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Auteur/autrice : admin_lvdr
Corée du sud : Collision entre deux métros à Séoul
Plus d'une centaine de voyageurs ont été légèrement blessés, le 2 mai, à Séoul dans la collision de deux rames de métro. « Il y a 117 blessés, aucun ne semble l'être grièvement », a déclaré à l'AFP un porte-parole des services d'urgence de la capitale sud-coréenne.
Selon les premiers éléments, il semble qu'une rame était arrêtée en station de Sangwangsimni dans l'est de Séoul, quand l'autre rame arrivant l'a percutée vers 15 h 30 (06 h 30 GMT).
Les deux dernières voitures de la rame immobilisée ont quitté les rails sous l’effet du choc, selon l'agence coréenne Yonhap.
Cet accident survient alors que le pays est encore sous le choc du naufrage le 16 avril d'un ferry transportant 476 personnes, dont 325 lycéens d'un même établissement en voyage scolaire. Quelque 300 passagers, en majorité des jeunes, ont péri ou sont toujours portés disparus dans la catastrophe.
Arabie saoudite : Ratp Dev et Saptco remporte la gestion des bus de Riyad
La compagnie saoudienne de transport public, Saptco (Saudi public transport company), a annoncé, le 1er mai, avoir remporté avec le groupe français RATP Dev, comme nous l’annoncions dans notre Lettre confidentielle du 3 mars (n° 11), un contrat de 10 ans, et de 7,855 milliards de riyals (1,5 milliard d’Euros) pour la gestion, la fourniture et la maintenance des bus de Riyad, la capitale saoudienne. La décision était encore suspendue à l’approbation du roi Abdallah.
Le réseau de bus doit comporter un corridor BRT (Bus Rapid Transit) de 83 km de long, deux lignes circulaires ainsi qu’un réseau complémentaire de bus.
Il fait partie du Riyadh Public Transport Project, qui comporte aussi la création du réseau de métro de près de 180 km attribué, en juillet 2013, à trois consortiums dans lesquels figurent respectivement Alstom, Bombardier et Siemens. Ce méga-projet de 22,5 milliards de dollars, a été conçu pour décongestionner la circulation dans une ville de 6 millions d'habitants.
Ecotaxe : Royal veut faire payer les sociétés d’autoroutes
La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a évoqué la possibilité le 29 avril de mettre à contribution les sociétés d'autoroutes pour financer des infrastructures routières en cas d'abandon de l'écotaxe.
« Ma principale priorité, c'est de trouver les moyens financiers pour commencer les chantiers d'infrastructure » qui devaient être financés par le produit de l'écotaxe, a expliqué la ministre devant la commission d'enquête du Sénat sur l'écotaxe poids lourds.
La mise en place de l'écotaxe, suspendue en octobre dernier par le gouvernement sous la pression de manifestations hostiles en Bretagne, devait rapporter plus de 800 millions d'euros par an à l'Etat.
« Il est quand même très étrange que les autoroutes qui ont été privatisées dans le contexte que l'on connait (…) fassent deux milliards (d'euros NDLR) de bénéfices et que ces deux milliards de bénéfices, qui sont quand même payés par les usagers, ne reviennent pas pour payer les infrastructures dans le cadre du contrat de plan Etat-régions », a estimé Ségolène Royal.
« C'est une vraie question », a-t-elle insisté. « Pour ne rien vous cacher on a commencé à contacter les actionnaires de sociétés autoroutières », a poursuivi Ségolène Royal.
La ministre a reparlé de l'idée d'une "euro-vignette" aux frontières qui taxerait essentiellement les camions étrangers traversant le territoire français.
A travers différentes mesures, « on peut peut-être arriver à un paquet financier global qui (…) pourra peut être équivaloir à peu de chose près au rendement attendu de l'écotaxe », a avancé la ministre.

Koolicar, l’autopartage sans clé, s’implante dans la région parisienne
Après une première expérience à Bègles, dans l’agglomération Bordelaise, à Bordeaux et à Cannes où elle a simultanément lancé son service en septembre 2013, l’entreprise d’autopartage Koolicar s’installe… …maintenant en Ile de France. Depuis le début du mois d’avril, elle recrute propriétaire de voitures et locataires potentiels de ces voitures, dans trois villes de la couronne parisienne : Vincennes, Versailles et Maisons-Lafitte, trois villes où Autolib est absent
Evidemment Koolicar a une spécificité : la location peut se faire sans échange de clés. Cela permet donc un service plus réactif répondant à une demande de dernière minute, ou simplement plus pratique puisque la location ne nécessite pas de rencontre entre propriétaires et locataires. L’accès au véhicule se fait grâce à un pass sans contact, délivré par Koolicar au locataire après l’inscription, et qui commande l’ouverture du véhicule. La clé, elle, se trouve dans la boîte à gants fixée par un aimant. Et l’emplacement du véhicule est annoncé, par SMS, quelques minutes avant le début de la location. Pour prévenir les risques de vol, le système de bord, installé par Koolicar qui gère le lecteur de pass, géolocalise aussi le véhicule et peut agir sur l’antidémarrage pour immobiliser le véhicule. En dernier recours, l’assurance que Koolicar a souscrite auprès de la MAIF, qui prend le relais du contrat privé du propriétaire du véhicule, dès que la location commence. Même l’essence – trop souvent source de litige – est prise en charge par le propriétaire, qui doit de fournir du carburant pour une autonomie de 300 km au moins. Il est ensuite remboursé lors du paiement de la prestation, la location fonctionnant à la fois au temps d’utilisation et aux kilomètres parcourus (https://www.koolicar.com/tarifs).
Même après plusieurs mois de fonctionnement, difficile de dresser un portrait type du propriétaire autant que du locataire type. D’autant plus que Koolicar est présent à Bègles, Bordeaux et à Cannes, avec des profils d’habitants très différents, en terme d’âge, de catégorie sociaux professionnelles, auxquels s’ajoutent une certaine saisonnalité des usages, forcément plus fortes l’été sur la Côte. Un constat tout de même, le loueur est plutôt une loueuse. Quant à l’âge, il se situe dans une fourchette de 25 à 50 ans.
Bien que fonctionnant avec des particuliers, Koolicar présente une image plus professionnelle, notamment à travers le lecteur de badge relié à la kool box, des prix identiques par catégorie de voitures, et des critères de sélections des véhicules : huit ans maximum, présentation du PV de contrôle technique, même si l’entreprise autorise quelques égratignures sans incidence sur la sécurité. La plupart des autres autopartageurs privilégient l’échange physique des clés, laissent les propriétaires fixer leur prix, et louer des véhicules de 10 ans d’âge.
Pour l’instant, Koolicar a référencé vingt-deux propriétaires : 9 à Bègles, 4 à Bordeaux, 5 à Cannes, et déjà 2 à Maisons-Lafitte. Et si le recrutement est fermé à Bègles, il est encore ouvert à Bordeaux, et dans les autres villes, notamment Vincennes et Versailles. Koolicar souhaite aussi s’implanter à Niort et à Dijon, cette fois dans le cadre du projet Audace (Accélérer et unir les déplacements en autopartage, covoiturage et véhicules électriques), porté par l’assureur MAIF, qui vise à accélérer le développement de la mobilité alternative et durable. Ainsi, Koolicar devrait compter une centaine de voitures à l’été. Quand aux locataires, ils sont potentiellement d’une dizaine pour un véhicule. Mais un seul locataire peut être clients de plusieurs modèles de voitures selon ses usages : une citadine pour trois heures un soir de semaine, une familiale le week-end.
Certes, on est loin de la taille des parcs d’automobiles des autres autopartageurs ou des loueurs, mais le potentiel serait très important. Les résultats d’une étude concernant l’autopartage aux Etats-Unis ont mésestimé de moitié l’usage actuel. Ce qui montre les difficultés à prévoir la consommation future. Ce qui est sûr, c’est que les mentalités évoluent. Alors qu’on les disait très attachés à leur voiture, 20 % des français sont prêts à la louer. Et une voiture passe 90 % de son temps à ne pas rouler. Pour s’installer dans une ville, Koolicar recherche bien sûr une certaine densité. Mais l’entreprise pourrait aussi s’implanter en zone périurbaine, pour peu qu’un hameau soit suffisamment peuplé et ses habitants intéressés par le système. Question de mentalité.
Koolicar : www.koolicar.com
Le débat
Alstom veut céder son activité Energie à General Electric. Siemens, encouragé par l’Etat, fait une contre-proposition. Quel sera l’avenir d’Alstom Transport dans l’un ou l’autre cas ? Quelle solution faut-il préférer ?
Henri Poupart-Lafarge : « Alstom restera l'un des plus grands groupes mondiaux de transport ferroviaire »
Dans un entretien accordé à VR&T, le président d'Alstom Transport s'étonne des interrogations sur la taille critique d'un futur Alstom devenu un « pure player »…
du transport ferroviaire après la cession de l'Energie à GE. Selon Henri Poupart-Lafarge, le groupe mondial, une fois doté d'un bilan solide, sera prêt pour la croissance et participera à la consolidation du secteur.
Ville, Rail & Transport. Alstom veut céder à General Electric ses activités Energie, qui représentent plus de 70% du chiffre d’affaires du groupe. Alstom Transport livré à lui-même ne va-t-il pas se sentir un peu seul ? Aura-t-il la taille critique sur les marchés mondiaux ?
Henri Poupart-Lafarge. Je m’étonne un peu de ce débat. La grande majorité de nos concurrents dans le ferroviaire sont des pure players : CAF, Stadler, TMH en Russie, CNR ou CSR en Chine. La plupart de ces groupes sont plus petits que nous. Bombardier n’est pas en soi un conglomérat important et, dans le groupe Bombardier, le transport est aujourd’hui un soutien à la partie aéronautique plutôt que l’inverse. Siemens, en fait, est une exception. D’après les articles de presse, ils sont a priori prêts à sortir du transport ferroviaire, ce qui tend à prouver qu’eux-mêmes ne considèrent pas une appartenance à un conglomérat comme indispensable. Nous sommes et resterons l’un des plus grands groupes mondiaux de transport ferroviaire.
Si on regarde maintenant à l’intérieur du groupe Alstom, Alstom Transport s’est fortement globalisé depuis quelques années. La seule synergie opérationnelle entre le transport et le reste du groupe, c’était le réseau international. Mais Alstom Transport assure dorénavant lui-même sa présence partout dans le monde, par exemple en Afrique du Sud, en Inde, au Brésil, en Chine, en Russie, au Kazakhstan, en Algérie, au Moyen-Orient — Riyadh ou Dubai — ou encore en Turquie.
On dit enfin qu’il faut être gros pour avoir de gros contrats. Peut-être. Mais je remarque qu’Alstom a perdu le TGV saoudien contre Talgo, société beaucoup plus petite.
Ce qu’il faut avant tout, c’est un bilan solide qui permette d’accompagner la croissance d'Alstom Transport. Les fruits de la cession à GE iraient en partie aux actionnaires mais ils reviendraient aussi à Alstom, ce qui conférerait au bilan du nouvel Alstom la solidité nécessaire.
VR&T. Prêt à de nouvelles acquisitions ?
H. P.-L. Mon but, c’est de combiner l’agilité d’un « petit » avec la globalité que représente Alstom Transport. Nous participerons à la consolidation du secteur, mais de manière ordonnée et en étant sélectifs sur ce que nous voudrons acheter.
VR&T. Peut-on s’attendre à un renforcement de l’accord avec TMH ?
H. P.-L. D'un point de vue opérationnel, nous travaillons tous les jours à renforcer ce partenariat en développant des produits en commun, en partageant les bonnes pratiques. D’un point de vue capitalistique, aujourd’hui TMH ne peut pas être intéressé par une participation au sein d’un Alstom incluant une partie Energie. Demain, il pourrait l’être avec le nouvel Alstom concentré sur le Transport mais il est beaucoup trop tôt pour en parler.
VR&T. GE n’est intéressé que par le secteur Energie. On remarque cependant de vraies complémentarités entre le ferroviaire d’Alstom et celui de GE. Pourriez-vous vous rapprocher de GE dans le transport ?
H. P.-L Sur le papier, cela a du sens et la transaction en cours sera l’occasion de se poser des questions. Et pas seulement avec GE. Mais il faut que cela se fasse dans l’ordre, que les intérêts des acteurs soient alignés, que les actionnaires soient d’accord. N’ajoutons pas de la complexité à la complexité.
VR&T. Vous aviez annoncé une introduction en Bourse d’Alstom Transport. Que devient l’opération dans le cas d’un accord avec GE ?
H. P.-L Nous visions à acquérir de la flexibilité par l’introduction en Bourse. Avec cet accord, il n’y aurait plus de nécessité d’introduction à la Bourse en tant que telle. En quelque sorte, cette opération réalise de facto le projet que nous avions d’ores et déjà pour Alstom Transport.
VR&T. Bouygues reste-t-il actionnaire à 29,4% ?
H. P.-L Bouygues a indiqué vouloir rester actionnaire de long terme d'Alstom recentré sur le Transport.
VR&T. Que veut dire Patrick Kron quand il déclare au Monde : « L’Airbus du Rail, c’est nous ? »
H. P.-L Il met en avant le fait que nous sommes d’ores et déjà franco-allemand. Sur 28000 employés, Alstom Transport emploie 9000 personnes en France et 3000 en Allemagne, avec notre plus grande usine qui est d’ailleurs en Allemagne.
VR&T. Quelles seraient les conséquences pour le transport si l’offre de Siemens était finalement retenue ?
H. P.-L De quelle offre de Siemens voulez-vous parler ? A ma connaissance, Siemens n'a formulé qu'une indication d'intérêt sur Alstom Energie, accompagnée de propositions successives également indicatives sur le Transport. Je préfère commenter une offre ferme et définitive.
VR&T. Quelle que soit la décision, Alstom dépend en grande partie du marché français. Or, dans le ferroviaire, la difficile acquisition par la SNCF de 40 rames TGV Euroduplex a récemment montré qu’il n’est pas très en forme.
H. P.-L Le marché français compte beaucoup pour nous. C’est notre premier marché, et c’est notre vitrine. Quand nous voulons montrer le tramway aux autorités de Dubaï, nous leur montrons le tramway de Bordeaux. Le marché français est contrasté. En Ile-de-France, le Grand Paris s’annonce comme une ambition unique. Au-delà de ce projet, l’investissement continue dans les métros ou les tramways. Paris sera bientôt la ville d’Europe de l’Ouest dans laquelle nous trouverons le plus de tramways. Nos sites de Valenciennes et La Rochelle ont un plan de charge en conséquence.
Ensuite, en ce qui concerne les tramways dans les agglomérations et les trains régionaux, il y a de la demande mais, malheureusement, elle est freinée par les contraintes du financement.
Le Régiolis, que nous venons de présenter à Paris, correspond bien au besoin des Régions. 216 rames ont été commandées, dont 182 TER et 34 TET.
Dans les villes également, la demande pour les transports en commun en site propre, les TCSP, est forte et nous avons un produit très réputé, le Citadis.
Enfin, il y a le TGV, notre produit phare, même s’il ne représente que 5% de notre activité totale. Notre objectif est de participer à l’équilibre total du système en proposant des TGV toujours plus performants et efficaces. A court terme, la commande à laquelle vous faites référence permettra à la SNCF de bénéficier, pour un investissement identique, de 10 % de sièges supplémentaires. Nous pensons également à l’avenir en dessinant le TGV du Futur.
Nos sites français intégrateurs, Valencienne, La Rochelle ou Reichshoffen ont une bonne visibilité.
VR&T. Vous mentionnez Valenciennes, Reichshoffen, La Rochelle. Quel avenir pour le site historique de Belfort ?
H. P.-L Belfort a un avenir clair : les motrices de TGV. Il est moins clair en ce qui concerne les locomotives, qui dépendent du marché fret en France et en Europe de l’Ouest. Or le fret ne va pas bien, depuis des années, et Belfort en souffre.
VR&T. Domaine prometteur, les métros. Où en est votre accord avec la RATP dans Metrolab, votre laboratoire commun du métro du futur ?
H. P.-L Nous sommes assez discrets sur le sujet. Nous sommes partagés entre l’envie de faire connaître nos idées à nos clients et celle de ne pas en donner à nos concurrents. Ce que je peux vous dire, c’est que les deux partenaires, la RATP et Alstom, sont très contents des avancées de Metrolab.
Propos recueillis par François Dumont
Louis Nègre : Serait-ce l’occasion de créer un Airbus ferroviaire ?
Louis Nègre est président de la Fédération des industries ferroviaires. Il est également sénateur (UMP) des Alpes-Maritimes. C'est à ce dernier titre qu'il s'exprime ici.
« Je ne dispose pas pour l’instant des éléments qui me permettent de vraiment juger. J’aurai donc une grande prudence sur le fond. Je ne ferai pas le matamore.
Ce qui semble apparaître, c’est qu’Alstom s’entend plus facilement avec General Electric qu’avec Siemens, et cela ne date pas d’hier. Il y a entre les deux groupes une histoire commune. Et General Electric emploie 10 000 personnes en France, ce qui compte aussi.
Cela dit, si Siemens confirme et précise son offre, on peut se demander s’il ne serait pas opportun d’examiner avec beaucoup d’attention cette candidature, mais à deux conditions : dans la mesure où elle permet de créer un champion européen ; et si, pour Alstom, le jeu en vaut la chandelle : c’est-à-dire si Siemens n’apporte pas que l’ICE, mais s’il apporte tout le ferroviaire : les métros, les tramways et les trains régionaux.
A ce moment-là, on pourrait faire dans le ferroviaire quelque chose à l’image de ce qu’on a pu créer avec Airbus. Ce qu’on a raté il y a des années, on pourrait peut-être le créer maintenant. Quand je vois les résultats d’Airbus, qui sont remarquables, je me dis que l’Europe a besoin d’autres Airbus, pour avoir une dimension forte. Pour me résumer, si — et seulement si — on pouvait imaginer à cette occasion un champion européen ferroviaire, cela vaudrait la peine d’y regarder de plus près. »
Propos recueillis le mardi 28 avril par FD
Dominique Bussereau : « En termes d’emplois, le moins mauvais est General Electric »
Ancien secrétaire d’Etat aux transports, grand connaisseur du ferroviaire, Dominique Busserau, député UMP, président du conseil général de Charente Maritime, est très attentif au sort d’Alstom et particulièrement de l’usine d’Aytré, près de La Rochelle.
General Electric ou Siemens ? Il se prononce avec d’autant plus de prudence que la situation était très indécise, le 28 avril, au moment de notre conversation. Il voit« des avantages et des inconvénients dans les deux solutions »
Il développe : « Si GE crée un grand leader en matière d’énergie, il va laisser à Alstom le pôle transport. Or Alstom voulait trouver un partenaire. Le marché national est un peu saturé. La SNCF juge qu’elle a quasiment fait le plein des TGV, les régions ont fortement renouvelé le matériel, et, pour les trams, il va falloir attendre deux ou trois ans que les nouvelles équipes municipales mettent en place les projets. Certes, pour les tramways, on peut considérer que le marché chinois a de l’avenir. Mais les Chinois feront pour les tramways comme ils ont fait pour la grande vitesse : ils les fabriqueront eux-mêmes. »
Si Siemens l’emporte ? « On dit qu’il céderont une partie de la division Transport, dont l’ICE. Mais l’ICE n’est pas aussi performant que le TGV. Le marché de la grande vitesse est plutôt saturé, y compris à l’export.
Donc, si Siemens garde sa partie métro, l’accord ne sera pas fameux pour Alstom. Et les conséquences de ce rapprochement peuvent être dangereuses en termes d’emploi. Je pense qu’en termes d’emploi le moins mauvais est GE.
Certes, la solution européenne est plus sympathique, et je suis très germanophile. Mais on ne bâtit pas en quelques mois une telle solution. »
F.D.
L’ARF, le Stif et huit régions veulent peser sur l’achat de son matériel roulant
Huit autorités organisatrices de transport (AOT) et l'Association des Régions de France françaises ont créé, le 29 avril, l’association d’études sur le matériel roulant (AEMR) comme ils l'avaient votée en février. A travers cette association, les régions Aquitaine, Bourgogne, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes, et le Stif, comptent lancer une étude d’un an, entre septembre 2014 et septembre 2015 pour analyser le fonctionnement actuel du système d'acquisition de trains en France, comparer avec les autres modèles étrangers en Europe, et proposer un panorama de scénarii possibles pour rénover le processus de commande du matériel roulant. Un appel d'offres sera publié dans les prochaines semaines en vue d'accompagner les régions et le STIF dans leur réflexion.
Depuis la décentralisation des trains régionaux, les Régions et le STIF ont financé l’acquisition de plus de 2 100 trains pour près de 11 milliards d’euros. Pour autant, les régions ne sont pas, pour l'instant, propriétaires des trains. Par leur initiative, les Régions souhaitent, en toute indépendance, être des AOT de plein exercice, et assumer leurs responsabilités de commanditaires tout au long de la phase d’acquisition et de construction des trains.
Gestion de flottes: TomTom rachète DAMS Tracking
La fabricant de systèmes de navigation par GPS TomTom a annoncé le 29 avril l'achat de la société française DAMS Tracking, spécialisée dans la gestion de flottes automobiles grâce à la géolocalisation.
DAMS Tracking sera intégré à la filiale du groupe néerlandais spécialisée elle aussi dans la gestion de flottes automobiles : "en combinant les forces de TomTom Telematics et de DAMS Tracking, TomTom devient le leader sur le marché (français, ndlr)", a indiqué TomTom dans un communiqué.
La transaction devrait être finalisée "dans les prochains mois", a ajouté la même source, selon laquelle la France est le plus grand marché européen pour la télématique automobile, avec 6 millions de véhicules à usage "commercial", comme des bus, camions, et petits utilitaires. L'intégration de DAMS Tracking apportera 27.000 abonnements supplémentaires aux 350.000 abonnements que compte TomTom Telematics à travers le monde.Montréal : les rames Azur trop hautes pour les tunnels du métro
Les tunnels du métro de Montréal ont du être « rabotés » pour permettre aux futures rames Azur de les emprunter. Ces rames, assemblées par le consortium Bombardier – Alstom, dont la toute première voiture a été mise sur les rails le 28 avril, sont plus hautes que les actuelles MR-63, a révélé le Journal de Montréal, le 25 avril. « De la manière dont la voiture est faite, si la suspension était brisée ou les pneus crevés et que le wagon penchait trop d'un côté, il ne passerait pas dans certains secteurs du tunnel », a expliqué au quotidien, le président du syndicat des employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM), Luc Saint Hilaire.
La STM a avancé qu’au moins 200 mètres de voûte ont dû être creusés (sur 71 km de réseau), sans vouloir préciser quels tunnels étaient concernées, même si le nouveau matériel devrait principalement circuler sur la ligne Orange (ligne 2), la plus longue du réseau ( 30 km et 31 stations).
Egalement plus lourdes de 13 tonnes (240 t. contre 227), les rames Azur nécessiteront également le renforcement des barres de guidage. La STM assure que tous ces changements étaient prévus dans le projet de départ.
Malgré la toute première livraison pour des essais, le 28 avril, annoncée au quotidien par Philippe Schnobb président de la STM, la construction des nouvelles rames a pris du retard. Attendue initialement fin 2013 ou début 2014 pour les premières rames, la livraison de la dernière rame, en septembre 2018, devrait toutefois être respectée selon le consortium.
Le duo franco-québécois Bombardier et Alstom avait décroché en octobre 2010, sans appel d'offres, le contrat de renouvellement des 468 voitures de métro, évalué à 1,3 milliard de dollars canadiens (environ 845 millions d’Euros).
Nouvelle grève de 48h dans le métro de Londres
Les salariés du métro londonien ont entamé lundi soir une grève de 48 heures destinée à dénoncer des suppressions d'emplois. Le syndicat RMT (le Rail, Maritime and Transport union) est à l'origine de ce nouveau mouvement de protestation contre la suppression de 960 postes aux guichets des stations.Le mouvement a débuté le 28 avril. Des négociations menées entre le syndicat et la direction avaient échoué dans la journée. Un autre arrêt de travail de trois jours est prévu à partir du lundi 5 mai.
En février, des millions de voyageurs s'étaient retrouvés en difficulté avec des dizaines de stations de métro fermées, d'importantes perturbations sur huit des onze lignes et des embouteillages monstres dans la capitale. Le métro de Londres, le plus vieux au monde, transporte chaque jour quelque quatre millions de voyageurs.
