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Auteur/autrice : admin_lvdr

Faiveley Transport : Stéphane Rambaud-Measson nommé directeur général
Le conseil de surveillance de Faiveley Transport, réuni le 7 avril, a nommé Stéphane Rambaud-Measson, Président du directoire et Directeur général du groupe Faiveley Transport. Il remplace Thierry Barel qui occupait ces postes depuis avril 2011, et, précédemment, celui de directeur général adjoint depuis 2009. Celui-ci quitte le groupe Faiveley Transport.
Stéphane Rambaud-Measson a rejoint Faiveley Transport le 17 mars 2014 au poste de directeur général adjoint. Auparavant, il a été président de la division passagers de Bombardier Transport et, plus récemment, directeur général de Veolia Verkehr, opérateur privé de trains et de bus en Allemagne.
Panama ouvre sa première ligne de métro
La ligne 1 du métro de Panama a été inaugurée le 5 avril et a été mise en service dès le lendemain. Il s'agit du premier métro de l'Amérique centrale. Le métro qui traverse la ville du nord au sud, s'étend sur 15,9 kms et dessert 14 stations de Albrook à la station Andes dont 7 sont souterraines. Le temps de parcours est à 23 minutes.
La ligne 1 du métro de Panama a été construite en un peu plus de trois ans, et a coûté environ 1,5 milliard d'euros. Le consortium qui a obtenu le contrat en 2010, composé de FCC et la compagnie brésilienne Odebrecht, prévoit de construire une extension de 2,2 km vers San Isidro.
Le groupe espagnol FCC réalisera le prolongement du métro de Lima, au Pérou, construira une partie du métro de Doha, au Qatar, et trois des six lignes du métro de Riyad, en Arabie Saoudite.
Lyon Part-Dieu : la Caise d’Epargne Rhône-Alpes achète la future tour TER France
A Lyon, la tour Incity qui accueillera la direction de TER France de la SNCF, sera livrée fin 2015, dans le quartier de la Part-Dieu. Cette tour, dont la première pierre a été posée il y a un an, vient d’être achetée par la Caisse d’Epargne Rhône- Alpes, pour y installer son siège social, et dont elle louera le reste. En effet, la tour de 200 m de haut, représentera un total de 44 145 m2, répartis sur 36 niveaux. Ce sera « l’un des premiers immeubles de grande hauteur, labellisé Bâtiment basse consommation », a précisé la mairie de Lyon.
D'ici 2020, 30 000 m2 de bureaux doivent être construits dans le quartier de la Part-Dieu, s’ajoutant aux 620 000 m2 déjà existants.

Transdev en avance sur son plan de redressement
L’opérateur de transport public Transdev a présenté le 9 avril ses résultats 2013. Les pertes nettes atteignent 130 millions d’euros contre 390 millions en 2012. class= »MsoNormal »>
« S’il reste négatif, notamment en raison de l’impact des résultats de la SNCM, ce résultat est supérieur à ce qui était prévu dans le cadre du redressement », indique Jean-Marc Janaillac, le PDG du groupe.
Transdev a réduit sa dette, la faisant passer de 1,9 milliard à 1,1 milliard d’euros aujourd’hui. Ce redressement financier a été possible grâce à l’amélioration des résultats et à l’augmentation du capital de 560 millions d’euros consentis par les actionnaires, Caisse des dépôts et Consigantions et Veolia Environnement. Même s’il a pris du retard, le programme de cession d’actifs y a aussi contribué : les activités en Belgique viennent d’être vendues, et la cession des actifs en Suède et en Finlande devrait aboutir dans le courant de l’année.
Transdev va désormais se concentrer sur les pays européens « matures », en premier lieu la France (Un pays qui pèse de plus en plus dans le chiffre d’affaires avec la politique de cessions d’actifs à l’étranger) et les Pays-Bas. Le groupe va cibler aussi « les pays développés à potentiel comme les Etats-Unis et l’Australie, enfin les pays émergents, comme l’Amérique Latine et l’Asie ».
L’année dernière, Transdev a également achevé sa réorganisation avec notamment la restructuration autour de 16 pôles régionaux « implantés au plus près des équipes ». Parmi les nouveautés, le groupe a également créé une direction de la performance « qui témoigne de la priorité donnée à l’amélioration de la performance des opérations », souligne Jean-Marc Janaillac.
Cette année, la priorité est donnée à la poursuite de la stratégie sur le métier ainsi qu’au redressement financier. Transdev va notamment continuer à revoir tous les contrats déficitaires en France car il n’est pas question de perdre de l’argent. Pas question non plus, selon Jean-Marc Janaillac, de « se faire plus grand que l’on est », référence directe à son principal concurrent Keolis qui mène une politique de développement au pas de charge mais parfois au détriment, laisse-t-il entendre, de ses finances. A Valenciennes, Transdev a trouvé un accord avec la collectivité pour sortir du contrat qui sera remis en jeu à la fin de l’année. Autre exemple compliqué, à Reims par exemple, Transdev ne souhaite pas sortir du contrat mais en revoir les avenants.
Le groupe a plusieurs grands rendez-vous programmés en 2014, dont la réponse à l’appel d’offre de Bordeaux et le renouvellement du contrat de Dublin. Il va également participer à la mise en service du métro de Mumbai avant l’été, du tramway de Besançon et d’une nouvelle ligne de tramway à Grenoble.
Cette année devrait être celle du retour à l’équilibre, soit avec un an d’avance par rapport aux projections initiales.
Pour en savoir plus : Retrouvez également l’actualité de Transdev et ses projets de développement dans le transport à la demande et dans les liaisons par autocar dans le prochain numéro de Ville, Rail & Transports de mai.
L’UTP active auprès de Bruxelles
A la veille des élections européennes, l’UTP a fait le point devant la presse de ses actions de lobbying passées et futures auprès de la commission et du Parlement européens. Une activité très importante sachant que 80 % de la législation transport découle de l’UE. Un exemple : le quatrième Paquet ferroviaire, sur lequel le Parlement s’est prononcé en première lecture le 26 février et « qui sera le gros du travail communautaire pour au moins les deux, trois années qui viennent »,a précisé Sophie Boissard, sous sa casquette de présidente de la commission Législation et Affaires européennes de l’UTP. Il devrait être adopté en 2015 ou 2016 pour « parachever la libéralisation du transport de passagers sur le marché domestique en open access, comme conventionné, et donner un fondement technique à l’interopérabilité ».Le président de l’UTP, Jean-Marc Janaillac, a rappelé dans un sourire que sur la question de la concurrence, les membres de l’UTP « discutent beaucoup » entre eux pour prendre « des décisions à l’unanimité, c’est parfois long et compliqué »… Et aussi qu’il n’y avait pas d’opposition sur le principe mais sur « l’expression de ses modalités ».
Tel que présenté par la Commision européenne le 30 janvier 2013, le quatrième paquet comprend cinq propositions de règlements et directives, organisées en trois piliers : « concurrence » – et l’UTP défend des conditions d’égalité des armes entre entreprises, la concurrence devant porter sur les savoir-faire commerciaux et industriels, le rapport qualité-prix, l’innovation – ; « gouvernance » qui prévoit le possible maintien des entreprises ferroviaires intégrées et renvoie la définition des « murailles de Chine » entre gestionnaire d’infrastructure et entreprise ferroviaire à celle des régulateurs nationaux ; et enfin « technique » qui initie une démarche progressive vers le certificat de sécurité unique. Sur ce dernier point, « on y va à petite vitesse »,a estimé Sophie Boissard.
Le volet concurrence préfigure la modification du règlement sur les obligations de service public (OSP), dont la nouvelle mouture a intégré plusieurs acquis jugés intéressants par l’UTP concernant le transport conventionné : « La prise en compte des effets de réseaux donc d’un ensemble de lignes y compris des lignes bénéficiaires, c’est important pour le développement des transports publics en Europe ; la protection du secret des affaires, le niveau de compensation des obligations de service public »,énumère Sophie Boissard. Points d’alertes majeurs en revanche : la manière d’attribuer les contrats qui n’est pas décrite, et le principe de réciprocité selon lequel « n’importe quelle autorité organisatrice peut exclure une entreprise qui a plus de 50 % de la valeur de ses contrats attribués sans mise en concurrence. »
Par le passé, deux dossiers ont occupé l’UTP : le règlement aides d’Etat et la nouvelle directive concessions. Concernant les aides d’Etat, susceptibles de fausser le libre jeu du marché, certains secteurs dont les transports publics, directement liés à des subventions publiques, bénéficient d’une exception permanente. « La Commission a eu la tentation d’y mettre fin en 2012,rappelle Jean-Marc Janaillac. A l’issue d’un dialogue soutenu, nous avons pu expliquer qu’il ne s’agit pas d’un passe-droit, mais d’un principe à la base même de l’économie des transports publics ».Quant aux concessions (au sens européen, incluant les DSP), le projet « méconnaissait les spécificités des transports et risquait de créer des rigidités notamment sur la durée des contrats prévue à cinq ans qui a été rallongée à dix ans quand des investissements sont faits ».Des réussites qui laissent espérer un dénouement favorable sur la concurrence ferroviaire, en tout cas en accord avec l’actuel projet de réforme ferroviaire. La date de la bascule dans cet univers inconnu en France est toujours prévue par Bruxelles pour la fin 2022.
Cécile NANGERONI

TER : la SNCF annonce plus de décentralisation et de transparence
Après avoir fait le tour des régions et quatre mois après être devenu directeur général Régions et Intercités de la SNCF, Alain Le Vern a présenté sa feuille de route le 8 avril. Celle-ci tourne autour de deux grands axes : décentralisation et transparence. Avec un slogan : « 20 sur 20 en 2020 ». class= »MsoNormal »>
Traduction pratique : « Il y a 20 activités en France, 20 régions qui chacune sera dirigée par un patron, le directeur de l’activité TER qui va travailler au quotidien avec le président de région », a expliqué l’ancien président du Conseil régional Haute-Normandie qui a démissionné de son mandat à la fin de l’année dernière pour entrer à la SNCF à la demande de Guillaume Pepy soucieux de « réinventer la relation avec les autorités organisatrices des transports » pour tenter de mettre fin aux tensions grandissantes.
Chaque patron devrait avoir le pouvoir de décision sur de multiples leviers comme par exemple la traction ou la maintenance. Cette orientation n’est pas nouvelle. Elle a été mise en pratique en Ile-de-France et présentée comme un modèle à suivre pour l’avenir.
Le nouveau patron des Ter et des Intercités compte aussi sur l’arrivée des Régiolis à partir du 22 avril, puis des Regio 2N cet automne pour abaisser les coûts en exploitant une flotte plus homogène. « Alors que nous avions 40 séries de train, nous n’en aurons plus que 4 ou 5 selon les régions », indique-t-il. Le nouveau patron des TER espère gagner un point de régularité en passant de 92 % à 93 % des trains à l'heure en moyenne d'ici à 2016. "Dans une majorité de régions, le taux de régularité est de plus de 95 %", précise-t-il. "Mais il y a des disparités, dans certaines, il est au-dessus de 98 %, dans d'autres plutôt autour de 90 %".
Second axe, la transparence pour répondre aux critiques des régions qui se plaignent souvent de ne pas savoir ce qu'elles paient réellement. « Nous disons aux régions que nous tiendrons nos coûts. Nous leur proposerons un certain nombre de leviers et des devis transparents. Chaque président de région connaîtra le montant de la facture sur chacun des leviers. Il pourra décider sur quel curseur il veut jouer», souligne Alain Le Vern. Chaque région dispose déjà d’une comptabilité par ligne, assure-t-il. Avant d’ajouter : « L’idée, c’est d’aller plus loin. Ce que nous allons construire, c’est 20 activités, donc 20 équipes et donc performances industrielles différentes ».
Le déménagement de la direction générale des TER et des Intercités prévu à Lyon en janvier 2016 devrait aussi contribuer à abaisser les frais généraux. Actuellement cette direction générale compte 240 personnes. A terme, elles ne devraient plus être que 150. Alain Le Vern espère ainsi globalement parvenir à un gain de productivité de 12 % sur l'activité TER d'ici à cinq ans.
Enfin, Alain Le Vern s'est vu ajouter une nouvelle mission : la lutte contre la fraude à l’échelle nationale. « Je vais dans les semaines qui viennent faire toute une série de propositions pour mettre fin à ce qui s’appelle du vol : la fraude coûte chaque année 300 millions d’euros annuels », précise-t-il, en ajoutant que ce chiffre est sans doute sous-estimé. Parmi les pistes envisagées, il devrait annoncer un raccourcissement de la durée de vie d’un billet, qui passerait de 2 mois à 7 jours « pour commencer ». La généralisation du contrôle à l'embarquement fait aussi partie des idées à mettre en pratique lorsque c'est réalisable ainsi que l'amélioration du recouvrement des amendes.
Contrat ferroviaire aux Etats-Unis : la SNCF peut postuler
La SNCF va finalement pouvoir postuler à un contrat dans le Maryland, dans l’est des Etats-Unis. Dans cet Etat, des élus du Sénat et de la Chambre demandaient que la SNCF indemnise les victimes de la Shoah transportées par train vers les camps de la mort, avant de pouvoir postuler à un appel d'offres, et avaient déposé des propositions de loi dans ce sens. Mais les textes de loi n'ont pas été soumis au vote de la Chambre et du Sénat du Maryland pour la session législative 2014, qui s'est achevée le 7 avril à minuit, heure locale.
La SNCF va donc pouvoir postuler d'ici cet été, via sa filiale Keolis America, à un projet de transport public-privé de près de 3 milliards de dollars, portant sur la création et l'exploitation d'une ligne ferroviaire de 25 kilomètres. La SNCF est candidate à son exploitation, au sein d'un consortium qui comprend également les français Alstom et Vinci.
Le département des Transports du Maryland prévoit de sélectionner un consortium privé fin 2014, début 2015.

Luxembourg : les CFL investissent dans le fret
Les chemins de fer luxembourgeois vont investir 126 millions d'euros sur six ans dans le fret. A l'horizon 2020, les CFL se fixent comme objectif de doubler le chiffre d'affaires de ses activités fret. La croissance est portée par le développement du chantier multimodal de Bettembourg et la consolidation du parc logistique Eurohub Sud. Cette plate-forme multimodale au carrefour des principaux axes de transport européens prévoit l'entreposage (30 000 m2), la connexion aux réseaux autoroutiers et une agence en douane. Les CFL misent également sur le développement de ses filiales Cargo à l’étranger, le groupe est présent en France, au Danemark, en Allemagne et en Suède.
En parallèle les chemins de fer luxembourgeois CFL prévoient une enveloppe d’investissements pour l'achat des deux grues portiques RMG, une flotte de nouveaux wagons Modalohr et un atelier de maintenance rapide pour wagons sur le site de Bettembourg.
Les activités fret du groupe CFL sont dorénavant réorganisées et rassemblées autour de quatre pôles de compétences : un pôle ferroviaire, un pôle logistique, un pôle infrastructure et un pôle services. Cet ensemble est désormais piloté par la nouvelle direction Fret des CFL.

