Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les nouvelles applications

    Les nouvelles applications

    Dans les nouveautés, Moovit et Citymapper, les deux applis internationales débarquées
    en France, se détachent, notamment la deuxième. Certains nouveaux modèles comme LuckyLoc semblent porteurs. L’année 2013 a aussi vu émerger de belles applications comme Moves, avec leurs défauts, notamment une consommation de batterie excessive. Enfin, le train devient également un terrain concurrentiel avec l’émergence remarquée
    du nouvel acteur Capitaine Train. Une remarque : les avis trop élogieux sur les nouvelles applications sont souvent douteux, voire peu fiables et mieux vaut tester par soi-même. Surtout si elles sont gratuites. Moovit : un outil unique pour 100 villes
    Application Android et iPhone (gratuite)

    Depuis juin dernier, 40 000 smartphones français l’ont adoptée. Présente à Bordeaux (où Keolis a fait connaître l’application en échange de rapports sur les commentaires de ses clients), à Paris, Toulouse, Rennes, Nantes et Strasbourg, Moovit permet la recherche d’itinéraires en porte à porte, de connaître la position exacte du bus que l’on attend, et de suivre sa progression, en croisant les données de l’exploitant et celles des utilisateurs. Du bus, mais aussi du train, du métro, du bateau. En France, il manque tout de même les vélos, et la voiture (ce que propose pourtant son concurrent Citymapper). La marche est incluse dans les déplacements en transports en commun mais pas proposée en tant que moyen unique de déplacement. Les trajets sont assez clairement détaillés pour ceux qui n’ont pas de boussole dans la tête et l’appli vous guide pas à pas, en fonction des horaires (théoriques) des transports à prendre.
    Les raisons du succès de cette appli aux 3,2 millions d’utilisateurs lancée en Israël fin 2011 et dont l’éditeur vient de lever 28 millions d’euros ? Etre disponible dans 100 villes dans le monde. Moovit donne accès à la première couche d’information voyageurs et, en voyageant avec l’application activée (là où le réseau passe), les utilisateurs contribuent à leur tour et peuvent envoyer des détails de leur voyage, comme la propreté d’un bus, son accessibilité, son confort ou son remplissage.
    Cette appli au design orange et noir très sobre fonctionne en boucle vertueuse : plus le nombre de voyageurs actifs augmente, plus les données sont précises. Et fiables. Les avis sont dithyrambiques, les usagers apprécient d’avoir une appli unique quel que soit le lieu où ils voyagent, malgré quelques lenteurs dans le chargement des cartes et certaines approximations dans la localisation des
    arrêts de bus.
    > Principaux concurrents : Citymapper,
    Transit, RATP.

     

    Citymapper : la plus aboutie du moment
    Application iPhone, Android, web (gratuite)

    C’est sûrement la plus aboutie des applications transport du moment. Son seul défaut : elle n’existe qu’à New York (où elle a remporté le concours open data de la MTA), Londres et Paris (depuis janvier). L’ergonomie est parfaite : très agréable à utiliser, elle permet de comparer tous les types de transports à partir des données transport théoriques, sauf le Transilien et les voitures en libre service (même si le calcul est possible, l’appli ne propose pas la carte et la disponibilité des Autolib’, parkings ou des taxis) – une évolution promise par l’éditeur. Mais elle intègre cette fonction pour les Vélib’ avec des itinéraires proposés en fonction de ses besoins (vite ou calme).
    Les cartes du métro et les itinéraires peuvent être enregistrés dans le cache du téléphone, sans nécessité d’être connecté, un vrai plus. Pour chaque mode de transport, vous savez combien de bouteilles de rouge ou de cuisses de grenouilles vous « brûlez », avec les calories correspondantes. Une touche humoristique bien anglaise, qui n’apporte pas grand-chose mais ne gâche rien.
    Option intéressante : un trajet « à l’abri » est toujours proposé, pour éviter la pluie. Le guidage en porte à porte est très efficace. Possibilité également d’enregistrer ses points de chute quotidiens (maison et boulot) pour s’y référer, où que l’on se situe, ce qui facilite le calcul d’itinéraire. Garde également en mémoire les derniers itinéraires demandés, ce qui évite de retaper systématiquement les adresses.
    > Principaux concurrents : Transit, Moovit, RATP.

     

    LuckyLoc : louer une voiture à un euro pour le week-end Site Internet mobile
    Disponible en responsive design (adapté à tous les supports), le site mobile de LuckyLoc offre la possibilité de louer pour un euro symbolique des voitures et utilitaires à la plupart des loueurs ayant pignon sur rue, comme Europcar, Avis, Rent a car… Avec tous les avantages d’une location traditionnelle (assurances, kilométrage, hors essence et péages).
    L’avantage pour les loueurs : économiser sur les frais de rapatriement des véhicules entre deux agences. LuckyLoc est également en discussion avec des sites de covoiturage pour diminuer les frais d’essence et de péage des particuliers qui rapatrient les véhicules. Les loueurs économisent sur les coûts logistiques (jusqu’à 70 %), notamment sur les véhicules utilitaires. Les économies totales réalisées par les loueurs et les « rapatrieurs » ont été évaluées à 250 000 euros annuels.
    Originaire de Nouvelle-Zélande, où la pratique est courante, et lancée en France en décembre 2012, la plateforme cumule aujourd’hui les 1 000 trajets réalisés par ses membres, soit une centaine par mois. Il couvre surtout les liaisons les plus empruntées comme Paris à Lyon ou Bordeaux à Paris dans les deux sens. Mais l’économie a un coût : il faut être flexible dans le temps, voire rendre la voiture un peu plus loin que prévu à l’origine. L’avantage : s’abonner à un système d’alertes pour être prévenu dès qu’un trajet correspond à son itinéraire. Une application mobile devrait sortir d’ici 6 mois.
    > Principal concurrent : Driiveme.

     

    WayzUp : le covoiturage du quotidien
    Application iPhone, Android, Windows, Blackberry, Web (gratuite)

    Dernière née des applis de covoiturage dynamique en France, en septembre 2013, WayzUp est déjà dans le top 3 des applis de covoiturage sur iPhone et Android, avec 20 000 téléchargements. Le plus : la fonction ScanRide qui évite à l’automobiliste de renseigner son trajet via un formulaire. L’ouverture de l’application suffit à l’enregistrer, à suivre son parcours quotidien pour les fois suivantes lui proposer une liste de covoitureurs potentiels, qui sera adaptée en fonction de ses contraintes quotidiennes (alertes temps réel).
    Cerise sur le gâteau : l’application calcule les coûts des trajets automatiquement en fonction du véhicule sélectionné. Afin de rassurer les frileux, WayzUp a entamé des partenariats avec de grandes entreprises pour inciter les salariés d’un même groupe à covoiturer entre eux. Résultat : une réduction de moitié de la masse critique nécessaire pour faire fonctionner le covoiturage. Encore peu notée sur les stores, l’appli doit faire ses preuves mais ses fonctionnalités innovantes pourraient la faire décoller.
    > Principaux concurrents : Djump, Lyft.me, Sidecar, La Roue Verte, Trajet à la carte, Covivo, Ecolutis, Green Monkeys…

     

    Miinute : le covoiturage instantané
    Application iPhone, Android (gratuite)

    Pas de bus de nuit, des taxis surbookés, le métro qui vient de baisser la grille ? Il existait un créneau non couvert par le covoiturage : la nuit ! Plus largement, Miinute s’adresse aux urbains impatients, qui souhaitent se déplacer sans attendre.
    Lancée en janvier, cette application de covoiturage instantané revendique 1 000 téléchargements pour environ 900 trajets effectués, mais reste pour l’instant circonscrite à la région parisienne. L’appli permet évidemment aussi de chercher un déplacement à l’avance, mais sa force réside dans l’instantanéité de son modèle. Encore trop jeune ? Après trois tests à différentes heures de la journée et de la nuit sur une semaine à Paris, un seul et même covoitureur est proposé. Et personne en province. On est encore loin de la masse critique nécessaire pour rendre l’appli attractive, mais laissons une chance à son design épuré…
    > Principaux concurrents : Lyft, Flinc, Sidecar, Blablacar…

     

    Mytripset : planifier ses voyages en Europe
    Site web mobile

    Lancée en 2012 en version bêta, le planificateur de voyages-sncf.com est passé en site mobile (pas encore en appli) depuis octobre dernier. Dans la droite lignée du plan « Excellence 2020 » annoncé à l’automne par la SNCF, Mytripset promet des itinéraires en porte à porte avec une grande variété de transports (train, voiture, avion, TC dans 300 villes), à choisir en fonction de critères de confort (rapidité, prix…). Les données transports en commun sont issues de la plateforme cartographique Here de Nokia. Une carte permet par ailleurs de visualiser son parcours.
    L’appli est ergonomique, fluide et assez bien pensée et regroupe les horaires de plus de 200 000 trains et 180 compagnies aériennes en Europe. Son design lui a d’ailleurs permis de remporter Les Etoiles de l’Observeur du Design en 2013. L’usager peut être orienté directement vers le site marchand et finaliser sa commande en ligne. Non testé : l’appli permettrait de rester informé des incidents pendant un trajet pour obtenir des propositions de voyages alternatifs. A venir : l’ajout d’informations sur les transports publics et sur les points d’intérêts de la ville de destination (lieux touristiques, hôtels, restaurants).
     

     

    Visiter Paris en métro : le métro, assistant touriste
    Application iPhone, Android (gratuite)

    La barrière de la langue : le gros point noir des applications transports. Si des efforts sont faits par les applications à vocation internationale, les opérateurs locaux ont peu souvent cette donnée en tête. La RATP a initié en 2011 une série d’applications dédiées aux touristes (voir supplément du VR&T n° 553, p. 22), dont Visiter Paris en Métro. Accessible hors connexion (pratique lorsqu’on a pas le roaming), cette appli donne accès à des services pratiques et suggère des itinéraires en fonction des lieux ou monuments que l’on souhaite visiter. Complète, intuitive et traduite en sept langues, elle sert aussi d'aide aux voyageurs (mode d'emploi du réseau métro, numéros utiles comme ambassades ou objets trouvés, conseils de sécurité, traduction de phrases clés). Elle informe aussi sur les titres de transport dédiés (Paris Visite) et les transferts depuis gares ou aéroports. Enfin, elle liste 23 sites incontournables – avec visuels, descriptions, sites web, téléphones.

     

    Moves : numéro 1 du tracking Application iPhone, Android
    (gratuit et 2,69 euros)

    Parmi les « surprises et succès de l’année » 2013 pour Apple, Moves a définitivement enterré le projet du MIT, CO2 Go, qui promettait à l’usager de connaître ses émissions de CO2 liés à ses déplacements via l’accéléromètre de son téléphone portable. Moves, c’est le phénomène du moment. Ultrasimple d’utilisation, cette appli détecte votre moyen de transport en fonction de la vitesse (vélo, bus, métro) de manière bluffante, le nombre de pas (marche ou course) ou de kilomètres en vélo effectués et réalise pour vous des bilans quotidiens ou hebdomadaires (kilomètres, calories brûlées).
    Le gros gros hic : doit être ouverte pour vous localiser en permanence, ce qui a pour effet de vider la batterie en un clin d’œil – même si les nouvelles versions sur iOS 7 notamment ont pris en compte ce gros handicap !
    > Principaux concurrents : applis de running (Runtastic).

     

    Capitaine Train : le poil à gratter de voyages-sncf.com
    Application iPhone, iPad, iPod Touch (gratuite) – Android à venir

    Lancée en octobre dernier, Capitaine Train vient chatouiller la SNCF sur son hégémonique plateforme voyages-sncf.com. L’objectif ? Faciliter la réservation de billets de train en Europe (SNCF, iDTGV, Eurostar, Thalys, Lyria et Deutsche Bahn) et la consultation d’horaires de train en Allemagne et en France. Réservation, échange, annulation, utilisation des cartes de réduction et de fidélité et des moyens de paiement de son choix (chèques vacances, bons voyages SNCF, etc.)… L’appli se démarque par son design épuré, sans fioritures. Le plus : possibilité de consulter ses réservations et informations de voyage hors ligne. Un peu dommage qu’elle ne soit pas téléchargeable sur les versions précédentes à iOS 7.
    > Principaux concurrents : voyages-sncf.com, Mytripset.

     

    Metro Sortie : se repérer dans les couloirs du métro
    Application iPhone, iPod (gratuite)

    Lancée en juin 2013, cette application est pour l’instant valable sur toutes les lignes du métro parisien, les RER A et B, le tramway (T1 à T3b) et bientôt sur le réseau SNCF et le bus. Téléchargée plus de 30 000 fois, elle permet de se repérer parmi la multitude de sorties dans les transports, notamment le métro, et de retrouver son chemin. Elle liste toutes les sorties de chaque station en les localisant sur une carte. Le mode « vision dynamique » permet de s’orienter directement dans le sens de la sortie. Métro Sortie garde en mémoire les différentes recherches effectuées préalablement sur le mobile ainsi que les cartes Google Maps.
    > Principaux concurrents : Google Maps, RATP, Paris ci la sortie, La bonne sortie de métro.    E. S.

     

  • Ouverture des données : à quand le temps réel ?

    Ouverture des données : à quand le temps réel ?

    «Les opérateurs de transports sont de plus en plus favorables à l’ouverture et l’exploitation de leurs données, notamment à travers des hackathons [événement où des développeurs se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative, ndlr] » «Les opérateurs de transports sont de plus en plus favorables à l’ouverture et l’exploitation de leurs données, notamment à travers des hackathons [événement où des développeurs se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative, ndlr] », considère Arnaud Druelle. Pourtant, l’open data dans les transports reste encore un concept assez flou. « Les opérateurs ouvrent les données à leur sauce. Et la question de savoir qui ouvre le robinet des données, de la collectivité ou de l’exploitant, n’est toujours pas tranchée. D’après la législation actuelle, la question de l’appartenance des données transport doit être intégrée dès l’appel d’offres et aujourd’hui quasiment personne ne l’a fait », indique Julien de Labaca.
    Alors quel rôle doit jouer la collectivité ? Doit-elle développer ses propres applis ? Faire appel à la créativité de ressources extérieures ? Le constat est qu’en interne, les collectivités et les réseaux n’ont pas l’agilité nécessaire pour suivre les évolutions incessantes dans ce domaine. Ce qui entraîne souvent des redondances, comme c’est typiquement le cas des sites de covoiturage lancés à échelle locale et qui ne prennent pas faute de masse critique, alors que le leader – Blablacar – propose désormais une offre extrêmement dense. « La collectivité doit être garante de la fiabilité et de la qualité, qui intègre la notion de mise à jour, mais il est plus pertinent que ce soient des développeurs externes qui créent les applications », tranche Julien de Labaca.
    New York ou Londres ont par exemple tenté cet équilibre. Outre-Atlantique, la MTA (Metropolitan Transport Authority) à New York, laisse les développeurs faire et labellise les applications en fonction de leur qualité. TfL (Transport for London) a de son côté suivi un chemin similaire (« use our data but don’t pretend to be us »), en ouvrant ses données mais en jaugeant la qualité des applications avant de les conseiller à ses usagers. Bref, la collectivité devrait insuffler – par le biais de concours ou hackathons – et garantir la qualité. Si les Français sont timides, on sent poindre quelques initiatives intelligentes, comme Moovit qui a décroché un partenariat avec Keolis à Bordeaux. « Cette démarche d’open innovation est fondamentale car les start-up apportent une vitesse d’exécution et des compétences que les collectivités ne possèdent pas », conclut Arnaud Druelle.

     

    Qui paie l’addition ?

    L’argent, nerf de la guerre, est également une question épineuse. « Les coûts de maintenance sont souvent négligés, au-delà du coût initial du développement de l’application, sans compter les mises à jour sur plusieurs systèmes d’exploitation », distingue Arnaud Druelle. La question du coût et celle de la rentabilité restent en suspens. « Les gens sont prêts à payer pour ne pas avoir de publicité et le modèle du freemium est très bon car il permet de tester avant d’acheter en quelque sorte », estime Julien de Labaca.
    L’autorisation d’utiliser les données de l’utilisateur générées par le tracking pourrait également être une piste de monétisation. Une sorte de modèle gagnant-gagnant. « Cela prouve en tout cas que le modèle de l’éclatement des applications n’est pas tenable à terme. Qu’on le veuille ou non, il faut qu’il y ait une concentration d’acteurs qui proposent du service en plus », propose Julien de Labaca.
    Google, qui vient de racheter Waze, spécialisée dans la navigation, affiche clairement ses prétentions et dispose de cette force de frappe. « Google Maps est un outil fabuleux utilisé dans toutes les capitales européennes qui intègre jusqu’aux pistes cyclables et le temps réel. En France, on en a peur, on refuse à Google d’accéder aux données transports, même théoriques. Mais où est la sensibilité de la donnée, là-dedans ?! », s’étrangle Julien de Labaca. En Allemagne, la Deutsche Bahn a choisi de s’associer avec le géant américain. En France, la SNCF aurait sa carte à jouer dans la mise en place d’une métaapplication multimodale et intermodale, qui permettrait de guider l’usager en porte à porte. Le lancement de l’application MyTripSet, la plateforme « Porte à Porte », le rachat d’Ecolutis et 123envoiture.com, spécialiste du covoiturage, par l’opérateur ferroviaire français ainsi que le Plan Excellence 2020 dévoilé par Guillaume Pepy en 2013, mettent l’eau à la bouche.
        Elsa Sidawy
     

  • Vietnam : Daelim Industrial construira une ligne de métro aérien dans Hanoï

    Le Sud-Coréen Daelim Industrial, spécialisé dans la construction et le génie civil, a annoncé, le 11 avril, avoir obtenu un contrat de 84 millions de dollars pour la construction d’une ligne de train léger au Vietnam. L’accord prévoit la construction d’une voie ferroviaire surélevée longue de 8,5 km située dans le centre de Hanoï. Les travaux commenceront en mai et devraient durer une trentaine de mois.

    C’est le premier le contrat de projet ferroviaire que Daelim Industrial obtient dans ce pays. Le Vietnam a actuellement l’intention de construire huit lignes de transport ferroviaire à Hanoï, selon Daelim. «Le projet peut nous offrir de nouvelles opportunités afin de développer ces domaines d’activités », a indiqué l’entreprise. 

  • Recherche : Alstom et l’INRIA lancent un laboratoire commun pour le numérique

    Alstom et l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) ont signé le 7 avril un accord de partenariat dans le domaine des technologies du numérique appliquées aux secteurs de l’énergie et de la mobilité pour une durée de cinq ans. L'accord prévoit la mise en place d’un laboratoire commun spécialisé dans les domaines des systèmes distribués, de la modélisation et de la simulation.
    20 ingénieurs et chercheurs d’Alstom et d’Inria seront mobilisés sur des projets communs, dont quatre débuteront dès cette année. Deux d'entre eux se pencheront sur la performance des réseaux de transmission de données et sur les politiques de régulation dans les systèmes de transport ferroviaire urbain.

    S.D.

     

  • Le Coréen Hyundai Rotem lance un TGV à 250 km/h

    Le premier constructeur ferroviaire coréen, Hyundai Rotem Co., a annoncé, le 11 avril, avoir mis au point un train à grande vitesse dont la vitesse de pointe est 250 km/h. «En Corée du Sud, les distances entre les gares ne sont pas très grandes. Il n’y a donc pas besoin de développer des trains allant à plus de 300 km/h», observe l’entreprise, qui ajoute que des trains roulant à 250 km/h sont aussi fabriqués dans des pays comme l’Allemagne ou la France.

    Le train rapide de Rotem est à motorisation répartie, contrairement aux trains classiques dont la rame est encadrée par une locomotive à l’avant et une à l’arrière.

    Hyundai Rotem s’est vu attribuer par le gouvernement la mission de construire les trains des futures lignes à grande vitesse qui relieront les régions de l’est et du centre au reste du pays.  

  • Les portiques écotaxe toujours sur le grill

    On croyait la mode passée. Mais deux portiques écotaxe ont été incendiés cette semaine dans l'Ouest. L’un, à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), dégradé le 8 avril avec des pneus enflammés, sur la N137, entre Rennes et Nantes. Il a été démonté le lendemain par mesure de sécurité, selon la gendarmerie de la région Bretagne.

    Un autre portique, dans les Deux-Sèvres, sur la RN11 au sud de Niort, a aussi été démonté le 10 avril, après avoir été fortement endommagée par l'incendie allumé dans la nuit du 9 au 10 avril, à l'aide de pneus et de paille. Ce portique, le seul des Deux-Sèvres, portait les inscriptions "BZH" ("Breizh", Bretagne) et "merci Ségo".

    Quatre autres "tentatives de dégradation" visant des portiques écotaxes ont également eu lieu dans la région Centre (deux en Eure-et-Loir, une dans le Loiret et une dans l'Indre) ces derniers jours, selon les gendarmes. 

  • Cuvillier succède à Cuvillier

    Cuvillier succède à Cuvillier

    Frédéric Cuvillier a été nommé, le 9 avril, secrétaire d'Etat chargé des Transports, de la Mer, de la Pêche, rattaché au ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Jusqu’au 2 avril dernier et depuis juin 2012, Frédéric Cuvillier, 45 ans, détenait le même portefeuille sous le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, avec le titre de ministre délégué. On le disait dépité de n'avoir pas figuré dans la liste des seize ministres de plein exercice. Sa fidélité à François Hollande et sa nette victoire aux élections municipales à Boulogne-sur-Mer, remarquable dans la déroute socialiste, étaient bien mal récompensées. Frédéric Cuvillier a d'ailleurs réagi vivement aux premières déclarations de Ségolène Royal sur l'écotaxe en s'interrogeant le 3 avril dans deux tweets :

    « Je m'étonne que l'écotaxe ait été présentée comme un impôt nouveau. C'est tout le contraire. Alors quelles recettes nouvelles ? »

    « Ecotaxe. La remise à plat, ça veut dire quoi ? A la veille du rapport que la mission parlementaire doit rendre… »

    Les deux tweets-bazookas ont disparu du compte twitter de Frédéric Cuvillier quelques minutes après l'annonce de sa re-nomination. Il avait changé d'attitude deux jours après leur publication et s'était dit prêt à reprendre ses fonctions au gouvernement si on le lui demandait. Ce qui ne l'a pas empêché d'être réélu dimanche dernier maire de Boulogne-sur-Mer. Il semble qu'il n'ait pas été si facile de trouver un ministre qui souhaite s'occuper des Transports sous la tutelle de Ségolène Royal… Frédéric Cuvillier connaît en tout cas sur le bout des doigts deux dossiers très épineux : l'écotaxe d'une part, de l'autre la réforme ferroviaire. Sur ce second dossier, on imagine que la SNCF doit être soulagée de ne pas avoir à réexpliquer ses vues et le projet de loi qui en découle à un nouveau ministre. Même si Ségolène Royal a, en la personne de Jean-Louis Bianco, un conseiller spécial très au fait du dossier, auteur d'un rapport sur la réforme ferroviaire qui lui avait été demandé… par Frédéric Cuvillier.

  • Transdev veut révoquer le président du conseil de surveillance de la SNCM

    Transdev, actionnaire principal (66%) de la SNCM, opérateur historique des lignes entre la Corse et le continent, a demandé à la direction de la compagnie, la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour révoquer le président du conseil de surveillance Gérard Couturier, a révélé, le 11 avril l'hebdomadaire spécialisé Le Marin. La convocation de cette AG a bien été inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil qui aura lieu le 14 avril.

    Pointant du doigt les « divergences persistantes entre l'actionnaire majoritaire et les organes sociaux », son pdg Jean-Marc Janaillac souhaite le remplacer par Claude Arnaud et ce « au plus tard le 25 avril 2014 ».

    Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCM, emmenée par le président du directoire Marc Dufour, s'oppose à son actionnaire principal, Transdev. La SNCM a engagée un plan de redressement de la compagnie, plan qui prévoit la suppression d'environ 500 postes (sur 2.600), l'augmentation du temps de travail et le remplacement de quatre navires par des bateaux plus performants. L'actionnaire majoritaire Transdev n'a jamais caché son scepticisme vis-à-vis de ce plan « auquel nous ne croyons pas », a de nouveau répété Jean-Marc Janaillac le 9 avril.

    Le groupe de transport a entamé le processus pour démettre Gérard Couturier, représentant de Transdev, mais "allié objectif" du président du directoire Marc Dufour, selon un syndicaliste. Avec (66% du capital, 7 sièges) Transdev souhaite aussi retrouver la majorité au conseil de surveillance, où il peut aujourd'hui être mis en minorité par les représentants des salariés et actionnaires salariés (9%, 4 sièges) et l'Etat (25%, 3 sièges).

  • Brésil : Volvo livrera 132 BHNS à Belo Horizonte

    Brésil : Volvo livrera 132 BHNS à Belo Horizonte

    Volvo Bus livrera 132 bus type BHNS à Belo Horizonte, une ville à 200 km au nord de Rio de Janeiro. La vente se compose de 89 bus articulés type Volvo B340M qui pourront accueillir 15 % de passagers en plus que ceux actuellement en circulation, et 43 véhicules simples type B270F, conçus à la demande de la ville.

    Les BHNS seront mis en service sur les deux premiers couloirs de bus de ce système baptisé Move.

    Volvo, très largement implanté en Amérique latine, équipe déjà les villes de Curitiba, Bogotá, Guatemala city, Mexico, Santiago de Chile et San Salvador.

  • Allemagne : le péage pour poids-lourds élargi au 7,5 t. en 2015, et à toutes les routes en 2018

    Le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, a annoncé, le 10 avril, dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), que le péage pour les poids lourds de plus de 12 tonnes, déjà en vigueur sur les autoroutes allemandes et quelques routes nationales, sera étendu en juillet 2018 à l'ensemble des routes nationales et concernera à partir d'octobre 2015 aussi les camions de plus de 7,5 tonnes.