ETCS en passant par le CBTC pour les métros), enclenchements, contrôle des passages à niveau, postes de commande centralisée, détection des trains, motorisation des appareils de voie ou transmissions de données sol-train. Des domaines recouvrant en grande partie ceux d’Alstom Transport. Mais tant géographiquement que techniquement, les doublons ne devraient pas être trop nombreux. GE Transportation travaille plutôt sur les marchés américains ou techniquement sous influence américaine, Alstom étant plus présent sur les marchés européens.
L’écotaxe remplacée par un péage de transit
L'écotaxe va être remplacée au 1er janvier 2015 par un « péage de transit poids lourds » concernant les camions de plus de 3,5 tonnes roulant sur 4 000 km de routes à fort trafic au lieu de 15 000 km dans l'ancien système,… …a confirmé le gouvernement, le 22 juin, après les révélations du quotidien Ouest-France, plus tôt dans la journée.
Mais la recette brute attendue de la nouvelle redevance serait de « 500 millions » d'euros par an, soit environ deux fois moins que le dispositif initial, a précisé le 23 juin la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Cette recette doit en effet être affectée à l'agence de financement des infrastructures de transport de France alors que 800 millions d'euros étaient escomptés annuellement dans la précédente formule.
Le nouveau péage cible les « itinéraires de grand transit, qui supportent un trafic supérieur à 2 500 poids lourds par jour », a confirmé une source proche de Matignon. Soit 4 000 km du réseau routier national et de certaines routes départementales, contre 15 000 km dans le projet d'écotaxe, qui avait soulevé un mouvement de contestation parti de la Bretagne, obligeant le gouvernement à le suspendre.
La carte correspond ainsi aux grands itinéraires traversant la France sans péage et aux fragments routiers parallèles aux autoroutes à péage, à l'image de la RN10 entre Bordeaux et Poitiers.
Les véhicules et matériels agricoles, ceux dédiés à la collecte du lait, les véhicules forains et de cirque seront exonérés. Pour les autres, qui devront être équipés d'un boîtier GPS calculant le parcours, la tarification se fera sur un taux moyen de 13 centimes d'euro par kilomètre, modulable selon la distance parcourue, le niveau de pollution et le nombre d'essieux.
L'entrée en vigueur de ce système visant à « ne pas pénaliser la petite économie locale et les trajets répétitifs sur une chaîne de valeur ajoutée ou industrielle située dans l'économie locale » se fera après trois mois de rodage.
La Bretagne ne fera partie qu'« à la marge » de ce dispositif: seul l'axe Saint-Lô/Nantes via Rennes sera concerné.
Pour la mise en oeuvre du nouveau dispositif, « il sera fait appel à la société Ecomouv' dont l'infrastructure technique et opérationnelle existe déjà », a précisé le Premier ministre Manuel Valls, ajoutant que l'Etat pourrait entrer au capital de cette société initialement chargée de la collecte de l'écotaxe, afin d'« assurer un meilleur contrôle ».
Une source syndicale proche d'Ecomouv' s'est dite "étonnée", ne voyant pas en quoi « l'entrée de l'Etat au capital pourrait renforcer le contrôle ». Aucune précision n'a encore été apportée sur le devenir des portiques et bornes écotaxe déjà installés.
Par ailleurs, un portique écotaxe situé à Prinquiau (Loire-Atlantique), sur la N171 entre Nantes et Saint-Nazaire, a été incendié dans la nuit du 22 au 23 juin. à lundi et sera démonté, a-t-on appris lundi auprès des gendarmes. Le département comptait au départ six portiques écotaxe. Il en reste trois situés sur le périphérique Nantais et au sud de Nantes.
Réactions
FNAUT : Usagers des transports, riverains et automobilistes pénalisés
La FNAUT déplore le recul du gouvernement. Si elle se félicite que le principe de l’écotaxe soit maintenu et que la taxe, plus lisible, soit recentrée sur les poids lourds effectuant de longs parcours de transit, elle déplore que le réseau routier taxé soit beaucoup trop restreint et le produit le produit net trop maigre.
Pour elle, non seulement les usagers des transports seront pénalisés par la réduction des projets de transports urbains et la modernisation du réseau ferré qui devaient être financés par l’écotaxe, mais aussi les riverains, soumis aux nuisances des poids lourds, des grands axes routiers dont la taxation n’était pas envisagée ou est abandonnée brut de la taxe. Mais les automobilistes et les contribuables seront aussi concernés en subventionnant largement, à leur insu, le transport routier de marchandises.
Cette écotaxe très allégée décrédibilise par ailleurs le projet de loi de programmation sur la transition énergétique présenté trois jours plus tôt par le gouvernement.
GART : les propositions des députés et des sénateurs pas totalement suivies
Les élus du GART regrettent que le gouvernement n’ait pas complètement retenu les propositions des députés et des sénateurs qui avaient suggéré une éco-redevance d’application plus large permettant un manque à gagner moins élevé.
Ils sont néanmoins satisfaits que le principe d’une contribution des poids-lourds à l’entretien et au financement des infrastructures de transport soit introduit dans notre pays grâce à ce péage. « Ce péage est essentiel au financement de l’appel à projets "Transports collectifs et mobilité durable" », rappellent les élus. « L’Etat s’est engagé à cofinancer, à hauteur de 450 M€, les 122 projets de transports collectifs, et qui concernent directement 78 collectivités locales comptant près de 14 millions d’habitants ».
AFITF : Des ressources complémentaires nécessaire
« Je ne peux que me féliciter qu’une solution ait été trouvée pour sortir de l’impasse de financement dans laquelle se trouvait l’AFITF depuis octobre dernier », a déclaré Philippe Duron, président de l’Agence de financement des infrastructures de France (AFITF). « Si les recettes ainsi dégagées permettent aujourd’hui à l’AFITF d’avoir une meilleure visibilité sur ses perspectives budgétaires, elles n’atteignent pas les recettes attendues de l’écotaxe poids lourds. Pour assurer les engagements pris par l’Etat et financer l’ensemble des projets déjà décidés, l’AFITF aura besoin de ressources complémentaires qu’il appartiendra au gouvernement d’identifier et de mettre en place dans les mois à venir ».
L’espace Atlantique lance une grande étude mobilité
Après ses deux Forums sur la mobilité interrégionale, sur les thèmes du climat (2014) et transports et tourisme (2013), l’Ecole d’ingénieurs généralistes de La Rochelle (EIGSI) souhaite recueillir l’avis des responsables Transport des collectivités (VP transports, AOT) situés sur l’espace Atlantique, d’ici au 11 juillet 2014. Question abordée : quelles orientations en matière de mobilités à moyen terme (d'ici 2025) pour infléchir durablement l'empreinte carbone des territoires ? Sont concernées, les régions Basse et Haute-Normandie, Bretagne, Pays de La Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine. Cette étude est menée pour le compte du programme européen Climatlantic, dont l’objectif est d’encourager le développement de stratégies locales et régionales – en matières de mobilité, énergie, management territorial et comportement social – visant à réduire l’empreinte carbone dans l’espace Atlantique européen. Les résultats de l’enquête seront présentés lors de la conférence finale du projet à Ourense (Espagne), en octobre prochain.
Inde : vers l’autorisation des investissements directs étrangers dans le ferroviaire ?
Les autorités indiennes ont annoncé qu’elles songeaient à autoriser les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur ferroviaire afin d’accélérer la modernisation des infrastructures dédiées au fret et de lancer les projets de lignes à grande vitesse (LGV). Auparavant, à part pour certains projets de transport public, comme le métro de Delhi, tout IDE était formellement interdit dans le secteur. Devant le besoin urgent de financements, Nirmala Sitharaman, la ministre du Commerce et de l’Industrie, a confié qu’elle voyait dans les IDE une « très belle opportunité » pour les chemins de fer indiens.
Le nouveau gouvernement formé par le leader du BJP, le controversé Narendra Modi, a fait de la modernisation et du développement du réseau indien une de ses priorités. Après la défense, c’est le deuxième secteur « sensible » qui pourrait ainsi s’ouvrir aux financements étrangers.
