Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Une énorme refonte horaire des trains en préparation

    La Direction des circulations ferroviaires (DCF), qui a lancé un appel d’offres européen pour choisir son nouveau class= »rtejustify »>
    système de construction des horaires, est en train d’examiner les candidatures. Son choix devrait être fait cet été.

    L’objectif est de refondre totalement les horaires en 2017. La mise en service de quatre lignes nouvelles aux quatre coins du territoire à ce moment-là (seconde phase de la LGV Est, Tours –  Bordeaux, contournement Nîmes-Montpellier, Bretagne – Pays de Loire) impose effet de revoir toute la trame et de mettre en correspondance les TGV et les TER.

    La DCF souhaite donc disposer d’un outil informatique nouveau, plus performant, pour tracer les horaires des trains et remplacer son système actuel qui date des années 80.

    « Nous sommes en train de regarder à quelle vitesse nous allons monter en puissance sur ce sujet », indique Jean-Claude Larrieu, le directeur de la circulation ferroviaire. Pour ne pas essuyer les plâtres avec le futur outil informatique et risquer le big-bang, les agents de la DCF vont mettre au point les nouveaux horaires en utilisant leur ancien système jusqu'en 2017. Ils ne commenceront vraiment à travailler avec le nouvel outil informatique qu’à partir de 2018. Au total, 50 millions d'euros seront dépensés en cinq ans dans le cadre de ce renouvellement des outils.

    [email protected]

     

     

  • Christian Favier veut sauver le Val-de-Marne

    Vent debout contre la suppression des départements de petite couronne annoncée par le Premier ministre dans la class= »rtejustify »>
    foulée de la loi Mapa. Christian Favier, président (PC) du conseil général du Val-de-Marne, en présentant ses vœux à la presse, a vivement attaqué la réforme en cours. Selon lui « il ne s’agit plus d’une nouvelle étape de décentralisation, mais bien d’un plan de reconcentration massif des collectivités locales et des services publics locaux. On évoque des fusions de région, des suppressions de département, et on confirme la disparition des intercommunalités sur le territoire des métropoles ». Ainsi, a-t-il poursuivi, « le Val-de-Marne serait, sans aucune concertation, sans aucun dialogue avec les élus ou avec la population, condamné à disparaître très rapidement, intégré de force dans la métropole du Grand paris ». Christian Favier dénonce la « précipitation », « l’improvisation »  et « l’incohérence » de la réforme territoriale.

    L’Assemblée départementale a donc décidé à l’unanimité, le 27 janvier, de mettre en place une mission d’information et d’évaluation sur la suppression des départements de petite couronne et sur l’organisation institutionnelle, mission composée de neuf membres élus à la proportionnelle qui rendra son travail en juin. Enfin Christian Favier s’est dit « particulièrement attentif à ce qu’aucune modification importante de notre organisation territoriale ne sont arrêtée sans un referendum ».

    S’agissant des transports, il a rappelé le rôle fédérateur qu’a joué le département pour promouvoir le réseau de transport du Grand Paris Express. « Que serait-il advenu d’Orbival, qui aujourd’hui est totalement inscrit dans le tracé du Grand paris Express, sans la mobilisation du département ? » 

    Francois DUMONT

  • Coup de blues à l’Atelier international du Grand Paris

    Etrange atmosphère, le 30 janvier, au conseil régional d’Ile-de-France, pour la journée organisée par l’AIGP consacrée aux class= »rtejustify »>
    « Systèmes métropolitains ». L’Atelier n’a plus de directeur général depuis que Bertrand Lemoine n’a pas été renouvelé. Quant au président, Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, chargé de Paris Métropole, il va lui aussi devoir s’en aller, Anne Hidalgo n’ayant pas jugé bon de faire figurer sur la liste socialiste du XXe arrondissement celui qui a tant fait pour la métropole du Grand Paris. C’est après les élections municipales qu’on saura qui présidera l’AIGP et qui sera nommé directeur général. Il n’y a pas que la double vacance à la tête qui se fasse sentir. Il va falloir repenser le rôle de l’AIGP. Après l’effervescence accompagnant en novembre 2010 la présentation des travaux Vers un grand système métropolitain, la récente journée de restitution des travaux – « Habiter le Grand Paris », en mars 2013 – montrait quelques équipes gagnées par le doute. Impression accentuée le 30 janvier, peut-être parce que l’on a pu revoir des propositions présentées hier sous le label Habiter revenir sous l’étiquette Systèmes. Comme la fermeture du périphérique au trafic automobile de Philippe Gazeau, ou le thème de l’Hotel Métropole de Dominique Perrault. Effet d’une belle continuité de pensée. Mais il paraît aussi que la rétribution des équipes n’est pas folichonne et que cela finit par peser. Signe de ce flottement, Rogers, qui faisait partie du conseil scientifique récemment renouvelé aurait jeté l’éponge. Mais d’où vient le blues ? Comme dit Christian de Portzamparc, « nous sommes les préposés aux choses vagues ». L’AIGP, selon David Mangin, ne pourra jamais rattraper le handicap face à la RATP, qui a lancé son métro avant que l’Atelier ait pu s’emparer des dossiers. Et les politiques, qui se plaignent nombre des équipes d’urbanistes et d’architectes, ne les écoutent pas. D’ailleurs, comme l’a fait remarquer Michel Cantal-Dupart, du premier conseil scientifique, en dehors de ceux qui étaient à la tribune, les élus brillaient par leur absence ou jouaient à un petit discours et puis s’en vont. On pouvait aussi relever une présence bien discrète du monde du transport (mis à part la SGP), alors que des sujets, neufs ou moins neufs, devraient l’interpeller. Christian de Portzamparc le déplore, « il n’y a pas d’intelligence commune, on continue à penser en silo ». Quant à la preuve que les politiques n’écoutent pas les équipes, c’est que les députés viennent de décider de créer une métropole du Grand Paris revenant au département de la Seine. Ils tournent ainsi complètement le dos aux réflexions de l’Atelier dont les équipes insistent sur le rôle de plus en plus moteur de la grande couronne, des lointains ou de la mégalopole. La métropole, sans même considérer la Seine et le Havre chers à Antoine Grumbach, relègue Saclay ou les aéroports en dehors de son périmètre. Donc, pour Roland Castro, c’est du « foutage de gueule ». Alain Amedro, vice-président du conseil régional chargé de l’Aménagement du territoire a eu beau, en conclusion, saluer la nouvelle période de l’AIGP qui s’ouvre (ou va s’ouvrir après les municipales), le fait qu’il se sente obligé de lancer « loin d’être moribonde, l’AIGP est bien vivante » en dit long.

    [email protected]

  • Hausse des tarifs de train en vue

    Les réformes du financement des énergies renouvelables en cours en Allemagne et en Europe amèneront une augmentation de class= »rtejustify »>
    10 % du prix des billets, a prévenu le président de la DB, Rüdiger Grube. Dans sa ligne de mire : la procédure engagée en décembre par la Commission européenne à l'encontre du système allemand d'aide aux énergies renouvelables. Mais aussi la réforme des règles européennes encadrant les aides publiques dans le domaine de l'énergie et de l'environnement. Cette réforme doit être adoptée très prochainement par la Commission européenne. Elle risque de mettre fin aux ristournes dont bénéficient les industries énergivores, dont fait partie la SNCF, l'un des premiers consommateurs d’électricité industriels en France.

    Nathalie STEIWER

  • Le plan de RFF pour réaliser 500 millions d’euros d’économies

    Après la SNCF qui a présenté cet automne son projet « Excellence 2020 », c’est au tour class= »rtejustify »>
    de Réseau Ferré de France de décliner le sien. Baptisé « Réseau 2020 », il doit permettre d’économiser 500 millions d’euros annuels à l’échéance 2020, dans le cadre de la réforme ferroviaire, grâce à la constitution du futur Gestionnaire d’infrastructures unifié (GIU).

    Ce GIU va rassembler les salariés de RFF, de SNCF Infra et de la Direction des circulations ferroviaires (DCF) pour donner naissance à SNCF Réseau. Soit 52 000 salariés au total.

    Sans attendre la future loi qui réformera le système (la première lecture devant l'Assemblée nationale est prévue le 16 juin), la SNCF et RFF ont déjà rapproché leurs structures pour travailler « dans une logique de coopération » et éviter les doublons, voire les blocages, qui handicapaient jusqu’alors leurs capacités d’action, selon les deux entreprises.

    Dans ce cadre, un comité national de coordination a été mis en place. Il regroupe les trois métiers classiques du futur GIU (l’ingénierie, chapeauté par Bernard Schaer, la maintenance dirigée par Christian Cochet et l’exploitation par Jean-Claude Larrieu), auxquels s’ajoutent un quatrième métier, l’accès au réseau, dirigé par Matthieu Chabanel, et une organisation spécifique à l’Ile-de-France menée par Yves Ramette. Le secrétaire général de RFF, Romain Dubois, ainsi que le (ou la) futur(e) directeur (trice) financier (ère) – le poste est actuellement vacant, et Jacques Rapoport, le président de RFF verrait bien une femme aux manettes – font aussi partie de cette instance.

    Trois leviers sont en train d’être mis en place pour réaliser les 500 millions d’euros d’économies envisagées. De nouvelles méthodes industrielles doivent ainsi contribuer à hauteur du tiers des économies attendues. Il s’agit notamment de moderniser le parc d’engins et de le rationaliser, de remplacer des installations vieillissantes (postes d’aiguillage, commandes centralisées du réseau…), de recourir à des innovations techniques (pour surveiller le réseau par exemple) ou encore de chercher à optimiser les capacités de l’infrastructure.
    Le second levier, « une politique industrielle innovante », doit apporter la moitié des gains d’économies envisagées. Les achats qui représentent 3,7 milliards d’euros, représentent un sujet majeur de ce point de vue-là.

    Enfin, troisième levier pour atteindre le programme d'économies, le rapprochement des structures doit donner lieu à des synergies et à la mutualisation des moyens.

    « Le travail pour partager ces objectifs avec les 2 000 cadres opérationnels a commencé à l’automne dernier », indique Jacques Rapoport. A partir de février ou mars, tous les salariés de RFF vont être invités à s’exprimer sur ces enjeux. « Nous avons pris le parti d’une démarche très participative, ajoute le patron de RFF. Le GIU arrêtera le projet courant du deuxième trimestre, une fois que toutes les observations seront remontées. » Le projet devra ensuite être présenté et discuté avec l’Etat.

    [email protected]

     

     

     

  • La publicité de Google paiera votre transport

    Le géant américain de l’internet, Google, vient de breveter au Etats-Unis un concept de publicité sur smartphones et class= »rtejustify »>
    tablettes dans laquelle le client potentiel se verra offrir tout ou partie de son transport jusqu’au point de vente de l’enseigne qui a acheté la publicité. Une manière pour l’annonceur d’être sûr que le client potentiel se rendra bien dans son magasin ou son restaurant, sans être en chemin distrait par un concurrent. Rien toutefois ne l’obligera à acheter, une fois sur place. Evidemment, l’offre de transport pourrait ne plus lui être proposée en fonction des achats réellement effectués. Mais rien n’empêchera de compléter son shopping une fois en centre-ville.
    Sans pouvoir imaginer toutes les implications de ce genre de publicité, ou ses limites vis-à-vis des législations propres à chaque pays, on ne peut s’empêcher de relier ces publicités d’un nouveau genre à l’intérêt et la présence de Google dans le transport. En effet, l’entreprise américaine a pris une longueur d’avance dans la cartographie numérisée d’une grande partie des zones urbanisées dans le monde. S’appuyant sur ces rues et routes « numériques », Google a conçu des prototypes de voiture sans conducteur. Et, en août dernier, Google a investi 270 millions d’euros dans l’entreprise Uber et ses VTC (véhicule de transports avec chauffeur), les nouveaux concurrents des taxis. Les pièces du puzzle sont là, une partie au moins. Bien malin qui pourrait prédire quelle forme elles prendront une fois assemblées.

    [email protected]

  • Le centre de désamiantage de la SNCF à Chalindrey prend du retard

    Le centre de démantèlement et de désamiantage inauguré début décembre 2013 par Guillaume Pepy à… class= »rtejustify »>
    Chalindrey en Haute-Marne prend du retard. Le site, qui sera exploité par Géowaste, filiale de SNCF Geodis, devait être opérationnel en janvier 2014. Il aura besoin d’au moins six mois de plus. Plus grave : l’entreprise de désamiantage n’a toujours pas été séléctionnée.

    En cause notamment, selon certaines sources, des problèmes de management et d'expertise au sein même de l'entreprise. « Le sujet est particulièrement complexe », rappelle-t-on. Les évolutions constantes de la législation très stricte dans ce domaine expliquent aussi ces retards. Elles font monter d'un cran, à chaque fois, les niveaux de prévention exigé sur et à proximité des chantiers.

  • Appel à candidature d’Amtrak et de la Californie pour des trains à grande vitesse

    Le 24 janvier, Amtrak et la California High Speed Rail Authority (CHSRA) ont lancé un appel à candidature portant sur la… class= »rtejustify »>
    fourniture de 43 rames à grande vitesse. Ces rames, qui devront accueillir de 400 à 450 voyageurs, doivent atteindre au moins 320 km/h (200 mph) pour les 15 destinées à la relation entre San Francisco et Los Angeles via le premier tronçon, actuellement en projet, du réseau de lignes nouvelles californiennes. Quant aux 28 rames destinées à Amtrak, en remplacement des actuels trains Acela Express sur le Corridor nord-est entre Washington DC et Boston, leur vitesse maximale ne sera que de 257 km/h (160 mph). C'est pourquoi les candidats devront avoir fourni du matériel ayant assuré un service commercial, depuis deux ans au moins, à des vitesses supérieures à 257 km/h.

    La CHSRA attend les offres d'ici le 17 mai en vue de désigner le constructeur du matériel roulant d'ici la fin de l'année. L'autorité responsable des trains à grande vitesse en Californie souhaite ainsi voir si les constructeurs de trains à grande vitesse ont déjà des solutions éprouvées pouvant satisfaire à la fois aux besoins à court terme d'Amtrak et aux besoins à long terme de la CHSRA avec peu ou pas de modifications.

    Amtrak et la CHSRA espèrent qu'une commande en commun de matériel roulant se traduira par une réduction des coûts d'acquisition et de cycle de vie. Alors que la Federal Railroad Administration (FRA) espère ainsi relancer la construction ferroviaire aux Etats-Unis en y encourageant l'établissement de constructeurs de trains à grande vitesse.

    [email protected]

  • SNC-Lavalin nouveau maître d’ouvrage délégué sur la Tangentielle Ouest

    SNC-Lavalin s’est vu attribuer le 28 janvier la maîtrise d'ouvrage déléguée pour la phase 1 du… class= »rtejustify »>
    projet Tangentielle Ouest. Les deux sections concernées sont d’une part la voie nouvelle de tramway (3,6 km) entre Saint-Germain-en-Laye-RER et Saint-Germain-en-Laye-Grande-Ceinture et d’autre part la « Virgule de Saint-Cyr » (0,7 km) entre saint-Cyr-RER et la Grande Ceinture. Ce contrat, d’un montant de deux millions d’euros, sera réalisé en comaîtrise d’ouvrage avec le Stif, RFF et la SNCF. Le début des travaux est prévu courant 2016 pour une mise en service fin 2018.

  • Ils ont dit

    « Passons de l'embouteillage géant au traitement différencié», propose… class= »rtejustify »>
    Nathalie Kosciusko-Morizet dans un entretien au JDD du 26 janvier, sur son programme transports à Paris. Car pour la candidate UMP, « La vocation de la ville n'est pas d'être un gigantesque circuit automobile ». L'ancienne ministre de l'Ecologie assure qu’elle veut d’ailleurs « expérimenter une piétonnisation partielle sur les quatre arrondissements du centre – les Ier, IIe, IIIe et IVe -, ainsi que sur les collines de Paris, la montagne Sainte-Geneviève, Montmartre, Belleville ». Pour ces quartiers, la députée de l'Essonne envisage de soumettre à « référendum » deux propositions :  soit « réserver l'accès aux véhicules des résidents et aux livraisons, comme à Rome, avec un service de navettes et des parkings en bordure ».Soit « faire un quartier tout électrique, c'est-à-dire réservé – hormis les résidents – uniquement aux véhicules électriques », ceci en excluant les grands axes.

    « Il ne suffit pas de s’intéresser aux chiffres de la croissance. Il faut s’intéresser à son contenu. Et dire que la croissance acquise aux dépens de l’environnement est un leurre, tant le coût de sa dégradation est énorme. », affirme Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie , à l’occasion de ses vœux le 29 janvier. Un discours axé sur sa volonté de « rendre visible, en 2014, le lien entre écologie et progrès, entre développement durable et justice sociale, entre transition énergétique et création de richesse ».

    « Dans une période de crise, il faut lutter contre toutes les inégalités tarifaires. Et le dispositif de l’aide aux irréguliers en est une. », estime Valérie Pécresse, dans une interview au Parisien le 30 janvier. La chef de file de l’opposition UMP au conseil régional d’Ile-de-France estime que 125 000 personnes en situation irrégulière bénéficient de 75 % de réduction sur leurs transports, ce qui évalue-t-elle, coûterait de 80 à 100 millions d’euros par an. « Je ne vois pas à quel titre un étranger en situation irrégulière peut bénéficier »de cette aide, lance Valérie Pécresse, qui poursuit :« n’importe quel habitant d’Ile-de-France a au mieux une prise en charge de 50 % de son pass Navigo par son entreprise. La plupart des demandeurs d’emploi et des travailleurs pauvres paient plein pot. Quelle est la logique de la région ? »

     

    « @vpecresseSuper découverte, après 10 ans d'existence du dispositif voté chaque année jusque-là par l'UMP. Electoralisme et lepénisation ! »C'est la réponse de Pierre Serne(EELV)(@PierreSerne), vice-président chargé des Transports au conseil régional d’IDF via Twitter, 30/01/14 17:01.

    « les propos de Valérie Pécresse sont choquants : que reste-t-il de républicain dans de tels propos ? Quand je pense que, pas plus tard qu’hier, Madame Pécresse envisageait l’espace d’un instant, de se revendiquer de Martin Luther King, je suis stupéfait ! La course à l’extrême-droitisation de l’UMP régionale et à la démolition stérile systématique ne fait pas un projet, ne construit pas le vivre ensemble et l’avenir, que seule notre majorité actuelle porte. » Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional d’IDF, se fend d’un long communiqué explicatif sur les ayants droits de la tarification sociale.

    Primo, L’article 123 de la loi SRU, impose aux autorités organisatrices de transport, la mise en place de tarifs sociaux – et particulièrement une réduction d’au moins 50 % sur les titres de transport. En 2004, le Stif et le gouvernement Raffarin ont décidé d’étendre l’aide aux bénéficiaires de la CMU-C et de l’Aide Médicale d’Etat (AME). « Il est donc surprenant que Valérie Pécresse demande de remettre en cause le droit à l’accès des personnes défavorisées aux transports consacré par la loi, ce qui n’est pas sans poser de problème quand cela vient d’une députée et ancienne ministre », écrit la région.

    Secundo, en 2012, le groupe UMP (conduit par Valérie Pécresse) a voté la reconduction des conventions relatives à la tarification sociale. Tertio, «  le chiffre de 125 000 bénéficiaires évoqué est faux. En 2013, il y avait moins de 110 000 bénéficiaires du droit à la réduction CMU-C et AME confondus, en comptant tous les membres des foyers. Au total la tarification sociale, dans son acception globale, bénéficie à 600 000 personnes, ce qui représentera pour la région un coût total de 82,3 millions d'euros en 2014. […] Le coût pour la région de la tarification sociale pour les bénéficiaires de l’AME est de 10 millions d'euros. L’UMP sous-entend que la tarification sociale pour les ayants droits au titre de l’AME leur confère des avantages supérieurs à ceux dont bénéficient l’ensemble des Franciliens. C’est parfaitement faux, les plafonds de ressources déterminant l’accès à cette tarification étant les mêmes pour tous les bénéficiaires. »