Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Baisse de la mortalité sur les routes européennes

    Chaque jour, 70 personnes meurent sur les routes européennes, un chiffre en baisse de 8 % en 2013 comparé à 2012, selon le rapport annuel sur la sécurité routière dans l'Union européenne. Selon la Commission, l’entrée en vigueur de la nouvelle législation européenne qui permet de poursuivre les délinquants de la route au-delà des frontières nationales, et la coopération qui permet de faire recouvrer les amendes pour les infractions commises dans un autre pays, participent à cette amélioration.
    Le rapport souligne toutefois que « le nombre de piétons tués décroît plus lentement que souhaité » et que « le nombre de victimes chez les cyclistes a augmenté, dû au fait qu'il y a plus de cyclistes sur les routes ».
    Il met aussi en évidence les disparités entre les Etats. La Belgique, avec 65 tués par million d'habitants, compte deux fois plus de morts sur son réseau routier que le Royaume-Uni (29 par million d'habitants). Le taux de mortalité routière reste très élevé en Roumanie (92 morts par million d'habitants), en Pologne (87), en Croatie (86 morts), en Bulgarie (82) et en Grèce (81). Les plus bas sont enregistrés en Suède (28) au Royaume-Uni (29) et en Espagne (37).
    La France, avec 50 morts par million d'habitants, et l'Allemagne (41) sont en dessous de la moyenne européenne (58).

  • Autriche : importante commande de bus Lion’s City pour Man

    Dr. Richard, deuxième entreprise de transport en bus la plus importante d'Autriche avec une flotte d'environ 800 véhicules, a commandé 64 autobus urbains Lion's City de Man. Dr. Richard exploite des autobus pour le compte de la société des transports viennois Wiener Linien.

    Les Lion's City sont des bus de 12 mètres, à plancher bas, de 87 places dont 34 assises et deux emplacements PMR. Ils satisfont aux normes Euros VI.

    Quinze Lion's City sont déjà en service sur le réseau de Wiener Linien entre Rennbahnweg et Prater. Le reste de la commande d’autobus sera livré en mai 2014. 

  • La Deutsche Bahn affectée par la météo et le contexte économique en 2013

    La Deutsche Bahn affectée par la météo et le contexte économique en 2013

    La compagnie ferroviaire publique allemande Deutsche Bahn a fait état le 27 mars de performances financières dégradées pour l'année 2013, en raison entre autres des dégâts causés par plusieurs événements climatiques et ce en dépit d'un nouveau record de passagers. Le patron de Deutsche Bahn, Rüdiger Grube, estime que le bilan 2013 diffère des exercices précédents, marqués par la cherté de l'essence qui avait poussé nombre de voyageurs à délaisser la voiture pour le train alors que tous les indicateurs financiers étaient à la hausse.
    L'exercice 2013 s'est soldé, lui, par un bénéfice net divisé par plus de deux, à 649 millions d'euros, contre 1,5 milliard l'année précédente. Le chiffre d'affaires est resté quasiment stable à 39,1 milliards d'euros, tandis que le résultat opérationnel Ebit ajusté a reculé de 17,4 % à 2,2 milliards d'euros.
    « La météo a été pour nous une vraie douche froide en 2013 », a souligné le patron de la Deutsche Bahn. Les violentes inondations dans une partie du pays au début de l'été et plusieurs épisodes de tempêtes ont coûté 200 millions d'euros à la compagnie. Elle évalue aussi à 110 millions d'euros le coût de la mauvaise conjoncture économique européenne et mondiale, à laquelle son activité de logistique et de fret est particulièrement sensible. Le transport de marchandises a fléchi de 1,5 % à 104,3 milliards de tonnes-kilomètre.
    En revanche, au chapitre des bonnes nouvelles, la DB a attiré un nombre record de passagers : 2,02 milliards de personnes (+42 millions de voyageurs par rapport à 2012).
    La compagnie ferroviaire estime profiter de nouvelles tendances générales sur la mobilité des personnes, qui montrent des ventes de voitures laborieuses et une désaffection pour les vols domestiques. Cette année, Deutsche Bahn espère renouer avec une hausse de son chiffre d'affaires, à environ 41 milliards d'euros, aidée entre autres par une amélioration de la conjoncture économique.

  • Hongrie : Budapest inaugure une quatrième ligne de métro

    Une quatrième ligne de métro a été inaugurée le 28 mars à Budapest, aboutissement d'un projet de 1,5 milliard d'euros lancé officiellement en 1998.

    Les dix stations de la nouvelle ligne, longue de 10,5 km, seront desservies par des rames du constructeur français Alstom. Le tunnel a été conçu par l'autrichien Strabag et le français Vinci, tandis que la construction a impliqué une multitude d'entreprises hongroises, autrichiennes, allemandes et japonaises.

    Le métro de Budapest, construit en 1896, a été le premier du continent – après Londres – et a été inscrit en 2002 à la liste du patrimoine mondiale de l'Unesco.

    Les lignes 2 et 3 ont été respectivement mises en service en 1970 et 1976.

    Le projet a été entravé par des querelles politiques entre l’actuel maire conservateur de Budapest, Istvan Tarlos, au pouvoir depuis 2010, et son prédécesseur de gauche, Gabor Demszky, entre 1990 et 2010. Ce dernier a accusé son successeur et le gouvernement, au pouvoir depuis 2010, d'avoir retardé le projet, dont la livraison était prévue en 2012.

  • Pérou : les espagnols ACS et FCC construiront la ligne 2 et une partie de la 4 du métro de Lima

    Un consortium mené par les groupes espagnols ACS et FCC a remporté un contrat de 3,9 milliards d'euros pour la construction de la ligne 2 du métro de Lima ainsi qu’une partie de la ligne 4, ont annoncé le 28 mars, les deux groupes.

    Le consortium, nommé Nuevo metro de Lima est mené par Dragados et Iridium, filiales d'ACS, le numéro un espagnol du BTP, et par FCC à travers sa filiale Vialia. Il associe également deux groupes italiens, Impregilo et Ansaldo, ainsi que l'entreprise péruvienne Cosapi.

    Le projet doit durer cinq ans pour la phase de construction – générant plus de 3 000 emplois –, suivis de 30 ans d'exploitation.

    La ligne 2, d'une longueur de 27 kilomètres, traversera Lima sur un axe est-ouest depuis le district de Ate jusqu'à Callao, le port de Lima où FCC effectue déjà des travaux. Une fois en service, elle devrait être empruntée par 600 000 personnes chaque jour qui devraient gagner jusqu'à une heure et demie par rapport à leur trajet actuel, en voiture, qui prend 2 heures 20.

    La ligne 4 reliera, elle, la capitale à l'aéroport sur huit kilomètres.

    ACS et FCC totalisent « de nombreuses références en matière de construction et d'exploitation de lignes de métro » à travers le monde, notamment à New York, Toronto, Panama, Londres, Copenhague ou Rome.

  • Le Canadien National remplace sa flotte de wagons-citernes DOT-111

    Le Canadien National remplace sa flotte de wagons-citernes DOT-111

    Le Canadien National (CN), la compagnie des chemins de fer nationaux du Canada a annoncé le remplacement de ses 183 wagons-citernes DOT-111 servant au transport du carburant diesel, après une série d’accidents industriels. Ces wagons-citernes ont été impliqués dans plusieurs accidents, dont celui ayant causé la tragédie à Lac-Mégantic en juillet dernier.

    « Selon le CN, la conception des wagons-citernes est l’un des principaux problèmes systémiques liés à l’accident de Lac-Mégantic. La question de la robustesse des wagons-citernes est au cœur du débat, et l’Association of American Railroads, dont le CN fait partie, se penche sur cette question dans de récentes recommandations qui demandent la modernisation ou l’élimination graduelle des vieux wagons DOT-111 utilisés pour transporter les liquides inflammables, et le renforcement des normes liées à la construction des nouveaux wagons citernes », a déclaré le PDG du CN, Claude Mongeau.

    D'ici la fin de l'année, le CN remplacera 40 wagons DOT-111, dont il est propriétaire, par des wagons neufs. Les 143 autres wagons DOT-111, qui sont loués, seront aussi remplacés dans les quatre prochaines années.

  • TER : le Régiolis homologué

    TER : le Régiolis homologué

    Alstom a obtenu l’autorisation de mise en exploitation commerciale (Amec) délivrée par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) de Régiolis, son train régional de dernière génération issu de la gamme Coradia. Cette homologation, processus au cours duquel interviennent aussi Eurailtest, Certifer, RFF et SNCF, « couvre l’ensemble des Régiolis commandés à ce jour par 12 régions» précise un communiqué d’Alstom du 24 mars. Cette autorisation ouvre la voie aux premières mises en service commercial dès le 22 avril en Aquitaine, Lorraine, Alsace et Picardie.

    10 rames Régiolis de présérie ont effectué 350 000km durant 1 400 jours de tests cumulés. Une cinquantaine d’ingénieurs et techniciens spécialisés d’Alstom se sont relayés « pour mener à bien ces essais et répondre aux 10 000 exigences françaises et européennes nécessaires pour faire circuler en toute sécurité les Régiolis sur le réseau ferré national » précise le communiqué d’Alstom.

  • « On pourrait confier  la taxe poids lourds aux régions »

    « On pourrait confier la taxe poids lourds aux régions »

    Pour Hervé Mariton, la sous-estimation de la dimension politique ou sociale de l’écotaxe a conduit à l’impasse. Pour en sortir, Hervé Mariton suggère une régionalisation d’une taxe dont le principe n’est pas absurde. Ville, Rail & Transports. Comment a-t-on pu arriver à un tel fiasco sur l’écotaxe ?
    Hervé Mariton. Après coup, on peut identifier au moins quatre erreurs. La première est d’avoir imaginé qu’il s’agissait d’un sujet technique. La deuxième, d’avoir renoncé à l’expérimenter. La troisième, d’avoir probablement dupliqué un peu rapidement en France un système au seul motif qu’il avait été développé à l’étranger par des entreprises françaises. La quatrième erreur, c’est de l’avoir dupliqué sans tenir compte d’éléments qui, en particulier en Allemagne, contribuent à l’acceptation du système.
    Aucune de ces erreurs, sur lesquelles je reviendrai tout à l’heure, ne démolit l’idée. Je continue de penser que, dans la rubrique de la fiscalité écologique, la taxe poids lourds est loin d’être la plus absurde. Mais ces erreurs combinées ont évidemment rendu les choses plus difficiles.
    On peut en trouver d’autres. S’y est ajouté, je le dis avec beaucoup de pudeur, un dialogue pas tout à fait mature avec le monde professionnel des transporteurs routiers. La relative facilité avec laquelle les gouvernements successifs ont convaincu les transporteurs routiers a sans doute endormi ces gouvernements. Ils se sont dits : on avait l’impression que ce serait difficile avec les transporteurs, nous avons trouvé un accord assez facilement avec certains d’entre eux, les plus puissants, et l’affaire est réglée… Mais ce n’est pas le cas.

    VR&T. Le principe faisait quasiment l’unanimité politique ?
    H. M. A propos de l’unanimité, je dirai deux choses. On l’invoque à propos de la taxe poids lourds, en la liant au Grenelle de l’environnement. Mais je rappelle que le texte a été voté en 2006, dans la loi de finance rectificative… Tout le monde dit qu’il a été voté en 2009, mais c’est faux ! La confusion sur le calendrier en dit long sur la méconnaissance du dossier.
    Et l’unanimité qu’on invoque toujours à propos du Grenelle me fait penser à un principe talmudique, qui dit que quand quelqu’un a été condamné à l’unanimité il est innocenté… parce qu’une délibération prise à l’unanimité est une délibération mal éclairée. Cette idée n’est pas absurde.

    VR&T. Il ne s’agit pas d’un dossier technique, disiez-vous pour commencer.
    H. M. Pour être modeste, je dois reconnaître que le grand raisonnement que je vous fais, je ne suis pas sûr de l’avoir tenu en son temps ! Au moins suis-je capable de l’élaborer davantage aujourd’hui. Les questions de transport intéressent les gens, les portiques manquent singulièrement de discrétion, et cela touche à la problématique globale du péage, qui passionne les gens. Les gens peuvent se dire : ça démarre avec les poids lourds, est-ce que ça ne va pas me tomber sur la figure ensuite ? Imaginer que ce sujet n’intéresserait pas, et pouvait être cantonné à un dossier entre les transporteurs et les pouvoirs publics et que, la FNTR ayant trouvé un accord assez facile avec les pouvoirs publics, il n’y avait pas de sujet, c’était une erreur. « Les routiers sont sympas », ne l’oublions pas, et le transport routier, même s'il n'est pas politiquement correct, a une place — tout comme les cheminots — dans l'univers collectif. Ce sont des fonctions sensibles. Les gens savent qu'il peut y avoir des blocus. Ce qui concerne les routiers ne concerne pas que les routiers.

    VR&T. Vous regrettez aussi l’absence d’expérimentation.
    H. M. Jean-Pierre Raffarin avait introduit dans la constitution la possibilité d'expérimenter. Je pense qu'on n'en a à peu près jamais tenu compte. Prenez le RSA, il a été généralisé sans évaluation sérieuse de l'expérimentation. La loi avait prévu une expérimentation de la taxe poids lourds en Alsace. Elle n'a jamais eu lieu. C'est dommage.
    Je me demande d’autre part, c’était ma troisième remarque, pourquoi Jean-Louis Borloo a été convaincu de mettre en place ce système. Les raisonnements sur le paiement des externalités ou sur le fait que les transporteurs étrangers participent ainsi au paiement sont connus. Certes, mais on aurait pu imaginer d'autres systèmes. Une vignette, que sais-je ? Si on a retenu celui-ci, je pense que c'est largement parce qu'il existait à l'étranger, en Slovénie et en Allemagne. On était rassuré parce que la technique existait ailleurs. Et Vinci était l'opérateur du système allemand. Mais en Allemagne, j’en viens à mon quatrième argument, il y a un plus grand nuancement qu'en France, avec une prise en compte des poids lourds à partir d'un tonnage plus important. Et puis, il y a un retour aux transporteurs, pour les encourager à moderniser leur parc. Toutes pratiques qui n'ont été ni proposées ni décidées en France, parce qu'on était dans un enjeu immédiat de financement de l'Afitf.
    Au passage, je remarque qu’en donnant raison aux revendications des parlementaires bretons, qui ont obtenu un tarif avantageux pour les régions périphériques, cela a aussi contribué à abîmer la légitimité de la taxe poids lourd dans les mêmes régions. Le gouvernement avait accepté un affaiblissement.

    VR&T. Comment sortir maintenant de l'ornière ?
    H. M. La réponse est quelque part dans les éléments d'analyse que je vous donne. Il faut laisser passer la chaleur. Je suis partisan de dire, à un moment : on se pose, on regarde. Ce n'est tout de même pas stupide, comme dispositif.
    On peut – je ne dis là rien d'original – exonérer les premiers kilomètres, ne pas prendre en compte les poids lourds en deçà d'un tonnage déterminé initialement, mais cela rapportera très vite beaucoup moins d'argent. Il y a tout de même beaucoup de trafics de moins de 50 km. Et puis, on peut ne pas faire payer en deçà de 50 km dans la Drôme, mais en Ile-de-France, si on fait cela, on ne fera pas payer grand-chose.
    En fait, on pourrait confier cet impôt aux régions, et les laisser décider. Ce serait peut-être une manière intelligente de prendre le sujet, compte tenu des responsabilités des régions en manière de transport… Sauf que les régions n'ont pas de réseau routier. On atteint les limites de notre système de décentralisation. Le déléguer aux départements, cela n'a pas beaucoup de sens en termes de cohérence de la politique de transport. La maille est, raisonnablement, une maille régionale. Il y a une syndication à faire, au sens des régions chef de file des transports, j'anticipe un peu sur l'évolution la décentralisation telle que l’imagine l'actuelle majorité. Dans le système, le ferroviaire revient aux régions, et les routes aux départements, mais globalement ce rôle de chef de file revient aux régions. On pourrait faire en sorte que les départements perçoivent comme prévu cet impôt, mais que la politique de cet impôt soit défini par les régions.

    Propos recueillis par François Dumont

  • Expérimentation de radars fixes « double face »

    Un nouveau radar fixe dit à « double face » qui permet de flasher les deux plaques d'immatriculation d'un véhicule va être expérimenté cette année, a annoncé un responsable de la sécurité routière dans un entretien au Parisiendu 27 mars.
    « Nous allons expérimenter cette année quatre radars fixes double face qui permettront de flasher la plaque avant et la plaque arrière du véhicule », a annoncé Henri Prévost, délégué interministériel adjoint à la Sécurité routière. « L'objectif est de réduire le nombre de flashs qui ne produisent pas de PV parce que la photo n'est pas exploitable », a-t-il précisé.
    A propos des radars mobiles indétectables mis en service en 2013, le responsable de la sécurité routière a estimé que c'était « un outil performant qui est beaucoup plus dissuasif que les radars fixes car cela incite les conducteurs, quelle que soit la route sur laquelle ils circulent, à respecter les limitations ». Et d'ajouter : « D'ici à l'été, ces appareils seront déployés dans tous les départements et 300 voitures en seront équipées d'ici à 2015. »

  • Snapcar (VTC) remporte un contrat avec la SNCF

    La société de voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) Snapcar a annoncé le 26 mars avoir remporté un contrat avec la SNCF pour transporter des passagers depuis quatre gares à Paris et en région parisienne. Elle prendra en charge les voyageurs partant ou arrivant des gares de Paris-Nord et Paris-Saint-Lazare, mais aussi de Marne-La-Vallée-Chessy TGV et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, selon un communiqué.
    Ce contrat est valable 12 mois et pourra être renouvelé pour une année supplémentaire. Snapcar espère réaliser dans le cadre de ce contrat 2 000 courses par jour à compter du mois de juin, un chiffre qui devrait augmenter par la suite, en sachant que le prix moyen d'une course est de 20 euros.
    Le service « porte à porte » de la compagnie ferroviaire publique française permet à ses clients de réserver un taxi ou une voiture avec chauffeur pour se rendre à la gare ou pour rentrer chez eux.