Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le Val-de-Marne dans les starting-blocks

    Le Val-de-Marne dans les starting-blocks

    La formation sera « l’étape suivante », dit Bernard Legendre, directeur de l’association Orbival. Pour l’heure, l’association veille à ce que la réalisation du métro du Grand Paris ne prenne pas de retard. La formation sera « l’étape suivante », dit Bernard Legendre, directeur de l’association Orbival. Pour l’heure, l’association veille à ce que la réalisation du métro du Grand Paris ne prenne pas de retard. Etape suivante, mais il faut la préparer, et l’association s’y emploie, ainsi que le conseil général du Val-de-Marne. La réalisation du tronçon sud de la ligne 15 devrait représenter 6 000 emplois par an dans le seul domaine des travaux publics. L’essentiel du tronçon se situe dans le département du Val-de-Marne, l’extrémité ouest étant dans les Hauts-de-Seine, et l’extrémité est en Seine-Saint-Denis. Les élus demandent la mise en place de clauses d’insertion et de recrutement local. La SGP a devancé l’appel, en amorçant cette démarche dès les contrats des maîtrise d’œuvre. Le département, qui n’a pas de programme de formation des travaux publics, est en train de s’y préparer, avec les acteurs locaux et le conseil régional. Pour le secteur des travaux publics, qui attend plus de 20 000 emplois par an sur l’ensemble du chantier, les recrutements tombent plutôt bien, puisqu’ils vont intervenir à une période où se présente un pic de départ en retraite dans la profession.

    F. D.

     

    « La région doit promouvoir la transition écologique et “verdir” les formations »

    Trois questions à Emmanuel Maurel,
    vice-président en charge de l’Apprentissage, de la Formation professionnelle et de l’Emploi au conseil régional d’Ile-de-France

     

    Ville, Rail & Transports. Quel rôle entendez-vous donner à la région pour répondre aux besoins de recrutement et de formation liés au lancement du Nouveau Grand Paris ?
    Emmanuel Maurel. La région entend jouer un rôle décisif dans le processus de formation. Nous voulons à la fois avoir un rôle de veille (nous avons ainsi lancé des études pour évaluer les créations d’emplois et resterons attentifs à leur devenir) et un rôle de coordination avec les collectivités territoriales et le tissu économique pour préparer ce grand moment. Le conseil régional va donc jouer un rôle moteur car la formation professionnelle est au cœur de ses compétences.
    Nous avons déjà engagé un diagnostic par branche professionnelle et par territoire pour mieux connaître les besoins. Et nous essayons d’évaluer les effets directs et indirects par secteur.
    Les premières estimations montrent qu’entre 2010 et 2030, entre 500 000 et 650 000 emplois seront créés en Ile-de-France. Entre 175 000 et 200 000 seront liés au Grand Paris.

    VR&T. Comment combler les besoins de main-d’œuvre pour lesquels il existe une forte demande mais peu de volontaires ?
    E. M. C’est surtout le cas dans le BTP où les conditions de travail et le niveau de rémunération dissuadent car les entreprises veulent faire appel à de la main-d’œuvre très bon marché. Il faut améliorer les conditions de travail dans ces professions. La région peut jouer un rôle très politique pour favoriser le dialogue social au sein de ces branches.

    VR&T. Quels types de formation faudrait-il créer à l’avenir selon vous ?
    E. M. Les emplois qui seront créés concernent de multiples secteurs. Il y aura les emplois directs liés à la construction, les transports, l’immobilier, la distribution ou encore les télécoms. Et tous les emplois indirects comme par exemple l’hôtellerie ou la restauration. Dans tous les cas, il faut absolument garder en tête un objectif de développement durable. La région doit promouvoir la transition écologique et « verdir » les formations professionnelles. Nous avons le devoir d’adapter les formations, c’est un défi. Il passe par un nouveau modèle de développement. Nous avons déjà commencé à le faire.

  • Formation et emploi, l’autre défi du Nouveau Grand Paris

    Formation et emploi, l’autre défi du Nouveau Grand Paris

    Pas loin de 200 000 emplois vont être créés dans les prochaines années grâce au réseau de transports et aux logements prévus par le Grand Paris. La région a lancé une démarche de concertation pour définir les besoins et adapter les formations en conséquence. Métro souterrain, tramways, RER, bureaux, logements, commerces, entrepôts, hôtels… les projets de transport et d’immobilier du Nouveau Grand Paris vont créer un énorme appel d’air pour l’emploi : entre 175 000 à 193 500 emplois nouveaux sont attendus selon la région Ile-de-France. En raison de l’importance des projets d’infrastructures (205 km de lignes prévues, 72 gares), les industries ferroviaires devraient être à l’origine de 6 000 créations d’emplois.
    Pour mieux évaluer l’impact de ce gigantesque chantier public, plusieurs études ont été lancées. Une étude prospective sur l’emploi et les compétences a notamment été menée conjointement par la fédération régionale des travaux publics en Ile-de-France (FRTP) et la direction régionale des entreprises, du travail et de l’emploi (Direccte). Présentée l’année dernière, elle estime à 12 800 le nombre de nouveaux emplois qui devront être créés dans le secteur des travaux publics d’ici à 2018. S’y ajouteront 5 400 postes liés au renouvellement des départs en retraite, soit un total de 18 000 emplois dans le secteur.
    Fin 2013, le préfet d’Ile-de-France, Jean Daubigny et le président de la FRTP, José Ramo, se sont engagés sur la création de 100 emplois d’avenir d’ici à la fin décembre 2014 et 1 000 contrats de génération dans la filière d’ici à fin 2018.
    Dans cette filière qui employait en 2012 pas moins de 55 800 personnes dans 800 entreprises (50 700 salariés et plus de 5 000 en travail temporaire), le renouvellement est une « problématique forte ». 14 % des salariés ont en effet plus de 55 ans et sont susceptibles de partir à la retraite d’ici à sept ans et certains métiers sont plus touchés (18 %) : conducteurs de poids lourds, terrassiers, mineurs.
    « Ce phénomène pose la question globale du renouvellement des compétences et donc de formation des jeunes, et la question plus spécifique de la transmission et de la conservation des savoir-faire notamment dans les métiers experts », rapporte l’étude.
    D’autres travaux prospectifs ont été menés. Ils permettent notamment « de repérer les familles de métiers pour lesquels il faudra porter une attention particulière car ils risquent de connaître des tensions en terme de recrutement », souligne la région Ile-de-France qui veut jouer un rôle moteur dans ce domaine.
    Dans ce but, la région a commencé à travailler avec la FRTP afin d’examiner quelles formations peuvent être mises en place pour coller aux attentes. « Nous informons les missions locales et Pôle Emploi sur les formations proposées pour trouver des candidats. Pôle Emploi va mettre en place une plateforme spécifique pour regrouper toutes les offres d’emplois concernant les travaux publics », expliquent les services du conseil régional.
    Et, pour coordonner l’ensemble des besoins dans tous les secteurs, la région Ile-de-France a décidé d’établir des « fiches diagnostic » par branche professionnelle et par territoire. « Le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a souhaité que la région anime une démarche partenariale sur l’impact emplois-formation, explique-t-on à la Région. Nous avons donc demandé à toutes les parties prenantes, c’est-à-dire les employeurs et leurs représentants ainsi que divers organismes (Insee, Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France, services de la région, Pôle Emploi…) de faire le point ensemble sur ce thème. Nous avons également invité autour de la table les partenaires sociaux qui participent aux CCR (Comité de coordination région emploi formation). Il nous semblait important que la région fasse le lien. » La réflexion a été menée en coordination avec les CDT (comités de territoires définis par le Grand Paris) pour que chaque territoire puisse faire connaître aux demandeurs d’emplois les offres possibles. Pour accompagner cette démarche, la région s’apprête à mettre en place 750 000 heures de formations continues supplémentaires.
    Enfin, un travail a été engagé avec l’Education nationale pour faire connaître ces métiers pour lesquels la demande des entreprises va croître à l’avenir. C’est d’ailleurs une préoccupation clé du secteur des transports, non seulement en Ile-de-France mais aussi dans tout le métier : faire connaître ses métiers et ses multiples facettes, trop souvent ignorés du grand public. Pour attirer les étudiants et peut-être faire naître de nouvelles vocations, le secteur se déploie sur tous les fronts, via des campagnes d’informations des forums de l’emploi ou des partenariats engagés avec des organismes de formation, les régions ou les chambres de commerce et d’industrie.

    M.-H. P.
     

  • Le fabricant de roues et d’essieux Valdunes repris d’ici fin mai

    Le fabricant de roues et d’essieux Valdunes repris d’ici fin mai

    Placée en redressement judiciaire, la société Valdunes, spécialisée dans la fourniture et la maintenance d’axes, de roues et d’essieux, pour le matériel ferroviaire et urbain, devrait faire l’objet d’une reprise d’ici fin mai. Le 31 mars, le tribunal de commerce de Valenciennes a converti la sauvegarde en redressement judiciaire, à la demande de la direction de Valdunes.

    Cette procédure va permettre à Valdunes, qui dispose de la trésorerie nécessaire pour poursuivre son activité, de présenter un plan de cession de ses activités d’ici fin mai.

    Six industriels se sont déjà déclarés intéressés par une reprise des activités, la date limite de remise des offres ayant été fixée au 22 avril.

    Cette reprise permettra notamment de réaliser les investissements nécessaires à la pérennisation des activités de la société et de ses sites.

    Au cours de la procédure, les activités de Valdunes se poursuivront dans les conditions habituelles.

     

    Valdunes, qui emploie 487 personnes, opère sur deux sites industriels : Dunkerque avec la seule forge française spécialisée en roues ferroviaires, et Valenciennes pour l’usinage et la finition des produits

  • SNCM. Suspension de la grève

    SNCM. Suspension de la grève

    Les syndicats de la SNCM ont suspendu le 1er avril le mouvement de grève entamé le 26 mars après avoir obtenu des garanties de l'actionnaire principal Transdev sur l'avenir de la compagnie maritime marseillaise.
    « Le groupe Transdev a garanti par courrier à l'Etat qu'il n'enclencherait aucune procédure collective devant le tribunal », a indiqué à l'AFP Pierre Maupoint de Vandeul, délégué CFE-CGC des officiers, à l'issue d'une AG commune des organisations.
    Après un conflit de près de dix jours début janvier, la CGT (majoritaire), le SAMMM (Syndicat autonome des marins de la marine marchande), la CFDT, FO et, pour l'encadrement, la CFE-CGC avaient décidé de lancer un nouveau mouvement face aux « menaces graves et imminentes » pesant sur l'opérateur historique des lignes Corse – continent.
    Au fil des conseils de surveillance, Transdev (66 %), filiale de la Caisse des dépôts (CDC) et de Veolia Environnement, a affiché son hostilité croissante vis-à-vis du plan de redressement de la société, qu'il estime « fragile ».
    Les syndicats ont également obtenu la tenue d'une table ronde sur la question de l'actionnariat, avec la nomination d'un coordinateur, ainsi qu'une réunion avec les équipes du nouveau Premier ministre Manuel Valls, des ministres des Transports et des Finances « dans les trois semaines à venir ».

  • Des travaux lourds sur le tunnel ferroviaire de Monaco

    Les travaux engagés dans le tunnel ferroviaire de Monaco sont en voie d'achèvement pour sa première phase. Ce tunnel de trois kilomètres construit dans les années 60 est sous haute surveillance : 110 trains par jour y passent dans les deux sens, presque exclusivement des TER bondés aux heures de pointe avec des travailleurs locaux ou des touristes.
    Des terres argileuses, gonflées par de l'eau s'écoulant par une faille dans la montagne, parvenaient par une poussée latérale à soulever le plancher (« radier ») de la voie ferrée, selon Réseau ferré de France. Des travaux de génie civil ont été réalisés par Eiffage Travaux publics sur ce tunnel qui relie Monaco et Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes). La base du tunnel sur quelque 200 mètres doit être creusée et renforcée avec du béton armé et de l'acier.
    Un premier tronçon de 110 mètres est presque achevé après six mois de travaux, à raison « d'un mètre par jour », en bloquant une voie de circulation à la fois. Un deuxième tronçon de même longueur sera attaqué en octobre pour six mois.
    Ces travaux, qui coûtent 34 millions d'euros à RFF, visent à rétablir une vitesse de 90 km/h dans le tunnel, contre 40 km/h actuellement.

  • Le bus électrique à recharge rapide de Bombardier mis en service en Allemagne

    Le bus électrique à recharge rapide de Bombardier mis en service en Allemagne

    Après plusieurs mois de test, le premier autobus 100 % électrique équipé de la technologie Primove de Bombardier est entré en service commercial à Brunswick en Allemagne.
    L'autobus de 12 mètres de long circule sur la M19, une ligne circulaire de 12 km jalonnée de 25 stations.

    A partir d’octobre, quatre autres autobus articulés électriques de 18 m entreront progressivement en service.

    Les autobus électriques Solaris se rechargent pleinement durant la nuit au centre de maintenance. Dotés du système de recharge rapide de batteries par induction grâce à un émetteur intégré dans la chaussée, les autobus peuvent reçoivent une charge complémentaire durant leur service régulier.

    Ainsi, un arrêt de dix minutes prévu au terminus permet à l’autobus électrique simple de 12 mètres de boucler sans difficulté le circuit de 12 km. Pour se recharger, les autobus articulés de 18 mètres qui exigent davantage d’énergie, effectuent deux arrêts intermédiaires de quelques secondes.

    Ce concept de recharge garantit une durée de vie maximale des batteries et une desserte ininterrompue de la ligne d’autobus existante au moyen d’une solution de mobilité électrique non polluante.

  • Scania obtient des garanties de Volkswagen

    Volkswagen a signé, le 2 avril, un accord avec les syndicats de sa filiale suédoise de poids lourds Scania, où il s'engage, notamment, au maintien des emplois en Suède. En vertu de cet accord, la production ne pourra pas être délocalisée sans l'approbation des représentants du personnel de Scania, et le siège social de l'entreprise restera à Södertälje, près de Stockholm. Il stipule également que la totalité du département recherche et développement restera au siège social de Scania et que les représentants du personnel seront impliqués dans les décisions importantes pesant sur la stratégie du groupe.

    Volkswagen, numéro deux mondial de l'automobile, a fait, en février, une offre publique de 6,7 milliards d'euros pour acquérir la totalité du suédois, dont il détenait déjà 63 %. Scania l'avait rejetée le mois suivant, estimant qu'elle n'était pas adaptée aux « perspectives de croissance, à l'excellence technologique et au potentiel de synergie » du groupe.

    L'accord avec les syndicats doit entrer en vigueur une fois close l'offre de Volkswagen aux actionnaires de Scania, le 25 avril.

  • Madrid lancera un réseau de vélos électriques en libre service le 1er mai

    La mairie de Madrid va lancer, le 1er mai prochain, BiciMad un réseau de vélos en libre-service, mais électriques. « Dans une première phase, 1 500 bicyclettes seront mises à disposition et toutes seront électriques » dans une centaine de stations.
    Au total, 120 stations et 3 120 points d'ancrage pour les vélos devraient être installés.
    Le contrat d'un montant de 25 millions d'euros, attribué à la société BonoPark, entre dans le cadre d'un nouveau plan de gestion de la circulation dans la capitale espagnole, de 884 millions d'euros adopté en juillet 2013, selon la mairie.
    La création de plus de 60 kilomètres de pistes cyclables est également prévue.
    Plusieurs villes espagnoles possèdent leur système de vélos en libre-service comme Barcelone, Valence, Saint-Sébastien au Pays basque, qui lui, propose déjà des vélos électriques.

    Les agents de circulation, qui étaient opposés à l’installation d’agents, en dehors du poste d’aiguillage, au bout des quais, ont finalement accepté cette réorganisation. Dans un communiqué, Sud Rail parle de succès. « Ce sont deux postes (tenus en roulement par cinq agents) qui seront effectivement créés ».

  • SNCF : fin de la grève des agents de circulation à Paris-Saint-Lazare

    Commencé le 31 mars au soir, le mouvement de grève des agents de circulation, « les aiguilleurs », de la gare Saint-Lazare à Paris, a été interrompu, le 2 avril, après que les syndicats et la direction de la SNCF ont trouvé un accord.

    Les agents de circulation, qui étaient opposés à l’installation d’agents, en dehors du poste d’aiguillage, au bout des quais, ont finalement accepté cette réorganisation. Dans un communiqué, Sud Rail parle de succès. « Ce sont deux postes (tenus en roulement par cinq agents) qui seront effectivement créés »