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Auteur/autrice : admin_lvdr
Ana Giros remplacera Jérôme Wallut
Comme l'avait annoncé La Lettre confidentielle de Ville, Rail & Transports dans son n° 14, Jérôme Wallut va quitter, en septembre prochain, ses fonctions de directeur général d'Alstom Transport France qu'il occupait depuis janvier 2010. Il ira s'installer à New York en tant que senior vice-président d'Alstom Transport en Amérique du Nord.
C'est Ana Giros, actuellement directrice générale adjointe d'Alstom Transport France, qui le remplacera. Le groupe devrait prochainement l'annoncer officiellement. Ana Giros a rejoint Alstom en 1997 en Espagne en tant que chef de projet pour le développement de trains régionaux destinés au marché portugais. Depuis février 2014, elle occupait le poste de directrice générale adjointe d’Alstom Transport France après cinq années passées à la tête de la division Services.
Née en 1974, Ana Giros est diplômée de l’Ecole Polytechnique de Barcelone et Master en supply-chain et logistique intégrée.Jean-Michel Lattes à Tisséo, Maxime Tommasini à la RTM
Jean-Michel Lattes a été élu le 16 mai président de Tisséo (syndicat mixte des transports en commun à Toulouse) le 16 mai, en remplacement de Pierre Cohen, battu aux municipales à Toulouse. Ce professeur de droit, qui cumule les fonctions d’adjoint aux Déplacements de Toulouse et de vice-président aux Déplacements de Toulouse Métropole, avait assuré la présidence de la Semvat, ancêtre de l’Epic, dans les années 1990-2000. Le directeur en était Francis Grass, actuel directeur délégué de Veolia Transdev, nouvel adjoint à la culture de Toulouse. Jean-Michel Lattes a indiqué qu’il proposerait celui-ci pour la présidence de la Smat (Société de la mobilité de l'agglomération toulousaine). Marc Del Borrello, adjoint à l’Urbanisme de Saint-Orens, devrait être le troisième homme clé des transports de l’agglomération : il a été proposé comme futur président de l’Epic, dont l’élection aura lieu le 28 mai.
Catherine Sanson-Stern
Côté RTM (Régie des transports de Marseille), c’est Maxime Tommasini qui est depuis le 12 mai le nouveau président du conseil d’administration. Ce cadre de l’industrie pharmaceutique de 52 ans succède à Karim Zéribi qui a assuré deux mandats à la tête de l’entreprise entre 2008 et 2014.
Son élection n’a pas été une grande surprise puisque Maxime Tommasini connaît bien les transports urbains marseillais, la RTM… et le nouveau président de la communauté urbaine, le député UMP Guy Teissier. Depuis 2001, Maxime Tommasini était en effet conseiller délégué aux Transports dans les IXe et Xe arrondissements de Marseille, un secteur dont le maire n’était autre que Guy Teissier. Si Maxime Tommasini a été administrateur de la RTM entre 2001 et 2008, il a aussi fait partie de la commission transports de la communauté urbaine et a participé aux travaux de création du tramway et d’extension du métro. Il siège également au conseil d’administration du site internet Le Pilote, outil destiné à faciliter les déplacements multimodaux dans le département, et du syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône.
En prenant les commandes de cet Epic de 3 465 salariés, Maxime Tommasini a prudemment dit vouloir « se pencher sur les dossiers » qui l’attendent et sur les « principaux axes » de la stratégie de développement de l’entreprise. Mais pour lui, comme cela l’était pour son prédécesseur, « développer les transports nord – sud » est bel et bien une priorité à Marseille.
José SOTO
Réseau capillaire : les opérateurs de fret s’inquiètent pour leur survie
Les entreprises ferroviaires de fret affirment que leur avenir est gravement menacé par l'absence d'engagements et investissements de la part de l'Etat et de Réseau ferré de France, sur le réseau capillaire, ces petites lignes dites 7 à 9 dans le classement UIC. Par la voix de l’Afra, l’association française du rail qui regroupe des opérateurs autres que la SNCF, ils se disent « très inquiets » et réclament des investissements pour maintenir le réseau capillaire. Selon eux, sur les 4 200 kilomètres constitués par les lignes capillaires, 1 500 km sont dans un état critique. Or, ces lignes sont cruciales pour le fret. « Si on se rapporte aux chiffres d’ECR, souligne Marc Bizien, le directeur général de la filiale française fret de la Deutsche Bahn, 2,2 % de nos trains-kilomètres circulent sur des voies 7 à 9. Mais ils génèrent 37 % de notre activité. »
Selon lui, certains secteurs sont particulièrement concernés par l’avenir du réseau capillaire : les carrières par exemple qui se trouvent souvent au bout de ces petites lignes. « Quand Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux Transports, a organisé des groupes de travail sur le fret ferroviaire, il y a eu unanimité dans les cinq groupes de travail sur cette question, rappelle Marc Bizien. Ce réseau est nécessaire pour la survie d’une grande partie du fret ferroviaire en France », ajoute-t-il.
En particulier, lors de son discours célébrant, le 15 mai, le millième train de céréales Cérévia-Europorte entre la Bourgogne et Port-Saint-Louis (Bouches-du-Rhône), Pascal Sainson, président d’Europorte, a « réitéré » son « appel au secours » pour la pérennité et la croissance de l’exploitation sur le réseau capillaire. Et de citer pour exemple la ligne d’Epoisses, où « on ne peut plus circuler ». Sur les bouts de « toutes petites lignes » permettant de joindre les silos, « l’Etat français nous abandonne aujourd’hui », estime le président de l’opérateur fret d’Eurotunnel, qui considère que « l’opérateur historique a quasiment abandonné ces voies depuis plus de 50 ans ».
Selon les opérateurs regroupés au sein de l’Afra, RFF estime à 300 000, voire 400 000 euros le coût au kilomètre de remise en état d’une ligne. Une évaluation surdimensionnée, affirment-ils, en précisant que les travaux de rénovation d’une petite ligne empruntée uniquement par quelques trains de fret ne nécessitent pas les mêmes travaux qu’une infrastructure sur laquelle circulent à plus grande vitesse des trains de voyageurs. Ils l’estiment de leurs côtés à 80 000 ou 100 000 euros le kilomètre. Un investissement qui pourrait de surcroît être étalé sur 8 à 10 ans.
25 %
C’est le pourcentage des utilisateurs d’Autolib' pour qui la voiture électrique en libre service de Bolloré mise en place dans la région parisienne est avant tout un mode de transport plus pratique ou plus confortable que les transports en commun. Un enseignement révélé par une étude réalisée par le bureau de recherche 6-t, auprès de 1 169 utilisateurs de services d'autopartage Cette étude précise qu’Autolib' a déjà été utilisé pour un trajet entre le domicile et le travail par 62 % de ses utilisateurs, dont 6 % à chaque utilisation et 32 % souvent. Ce qui n'est pas le cas des autres systèmes d'autopartage, dont les véhicules doivent être rendus à l'endroit où ils ont été pris.
Une location d’Autolib’, utilisée majoritairement dans Paris, dure en moyenne 40 minutes pour 9 km, tandis que l’utilisation d’une voiture Mobizen sert plutôt à quitter Paris en moyenne 5 heures pour 40 km.
57 % des utilisateurs d’Autolib’ s'en servent plus de deux fois par semaine quand plus de 80 % des autres « autopartageurs » utilisent le service moins de trois fois par mois.
On constate, suite à l'abonnement, une diminution de 67 % du parc automobile chez les utilisateurs de Mobizen, contre seulement 23 % chez les utilisateurs d'Autolib'. « Suite à leur passage à Autolib', les inscrits au service tendent à moins utiliser la voiture, mais aussi les modes alternatifs à la voiture : le service Autolib' capte donc des déplacements qui étaient auparavant réalisés avec d'autres modes de transport », note le cabinet dans son étude. A l'inverse, souligne-t-il, « pour les inscrits à Mobizen et à un service d'autopartage hors Ile-de-France, on constate une augmentation de l'utilisation quotidienne de l'ensemble des modes alternatifs à la voiture particulière ».

RATP Dev lance des bus touristiques à new York
RATP Dev, filiale du Groupe RATP a ouvert, le 14 mai, des lignes de bus touristiques à New York.
Baptisée Open Tour, la nouvelle société, qui emploie une soixantaine de salariés, dispose d'une flotte de 15 bus à impériale aux couleurs du drapeau américain… Les véhicules desservent les sites et les quartiers emblématiques de la ville tels Times Square, Broadway ou encore l'Empire State Building. Deux itinéraires sont proposés et accessibles pour 39 dollars (28 euros) la journée.RATP Dev vise une fréquentation de 200.000 personnes pour sa première année.
« Le lancement de ces lignes touristiques va conforter notre développement aux Etats-Unis, tout en nous permettant d'y diversifier notre gamme d'activités », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev,La RATP propose déjà, rappelle le groupe, une offre touristique à Paris et dans la cité balnéaire britannique de Bath.
Au travers de diverses filiales, RATP Dev assure l'exploitation du réseau de plusieurs villes américaines, dans une quinzaine d'Etats, parmi lesquels Austin au Texas, Charlotte en Caroline du Nord ou Tampa en Floride.
Salon de Provence : deux lignes supplémentaires de navettes en juillet
A partir du 7 juillet, l’agglomération de Salon de Provence, Agglopole Provence renforce son offre de transport, conformément au PDU signé en 2009.
Ainsi, le nouveau délégataire du réseau de Salon de Provence, Car Postal, dont le contrat a débuté en janvier, mettra en service deux nouvelles lignes de navette gratuites, qui complèteront les deux lignes du réseau Libébus desservant déjà la gare. Par ailleurs, le délégataire a, dès le début de son contrat, mis en service 48 bus à la norme euro V. Et tous les bus des lignes urbaines et péri-urbaines qui desservent la gare, sont équipés de porte-vélos, à l’arrière.

Vannes : premiers vélos électriques en libre service
Depuis le 16 mai, Vélocéa, le service location de vélo en libre service, lancé en 2009, à Vannes, par la Ville et Transdev, le délégataire des transports, propose des vélos à assistance électrique… …Après Barcelone, depuis le début du mois de mai, Copenhague, et Monaco, Vannes est la première ville en France à inclure des vélos à assistance électrique dans l’offre de location courte durée. Certes, l’offre électrique existait déjà, mais pour des locations de plus longue durée.
A Vannes, les vélos à assistance électrique répondent mieux à la topographie vannetaise et permettre ainsi au plus grand nombre d’habitants de profiter de cette offre modale.
Avant la mise en service de ces vélos électriques, Vélocéa, enregistrait déjà une croissance du service significative avec une hausse de la mobilité de 10% en 2013, soit plus de 45 000 déplacements par an.
La ville compte 25 stations et 174 vélos urbains (avec transmission par cardan pour éviter le risque de dérailler ou de salir ses vêtements), auxquels s’ajoutent les 22 vélos à assistance électrique.
Le principe de location et d’abonnement reste le même : 28€ par an (ou 20€ pour les abonnés Kicéo), 5€ la semaine ou 1€ la journée pour l’accès au service. Ensuite, à chaque utilisation, l’abonné bénéficie de 4 heures de location gratuite (1€ l’heure supplémentaire). Une caution de 150€ (non encaissée) est demandée pour tout abonnement.
En étendant son offre Veloway aux vélos électriques à Vannes, Transdev va observer comportements et usages afin de proposer de nouvelles solutions de transports alternatives qui intègrent le vélo dans la politique globale de déplacements.
CDG Val : Siemens conçoit un système de chauffage des voies moins gourmand
Siemens France a mis en service, en avril, à la demande d’Aéroports de Paris dans le cadre de sa politique d’économie d’énergie, un sous-système d’optimisation du chauffage des voies pour les lignes CDGVAL et LISA de l'aéroport Paris Charles de Gaulle (Roissy). Ce système, installé sans interruption du trafic, permet des économies d’énergie et une réduction de 30 % sur la facture annuelle liée au chauffage des voies, sur la base du dispositif installé et les données météorologiques de Roissy, établies entre 2008 et 2011.
Lorsque les températures descendent en dessous de 4°C (avec une hygrométrie supérieure à 80 %), il est nécessaire de chauffer les voies afin de garantir une parfaite adhérence et captation de la rame.
A terme, l’objectif est de mettre en place le nouveau sous-système de chauffage installé à Roissy dans les villes où le Val de Siemens est en service, telles que Lille, Orly, Toulouse, Rennes ou encore à l’international à Uijeongbu (Corée du Sud).
Alstom: 36 députés de l’opposition demandent une commission d’enquête
Trente-six députés de l'opposition, conduite par Jacques Myard (UMP), ont demandé le 19 mai la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur "la cession par le groupe industriel Alstom de son pôle énergie à un groupe étranger". La constitution d'une telle commission d'enquête devrait recueillir l'assentiment de la majorité socialiste de l'Assemblée. En effet, même si les signataires convainquaient l'UMP de relayer leur demande, le groupe principal de l'opposition a déjà usé de son droit à une commission d'enquête par an, avec celle constituée sur "l'exil des forces vives" de France.
Selon les signataires, Alstom "n'est pas au bord du précipice: son carnet de commandes, même en baisse de 12% sur l'exercice 2013-2014, est bien rempli, il reste à un niveau solide, de l'ordre de 50 milliards d'euros pour les deux ans à venir".
"Le démantèlement du géant industriel français ne peut laisser indifférent l'Etat car il participe au processus de désindustrialisation de notre pays, qui met en jeu l'emploi et des secteurs clés de son avenir. Dans ces conditions, il importe de créer une commission d'enquête sur les raisons de fond qui poussent Alstom à se séparer de sa branche énergie dans le contexte mondialisé actuel", écrivent-ils.

Le WiFi gratuit dans les principales stations du Métro de Madrid
Gowex a obtenu la gestion et l’exploitation du réseau WiFi gratuit dans les principales stations du métro de Madrid… Près de 2 millions d'usagers profiteront du WiFi gratuit et des contenus géo-localisés depuis les quais et dans les couloirs des principales stations du métro .
A partir du mois de juillet et pendant un an, Nuevos Ministerios, 3ème plus importante station avec 42,8 millions de passagers par an, sera la première à tester le WiFi gratuit. L’objectif est l’installation progressive et durable du service dans les autres stations du métro.
Le déploiement du WiFi se fera en fonction de la demande des passagers, de l’intérêt des stations et de la viabilité technique de l’installation.
Le projet sera divisé en deux phases : les trois premiers mois seront dédiés à la mise en place du service, et les douze mois suivants seront consacrés à l’exploitation, offrant ainsi la navigation internet gratuite aux passagers du métro.
Depuis quatre ans, Gowex développe des projets de Smart Transports dans les stations de métro (Paris, Buenos Aires…), dans les gares ferroviaires (Marseille-Saint-Charles, Aix-en-Provence…) et à bord des autobus urbains, interurbains et touristiques (Bus de Madrid …).