Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Parlementaires et ministres européens au chevet du transport routier

    Près de 300 parlementaires et ministres issus d'une dizaine de pays européens, ainsi que des organisations syndicales et patronales du transport routier, se réunissent le 16 avril pour une conférence sur l'harmonisation sociale du transport routier de marchandises en Europe. Présidée par le secrétaire d'État en charge des Transports, Frédéric Cuvillier, aura pour but de "définir les axes prioritaires à mettre en place à l'échelle européenne pour assurer les conditions d'une concurrence saine et loyale".
    Elle portera notamment sur la mise en place de politiques de contrôle plus efficace et plus homogènes, et sur les moyens de favoriser une convergence sociale dans ce secteur. Les entorses à la législation se font notamment via le cabotage, autorisé depuis 2009, et qui permet à un transporteur européen de livrer des marchandises dans un autre pays, dès lors que ces trajets, strictement limités, se font en prolongement d'une livraison nationale.
     Initialement prévu pour limiter les trajets à vide, il souffre de nombreuses irrégularités, dues à la différence de salaire et de législations sociales et fiscales selon les États. Ainsi, certaines sociétés créent des filiales, en Pologne ou en Roumanie par exemple, pour pouvoir employer des conducteurs routiers à bas coût.
    Les ministres européens des Transports évoqueront de nouveau le sujet lors d'une réunion informelle, le 8 mai à Athènes, puis lors d'un conseil des ministres des Transports le 5 juin à Luxembourg.
         
        

  • Transport routier : un rapport sénatorial préconise des règles plus sévères

    Les différents statuts des travailleurs du transport au sein des pays de l'Union européenne, pas suffisamment harmonisés, favorisent une concurrence déloyale, s'inquiète la commission des affaires européennes du Sénat. Dans un rapport d'information sur le dumping social dans les transports européens, publié le 15 avril, elle pointe du doigt le manque de règlementation suffisante, ou le contournement des règles existantes. Les auteurs préconisent de mettre en place des règles encadrant plus strictement les transports européens routier, aérien et maritime, et d'en renforcer le contrôle.
    Selon les sénateurs, "les transports européens peuvent même apparaître comme un véritable laboratoire en matière d'optimisation sociale et de fraude: recours à de faux indépendants, contrats de travail établis dans des pays dits à bas coûts, sociétés boîtes aux lettres".
    Ils citent le cas des entreprises françaises de transport routier qui développent des filières en Pologne ou en Roumanie, du personnel naviguant sous contrat étranger dans certaines compagnies aériennes, ou encore des bateaux immatriculés dans des États où la règlementation sociale est plus faible. "En renforçant les droits des travailleurs mobiles, l'Union européenne participerait également d'un autre objectif: celui d'améliorer la sécurité dans ces domaines, la précarité sociale n'étant pas sans incidence en la matière", souligne la commission.

  • Les opposants aux LGV dénoncent le « gouffre financier » des projets en cours

    Deux collectifs opposés aux projets de lignes à grande vitesse (LGV)  dans le sud de la France ont dénoncé mi-avril  le "gouffre financier" des projets en cours, poussés selon eux par les "lobbys" du BTP et la "vanité" des élus.
    Selon les calculs du collectif basque CADE et de la Coordination des opposants au Lyon-Turin, les LGV en prévision ne sont pas rentables, avec des coûts "systématiquement sous-estimés" et des fréquentations surestimées.
    Le lancement des lignes du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), qui comprend les lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, a été confirmé par le gouvernement à l'automne dernier. La préfecture d'Aquitaine avait annoncé l'ouverture des enquêtes publiques pour juin 2014.
    L'accord franco-italien validant la ligne Lyon-Turin, lancée en 2001 mais qui a pris du retard, a lui été approuvé par le Parlement français en novembre.
    Les lignes du GPSO coûtent 56% plus cher que la LGV Méditerranée, pour un trafic moindre, selon les opposants, qui se basent sur les Lois d'orientation des transports et infrastructures (LOTI) et les données de Réseaux Ferrés de France (RFF). La ligne Bordeaux-Espagne coûterait 32 millions d'euros au kilomètre, un record, avec un nombre de passagers au kilomètre de 26.428, soit "le plus bas jamais atteint".

  • SNCM: Transdev saisit la justice

    SNCM: Transdev saisit la justice

    Le conseil de surveillance de la SNCM a refusé le 14 avril la convocation d'une assemblée générale souhaitée par l'actionnaire majoritaire Transdev pour évincer la direction actuelle… Le PDG de Transdev Jean-Marc Janaillac a annoncé, dans un communiqué, qu'il allait "saisir le président du tribunal de commerce afin d'obtenir la convocation d'une AG", dans le but de révoquer le président du conseil, Gérard Couturier, représentant de Transdev, mais "allié objectif" du président du directoire, Marc Dufour, selon un syndicaliste. Chose faite dès le 15 avril : le tribunal de commerce de Marseille a été saisi.
     Le groupe de transport public (66% du capital de la SNCM, 7 sièges) souhaite ainsi reprendre la main au sein du conseil de surveillance, où il peut aujourd'hui être mis en minorité par les représentants des employés et des actionnaires salariés (9%, 4 sièges) et l'État (25%, 3 sièges). "Le refus du conseil de surveillance d'autoriser la convocation de cette assemblée générale illustre une nouvelle fois le caractère totalement anormal de la gouvernance de la compagnie", estime Transdev. "Cette démarche vise à revenir à une situation de gouvernance normale, qui permette à Transdev d'exercer ses droits en tant qu'actionnaire majoritaire au sein du conseil de surveillance et ne pas être entraîné contre sa volonté dans une stratégie sans issue pour la SNCM elle-même et de nature à compromettre le redressement de Transdev et l'avenir de ses 86.000 salariés", assure le groupe, hostile au plan de redressement engagé par la direction actuelle.
     
          

  • Le métro d’Hyderabad est sorti des usines Hyundai

    Le métro d’Hyderabad est sorti des usines Hyundai

    La première rame destinée au futur métro Hyderabad, en Inde, est sortie, le 11 avril, de l’usine Hyundai Rotem en Corée du sud.
     L’expédition de cette première rame de trois voitures à dépôt d’Uppal d’Hyderabad Metro Rail aura lieu en mai. Et les essais devraient commencer en juin.
      Le projet du métro automatique d’Hyderabad sera exploité par Keolis, qui en assurera la maintenance d’un réseau. Il doit ouvrir fin 2016. Il comportera alors trois lignes comportera, représentant un total de 72 km, et transportera environ 1,5 million de passagers par jour.

  • Patrick Toulmet devient ambassadeur de l’accessibilité à la SNCF

    Patrick Toulmet devient ambassadeur de l’accessibilité à la SNCF

    Chef d’entreprise et conseiller régional d’Ile-de-France, Patrick Toulmet est également président de la chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-Saint-Denis.

    Personne en fauteuil roulant, engagé sur les thématiques de mobilité et d’accessibilité, il est déjà l'ambassadeur Accessibilité de la RATP. Et sutout, il doit faire son entrée au conseil d'administration du Stif, du moins "C'est ce qu'a annoncé Jean-Paul Huchon lors de la dernière assemblée régionale plénière de février", rapporte l'intéressé.

    Côté SNCF, il appuiera le groupe "pour renforcer son engagement et son efficacité en faveur de la mobilité pour tous", explique l'entreprise ferroviaire.
    "Il rencontrera les associations, les institutionnels, les élus et participera, aux côtés de la Direction Transilien et de la Délégation à l’Accessibilité et aux voyageurs handicapés de SNCF, aux événements et salons liés au handicap.
    Au sein de SNCF également, il accompagnera les projets de mise en accessibilité du réseau, tant sur la définition des besoins des voyageurs que sur la création de services innovants. Il accompagnera aussi les démarches de sensibilisation aux enjeux d’accessibilité auprès des agents et des managers"
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  • Patrick Toulmet devient ambassadeur de l’accessibilité à la SNCF.

    Chef d’entreprise et conseiller régional d’Ile-de-France, Patrick Toulmet est également président de la chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-Saint-Denis. Personne en fauteuil roulant, engagé sur les thématiques de mobilité et d’accessibilité, il est déjà l'ambassadeur Accessibilité de la RATP. Et sutout, il doit faire son entrée au conseil d'administration du Stif, du moins "C'est ce qu'a annoncé Jean-Paul Huchon lors de la dernière assemblée régionale plénière de février", rapporte l'intéressé.

    Côté SNCF, il appuiera le groupe "pour renforcer son engagement et son efficacité en faveur de la mobilité pour tous", explique l'entreprise ferroviaire.
    "Il rencontrera les associations, les institutionnels, les élus et participera, aux côtés de la Direction Transilien et de la Délégation à l’Accessibilité et aux voyageurs handicapés de SNCF, aux événements et salons liés au handicap.
    Au sein de SNCF également, il accompagnera les projets de mise en accessibilité du réseau, tant sur la définition des besoins des voyageurs que sur la création de services innovants. Il accompagnera aussi les démarches de sensibilisation aux enjeux d’accessibilité auprès des agents et des managers"
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  • Alstom confirme vouloir supprimer 180 postes en France, autant en Espagne

    Alstom envisage de supprimer 180 postes au siège de sa division Transport (matériel ferroviaire) en région parisienne et 180 autres dans son usine de Barcelone, a déclaré le 15 avril une porte-parole.
    Le groupe a lancé « un processus d'information et de consultation » qui porte sur « un projet de réorganisation du siège d'Alstom Transport à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et de restructuration du site industriel de Barcelone », a-t-elle indiqué, confirmant une information du journal Les Echos.
    Un comité d'entreprise européen s'est tenu à ce sujet le 10 avril et « maintenant il y a une procédure qui se poursuit au niveau local », selon la porte-parole.
    Le groupe compte réorganiser ses activités en sept régions et « renforcer la responsabilité de ses régions », a expliqué la porte-parole. « Les fonctions support [ressources humaines, administratif, comptabilité…, ndlr] vont être réorganisées et cela aura pour conséquence la réduction du nombre de personnes dans ces fonctions centrales d'à peu près 180 postes sur 1 000 postes » à Saint-Ouen. En Espagne, 180 postes sur 560 sont en jeu, a-t-elle précisé.

    Ces mesures s'ajouteront à celles annoncées par le PDG d'Alstom, Patrick Kron, en novembre, selon la porte-parole. Il avait alors annoncé qu'une centaine d'emplois seraient supprimés en France, dans la branche Thermal Power (centrales électriques), les services administratifs et informatiques, dans le cadre d'une réduction de 1 300 postes au total des effectifs mondiaux du groupe.
     
          
     

  • Régiolis : voyage inaugural entre Bordeaux et Langon

    Le nouveau Train express régional (TER) Regiolis, fabriqué par Alstom, a effectué le 14 avril son voyage inaugural, Bordeaux-Langon, soit 50 km dans la région Aquitaine.
    La mise en circulation effective de cette nouvelle rame Régiolis entièrement électrique, d'un étage et 220 places assises, est prévue le 22 avril.
    L'Aquitaine a été la première région à commander des Régiolis (22 rames), pour un investissement de 155 millions EUR. Le Régiolis y sera déployé au fur et à mesure des livraisons, sur les lignes Bordeaux-Hendaye, Bordeaux-Pau, et la portion Bordeaux-Morcenx.
    Les Régiolis, dont 182 avaient été commandés fin 2013 à Alstom, s'inscrivent dans un renouvellement prévu par tranches des TER à l'échelle nationale, de même que les "Régio 2N" de Bombardier, un "gros porteur" de deux étages, qui devraient entrer en service en Aquitaine entre fin 2014 et 2016 (24 rames à terme).
          
           
        AFP