Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le quatrième paquet ferroviaire avance

    Le volet technique du 4e paquet ferroviaire européen a été bouclé mi-mars à Bruxelles par les ministres des Transports de l’Union européenne. Ce volet définit un nouveau rôle pour l’Agence ferroviaire européenne basée à Valenciennes, qui délivrera dans le futur les certificats de sécurité et autorisations de mise en circulation du matériel roulant. Les Etats ont toutefois veillé à ce que le travail se fasse en étroite coopération avec les agences nationales de sécurité. Ils ont aussi défini un régime de responsabilité qui obligera l’Agence à coopérer avec les autorités judiciaires nationales en cas d’enquête suite à un accident. Un point important aux yeux des Français.

    Reste maintenant à passer l’étape suivante : la négociation avec le Parlement européen pour parvenir à un texte définitif. Les discussions devraient commencer au second semestre de cette année.

    Les ministres ont également donné leur feu vert à Shift2Rail, un futur partenariat public-privé dans la recherche ferroviaire, qui sera financé à hauteur d’environ un milliard d’euros jusqu’en 2024 (450 millions de la part de l’UE, 470 millions de la part du secteur privé). Des entreprises comme Alstom, Thales et la SNCF participeront. Les travaux commenceront en 2015.

    Isabelle SMETS

  • SNCF. Nouveau tassement de la CGT, progression de l’Unsa

    Bougé sensible sur la nouvelle photo de groupe issue des élections… professionnelles à la SNCF ce jeudi 20 mars. En la comparant à celle de 2011, on constate que l’Unsa affiche la meilleure progression (+1,50 point) et assure son rang de premier syndicat réformiste avec une CFDT qui grimpe pour sa part de près d’un point.
    Tandis que, du côté des OS dures, la CGT continue à se tasser cette fois de près de deux points. Une tendance de fond qui lui laisse toujours sa place de premier syndicat de l’entreprise. SUD-Rail maintient son installation en troisième position.
    Quant à l’alliance des petits FO-First-CGE, elle reste à nouveau juste en dessous de la toise qui lui aurait permis d’être sur cette photo, n’atteignant pas les 10 % nécessaires pour être représentative.
    Reste que le flou sensible tient aussi à la plate-forme unitaire constituée mi-janvier par deux OS dures + un syndicat réformiste sur la réforme du système ferroviaire. Elle réunit 75 % des votants tandis que la CFDT a préféré la course en solitaire. CGT, SUD-Rail et Unsa ont en effet décidé de se faire entendre d’une même voix pour faire amender le projet de loi qui doit être examiné le 16 juin prochain par les députés. Rappelons qu’il prévoit la création d’un Epic « mère » SNCF coiffant deux Epic « filles » : SNCF Réseau, le gestionnaire de l’infrastructure (rapatriant l’actuel RFF) et SNCF Mobilités, l’exploitant ferroviaire. Ce grand remaniement doit aussi assainir le système (qui affiche une dette au bas mot de 40 milliards d’euros et préparer l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs telle qu’elle est exigée, à plus ou moins long terme, par la Commission européenne.
    Des changements qui soulèvent parmi les cheminots l’inquiétude de voir remis en cause leur statut avec l’établissement d’une convention collective commune aux travailleurs du rail du public et du privé. Ceci à l’heure où l’entreprise à la recherche de gains de productivité s’est aussi engagée dans un plan de rigueur budgétaire. Les élections internes du 20 mars étaient destinées à élire leurs représentants aux CE et leurs délégués du personnel. Pour des mandats exceptionnellement limités à deux ans en raison des changements de configuration à venir de l’entreprise. A noter une baisse de plus de 4,8 % de la participation au scrutin. Elle s’établit, avec 164 512 inscrits à 69,37 %. La manifestation nationale du 22 mai décidée ensemble par la CGT, l’Unsa et SUD-Rail sera un nouvel indicateur de la mobilisation des cheminots.

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  • SNCF. Pierre Messulam au Transilien, Alain Garde à Boston

    Pierre Messulam a été nommé directeur général adjoint de Transilien SNCF, auprès de Bénédicte Tilloy directrice générale. La nomination, qui date du 1er février, a été rendue publique le 20 mars. Pierre Messulam a pour mission, selon un communiqué de la SNCF, « de refonder les méthodes d’exploitation spécifique aux zones denses caractéristiques de l’Ile-de-France et d’engager, avec RFF, le plan de fiabilisation Infra, un programme de travaux massifs de remise en état du réseau francilien. » Il doit également « élaborer la planification stratégique des investissements (renouvellement de parc, création de nouvelles lignes, articulation avec les projets du Grand Paris) ». Ancien directeur de la Stratégie ferroviaire et de la régulation, à la direction générale de la SNCF entre fin 2010 et janvier 2014, directeur du projet TGV Rhin Rhône entre 2004 et 2010, Pierre Messulam est au sein du groupe SNCF depuis 1989. Il assurera dans ses nouvelles fonctions l’intérim à la tête de la mission Grand Paris de la SNCF. Son titulaire, Alain Garde, a été mis à disposition de Keolis pour préparer l’exploitation du réseau de Boston. La mission d’Alain Garde porte particulièrement sur les infrastructures et leur maintenance. Elle s’achève le 1er juillet date à laquelle commence, après cette phase dite de « mobilisation », l’exploitation par Keolis du réseau de banlieue de Boston.
    F. D.

  • Pérou : un consortium italo-espagnol seul en lice pour le métro de Lima

    Le 28 mars doivent être ouverts les plis de l'appel d'offres lancé pour la… ligne 2 du métro de Lima. Seul a déposer sa candidature : un consortium composé d'Ansaldo et Improgilo (Italie) ainsi que des entreprises de BTP espagnoles FCC et ACS. Le marché de 4,2 milliards d'euros consiste en la construction de 35 km de ligne en souterrain avec un matériel roulant que fournirait Ansaldo. Le trafic journalier sur cet axe est-ouest serait de 600 000 voyageurs. Arrêté en 2010, le plan d'extension du métro de Lima comprend 6 lignes dont la 1 est déjà en service.

  • Faiveley devrait annoncer un chiffre d’affaires très faible

    L’équipementier ferroviaire Faiveley Transport devrait annoncer une évolution « quasi nulle » de son chiffre d’affaires pour l’exercice 2013-2014, qui sera clos fin mars, alors qu'il tablait encore fin janvier sur une progression allant de 0 à 3 %. Cette annonce a provoqué, le 21 mars, une chute valeur de l’action de 10,58 % à 55,55 euros, dans un marché pourtant en hausse de 0,38 %.

    Faiveley explique ses mauvais résultats par « les décalages de cadencement des livraisons de certains grands projets, observés depuis plusieurs trimestres, [qui] se sont accentués ces deux derniers mois ».

    En novembre 2013, le groupe avait déjà déçu les investisseurs en annonçant que sa marge opérationnelle pourrait s'établir en légère baisse sur l'année. Faiveley a précisé qu'elle devrait en fait s'établir entre 9 % et 10 %, du fait des provisions qu'il va devoir passer sur certains projets et d'une « moindre efficacité opérationnelle ».

    Au premier semestre, le résultat opérationnel du groupe s'était élevé à 46,2 millions d'euros et représentait 10,1 % du chiffre d'affaires. Il était encore de 51,4 millions d'euros (soit 11,1 % du chiffre d'affaires) un an plus tôt.

    Le groupe, jugé néanmoins solide par les analystes, se dit toutefois « confiant dans sa croissance à moyen et long terme », grâce à un carnet de commande en forte progression.

  • Transdev se sépare de sa filiale belge

    Transdev se sépare de sa filiale belge

    Transdev, filiale de la Caisse des dépôts et de Veolia Environnement, a annoncé le 20 mars la cession de sa filiale belge Veolia Transport Belgium (VTB) à un consortium composé du fonds d'investissement Cube Infrastructure et de Gimv, une société d'investissement.
    « Dans le cadre de son plan de redressement et de désendettement, le groupe Transdev vient de finaliser la cession de sa filiale en Belgique à un consortium composé de Cube Infrastructure et de Gimv », indique le groupe de transport public dans un communiqué. Il précise que « cette transaction s'inscrit dans le cadre du plan stratégique mis en œuvre en mars 2013 par Transdev – portant à la fois sur le métier, l'économie et l'organisation – et qui prévoit un recentrage du groupe sur 17 pays clés. Ainsi, avec la cession de VTB, Transdev franchit une nouvelle étape […] après la vente de l'Europe centrale et orientale ».
    « Cette opération permet de contribuer au redressement du groupe et notamment à son désendettement », précise le PDG du groupe Transdev, Jean-Marc Janaillac, cité dans le communiqué.
    Selon Transdev, VTB est le plus grand opérateur indépendant de bus en Flandre et fournit des services de transport principalement aux autorités régionales de transport public. VTB exploite des lignes régulières urbaines et interurbaines gérées par ces dernières, ainsi que du transport scolaire, transport de personnel et services d'autocars. En 2012, l'entreprise belge a réalisé un chiffre d'affaires de 94 millions d'euros et employait 1 100 collaborateurs pour une flotte d'environ 680 véhicules.

    Pour en savoir plus :

    Retrouvez le dossier de Ville, Rail & Transports n° 562 (avril) sur « Keolis, Transdev, RATP Dev. La guerre des trois »

  • Jean Ghédira, directeur d’Intercités

    Jean Ghédira, directeur d’Intercités

    Directeur régional SNCF Languedoc-Roussillon depuis avril 2010, Jean Ghédira quitte son poste pour rejoindre Intercités dont il devient le directeur. Il avait été, en 2009-2010, directeur Eco-mobilité et Innovation de SNCF Proximités et PDG d’Effia, après avoir passé neuf ans comme directeur de la communication chez Keolis.

  • Odile Fagot rejoint RFF

    Odile Fagot rejoint RFF

    Directrice régionale SNCF Nord-Pas-de-Calais depuis quelques mois, Odile Fagot devient directrice générale adjointe Finances et achats à RFF. L’ancienne directrice financière de Transilien puis directrice comptable du groupe SNCF retrouve ainsi son domaine de prédilection. Rappelons qu’elle avait aussi dirigé les Corail Intercités de 2004 à 2009, avant de prendre la direction régionale de Paris-Est de 2009 à 2012.

  • L’activité de MyFerrylink de nouveau menacée

    Eurotunnel a prévenu le 21 mars qu'il serait contraint de retirer ses trois ferries MyFerrylink entre Calais et Douvres, si les autorités britanniques de la concurrence renouvellent en mai l'interdiction pour les navires de l'ex-SeaFrance d'accoster dans le port du Kent.
    Le gestionnaire du tunnel sous la Manche réagissait ainsi à la nouvelle prise de position de la Commission britannique de la concurrence qui avait ce même jour réaffirmé qu'elle est compétente pour se prononcer sur le dossier de l'acquisition et de l'exploitation par Eurotunnel sur la liaison Calais – Douvres de trois navires acquis auprès de SeaFrance après la liquidation judiciaire de cette compagnie de ferries.
    Pour Eurotunnel, « la position de la Commission de la concurrence britannique est totalement contradictoire avec celle exprimée auparavant par l'Autorité de la concurrence française » qui avait validé l'acquisition en 2012 par Eurotunnel des trois des ferries de l'ancienne compagnie SeaFrance qui ont été loués à MyFerryLink. La commission britannique devrait trancher d'ici début mai.
      
         

  • Grand Paris : la SGP choisit Systra et Atelier Barani pour le site industriel de Vitry

    La Société du Grand Paris a choisi le groupement Systra et Atelier Barani pour réaliser les études de maîtrise d’œuvre du premier site de maintenance des infrastructures (SMI) de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, à Vitry-sur-Seine. Selon un communiqué de la SGP du 23 mars, le groupement aura « en charge la conception et le suivi de la réalisation du SMI, dans le respect de la charte urbaine, paysagère et architecturale élaborée avec le concours de Barton & Willmore International, architectes conseil de la SGP depuis mai 2012 ».

    Le site industriel de Vitry-sur-Seine sera mis en service « à horizon 2020 ». Selon la SGP, à terme, le fonctionnement de ce site représentera 250 emplois. Le SMI « s’ancrera dans le territoire et le paysage du Grand Paris tout en en accompagnant la mutation de la ZAC des Ardoines ». La SGP veillera, comme pour les projets des gares, ou celui du site de maintenance du matériel roulant de Champigny-sur-Marne, précédemment confié à Egis et Richez Associés, « à associer les territoires et leurs élus à son élaboration, tout au long du processus de conception ».