Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
ADP, RFF et l’Etat créent une société d’études sur CDG Express
L'État, Aéroports de Paris (ADP) et Réseau ferré de France (RFF) ont signé le 3 juin la création d'une société d'études commune pour la réalisation de CDG Express, liaison ferroviaire directe entre la gare de Paris-Est et l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle.
Cette société d'études, dotée d'un budget de 12 millions d'euros, devra mener les études nécessaires en vue de la réalisation de cette liaison. Le coût et les prévisions de trafic doivent être mis à jour, et le financement du projet, dont le coût est estimé à 1,7 milliard d'euros (valeur 2019) doit être consolidé en 2015. "CDG Express devra se financer essentiellement par les recettes de ses utilisateurs, sans apport de subvention de l'État et des collectivités territoriales", précise un communiqué de presse.
ADP et RFF se sont engagés à investir des fonds propres, le reste du financement se fera par des emprunts. "Je ferai personnellement les démarches pour obtenir des prêts sur fonds d'épargne", a précisé le PDG d'ADP Augustin de Romanet.
Il a estimé que le prix du billet, fixé à 23 euros, est un "tarif élevé comparé au RER, très bas si vous considérez que ça permet la prévisibilité du temps de transport".
Une société de projet, filiale commune de RFF et ADP, devra ensuite assurer la conception, le financement, la construction, l'entretien, la maintenance et le renouvellement des infrastructures nécessaires à la création de CDG Express.

Ile-de-France : Le tramway T8 en service dès la fin de l’année
Dès la fin de l'année 2014, la RATP mettra en service son 8e tramway sur le réseau Ile-de-France… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
Le T8 reliera la Porte de Paris située à Saint-Denis, à Épinay-sur-Seine et Villetaneuse : tronc commun sur Saint-Denis et deux branches, l’une desservant Épinay-sur-Seine, l’autre Villetaneuse. D'une longueur de 8,45 km le T8 ou Tram'Y, nom qui se réfère à son tracé, comporte 17 stations.Le 26 mai, la RATP a inauguré le site de maintenance et de remisage du tramway T8 implanté à Villetaneuse. A terme, 130 personnes travailleront sur le site dont la conception a fait l'objet d'une démarche environnementale : isolation thermique, recyclage des eaux, 144 panneaux photovoltaïques et des toitures végétalisées.
Au total, la RATP mettra en service 20 Citadis sur le tronçon. Les premières rames ont commencé à être livrées au dépôt, le transfert s'effectuera au rythme de 3 par mois.
La Ratp transportera 55 000 voyageurs par jour, soit 16 millions en un an.

Nice : le réseau Auto-Bleue intègre des Zoe dans sa flotte
Le réseau d’auto-partage de voitures électriques Auto-Bleue, lancé en 2011, dans la métropole Nice Côte d’Azur, vient d’intégrer 21 Renault ZOE, au côté des… …Citroën Berlingo, les Peugeot Partner, les Peugeot iOn et la Mia Electrique (200 véhicules au total, tous électriques). 10 autres ZOE rejoindront le service en septembre. En tête des ventes de véhicules électriques en France, la ZOE compte 5 places et une autonomie de presque 150 km.
Pour augmenter le rayon d’action des véhicules Auto Bleue et ceux des particuliers, des bornes de recharge rapide viennent d’être installées. Ces bornes d’une nouvelle génération permettent aux conducteurs de recharger 80% de leur batterie en moins de 30 minutes, permettant d’envisager des déplacements à plus longues distances.
Trois de ces bornes ont ainsi été implantées dans des lieux stratégiques, facilement accessibles et couvrant un large périmètre allant du centre-ville de Nice, à Cagnes-sur-Mer (côté ouest), en passant par Utelle (sortie Plan du Var juste après le (pont Durandy), ce qui ouvrira l’accès aux stations de ski.
Ces trois bornes se rajoutent aux deux existantes à l’Est de Nice mises en place par la Principauté de Monaco.
Auto Bleue, mise en place et opérée par VENAP, filiale de Transdev et d’EDF, fonctionne soit en boucle, mode Zen, avec retour de la voiture à la station de départ, soit en trace directe, le mode Flex, disponible depuis janvier 2014, permettant de laisser la voiture dans une station de l’agglo (60 stations).
Services. La RATP prend le virage du numérique
Une série d’exigences, au premier rang desquelles la demande que le temps de transport soit du temps utile, pousse la RATP à proposer davantage de services. « La RATPa vraiment pris le tournant du digital au bénéfice de tous,a ainsi assuré son PdG Pierre Mongin, fin avril.Car il s’agit d’un outil essentiel pour faciliter l’accessibilité du réseau ».Il présentait à la station Charles-de-Gaulle Etoile un nouvel écran tactile d’information urbaine intégrée, le Zenway. En complément des 3000 écrans Image (Information multimodale généralisée dans les espaces) actuellement en cours de déploiement sur le réseau (800 sont installés à ce jour), ce produit développé par la filiale IXXI propose le calcul d’itinéraire et donne des informations utiles (touristiques, commerciales…) autour du lieu où se trouve le voyageur. Installé à titre expérimental dans la salle d’échanges Hoche, il est destiné à remplacer progressivement l’emblématique PILI (plan indicateur lumineux d’itinéraire), créé en 1937. La révolution numérique de la régie passe également par la refonte régulière de son appli mobile (la dernière mouture, avec de nouvelles fonctionnalités date d’avril dernier) et le déploiement progressif de la 3G et de la 4G dans les réseaux métro et RER. Promesse : la totalité des stations, gares et trains équipée en 2016.
Faiveley : bénéfice en baisse
L'équipementier ferroviaire Faiveley Transport a vu son bénéfice net chuter de 15,5% au terme de son exercice décalé 2013-2014 achevé fin mars, à 50,1 millions d'euros, et a confirmé ses perspectives de faible croissance pour celui en cours.
Le résultat opérationnel diminue de 20,3% à 88,6 millions d'euros (9 % du chiffre d'affaires), contre 111,1 millions (11,2% du chiffre d'affaires) lors de l'exercice précédent, a indiqué Faiveley Transport dans un communiqué.
La marge brute de l'exercice est en retrait de 5% à 235,7 millions (24% du chiffre d'affaires).
Le chiffre d'affaires a baissé de 0,5% à 982,4 millions d'euros, à l'inverse du carnet de commande au 31 mars qui s'établissait à 1,672 milliard d'euros, en hausse de 3,5% sur un an.
L'acquisition il y a un an de Schwab Verkehrstechnik, fournisseur suisse de systèmes ferroviaires, a contribué à hauteur de 1,7% au chiffre d'affaires alors que « les effets de change ont eu un impact défavorable de 2,2% », selon l'entreprise.
Suisse – Recours contre l’adjudication des nouvelles automotrices CFF à Stadler
Le 2 juin, le Tribunal administratif fédéral (TAF) a informé les CFF que les soumissionnaires écartés, Alstom et Talgo, ont fait chacun un recours contre l’adjudication de la production de nouvelles rames automotrices destinées au trafic nord-sud à Stadler Rail. Les CFF précisent avoir accordé « pendant toute la procédure, (…) la plus grande importance au respect des dispositions légales et à l’égalité de traitement entre soumissionnaires. Les acquisitions de matériel roulant sont soumises au droit des marchés publics (LMP/OMP). » Le 9 mai dernier, les CFF avaient communiqué leur décision d’adjuger le marché à Stadler Rail, dont l’offre répondait « au mieux aux critères d’adjudication » : « l’avantage de Stadler Rail était net. » Les répercussions de ce recours sur le calendrier de livraison des rames « ne pas encore connues » selon les CFF, qui précisent toutefois que « ces recours n’ont aucun impact sur le processus de mise en service du tunnel de base du Saint-Gothard ».
Grande-Bretagne – Thales équipera deux commandes centralisées régionales
Le 29 mai, Thales a annoncé avoir été choisi par Network Rail, le gestionnaire du réseau ferré britannique, pour installer son système de gestion du trafic ARAMIS dans deux nouveaux centres régionaux de commande centralisée, à Romford (nord-est de Londres) et Cardiff (Pays de Galles). Chiffré à « environ 35 millions d’euros » ce premier déploiement sur le réseau britannique de la solution ARAMIS de Thales (déjà en service « dans 11 pays, dont l’Allemagne, l’Autriche et le Portugal ») s’inscrit dans la mise en œuvre de 12 centres régionaux de commande centralisée à l’échelle du réseau ferré britannique.
La SNCF encore notée AA+ par l’agence Fitch à quelques jours de la réforme ferroviaire
L'agence de notation Fitch Ratings a confirmé, le 28 mai, la note « AA+ » de la SNCF, malgré « la dérégulation croissante » de ses marchés, alors que s'ouvre devant le Parlement la discussion sur une réforme de son cadre institutionnel.
Cette note, la deuxième meilleure possible dans la classification de l'agence, s'explique par le soutien que ne manquerait pas d'apporter l'Etat en cas de difficultés financières de la SNCF. Sa perspective est « stable », ce qui implique que Fitch n'envisage pas de la modifier à court ou moyen terme.
Pourtant, Fitch prend en compte « la dérégulation croissante des activités » de l'opérateur ferroviaire, qui « pourrait rendre l'intervention de l'État de moins en moins possible ». Néanmoins, l'agence de notation considère que la réforme de la SNCF qui va être étudiée par le Parlement « confirme l'importance stratégique du secteur ferroviaire pour l'État français ».

Le face-à-face Savary/Bussereau. Réussir la réforme ferroviaire
Gilles Savary est le rapporteur à l’Assemblée de la loi sur la réforme ferroviaire. Dominique Bussereau, ancien ministre, a fait voter la loi créant l’Araf. Les deux députés sont des experts de la question ferroviaire. En désaccord sur le sujet.
Réguler mieux pour mieux administrer !
Par Gilles Savary
Député PS de la Gironde et ancien vice-président de la Commission Transport du Parlement européen
Alors que la réforme ferroviaire sera débattue à l'Assemblée nationale en juin prochain, la question de la place de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (l’Araf) créée par la loi du 8 décembre 2009, en application de la directive européenne 2011/14/CE, apparaît comme un enjeu central du débat.
Dans le projet de loi, l’Araf consolide ses prérogatives de nomination et de révocation du président du futur gestionnaire d'infrastructure unifié, ainsi que de contrôle de l’indépendance de ses dirigeants.
Elle gagne considérablement en prérogatives de contrôle de la trajectoire financière du gestionnaire d'infrastructures, et en particulier donnera désormais systématiquement son avis sur la soutenabilité financière des nouveaux projets d'investissement sollicités de SNCF réseau. Cette disposition vise à prévenir les dérapages politiques qui ont conduit RFF à un niveau d’endettement record tout en laissant s’effondrer le réseau historique !
Enfin, l’Araf est confirmée dans sa mission essentielle de contrôle de l'impartialité des conditions d’accès au réseau, et particulier de la tarification (redevances) qui devrait retrouver un avis conforme, probablement étendu aux gares et aux prestations de sûreté, en débat parlementaire !
Il est également prévisible que le Parlement maintienne au sein du collège de l'Araf des experts extérieurs à côté des membres permanents à temps plein introduits par la réforme !
De la sorte, la France disposerait de l’un des régulateurs ferroviaires aux prérogatives, notamment économiques, les plus étendues et les plus impartiales d'Europe.
Ainsi notre pays qui, depuis 2010, met consciencieusement en place les institutions de la concurrence tout en résistant comme nul autre à son introduction, est en passe de devenir une beauté optique européenne !
En réalité, ce qui est en question dans la nouvelle gouvernance que la réforme française ambitionne, c'est de trouver la martingale du bon équilibre entre administrer (l'Etat), « lobbyer » (les compagnies ferroviaires, les constructeurs et les élus locaux) et réguler (l’Araf et les corps de contrôle et de résolution des conflits).
La régulation est évidemment une créature du libéralisme et de la concurrence, quand l'administration est celle de l’Etat. La France est marquée de longue histoire par sa tradition colbertiste centralisée, peu empathique avec un monde profondément décentralisé contrôlé par des régulateurs autonomes du politique. Entre administration centrale et régulateur, ce sont deux biotopes très différents qu'il faut concilier dans la réforme.
Mais force est de constater, quand on observe aujourd'hui l'état du réseau, l'irréalisme des investissements essaimés comme promesses au vent par l'ex-Snit, le déséquilibre financier vertigineux de RFF et la dégradation de certains services ferroviaires trop longtemps laissés pour compte, que l'Etat n'a pas été le moins défaillant dans la gestion hasardeuse d'un système ferroviaire français à bout de souffle !
L'Araf, dans la conception qu’en envisage la loi, est là, non pas pour se substituer à l'Etat stratège et souverain, mais pour l'aider à appliquer ses propres lois et orientations, notamment en le protégeant des pressions et des clientélismes de circonstances qui ont miné, ces dernières années, les équilibres financiers de notre système ferroviaire en tenant lieu de processus de décision politique.
Il ne serait d'ailleurs pas incongru que le régulateur rende formellement des comptes au Parlement au même titre que l’Etat, ses administrations et ses opérateurs.
C'est donc bien un équilibre que recherche la loi, en renforçant les prérogatives et l'impartialité du régulateur, mais aussi en réaffirmant le rôle imprescriptible d'orientation politique de « l'Etat stratège » et en le protégeant de ses vieux démons !
Une mauvaise réforme ferroviaire
Par Dominique Bussereau
Député UMP de Charente-Maritime, président du conseil général de la Charente-Maritime, vice-président du Gart.
Au moment où j’écris ces lignes le programme de travail gouvernemental et parlementaire est encore flou d’où des incertitudes réelles sur l’avenir de cette réforme.
Faut-il une réforme ferroviaire ? L’équilibre issu de la loi de 1997 est bon car il donne à l’Etat un rôle de stratège et délimite clairement les fonctions respectives du gestionnaire d’infrastructures (RFF) et des opérateurs ferroviaires dont l’opérateur historique (SNCF).
La loi de 1997 peut être bien évidemment améliorée en donnant à RFF la gestion complète des infras (avec les personnels de SNCF Infra), des gares de fret et des gares de voyageurs : mais… le projet de réforme du gouvernement ne prévoit rien en la matière.
De même il est souhaitable de donner aux régions un rôle important dans la gestion des gares (avec les autres autorités organisatrices de transport (AOT) concernées, départements, agglomérations, etc.). Elles devraient pouvoir choisir leurs dessertes, le mode utilisé (train ou car), l’opérateur (SNCF ou autres entreprises ferroviaires) et avoir la propriété du matériel ferroviaire qu’elles financent.
Rien de tout cela ne figure actuellement dans le projet gouvernemental.
Les mauvais choix de la réforme
La nouvelle organisation, trois Epic (alors qu’il faudrait passer au statut de SA) :
– Un gestionnaire d’infrastructures unifié qui escompte, sans preuves de ce qu’il avance, réaliser des économies d’échelle alors que seul le regard extérieur de RFF permet aujourd’hui de diminuer le coût d’entretien des infras.
– La SNCF
– Un inutile Epic de tête, anticoncurrentiel, puisque la SNCF va y être en majesté et avoir ainsi un regard sur l’attribution des sillons, contraire aux impératifs de concurrence.
Le rôle de l’Araf : ses pouvoirs sont réduits car elle ne pourra émettre un avis conforme que dans le domaine de la régulation et non plus sur la tarification comme auparavant.
Cette réforme n’est donc pas compatible avec le vrai marché ferroviaire unique européen qui doit se mettre en place malgré les actions de retardement de certains lobbies français et allemands et des élus socialistes au Parlement européen.
Antieuropéenne, cette réforme est aussi anticoncurrentielle car outre l’invraisemblable retour en arrière pour l’attribution des sillons, elle vise en fait à retarder une interopérabilité totale sur un grand réseau transeuropéen, lui-même supervisé par des régulateurs indépendants aux pouvoirs accrus.
La réforme ferroviaire vise en fait à revenir à la SNCF d’antan avec un système unique et intégré : elle n’ouvre aucune perspective à la libéralisation des dessertes intrarégionales et des trains d’aménagement du territoire.
Bien évidemment le gouvernement se verra refuser sur ce projet le soutien de l’opposition.
De même, si en 2017 nos concitoyens choisissent l’alternance, comme ils viennent de le faire aux élections municipales, nous accélérerons l’ouverture à la concurrence, supprimerons l’Epic de tête et redonnerons à RFF son nom et sa totale indépendance.
Il va de soi également que nous ne pourrons accepter une éventuelle convention collective qui ferait passer toutes les entreprises ferroviaires sous les fourches Caudines d’un nouveau pseudo-statut de type SNCF, dont l’adoption mettrait fin définitivement à toute concurrence au détriment des clients et entraînerait inévitablement pour eux (fret et passagers) des hausses tarifaires.
RATP : la CFDT perd son siège au conseil d’administration au profit de FO
Aux élections des représentants des salariés au conseil d'administration de la RATP, qui se sont déroulées le 27 mai, la CGT a remporté 32,96% des suffrages, conservant ses quatre sièges au conseil, malgré un score en légère baisse par rapport aux précédentes élections, en 2009 (34,1%), selon les résultats annoncés par la direction.
L'Unsa (24,12%) maintient sa deuxième place en progressant de plus de trois points et conserve ses deux sièges.
SUD progresse également, obtenant 16,05% des voix et gardant son siège acquis en 2009 (13,3%).
La CFE-CGC, avec 11,39% des voix, obtient 1 siège.
La CFDT (5,68%), qui avait obtenu un siège en 2009 grâce à une alliance avec la CFTC, le perd au profit de FO (9,80%).
Ces élections, qui se sont déroulées mardi, se caractérisent également par un taux d'abstention record, atteignant 69,81%.
Les neuf sièges des représentants des salariés se répartissent ainsi : 4 pour la CGT, 2 pour l’Unsa, 1 pour la CFE-CGC, 1 pour FO, 1 pour SUD.