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Auteur/autrice : admin_lvdr
Azerbaïdjan – 50 locomotives fret commandées à Alstom
En présence du Président François Hollande et de son homologue azerbaïdjanais Ilham Alivev, un contrat a été signé à Bakou portant sur la fourniture de 50 locomotives fret KZ8A aux Chemins de fer d’Azerbaïdjan (ADDY). Ces locomotives électriques de grande puissance (8 800 kW pour la remorque de trains de 9 000 t maximum, jusqu’à 120 km/h) seront assemblées dans l’usine de la société commune Alstom- EKZ à Astana (Kazakhstan) entre 2016 et 2018. Le montant total du contrat s’élève à 300 millions d’euros, dont environ 150 millions d’euros pour Alstom. Ce contrat comprend la construction d’un dépôt, la fourniture de services d’assistance technique et de maintenance, ainsi que la formation du personnel ADDY. Des « sujets à négociation au cours des six prochains mois » selon Alstom, qui ajoute qu’un mémorandum de coopération a été signé avec Baku Metropoliten « afin de développer un métro moderne pour ses nouvelles lignes et de remplacer progressivement la flotte existante du métro de Bakou ». L’accord correspondant doit être finalisé dans les deux prochains mois.
Ecotaxe : Michel Sapin sceptique face aux propositions de Ségolène Royal
Le ministre des Finances Michel Sapin, interrogé le 6 mai à l'Assemblée Nationale sur l'écotaxe, s'est montré sceptique quant à la solution évoquée par la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, de mettre à contribution les sociétés d'autoroutes.
"Si on crée une fiscalité particulière sur ces sociétés autoroutières, c'est prévu dans le contrat, il faut que ça soit compensé. C'est compensé comment? Par des péages. (…) Ou par un recul de la date (d'expiration, ndlr) de concession", a souligné le ministre, interrogé par la mission d'information sur l'écotaxe. Il a souligné que les autoroutes ont "été (privatisées), dans des conditions discutables (…) tellement discutables que du point de vue du ministre des Finances, j'ai plutôt envie de voir se rapprocher le moment de la fin de la concession plutôt que de (le) voir s'éloigner".
Michel Sapin a également évoqué l'hypothèse de la suppression de l'écotaxe, et donc du contrat avec la société Ecomouv', chargée notamment de la collecte de cette taxe: "si on ne respecte pas le contrat, que ce soit à l'amiable ou de manière contentieuse, ça a un coût", a-t-il rappelé. Les indemnités pourraient s'élever jusqu'à 850 millions d'euros.Selon le ministre, "redéployer la taxe en préservant le dispositif de recouvrement et en préservant éventuellement, sous réserve d'un avenant, le contrat Ecomouv', est (…) sans doute moins coûteux techniquement et budgétairement".
Bornes de recharge électrique : une proposition de loi pour les développer
L'Assemblée nationale a voté le 6 mai une proposition de loi socialiste, fortement soutenue par le ministre Arnaud Montebourg, pour accélérer le déploiement d'infrastructures de recharge de véhicules électriques sur le territoire. Le texte, traduction législative d'un des 34 plans de la Nouvelle France industrielle du ministre du Redressement productif, a reçu les suffrages des socialistes, des écologistes, des radicaux de gauche et de l'UDI "malgré des réserves". L'UMP et le Front de Gauche se sont abstenus, affichant des craintes sur des "zones d'ombre" liés notamment au futur opérateur national.
Actuellement, seules les communes, ou les intercommunalités, sont compétentes pour implanter des bornes de recharge sur l'espace public. "Malgré les efforts de nombreuses collectivités, le maillage du territoire reste durablement incomplet faute d'un relais au niveau national", selon les auteurs de la proposition de loi.
Affirmant que la France compte "le plus dense réseau d'Europe avec plus de 8.000 points de recharge opérationnels ou programmés", le ministre a affiché l'objectif de "doubler ce chiffre avant fin 2014.
L'Etat, ou un opérateur national dans lequel l'Etat a une participation, pourra implanter des bornes de recharge de véhicules électriques ou hybrides rechargeables sur le domaine public des collectivités territoriales, sans être obligé de leur verser de redevance si cela entre dans un projet national. Les modalités d'implantation feront l'objet d'une concertation avec les collectivités.LGV en Espagne: arrestations dans une affaire de corruption présumée
Dix personnes ont été arrêtées début mai à Barcelone dans le cadre d'une enquête pour corruption et une surfacturation présumée d'environ six millions d'euros pour la construction du train à grande vitesse reliant Madrid à Barcelone, a annoncé la garde civile. L'enquête ouverte depuis un an porte notamment sur des détournements de fonds publics, corruption et faux documents lors de la construction de la ligne de train à grande vitesse (AVE) entre Saragosse, Barcelone et la frontière française entre 2008 et 2012.
Midi-Pyrénées reprend ses paiements à la SNCF
La Région Midi-Pyrénées va reprendre ses paiements à la SNCF après les avoir suspendus pendant trois mois par exaspération devant les retards et suppressions de trains régionaux, a-t-elle annoncé le 6 mai dans un communiqué. Il s'agit cependant d'une "reprise des paiements sous conditions", a souligné la Région qui "restera particulièrement vigilante à la poursuite des efforts engagés par la SNCF pour améliorer la qualité du service sur le quart nord-est" du réseau TER de Midi-Pyrénées. Elle appliquera en conséquence "une retenue de garantie sur le paiement des services du secteur en fonction des résultats atteints".
Le président socialiste du conseil régional Martin Malvy a donné acte à la compagnie ferroviaire des efforts entrepris depuis son coup de gueule de février, ayant abouti à "une amélioration progressive des taux de régularité des trains depuis le début de l'année".
Cette tendance ne répond "pas encore pleinement aux attentes" mais "marque une réelle prise en compte de la situation et un début de réponse qui devront être confirmés", a fait savoir M. Malvy, après la présentation à Toulouse de la première des rames Régiolis acquises par la Région.

« Nous demandons l’ouverture à la concurrence des liaisons par autocars au-delà de 200 kilomètres »
Les autocaristes affichent leur satisfaction après la présentation, fin février, de l’avis de l’Autorité de la concurrence en faveur d’une ouverture plus large du marché à la concurrence. Pour Michel Seyt, c’est une première étape qui doit maintenant se traduire dans la législation.
Ville, Rail & Transports. Après l’avis présenté le 27 février par l’Autorité de la concurrence qui se prononce pour le développement de l’autocar en France, que vous reste-t-il à faire ?
Michel Seyt. Nous nous félicitons de cet avis car c’est la première fois que l’autocar est considéré comme un moyen de transport nécessaire. Les efforts engagés depuis plusieurs années par la FNTV pour promouvoir l’image de l’autocar portent enfin leurs fruits.
Mais il faut maintenant que les textes reprennent les recommandations de l’Autorité de la concurrence qui ne représentent qu’un avis. On nous dit aujourd’hui qu’il y a une forte probabilité pour que certaines propositions de l’Autorité de la concurrence figurent dans le volet 2 du projet de loi sur la décentralisation. Nous allons continuer à travailler et à faire des propositions au gouvernement. Un de nos principaux messages, c’est de dire qu’il faut qu’une part des lignes nationales soit en open access.
VR&T. Quelles doivent être les critères, selon vous, permettant cet open access ?
M. S. Pour la première fois, l’Autorité de la concurrence s’est ralliée à notre proposition : se baser sur un critère kilométrique (et non plus sur un critère administratif – le niveau de la région – comme elle l’évoquait précédemment), pour mettre en place un régime d’autorisation de plein droit des liaisons au-dessus d’une certaine distance. Compte tenu de la taille de la France, un opérateur qui le souhaite devrait avoir le droit de proposer d’ouvrir une ligne sur une distance d’au moins 200 à 250 km. Se baser sur un critère kilométrique, c’est ce qui se fait un peu partout ailleurs en Europe, c’est la tendance générale. Les textes européens se réfèrent aussi à ce critère.
Cela n’interdirait pas aux régions qui le souhaitent de contractualiser avec des opérateurs sur des parcours dépassant les 250 kilomètres.
Ce dispositif permettrait aussi aux régions de répondre à une question prégnante : quid des lignes ferroviaires interrégionales menacées ? Si le train est moins pertinent, les régions peuvent préférer une liaison par autocar moins onéreuse, pouvant être mise en place très rapidement.
VR&T. Quels garde-fous proposez-vous ?
M. S. L’Etat a peu de moyens de contrôle. Une autorité de régulation pourrait s’assurer du respect des dispositions. Aujourd’hui en France, de nombreuses demandes d’ouvertures de lignes sont refusées dès lors qu’on estime qu’elles risquent de faire légèrement régresser les recettes du chemin de fer. Or, il faudrait regarder si elles plombent vraiment les comptes ou pas. L’idée selon laquelle l’autocar viendrait écrémer le trafic ferroviaire est fausse. Il y aura évidemment un peu de report de clientèle mais il y aura surtout de nouveaux voyageurs : partout où une ligne par autocar s’est mise en place, on a vu les parts de marché du transport public augmenter.
Ce que préconise l’Autorité de la concurrence, c’est un système d’autorisation. Par ce biais, vous apportez des garanties aux voyageurs. Nous voulons simplifier le système avec une Autorité qui arbitre. L’Autorité de régulation doit avoir un droit de regard en amont. L’Araf [Autorité de régulation des activités ferroviaires, ndlr] pourrait tenir ce rôle si on élargit ses compétences. Nous souhaitons que l’Araf soit chargée de vérifier si la ligne proposée par un opérateur porte atteinte – ou pas – au service existant. Cela peut surprendre que la FNTV demande une autorité de la régulation. Pour nous, c’est la clé de la réussite. Seule une Autorité de régulation peut permettre de passer d’un système cadenassé à un système ouvert.
VR&T. Est-ce que cela suffira à rassurer les régions qui se montrent, comme le rappelle l’Autorité de la concurrence, opposées à l'ouverture de lignes routières ?
M. S. Nous entendons les inquiétudes de l’Etat, de la SNCF et des collectivités locales sur le modèle économique des liaisons ferroviaires. Dans notre pays, la culture ferroviaire est bien réelle et il y a un véritable maillage du réseau ferré. Nous ne voulons pas être à l’origine d’une désorganisation totale. Mais on sent bien qu’il y a un marché pour les liaisons longue distance en autocar.
Il y a de nombreuses liaisons qui ne sont pas desservies par le train. Certaines ne fonctionneront peut-être plus demain. Et est-on certain que les origines – destinations sont les mêmes par train ou par autocar ? Rappelons enfin qu’un opérateur d’autocar exploite des lignes à ses risques et périls. Le parc est a minima Euro 4, voire Euro 5. Ce sont donc des véhicules propres, confortables et sûrs. Nous disposons d’un réseau routier performant. Concédé ou pas, il est offert aux voitures particulières. Mais pas aux transports publics !
De plus, le secteur routier de voyageurs embauche. Nous aurons la possibilité de développer le marché de l’emploi, évalué à 10 000 postes. Ce sont des emplois à plein-temps, avec des métiers qui évoluent. Un exemple : les capitaines de bord mis en place par iDBus ne remplissent pas seulement le rôle de conducteur. Ils ont aussi une fonction d’accueil commercial dans une logique de service.
VR&T. Sur certaines lignes, la concurrence avec le train pourrait être frontale car les prix sont beaucoup plus bas par la route…
M. S. La tentation pourrait être grande d’inonder le territoire avec de multiples liaisons d’autocars low cost. Je me dis qu’il faut être prudent par rapport à cette tentation-là.
Le deuxième volet de notre démarche, c’est la réussite de la mise en œuvre. L’offre doit répondre à un besoin de mobilité. Il faut prendre en compte les comportements de certains voyageurs qui semblent enclins à aller vers le covoiturage. Or, ce ne sont pas seulement des automobilistes qui ont laissé leur voiture au garage. Ce sont aussi des voyageurs qui sortent du système du transport public. Il faut donc faire en sorte que notre offre soit visible. Et proposer toute une série de destinations que vous ne pouvez pas faire en train sur des longues et moyennes distances.
Laissons le dernier mot aux voyageurs ! Comme le souligne l’Autorité de la concurrence, permettons aux clients aux revenus modestes, des étudiants par exemple, ou à ceux qui ont du temps pour voyager, comme les retraités, de choisir s’ils préfèrent un billet d’autocar à 10 euros ou payer un peu plus cher pour prendre le train. Je rappellerai une phrase dite par Guillaume Pepy lors de notre dernier congrès : « Là où le voyageur utilise le car, il le plébiscite. »
VR&T. N’y a-t-il pas un risque pour les opérateurs français de voir débarquer la concurrence européenne ?
M. S. Les opérateurs de tous les pays européens pourront se porter candidats. Forcément, l’ouverture du marché intéressera les Allemands et les Britanniques. En Grande-Bretagne, les opérateurs savent proposer des services d’autocars de haute qualité de service. Les opérateurs français sont aussi capables de le faire. Aujourd’hui, trois opérateurs développent leurs activités : iDBus, Eurolines et Starshipper. Il existe un marché, même s’il est émergent. Plus on retarde l’ouverture en France, moins les Français pourront se préparer à la concurrence.
Nous préférons parler d’ouverture plutôt que de libéralisation car la libéralisation peut donner le sentiment qu’on privatise. L’Araf vérifiera que toutes les conditions de sécurité sont réunies. Et s’il y a atteinte ou pas à une ligne de service public.
VR&T. Les gares routières sont-elles adaptées ?
M. S. Nous avons lancé une étude sur ce thème et constaté que la France a perdu 50 % de ses gares routières depuis la Seconde Guerre mondiale. Si on retient les gares avec présence humaine et vente de titres, on tombe à 20 %. Le seul texte qui parle des gares routières remonte à une ordonnance de 1945. C’est dire si le sujet a été travaillé !
On ne peut dissocier le développement des autocars de la renaissance des gares. L’enjeu est fondamental : regardez où Eurolines embarque ses passagers, parfois c’est au coin d’une rue ! Les autocars sont considérés comme encombrants mais rien n’est fait pour les accueillir.
Nous avons regretté que le sujet sur les gares routières ait été retiré du volet 1 de la loi sur la décentralisation. Tout doit maintenant être traité dans le volet 2.
Les périmètres urbains se sont étendus et on a multiplié les compétences des uns et des autres, qui se chevauchent : le conseil général organise les transports départementaux et scolaires, la région ceux par TER… Demain, il faudra répondre à une question : faut-il que les gares routières soient proches de celles de la SNCF ou éloignées ? Dans certains cas comme à Montpellier, la gare routière ne peut plus être proche comme elle l’était autrefois car le réseau de tramway s’est développé. La gare routière doit donc être en périphérie.
Si personne ne demande à avoir la compétence sur la gare routière, nous proposons que ce soit la région qui l’ait. Ce qui garantit une réflexion à la bonne échelle, jouant sur la complémentarité des transports et offrant une information multimodale.
VR&T. Jean-Marc Ayrault a annoncé fin février des agendas d’accessibilité programmée (Ad’ap) qui repoussent l’obligation de mise en accessibilité des transports au 1er janvier 2015. Comment réagissez-vous ?
M. S. Le gouvernement a eu deux mérites. D’abord, de décider de prendre le sujet à bras-le-corps en expliquant pourquoi il y avait du retard dans les réalisations. Dans notre secteur, l’obligation formelle de rendre accessible date de moins de dix ans car il a fallu attendre les décrets d’application de la loi de 2005. C’était un délai impossible à tenir. On ne peut imaginer que 6 000 ou 7 000 points d’arrêts puissent être rendus accessibles en dix ans. Le Premier ministre n’a pas repoussé la loi mais il a expliqué – c’est le second mérite – qu’il mettait en place un processus pour aboutir.
Les départements vont donc devoir établir un agenda programmant l’accessibilité. Il y aura des engagements financiers et pragmatiques. On ne peut pas par exemple desservir de la même façon un département très urbain et un département de montagne. Ainsi on saura ce qu’il faut faire partout. Les Ad’ap vont donner la direction et permettre d’adapter les parcs sur les lignes nationales régulières. Le transport scolaire va être traité de façon particulière. Les départements vont pouvoir se tourner vers les familles en leur demandant si elles veulent un point d’arrêt accessible ou si elles préfèrent un transport à la demande puisque l’on constate que le TAD (un service porte-à-porte) est largement plébiscité. Le réalisme a prévalu dans le respect du sujet.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt
L’ouverture à la concurrence du marché des autocars devrait faire partie du deuxième volet de la loi sur la décentralisation
Le ministère des Transports affiche un « a priori favorable au développement du transport par autocar ». Ses services ont affirmé le 28 février à Ville, Rail & Transports que « la question sera traitée dans le volet 2 du projet de loi de décentralisation, dont le texte devrait être examiné lors du Conseil des ministres du 9 avril ». Pour les autocaristes qui attendent de longue date une ouverture plus large du marché à la concurrence, c’est un motif de satisfaction puisque c’était l’une de leurs revendications.
Le 27 février, ils ont reçu l’appui de l’Autorité de la concurrence, qui après s’être autosaisie du sujet et avoir travaillé pendant un an, s’est prononcée en faveur d'une ouverture du marché des autocars sur des trajets longue distance, via une refonte du cadre réglementaire.
Actuellement, le transport interrégional par autocar n'est possible en France que dans le cadre d’une convention entre les collectivités locales et les transporteurs, ou bien, depuis 2011, dans le cadre du cabotage, qui permet de faire monter ou descendre des voyageurs entre deux villes françaises sur une ligne internationale.
Le cabotage « créé d'importantes contraintes commerciales, pratiques et juridiques », estime l'Autorité, qui préconise de l'abandonner et de « prévoir un cadre national qui concilie le développement du transport par autocar longue distance d'initiative privée et la préservation d'offres répondant à des besoins de service public ».

Montpellier : la ligne 4 du tramway entre dans sa dernière phase
Les travaux pour boucler les 1,2 km de la ligne 4 du tramway de Montpellier commencent aujourd'hui. Le dernier tronçon doit relier la place Albert-1er et l'Observatoire.
Au total, la ligne circulaire s'étendra sur 9,2 km en réutilisant une partie des infrastructures des 3 autres lignes de tramway. Au premier trimestre 2016, la ligne 4, appelée aussi le "Ring" (anneau en anglais) sera mise en service et il sera désormais possible de faire le tour complet du centre-ville en 35 minutes.
La ligne 4 de Montpellier aura coûté 40 millions d'euros.VSC passe le cap des 4 milliards de vente en 2013
« En 2013, nous avons commencé à engranger les résultats du travail lancé il y a trois ans quand je suis arrivé », affirme Yves Tyrode, le directeur général de Voyages-sncf.com, en présentant les résultats de sa société. En 2014, le cap des 4 milliards d’euros de vente a été franchi en additionnant l’ensemble des marchés, France, Europe et international. Rappelons qu'en 2010, ces ventes représentaient 2,8 milliards d’euros. Les ventes sur mobile ont particulièrement progressé : elles représentent 300 millions de volume d’affaires, soit une multiplication par 10 en trois ans. « Avec ces résultats, on peut s’afficher comme un grand leader de la distribution du train dans le monde », claironne le patron de Vsc.
En France d’abord, qui reste le principal marché et reste « une priorité évidente ». L’innovation digitale est au cœur de la stratégie. L’an dernier, 7 millions de billets ont été vendus via le mobile. Les mobiles et les tablettes représentent 45 % de l’audience. Une tendance incontournable. Vsc a choisi de développer ses sites et ses applications sur tous les supports que ce soit Apple, Google, Microsoft ou plus globalement « le monde Internet ».
Pour conquérir de nouveaux marchés, la filiale de distribution de la SNCF compte sur son nouveau produit les instants V, un package incluant l’achat d’un billet de train et d’un événement (spectacle, match, concerts…). Une campagne de communication est lancée sur ce produit.
Le marché Europe a également tenu ses promesses : le volume d’affaires a augmenté de 19 % en 2013 (290 millions d’euros). « Nous le devons à toutes les synergies mises en place l’an dernier », commente Yves Tyrode. « Nous travaillons beaucoup sur les moyens de paiement pour tenir compte des habitudes des consommateurs au cas par cas dans chacun des pays ».
Par ailleurs, d’ici à la fin de l’année, Vsc aura déployé ses applications sur mobile et sur site dans toutes les langues en Europe.
A l'international, les ventes se font via la marque Rail Europe, une joint-venture entre les chemins de fer suisse et VSc. Cette marque, qui permet de vendre les train du Vieux Continent dans le monde entier est maintenue mais la société s'est "rapprochée" de VSC en 2013. « Cette filiale avait besoin de trouver des synergies avec nous pour pouvoir rester dans la course. Nous avons décidé de mutualiser toute notre technologie avec Rail Europe en localisant l’ensemble de nos serveurs et nos équipes en France», indique Yves Tyrode. « Nous voulons aider Rail Europe à se développer grâce à notre performance marketing, là encore via le mobile que nous déployons partout dans le monde». Ces synergies doivent permettre d’être capable de vendre tous les trains, italiens, belges, allemands, quels qu’ils soient, Eurostar, Thalys… soit l’intégralité de l’offre européenne (200 000 trains par jour) partout dans le monde. En 2013, le volume d’affaires a crû de 5 %.
Pour 2014, les prévisions sont optimistes. Elles reposent notamment sur la poursuite du développement à international, de l’innovation technologique (en particulier via le mobile) et sur la promotion de la destination France.
Les sénateurs écologistes déposent une proposition de loi « pour sortir du diesel »
Le groupe écologiste au Sénat a déposé une proposition de loi pour sortir du diesel en ralentissant jusqu'à l'arrêt complet l'utilisation de véhicules fonctionnant au gazole, tout en organisant la transition industrielle de la branche, a-t-il annoncé le 6 mai. La proposition de loi institue une taxe additionnelle de 500 euros, réévaluée chaque année, sur les certificats d'immatriculation des véhicules neufs dont le moteur fonctionne au gazole.
"Nous ne voulions pas piéger les automobilistes déjà propriétaires d'un véhicule diesel, mais plutôt décourager de nouveaux acquéreurs, en supprimant progressivement son avantage concurrentiel", a indiqué Aline Archimbaud en présentant cette proposition de loi. Le dispositif envisagé par les sénateurs écologistes comporte un second volet qui prévoit la mise en place d'une prime à la reconversion "afin d'encourager l'abandon d'un véhicule polluant pour un véhicule propre".
Par ailleurs, l'Etat doit garantir les 10.000 emplois de la filière diesel "durant tout le temps nécessaire à la reconversion de cette filière", souligne la sénatrice de Seine-Saint-Denis.
François Hollande veut accélérer le big bang territorial
Le président François Hollande envisage désormais de faire la réforme territoriale -suppression des départements et réduction drastique du nombre des régions- avant les nouvelles élections régionales et cantonales, ce qui implique de reporter ces scrutins de 2015 à 2016. Sur RMC et BFMTV, le président François Hollande a déclaré pour la première fois qu'il avait "demandé au Premier ministre d'accélérer" le rythme de la réforme. Il "serait intelligent" que les élections locales aient lieu après, a-t-il ajouté.
Le calendrier tel qu'exposé par Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale le 8 avril prévoit de "diviser par deux" le nombre des régions au plus tard au 1er janvier 2017, de supprimer les départements "à l'horizon 2021" et de refondre la carte des intercommunalités d'ici à 2018.
Mais, après avoir approuvé les grandes lignes de cette réforme, les présidents de région ont commencé à renâcler, d'autant que, le 29 avril, Manuel Valls a dit vouloir aller "plus vite encore" que le calendrier initial.
Président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (Aquitaine) a jugé le calendrier "intenable". Le 5 mai, il a réclamé un "calendrier réaliste", avait évoqué l'éventualité d'un report des élections régionales, prévues en mars 2015 en même temps que les cantonales, qui permettrait "de travailler à la modernisation de notre organisation administrative".