Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Inde : L’Arunachal Pradesh enfin relié au réseau national

    L'Arunachal Pradesh, Etat indien isolé au confins nord-est du pays, et sa capitale Itanagar ont vu entrer en gare le 7 avril dernier le tout premier train des Indian Railways de son histoire. Parti de la gare de Dekargaon dans l'Etat voisin de l'Assam, il a parcouru les 181 km du trajet jusqu'à Naharlagun, une bourgade à 10 km d'Itagar, en plus de 5 heures. Une arrivée saluée par les milieux d'affaires locaux et par les professionnels du tourisme.

    S.D.

  • Thaïlande : Uber arrive à Bangkok

    Uber, société qui propose une application mobile pour connecter les chauffeurs et les utilisateurs, a lancé officiellement son service à Bangkok le 9 avril dernier. La compagnie américaine poursuit ainsi son développement en Asie du Sud-Est, après avoir ouvert des antennes à Kuala Lumpur, Manille et Singapour. Lancé en 2010 à San Francisco, le service s'est depuis largement exporté. Aujourd'hui il est présent dans plus de 70 villes sur les cinq continents. A noter que, selon le quotidien thaïlandais anglophone The Nation, les courses estampillées UBER coûtent entre 1,5 et 2 fois plus cher qu'un taxi classique.

     

    S.D.

  • Ciggo faisait du networking avant les Voisins à bord de la SNCF

    Alors que la SNCF lançait, le 10 avril, l’opération « Voisins à bord », deux jeunes ingénieurs ardennais avait déjà pensé à cette idée. En décembre 2013, Antoine Delhomme et Willy Lachambre avaient lancé leur start-up, Ciggo, dont le principe est de faire du réseautage ou networking, autrement dit de mettre en relation les voyageurs professionnels qui se déplacent en train. Le site (http://www.ciggo.fr/ ) leur permet de réserver, dans la mesure du possible leur emplacement côte à côte et ainsi, de favoriser les échange entre professionnels : clients – fournisseurs, spécialistes d’un même secteur, ou salariés d’une même entreprise. Le site permet ainsi de convenir d'une date et d'un lieu de rencontre et d'utiliser le train comme une salle de réunion ou un café. 

  • Ikea relooke le métro de Tokyo

    Ikea relooke le métro de Tokyo

    A l’occasion de l’ouverture d’un nouveau magasin  à Tokyo, Ikea, le géant suédois de l’ameublement, a entièrement aménagé les rames d’un métro. A l’intérieur,  tout a été totalement repensé : banquettes, coussins, lampadaires, stores, rideaux, tables basses. Jusqu’à la rame, qui affichait les couleurs bleu et jaune  de la marque.

    Ikea réalise de nombreuses opérations semblables un peu partout dans le monde depuis plusieurs années. Ainsi à Paris, en 2010, la firme suédoise avait investi le métro parisien et  avait installé des canapés sur les quais des stations Saint-Lazare, Champs Elysées Clémenceau, Concorde et Opéra.

    En décembre 2013, dans le hall de la gare de Lyon, Ikea avec la complicité d’Ubi Bene avait aménagé  un appartement de 100 m2 au  mobilier et  accessoires  surdimensionnés faisant évoluer les voyageurs à la hauteur d’un enfant de 4 ans.

  • Recherche sur les transports : 3.000 spécialistes réunis près de Paris

    La cinquième conférence européenne dédiée aux transports, Transport Research Arena (TRA), s'est ouverte le 14 avril au Cnit de La Défense, près de Paris. Elle doit réunir, selon les organisateurs, 3.000 chercheurs, industriels et responsables publics.
    Les rencontres cibleront trois thèmes principaux : la question énergétique, les infrastructures et la maintenance, et la réorganisation des modes d'organisation de la mobilité. Par ailleurs, la  Commission européenne y a présenté son programme de recherche et d'innovation "Horizon 2020", doté d'un budget de 77 milliards d'euros sur sept ans, dont six milliards pour les transports.
    La conférence TRA se déroule tous les deux ans dans une ville différente du continent. La prochaine, en 2016, se déroulera en Pologne.
        

  • Le débat Savary/Bussereau L’usager doit-il payer plus cher ?

    Le débat Savary/Bussereau L’usager doit-il payer plus cher ?

    Fins connaisseurs du monde des transports, les deux députés nous donnent leur avis sur le modèle économique du secteur, pour lequel une nouvelle équation reste à trouver. Le casse-tête tarifaire : vers un nouveau modèle économique des transports ?
    Par Gilles Savary
    Député PS de la Gironde et ancien vice-président de la Commission Transport du Parlement européen

     

    L’augmentation du taux de TVA sur les transports publics n’a pas manqué de déplacer le débat sur la politique tarifaire.
    Cette séquence aurait probablement inspiré Beckett, le père du théâtre de l’absurde !
    Car la tarification des transports publics est à ce point déconnectée de toute référence économique, qu’elle n’est pas à un arbitraire près.
    Alors que nous rivalisons de déclarations d’intention pour encourager les circuits courts et les économies d’énergie, il y a belle lurette que les tarifs des transports terrestres, quel qu’en soit le mode, sont maintenus très en deçà de leurs coûts pour faciliter la mobilité.
    Une règle, assez générale, était qu’ils ne recouvrent pas le coût complet, c’est-à-dire celui de l’amortissement de l’infrastructure financé par l’Etat, et n’acquittent que le coût marginal c’est-à-dire celui de l’exploitation.
    Mais les transports n’ont pas plus échappé en France à la prodigalité désordonnée de la dépense publique que l’ensemble du pays.
    Ainsi la route ne paye pas les coûts d’infrastructures, hors autoroutes, ni ses coûts externes, et les Bretons n’entendent pas en exonérer le contribuable.
    Le prix du billet des TER, pourtant jugé excessif, ne couvre que 28 % de leurs coûts.
    Il en est de même des transports urbains dont une inflation de subventions d’équilibre comble les déficits d’exploitation et le découplage croissant entre les coûts et les recettes.
    Il n’est jusqu’au financement des LGV qui est pour une bonne part subventionné par l’Etat et les collectivités locales, et s’ajoute à la dette vertigineuse de RFF.
    Entre coûts et tarifs, la question se pose aux deux bouts de la chandelle :
    – Celui des coûts tout d’abord, très contraints par le poids difficilement réductible des coûts fixes.
    – Celui des recettes et de l’arbitrage entre tarifs acquittés par les usagers et subventions acquittées par les contribuables, les uns et les autres s’estimant à saturation contributive.
    Finalement le « modèle économique des transports publics » se résume à une équation contradictoire : le tarif en est notoirement excessif pour l’usager et notoirement insuffisant pour l’opérateur !
    Les subventions d’équilibre se faisant plus chiches, deux tendances empiriques se dessinent :
    – Une rationalisation de la dépense publique par une optimisation des investissements et des capacités d’infrastructure, ainsi qu’un ciblage plus parcimonieux des subventions de service public, prioritairement en faveur des transports urbains et périurbains de « première nécessité ».
    – Une recherche de solutions « low cost », avec des gammes de matériels plus modestes, le développement du bus, et l’apparition de nouveaux usages intermodaux comme le covoiturage, l’autopartage, les deux-roues motorisés, le vélo, la marche…
    A chacun son optimisation multimodale en fonction des tarifs et de son pouvoir d’achat !
    Par la force des choses, on passe de l’ère de l’usager captif à celle de l’usager arbitre !
    Certes l’augmentation de la TVA est une forme de rapt sur les politiques tarifaires des autorités organisatrices de transport, mais elle reste anecdotique en regard des tendances lourdes, qui s’imposent à elles !
    C’est un nouveau modèle économique des transports publics qui reste à inventer.

     

    Les transports publics menacés de paupérisation ?
    Par Dominique Bussereau
    Député UMP de Charente-Maritime, président du conseil général de la Charente-Maritime, vice-président du Gart.

     

    C’est la triste tendance récemment suggérée par l’UTP à propos d’un secteur pris en tenaille et à bout de souffle.
    D’un côté, selon ses chiffres, le nombre de voyageurs a progressé de 40 % en dix ans, l’offre de transports en kilomètres de 29 % (chiffres hors Ile-de-France). Mais le financement n’a pas suivi : les collectivités locales sont aujourd’hui très contraintes financièrement (avec une baisse des dotations de l’Etat en 2014 et 2015) et le versement transports acquitté par les entreprises a, selon jean-Marc Janaillac, président de l’UTP, « peu de marges de progression ».
    D’un autre côté, le taux de couverture moyen recettes sur dépenses se détériore chaque année. Selon Ville, Rail & Transports (n° 537) le taux de couverture s’établissait en 2010 aux alentours de 35 %.
    Un récent rapport de l’Institut Montaigne compare le taux de couverture par les usagers des coûts de fonctionnement en % (ne parlons pas des investissements !) : 30 % à Paris contre 52 % à Londres.
    Face à ces besoins, en ce début d’année 2014, la France est à la traîne :
    – L’écotaxe est pour l’instant abandonnée. Or, une partie de ses recettes pouvait être affectée à la modernisation des réseaux, en particulier métros, trams et BHNS. Une menace pèse donc lourdement sur les futurs investissements.
    – Le débat sur le stationnement est maladroitement géré par les élus locaux. L’opinion, mal informée par les médias, eux-mêmes soumis à la désinformation de certains lobbys d’automobilistes, a compris que le stationnement deviendrait plus cher, soumis aux caprices des maires. Mais personne (j’ai peu entendu certains grands maires. Pour cause de campagne électorale ?) n’explique que les sommes récoltées doivent être affectées à la modernisation et au développement de transports publics alternatifs. La bataille médiatique est mal engagée !
    – Enfin, cerise sur ce maigre gâteau, le gouvernement (auquel participent les écologistes) augmente au 1er janvier de 7 à 10 % la TVA sur les transports publics. Incroyable… mais vrai.
    Alors quelles sont les solutions ?
    – Il y a d’abord la mauvaise solution, réalité en France pour une vingtaine d’autorités organisatrices de transports, la gratuité. L’observation alternative des résultats (cf. La Gazette des Communes du 28/10/2013) ne permet pas d’affirmer que la gratuité a entraîné un report modal. En l’absence de recettes financières, contribuables et entreprises payent mais, selon le Certu, « n’y a-t-il pas un risque avec la gratuité de réduire les capacités d’investissement sans compter la dévalorisation de l’image du service public et souvent le peu de respect des usagers (qui ne sont plus des clients) envers le matériel et le personnel des réseaux ? »
    Je n’encourage donc pas les candidats aux municipales (quelle que soit leur sensibilité !) à s’engager dans de tels chemins plutôt démagogiques (sauf exceptionnellement dans de petites AOT où le trafic est très faible).
    – Il y a de meilleures solutions, celles en particulier proposées par l’Institut Montaigne : « Augmenter en valeur relative la participation financière des clients. Dans certains cas, les automobilistes eux-mêmes pourraient également être mis à contribution, de même que l’on pourrait envisager de prélever une part des plus-values foncières réalisées lors de la création d’infrastructures nouvelles. »
    Sages recommandations, d’ailleurs suivies par les gouvernements pour le financement du système de transports du Grand Paris.
    Mais quelle absence de courage chez les grands maires de France qui refusent sans argumenter toute expérimentation du péage urbain alors que je leur en ai ouvert la possibilité par la loi Grenelle II (loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement).
    Enfin, je suggère d’observer de près l’expérience strasbourgeoise : 100 000 abonnements gratuits existants ont été supprimés et remplacés par un système évolutif tenant compte des ressources individuelles. Selon Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, « la mise en place de cette tarification a entraîné une baisse des recettes mais dans le même temps, une augmentation de fréquentation, une baisse de la fraude et au final un niveau de recettes stable ».
    En résumé, quelles que soient les politiques de nos AOT, il est aujourd’hui sage et légitime d’augmenter progressivement la part du client dans les recettes du transport public.
    Mais pas de chance : le 1er janvier, c’est l’Etat qui venu siphonner ces déjà trop faibles recettes !

  • Taxis et VTC : la guerre des applis ?

    Taxis et VTC : la guerre des applis ?

    Véritables poils à gratter des taxis traditionnels, les voitures de tourisme avec chauffeur
    ont pris une longueur d’avance en matière d’appli. La France compte 55 000 taxis et 10 000 VTC, les voitures de tourisme avec chauffeur. Et depuis plusieurs mois, ils se livrent une méchante guéguerre. Une première bataille avait été gagnée par les taxis, qui ont obtenu au 1er janvier dernier que leurs « concurrents » soient dans l’obligation de respecter un délai de 15 minutes entre la réservation et la prise en charge effective du client – ceci dans le but de s’assurer que les VTC ne marauderont pas, chose qui leur est légalement interdite – mais le conseil d’Etat a suspendu ce décret le 5 février. La deuxième bataille tournerait donc pour le moment à l’avantage des chauffeurs indépendants travaillant sur réservation. Quant à la guerre des applis, elle semble gagnée haut la main par les VTC, sans surprise, le modèle économique de ces derniers reposant précisément sur l’utilisation des nouvelles technologies, en particulier de la géolocalisation et de la simplicité de réservation via les applications mobiles. Peu de soucis techniques sont déplorés et toujours à la pointe, les appli sont très régulièrement mises à jour, leur dernière version datant toujours de quelques mois au plus. De leur côté, les taxis continuent de fonctionner majoritairement par radio, même si des centrales comme les Taxis G7 à Paris (7 500 taxis) par exemple, ont depuis plusieurs années leur appli dédiée, celle-ci est très décriée et donc plutôt délaissée par les utilisateurs qui critiquent son fonctionnement. A Paris par ailleurs, les taxis veulent rattraper leur retard technologique en travaillant à une future appli de réservation en liaison avec les services de la Mairie de Paris.

     

    Côté taxis

    En utilisant l’appli « gratuite » Taxis G7, la réservation « prioritaire » devient en fait payante ! Et ce via l’achat préalable de points (2,75 euros le point). Il est vrai que dans la capitale, la promesse de voir sa demande traitée prioritairement est susceptible d’avoir du poids compte tenu de la pénurie de taxis.
    Et aussi : wecab, le service des Taxis partagés de la compagnie G7 de et vers les aéroports parisiens. Toute nouvelle, sans surcoût et jugée efficace.
    l Les erreurs de jeunesse, en particulier les bugs techniques systématiques au moment de la confirmation de réservation, semblent réglés avec la version 4 de l’appli parisienne Taxis bleus. Classée 4 étoiles+, elle permet d’évaluer en gros le prix de sa course, visualiser son approche sur une carte, recevoir un SMS de confirmation à son arrivée, et, après coup, de noter la prestation du taxi.
    l La vraie riposte à la réactivité des VTC viendra peut-être de Taxibeat qui, avec son slogan « Le taxi comme vous en rêvez », a copié le modèle des concurrents ! L’appli (deux ans d’existence et déjà en V6.0) propose aux Parisiens de trouver vite un taxi et de noter son service, en s’appuyant sur l’adhésion des taxis, en échange d’une rémunération modique à la jeune société Taxibeat, déjà présente à Athènes, Bucarest, Oslo, Rio de Janeiro et São Paulo. Les chauffeurs utilisent eux aussi leur smartphone pour accepter les courses. Ils seraient déjà plus de 1 300 à s’être laissés séduire. Petit plus : le client peut sélectionner dans la liste des véhicules qui se proposent celui qui répond à ses éventuels besoins spécifiques (siège bébé, paiement CB, langues parlées). Deux étapes suffisent pour le réserver : se géolocaliser et sélectionner le taxi en fonction de sa distance, ses services ou sa note. Cette dernière option est récente et permet d’économiser sur les frais d’approche du taxi, représentant en Ile-de-France, « de 6 à 26 euros », selon l’estimation de Taxibeat, à partir des compteurs d’approche en 2013, « somme non négligeable, dans un contexte où le prix des courses a augmenté de près de 4 % ». Appli vainqueur des App Awards 2013, catégorie Social, Local, Mobile et notée 4.6 étoiles sur l’AppStore. Tous les récents avis sont extrêmement élogieux.

    Et aussi : Taxiloc, lancée par Spotloc en mars 2012 qui garantit une réponse en trois minutes, après commande en trois clics ! Notée 4 étoiles+ ; Taxys, qui n’a pas atteint la masse critique de véhicules et ne satisfait pas les utilisateurs ; même constat pour Taxicommande de TBCast, qui ne tient pas la promesse annoncée « au doigt et à l’œil » !
    A noter : Le site G1taxi.com et l’appli du même nom lancés en grande pompe fin 2011 semblent ne plus exister.

     

    Coté VTC

    C’est sur l’idée répandue selon laquelle il manque des taxis à Paris que surfent les VTC. Ils proposent un service réputé haut de gamme (grosse berline, chauffeur en costume, bouteille d’eau offerte) pour un tarif fixe, indépendant des aléas de la circulation et annoncé dès la réservation, ce qui, dans la capitale, s’avère souvent équivalent à celui du taxi préalablement réservé. Au fil des discussions agitées avec les taxis, apparaissent aussi en filigrane l’amabilité légendaire des taxis parisiens… Les jeunes patrons des start-up de VTC mettent en avant les qualités de leurs berlines et de leurs chauffeurs (beaucoup d’auto-entrepreneurs, et environ 40 % d’anciens taxis !) formés au service. Avec un argument choc : une prestation en costume, avec le sourire et en ouvrant la portière au client, ça ne coûte pas plus cher…
    l AlloCab, l’une des entreprises qui réussit le mieux. Son appli iOS est elle aussi au top : simple et intuitive ! Fondée par Yanis Kiansky, la société est présente sur toute la gamme de service – berline, van, moto taxi, luxe ou économique – et assure qu’habituellement ses chauffeurs arrivent en 7 à 8 minutes. Les plus de l’appli créée en septembre 2012 : la transaction simplifiée en 1 clic et le paiement sécurisé par Paybox. Entre autres services proposés dans le prix de la course : wi-fi gratuit à bord, bouteille d’eau, choix de la musique, chargeur pour votre mobile, chauffeur bi ou trilingue, etc. L’appli est utilisable en français, anglais, espagnol ou allemand. Les utilisateurs Apple ne signalent quasiment pas de bugs. De rares clients mécontents du service : CB débitée malgré l’annulation de la commande. Fonctionne dans 50 villes dont Paris, Marseille, Lille, Lyon, Nantes. Nécessite une inscription avec mail et téléphone au premier lancement de l’application. Malheureusement, il semble que ça marche beaucoup moins bien sous Android, les utilisateurs se plaignant davantage (note de 3 étoiles).
    l Uber, « votre chauffeur privé » est plébiscité aussi bien en version iOS qu’Android (plus d’un million de téléchargements). Un outil ergonomique, esthétique et efficace. Atout supplémentaire actuellement : un code promo qui fait le buzz, grâce à ses 20 euros de réduction. La société californienne créée en mars 2009 et installée depuis deux ans à Paris est devenue un poids lourd du secteur. Elle vient de jouer les trublions en annonçant lancer UberPop, un service de covoiturage urbain. Uber compte sélectionner les particuliers qui feront office de chauffeur et les mettre en relation avec les utilisateurs potentiels via son appli mobile.

    Et aussi : Chauffeur-Privé, un gros succès (4 étoiles+) pour cette appli lancée en 2012 (10 000 téléchargements Android) qui permet de réserver en un clic et de suivre l’arrivée du chauffeur sur la carte, puis de l’évaluer ; Club Chauffeur (TBCast), propose un Club à l’utilisation complexe, appli assez peu utilisée, un gros millier de téléchargements, déception globale ; LeCab, V1.2 de la société Voxcar, uniquement Paris et IDF, avec des débuts prometteurs même si l’on aimerait des progrès techniques quand elle tourne sous Android ; SnapCar, en V3, excellent fonctionnement, géolocalisation et il suffit de toucher le logo rouge de l’écran pour réserver à Paris ou banlieue, quelques milliers d’utilisateurs.    C. N.

  • Les applis originales

    Les applis originales

    En parallèle des applis fortement concurrentielles positionnées sur la navigation
    et les horaires, d’autres plus originales mais tout aussi innovantes émergent. Le transport n’est alors plus un simple mode de déplacement, mais un moyen de découvrir la ville autrement. Le crowdsourcing, par le biais duquel l’usager devient un acteur de sa mobilité, poussé par l’open data et les hackathons (Ville de Paris, SNCF), devient la norme. Des applis confidentielles mais qui méritent de trouver leur public. 1Tranquilien : le train qui fait du bien
    Application : iPhone, Android (gratuite)

    Née des HackDays Transilien de juin 2012, la première application Tranquilien sort sur iOS un an plus tard. Elle permet au voyageur de connaître l’affluence des trains au départ de sa gare grâce à un code couleur (du vert pour les rames vides au rouge quand elles sont bondées). L’objectif de la SNCF ? Décongestionner les trains et « lisser » les heures de pointe. Elle combine un modèle prédictif issu des données historiques de la SNCF et des informations envoyées directement pas les usagers, qui peuvent constater l’affluence de visu. Des données qui sont ensuite passées à la moulinette de la géolocalisation pour être vérifiées. Six mois après le lancement, l’appli a été téléchargée 20 000 fois. Disponible sur Android depuis janvier, elle offre de nouvelles fonctionnalités comme l’affichage de la charge du train dans chaque gare le long du trajet. Les données sont affinées, en prenant compte d’autres données, comme la densité de population ou l’attractivité des localités, la météo… Une idée originale qui combine crowdsourcing et open data.

     

    VocaBus : faciliter l’accessibilité des bus aux malvoyants
    Application : iPhone, Android (gratuite)

    Les initiatives pour les déficients visuels et les aveugles sont assez rares pour être relevées. En février 2013, la Société de transport du Grand Angoulême lance VocaBus, une application dédiée aux malvoyants qui leur offre en temps réel les informations sur la circulation des bus de la ville. Il suffit de toucher l’écran à l’ouverture de l’application pour être géolocalisé et écouter l’annonce vocale concernant les passages des prochains bus à un arrêt. L’application est complétée par un dispositif de QR codes aux arrêts de bus, qui donnent les mêmes informations. Conçue avec l'association Valentin Haüy, l'interface a été spécialement adaptée : grand contraste de l'écran, couleurs vives, typographie spécifique, grandes icônes et lecture à haute voix. A noter : l’appli a été développée en interne en quelques semaines pour un coût d’environ 20 000 euros. Aux Etats-Unis, l’application One Bus Away, sur le même principe, existe depuis un moment déjà.

     

    Les Imagidoux
    Application iPhone et iPad (1,79 euro)

    Originale, cette appli est dédiée aux parents qui souhaitent éduquer leurs enfants à l’importance des transports en commun. Baptisée sobrement « Les transports », elle permet à l’enfant de découvrir les moyens de transport de manière ludique et interactive. Guidé dans l'application par l'interface vocale, il découvre les différents véhicules, leurs noms et leur bruit au travers de jeux de mise en situation : faire rouler le vélo pour qu'il gagne la course, soigner un blessé dans l'ambulance… Bilingue français/anglais, l’application est adaptée aux enfants à partir de deux ans. Sur l’AppStore, les parents semblent apprécier et louent l’efficacité de cette appli !

     

    En promenade : faire de la ville un terrain d’exploration
    Application iPhone, Android (gratuite)

    Lauréate du prix JCDecaux au concours open data Moov'in the City 2013 de la Ville de Paris, En promenade est une idée originale visant à inciter les urbains à faire de petites balades géolocalisées, à pied ou en vélo à Paris et en Ile-de-France. A l’ouverture de l’appli, il suffit de choisir son mode de transport et son humeur (tonique, calme, curieux), En promenade calcule automatiquement une promenade qui correspond, en fonction du temps dont l’usager dispose. Sympathique, même si encore peu diversifié.

     

    Velibobo : le diagnostic du VLS
    Application iPhone, Android (gratuite)

    Lauréate du concours Moov’in the City 2013, Velibobo plafonne à 1 000 téléchargements mais vaut le détour pour son design et l’aspect communautaire de son concept. A Paris (et bientôt à Lyon), les utilisateurs de vélo en libre service peuvent vérifier l’état d’un Vélib’ avant de l’enfourcher en indiquant simplement son numéro, et éviter ainsi les mauvaises surprises de la chaîne déraillée, du pneu légèrement dégonflé ou des freins trop timides. Et inversement déclarer ceux qui sont inutilisables, détraqués, abandonnés et recommander celui que l’on vient d’emprunter et qui nous a menés à bon port. Encore faut-il prendre la peine de dégainer son smartphone pour le bien de la communauté…
        E. S.

     

    Les tops…

    Les plus téléchargées, recommandées, utiles… Quelques rares applis transport
    sont désormais devenues des incontournables pour se déplacer. Les applis dédiées
    aux automobilistes sont les plus sollicitées. D’autres, faute de ressources, de mises à jour ou d’utilisateurs, vivotent et n’ont donc malheureusement plus trop d’intérêt pour les usagers.

     

    BlaBlacar : le leader du covoiturage
    Application : iPhone et Android (gratuite), site web mobile

    Depuis décembre 2009, l’application de Blablacar, ex-Covoiturage.fr, a été dépoussiérée à maintes reprises pour pouvoir aujourd’hui couvrir les besoins de tous les Européens à la recherche d’un covoiturage. Blablacar s’est vu pousser des ailes puisque ses ambitions sur le vieux continent ont boosté le nombre de téléchargements, qui est passé de 450 000 à 1,8 million en à peine plus d’un an. La recherche de trajet est basique (sans inscription préalable) et le nombre de trajets immédiats pour des destinations province à province et de la province à une ville européenne est assez intéressant (plusieurs Bordeaux – Barcelone le même jour ou Nice – Berlin, par exemple). Les avis des covoitureurs précédents permettent de se rassurer et de choisir son conducteur en fonction de ses préférences (non-fumeur, amateur de musique, animaux acceptés…) et du degré d’activité du covoitureur (débutant, habitué, expert, ambassadeur). En peaufinant son application, Blablacar peut se targuer de proposer aujourd’hui deux millions de covoiturages disponibles en France et en Europe pour six millions de membres (95 % des offres de covoiturage en France). Son principal concurrent en Europe : Carpooling, qui le talonne de près (1,3 million de téléchargements). Sur l’AppStore, l’appli obtient 4/5 sur les notes utilisateurs pour 10 000 avis, idem sur Google Play avec 17 000 avis.

     

    Google Maps : le kit du piéton perdu
    Application : iPhone, Android, web (gratuite)

    Encore une fois, le géant de Mountain View domine, avec l’appli incontournable pour tous les urbains à la recherche de n’importe quel lieu dans le monde. L’appli répond à un besoin principal : rechercher un itinéraire piéton, motorisé ou cyclable. Une fois lancée, elle vous guide au pas près. Pratique pour ceux qui ne savent pas se repérer sans boussole. Pratique aussi si l’on cherche un supermarché, pharmacie, distributeur automatique ou fleuriste à proximité – même si tout n’est pas répertorié et mis à jour. Son gros défaut : être très faible en termes d’itinéraires en transports en commun… en France. Sur l’AppStore, l’appli obtient 4,5/5 pour 8 600 avis… et plus de trois millions sur Google Play avec une note quasi identique. Principaux concurrents ? Waze. Ca tombe bien, Google l’a rachetée.

     

    Waze : du Google Maps collaboratif
    Application : iPhone, Android (gratuite)

    A l’instar de Google Maps, Waze est une application de navigation, indispensable surtout aux automobilistes. Ergonomie plus sympa que Google Maps. Pourtant, il semble que le rachat par Google n’ait pas fait que du bien à Waze, certains utilisateurs critiquant l’aspect collaboratif (qui lui a pourtant valu ses premiers succès), par le biais duquel certaines informations données par les utilisateurs eux-mêmes (bouchons…) sont mal interprétées par l’appli. Hallucinant : 1,2 million de commentaires sur Google Play pour une note de 4,5 ! Même note sur l’AppStore avec 40 000 commentaires.

     

    Voyages-sncf : petit à petit l’appli fait son nid
    Application : iPhone, Android (gratuite)

    Ultrapratique, l’appli Voyages-sncf fait partie des palmes des applis transport pour Apple qui l’a consacrée dans sa catégorie « Excellentes apps gratuites de l'AppStore ». L’opérateur ferroviaire promet désormais une réservation de billet en moins de 10 secondes. Quelques nouveautés à souligner : possibilité d’enregistrer ses moyens de paiement pour les achats futurs, commande vocale, un mode NFC pour les voyageurs Paris – Lille, le m-billet (Passbook), réservation sur les Ouigo… La guerre est lancée avec Capitaine Train ! (Note de 4/5 avec 34 000 avis sur iOS et 20 000 sur Google Play).

     

     

    … et les flops

     

    Un Ticket – Application iPhone et Android (gratuite)

    Les opérateurs ont finalement eu gain de cause. Après avoir longtemps fait parler d’elle, son objectif étant purement et simplement d’inciter les usagers à avertir de la présence de contrôleurs dans les transports en commun, l’application végète. C’est un cercle vicieux : moins les utilisateurs la téléchargent, moins elle a d’intérêt. Ce que ses utilisateurs (parisiens et lyonnais du moins) déplorent : « le réseau communautaire est vraiment trop faible pour que cette app soit vraiment efficace », « pas ergonomique », ce qui n’incite pas à signaler, « plus aucune alerte »… Elle n’a d’ailleurs pas été mise à jour depuis fin 2012. Il faut souligner que certains (vrais ? faux ?) utilisateurs ont incité à la boycotter, la dénonçant d'encourager à l’incivisme.

     

    Pervenche – Application iPhone et Android (payant)

    Sur le même principe que Un Ticket mais s’adressant aux automobilistes, Pervenche était bien partie avec 400 000 téléchargements en 2012. Un crash s’en est suivi à l’occasion du passage en payant, rendant naturellement l’appli moins pertinente, sa force résidant dans le nombre d’utilisateurs. Depuis la dernière mise à jour en octobre 2013, l’appli sur iOS 7 ne semble même plus démarrer. Un test rapide permet de réaliser qu’à Paris, seule une dizaine de contrôles ont été signalés dans la journée ou les jours précédents, et quasiment aucun dans d’autres villes de France.

     

    Uinfopark – Application iPhone (gratuite)

    Même sort pour Uinfopark qui n’a jamais décollé, faute d’utilisateurs et d’une définition claire de son modèle économique. La start-up Utilisacteur proposait aux usagers d’échanger des informations sur le stationnement et les transports en commun au travers d’une application faisant la part belle au design de service. L’équipe à l’origine de cette application n’en a pas moins rebondi sur d’autres sujets, à l’international notamment.

     

    Parcmètre assistant – Application iPhone (devenu gratuit)

    Payante à l’origine, cette application est devenue gratuite. Un pas en arrière peu habituel qui ne lui a pourtant pas permis de faire le plein de nouveaux utilisateurs. L’appli permet de localiser son véhicule et d’être alerté avant la fin de son stationnement. Principal hic relevé par les usagers : la localisation est très approximative (plusieurs centaines de mètres pour certains), ce qui est un peu gênant pour une application dont c’est l’un des seuls objectifs. Bon, la dernière mise à jour date de septembre 2010…

     

    Vélib’ – Application iPhone et Android (gratuite)

    L’appli officielle des Vélib’ parisiens est toujours aussi décriée. Il faut dire qu’il existe de multiples alternatives plus ergonomiques et fiables (iVelo, Vivez vélo, Citymapper…). Mise à jour régulièrement (décembre 2013 pour la dernière version iOS), les utilisateurs dénigrent surtout le design et la lenteur de la mise à jour des informations sur la disponibilité des vélos et des stations. Les différentes versions n’ont pas apporté beaucoup de fonctionnalités supplémentaires, comme le calcul d’itinéraires, qui semblerait pourtant évident pour une appli de ce genre.
     

     

    Celles qui ont disparu :
    Placelib – Application iPhone et Android (freemium)

    Fait assez rare pour être signalé : au lieu de laisser vivoter leur appli, les concepteurs de Placelib ont semble-t-il préféré la supprimer des stores. L’appli a sûrement été devancée par son principal concurrent, Apila – qui comptait fin 2012 cinq fois plus de téléchargements. Elle permettait aux automobilistes de « s’échanger » leurs places de stationnement, en se signalant les uns aux autres. Encore une fois, la faible communauté est le principal forfait de cette application. Streetparking, une application similaire, n’a jamais décollé non plus.
     

    Et aussi : Transports, CO2 Go, Kanjariv’, Statio Lib.

    E. S.

  • Les meilleures applications transport dans 10 grandes villes

    Les meilleures applications transport dans 10 grandes villes

    A l’heure où la « mobilité numérique » s’invite à presque tous les salons et colloques,
    ce n’est plus seulement un must. Démocratisation du smartphone aidant, absolument tous les réseaux de transports publics des grandes agglomérations possèdent au moins
    une application, quand ce n’est pas plusieurs Au point qu’il faudrait maintenant parfois réfléchir à celle qui les réunira toutes en une, histoire de simplifier la vie du voyageur.
    Et aussi de le satisfaire car force est de constater que globalement ces appli déçoivent. Paris et l’Ile-de-France

    Vianavigo
    Appli officielle du Stif, lancée fin 2011, Vianavigo est sans doute le calculateur d’itinéraires francilien le plus complet : il tient compte de plus de 26 000 km de lignes de métro, bus, train, tramway RER et TZen des réseaux RATP, SNCF Transilien et Optile. Dans sa dernière version (décembre 2013), l’appli s’enrichit de la fonction info-trafic pour les modes ferrés qui donne les perturbations en temps réel. A noter également : la possibilité de garder sa consultation d’horaires dans ses favoris. Ergonomique et intuitif, l’outil décode aussi une orthographe phonétique. La fonction « Autour de moi » permet de visualiser immédiatement toutes les stations, gares et arrêts à proximité. On peut aussi régler son type de marche (lente, normale, rapide) afin d’avoir un temps de trajet assez fiable. L’appli se décline en version site mobile (http://m.vianavigo.com).

    RATP
    Très détaillée pour son propre réseau (plans, horaires, trafic), la RATP intègre tout de même les lignes Transilien dans son calculateur d’itinéraire. Au fil de ses évolutions, cette application s’avère ultrapratique, on y trouve même les plans de sorties des stations et un système d’alertes, qui fonctionne une fois configurée la fonction « maRATP ».
    Et aussi :
    Visiter Paris en métro, pour les touristes (voir p. 27).
    J’aime ma ligne – RATP, donnant des bons plans (culture, jardins publics, restos) à proximité d’une ligne.
    Par ici la sortie du métro où monter dans la rame pour descendre près de « sa » sortie !

    SNCF Transilien
    Ultrasimple, l’appli s’ouvre par un menu à trois entrées – prochains trains, itinéraires et actualités – qui offre aussi la possibilité de créer ses trajets favoris. Bien pratique, la fonction localisation qui évite d’avoir à taper la gare la plus proche. L’indispensable état du trafic est présent également. Une appli complète. Bon à savoir : le calculateur fonctionne sur toute la région, tous les réseaux (y compris Optile) et donne les émissions de CO2 du trajet.

    Et aussi :
    Tranquilien : appli collaborative pour connaître l’état de charge des trains (voir plus loin).
    RER Trafic : idem pour l’état du trafic mais non officielle et très peu renseignée…
    Horaires.me : Editée par Yohan Texeira, vous donne les prochains passages des bus, métro, RER et Transilien à une station ou gare donnée. A signaler : des bandeaux de pub incessants…

     

    Marseille

    Rtm.fr « changer de mode ». Application officielle de la régie marseillaise, permettant d’identifier les arrêts de bus et stations de métro ou tram autour de soi, consulter les horaires temps réel à un arrêt, calculer un itinéraire et recevoir des alertes sur l‘état du trafic. Satisfecit avec 4.2 de note moyenne pour les utilisateurs d’Android. Les clients Apple déplorent eux des bugs et regrettent l’absence de notifications push. Ils sont nombreux à donner un net avantage à rtm+ « Marseille nous transporte ! » l’appli concurrente, non éditée par la RTM et qui nécessite iOS7 (la dernière version) sur l’iPhone, mais qui recueille une foule d’avis 5 étoiles. Un compagnon de route qui permet de sauvegarder les stations afin de créer son propre carnet. Avec un plan interactif et le suivi des bus en temps réel, fidèle.

     

    Lyon

    TCL : concernant l’iPhone, elle est réservée aux utilisateurs à la page, disposant du dernier iOS, dommage ! Editée par le Sytral, elle donne classiquement accès aux horaires des prochains passages en temps réel, à un calculateur d’itinéraires paramétrable mais peu ergonomique aux dires des utilisateurs, aux plans du réseau ainsi qu’à la disponibilité de stations Velo’v. Grâce à la géolocalisation, elle permet de repérer rapidement sur la carte les TC les plus proches. Malheureusement, on signale aussi l’indisponibilité récurrente des horaires.
    Et aussi :
    Lyon métro tramway, éditeur Valentin Collin, pour trouver en deux secondes, l’arrêt le plus proche.
    Lyon Métro lite, éditeur François Charlot, très complète (incluant le funiculaire et Rhônexpress), trop peut-être, sa base de données ayant la fâcheuse tendance à buguer, et surtout ne donnant que les horaires théoriques.
    A ne pas confondre avec Métro Lyon, éditeur Presselite, payante (0,89 euro) et non mise à jour depuis 2009, plutôt à fuir donc !
     

    Toulouse

    Toulouse Bus : l’appli qui évite d’aller sur le site mobile de Tisséo et devient en quelque sorte l’officielle (puisque Tisséo n’en a pas !). Faite « par un usager pour les usagers », elle est dotée des dernières sophistications habituelles : géolocalisation, temps d’attente, trajets favoris et est très appréciée des mobinautes. Editeur Pierre Pettera.
    Et aussi :
    Bus 31. Les bus, tram et métros Tisséo à Toulouse en temps réel. Développée par Nicolas Fouin, plébiscitée par les utilisateurs pour sa fiabilité et sa rapidité. Récompensée au Défi numérique 2013 de Toulouse métropole par le prix de la meilleure appli mobile.
    Toulouse Bouge, l’application officielle de Toulouse Métropole s’intéresse au trafic… routier ! Promesse : circuler, stationner et contourner les chantiers. « nulle », « ne sert à rien », « plante »… Les avis convergent pour la mettre définitivement à la poubelle !
    MétroMap Toulouse (de Xavier Bidaut), un plan de métro qui a fait un flop !
    Coovia : intègre les transports publics, VélÔToulouse et du covoiturage dynamique, un concept porteur, appelé à se développer.
    Go Toulouse, bonne appli, mais sous Android uniquement (avec une version sans pub à 2 euros). Se déplacer en bus, métro, tram, vélo, avec horaires en temps réel (bus et tram).

     

    Nice

    Lignes d’Azur Mobile, bien qu’éditée par Citiway, la filiale de Transdev dédiée aux outils informatiques, n’est pas le must souhaité par ses utilisateurs. Très attendue, sa V2 pour iOS a pourtant été mise à jour en décembre dernier, avec : un affichage sur trois volets (se déplacer, s’informer, échanger), une carte « à proximité », et un remplissage automatique des cases départ/arrivée à partir des premières lettres tapées dans le calculateur (en « autocomplétion » comme disent les développeurs). Verdict : peut encore mieux faire. Il faut dire que côté iPhone, les possesseurs du dernier modèle restent sur la touche. Idem sous Android qui n’en est qu’à la V1. 2.1 (de novembre 2013) : 10 000 chargements mais seulement 3 étoiles et beaucoup de problèmes signalés.
    Et aussi :
    Paca Mobilité (Citiway toujours), l’appli intermodale sur toute la région (37 réseaux), bien plus appréciée de tous les utilisateurs.

     

    Nantes

    L’appli officielle Tan de la Semitan est plébiscitée pour son efficacité malgré un design jugé daté. L’exploitant a eu le temps de la peaufiner puisqu’il en est à sa quatrième version. En sus des traditionnels itinéraires, plans du réseau, horaires et info-trafic, l’appli propose, depuis octobre 2012, un ticket virtuel (M-ticket représenté par un flashcode valable pour les tickets 24 heures, les carnets de 10 et la navette aéroport) à composter directement sur le mobile.

     

    Strasbourg

    Avec StrasMap, la promesse, c’est d’avoir Strasbourg dans la poche ! Et elle est assez bien tenue. La ville et la communauté urbaine de Strasbourg proposent une appli destinée à faciliter l’organisation des déplacements sur toute l’agglo qui compte déjà 50 000 téléchargements. A son lancement fin 2011, son côté novateur était de regrouper les informations tous modes – piéton, vélo, auto, TC – et un ensemble d’outils, comme le nombre de places disponibles dans les parkings ou encore de vélos, qui permettent de mieux organiser ses déplacements. Bien notée et jugée indispensable et fiable dans sa dernière version (1.2) par les utilisateurs d’iPhone, mais ne récoltant qu’un 3,7 de moyenne auprès des voyageurs équipés sous Android, qui soulignent trop de bugs techniques.
    Et aussi :
    Tramway Strasbourg (Strastram), (V4.1, uniquement sous iOS), dédiée aux trams de la CTS, avec une carte interactive, ses développeurs (BlueCir) sont jugés à l’écoute selon les avis sur iTunes…

     

    Montpellier

    Tam, l’application officielle des Tam (éditeur Wedia) n’est pas tout à fait à la page : la dernière version en date d’avril 2012 est aussi la première… Et fait un service minimum : plan des quatre lignes de tram, horaires des premier et dernier passages, fréquences, et localisation des arrêts à proximité.
    Et rien sur les bus ! D’où des avis utilisateurs à l’avenant, qui se résument par « aucun intérêt »… sauf peut-être pour les touristes !
    Et aussi :
    TDM (Transports de Montpellier), développée par Julien Fouilhé, est jugée rapide, simple, complète, c’est un peu l’application que les voyageurs attendaient. Mais problème, l’exploitant Tam ayant fermé l’accès à ses données, elle est désormais en veille.

     

    Bordeaux

    Info TBC, en V1 améliorée, l’appli officielle du réseau bordelais fait le job, mais sans plus : géolocalisation, calculateur d’itinéraires, mais horaires théoriques uniquement, et info trafic. Atout : la disponibilité des vélos VCub. Le tout avec un design sympa, mais comme pour beaucoup d’applis, quelques bugs… Résultat, elle est très peu chargée, CQFD.
    Et aussi :
    VCub, l’ancienne version de 2010, non mise à jour mais toujours présente…
    Tramway Bordeaux (de Sébastien Lambert), également obsolète (2010), mais encore proposée au téléchargement… à 0,89 euro.
    Next Tram Bordeaux (éditeur Nova-Box) ne donne que les horaires théoriques.
    Transports Bordeaux (Y. Bonnel sur Google Play), qui propose la même chose que l’officielle et est très appréciée avec une note moyenne de 4,6.

     

    Lille

    Récemment mise à jour, l’appli officielle Transpole se paie le luxe d’offrir la réalité augmentée (l'utilisateur peut visualiser les images des rues et des bâtiments avec en incrustation les informations demandées) aux fans d’Apple. Ainsi que les horaires en temps réel. L’appli corrige aussi nos fautes de frappe. Malheureusement, on déplore encore quelques bugs. Mais malgré un sympathique menu à 5 entrées (se déplacer, autour de moi, info-trafic, contact, favoris), elle écope d’un 2,8 chez les utilisateurs de téléphones Android. Un onglet en sus pour iPhone (actualités) ne lui permettent guère de faire l’unanimité (peu d’avis et ils sont très très partagés).
    Et aussi :
    Métro Lille (de Sébastien Lambert), payante (0,89 euro) et ancienne (2010) pour l’iPhone. Mise à jour en 2014 et gratuite pour Android : un plan du réseau consultable hors connexion, une maigre valeur ajoutée.     Cécile NANGERONI

  • Le futur métro d’Hyderabad est sorti des usines Hyundai Rotem en Corée

    La première rame destinée au futur métro Hyderabad, en Inde, est sortie, le 11 avril, de l’usine Hyundai Rotem en Corée du sud.

    L’expédition de cette première rame de trois voitures à dépôt d’Uppal d’Hyderabad Metro Rail aura lieu en mai. Et les essais devraient commencer en juin.

    Le projet du métro automatique d’Hyderabad sera exploité par Keolis, qui en assurera la maintenance d’un réseau. Il doit ouvrir fin 2016. Il comportera alors trois lignes comportera, représentant un total de 72 km, et transportera environ 1,5 million de passagers par jour.