Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La SNCF sera jugée dans l’accident de supporteurs près du Stade de France

    La SNCF a été renvoyée en correctionnelle pour "blessures" et "homicides involontaires" dans l'enquête sur l'accident du RER B à Aubervilliers, en 2009, dans lequel deux supporteurs lillois avaient trouvé la mort en sortant du Stade de France.

    L'enquête, qui a pointé les contrôles insuffisants effectués par les agents SNCF, a établi une "faute caractérisée" de l'entreprise.

    Le 7 mars 2009, un enfant de 10 ans et un jeune de 18 ans avaient été tués et onze autres personnes blessées dans cet accident survenu sur les voies du RER B, entre Aubervilliers et Saint-Denis au nord de Paris. Ces supporteurs du Losc avaient emprunté un passage interdit aux piétons pour regagner leur bus stationné de l'autre côté du canal de Saint-Denis, après un match de Ligue 1 opposant Lille à Lyon. Ils avaient été heurtés par un RER roulant à vide.

    Selon l'enquête, une porte d'accès était restée ouverte et leur avait permis de gravir un escalier interdit au public avant de se retrouver sur les rails.

    Dans son ordonnance de renvoi en date du 15 octobre, dont l'AFP a obtenu copie, le juge estime que la SNCF a commis une "faute caractérisée", "en ne s'assurant pas que les grilles et portillons qui donnent accès aux voies ferrées étaient bien verrouillées".

    « Le procès aura lieu en 2014 », a précisé Me Laurent Guilmain, avocat de l'un des blessés. 

  • Ecomouv’ pourrait assumer un report de l’écotaxe jusqu’à la fin de l’année

    Ecomouv’ pourrait assumer un report de l’écotaxe jusqu’à la fin de l’année

    Interrogé le 29 janvier lors de son audition devant la commission parlementaire sur les conditions de mise en place de l'écotaxe… class= »rtejustify »>
    Giovanni Castellucci, l'administrateur délégué d'Autostrade, dont Ecomouv' est la filiale, a indiqué que la société Ecomouv' chargée de gérer cette taxe pourrait assumer un report « jusqu'à la fin de l'année » si le système est réceptionné. Le consortium est dans une situation financière difficile, a-t-il ajouté, car l'Etat n'a toujours pas réceptionné le système écotaxe, incluant portiques, bornes et système informatique, retardant pour au moins trois mois le versement du loyer mensuel de 20 millions d'euros.

    « On peut tenir plusieurs mois, il n'est pas impossible d'arriver jusqu'à la fin de l'année », a précisé Giovanni Castellucci. Le projet est aujourd'hui en danger parce que les créanciers n'ont pas de visibilité sur la mise à disposition du système qui aurait dû déjà être prononcée ». Huit banques – quatre allemandes, trois italiennes et une française – ont investi dans le projet, mais leurs emprunts ne seront garantis qu'avec la mise à disposition du système.

    « Aujourd'hui le dispositif est prêt, les tests se sont terminés avec succès, l'Etat dispose de tous les éléments pour la mise à disposition de ce dispositif », a plaidé de son côté le vice-président d'Ecomouv', Michel Cornil. « Nous sommes tous convaincus de la nécessité de faire des propositions le plus rapidement, il faut redonner à l'écotaxe du sens et la rendre acceptable », lui a répondu le rapporteur de la mission d'information, le député PS Jean-Paul Chanteguet.

    La remise du rapport de cette mission d'information, prévue en avril, conditionne le versement du loyer dû par l'Etat à Ecomouv'. Une période de suspension trop longue aurait notamment comme conséquence pour la société de renouveler le processus d'enregistrement des véhicules taxés, 200 000 l'étant déjà.

     

  • Meilleure régularité sur les grandes lignes, moins bonne en Ile de France

    Dix des 12 lignes ferroviaires identifiés comme "sensibles" par la SNCF en raison des retards accumulés ont nettement amélioré leur régularité en trois ans, indique le quotidien Les Echos, dans son édition du 28 janvier. « Trois ans après le lancement d'un "plan de renforcement de la qualité du service » sur ces 12 lignes qualifiés à l'époque de "malades" par le PDG, Guillaume Pepy, « dix affichent en 2013 une baisse des retards par rapport à 2010 », indique le quotidien qui cite la SNCF.

    Pour les liaisons nationales hors TGV concernés par le plan, « la régularité a progressé en moyenne de 1,4 point ». Ainsi, le Paris-Clermont arrive en tête des progrès (+5,7 points de régularité en trois ans), suivi des Paris-Caen-Cherbourg (+4,5 points), Paris-Orléans-Tours (+3,4 points) et Paris-Amiens-Boulogne (+1,6 point). Quant aux trains régionaux (TER), 93,6% des trains arrivent avec moins de 5 minutes de retard.

    En revanche, en région parisienne "les points noirs demeurent" notamment sur les lignes A et D du RER, « les deux seules lignes étiquetés comme sensibles en 2010 à n'avoir pas vu leur situation s'améliorer ».

    « La régularité s'est même dégradé sur la période, de 0,5 point sur la ligne A (à 82,5% en 2013) et de 3,3 points sur la ligne D (à 83,1%). 

  • Une boulangerie Kayser ouvre en gare d’Avignon-TGV

    Le célèbre boulanger Eric Kayser, qui a ouvert de nombreuses boulangeries en France et à l’étranger à son nom, ajoute un nouveau lieu à la liste : les gares.
    Celle d’Avignon-TGV vient, en effet, d’accueillir, le 28 janvier, le premier espace de restauration à l’enseigne des boulangeries Kayser. La création de ce point de vente est le fruit d’un partenariat, signé en novembre 2013,  entre Relay France et Gare & Connexions, la direction de la SNCF qui gère les espaces de ventes dans les gares de France. La boulangerie est ouverte 7 jours sur 7, de 5h30 à 21h30 du lundi au samedi, et à partir de 6 h le dimanche.
    Installés au niveau du hall de départs côté ouest, à côté du Relay, les 292 m² de ce nouvel espace de restauration sont divisés en trois parties : la boulangerie-petite restauration, le café-bar, et la salle. 
    Comme c’est l’usage pour chaque nouvelle boulangerie qu’il ouvre Eric Kayser créé un pain spécial propre à l’établissement. A Avignon-TGV, celui-ci s’appelle le Saint-Bénézet, du nom du fameux pont sur le Rhône dont il ne reste que quatre arches. Il offre des notes de miel et d'huile d'olive de Provence.
    Une deuxième boulangerie devrait ouvrir à la gare de Lille-Flandres au cours du premier semestre 2014.
     

  • Transport. Ceux qui comptent en Ile-de-France

    En Ile-de-France, tout change. La loi créant les métropoles a été votée fin 2013 et la métropole de Paris doit naître le 1er janvier 2016. L’allure qu’auront les transports a été clarifiée par les décisions de Jean-Marc Ayrault, le 6 mars dernier. Le Premier ministre a confirmé et phasé la réalisation du métro du Grand Paris Express, en l’englobant dans un Nouveau Grand Paris qui assure notamment le prolongement d’Eole à l’ouest et la rénovation de RER qui sont tous à la peine. Cependant les acteurs changent…  Bertrand Delanoë quitte l’Hôtel de Ville. Jean-Paul Huchon laisse planer le doute sur sa candidature à un quatrième mandat en 2015. Dans l’immédiat Philippe Yvin  doit remplacer Etienne Guyot à la tête de la SGP. Pierre Mongin, lui, espère bien être reconduit cette année à la présidence de la RATP. Les grands groupes de transport, de BTP, ou high-tech, nomment des délégués au Grand Paris, qui surveillent la métamorphose de la région capitale et tentent d’en tirer parti.
    Ville, Rail & Transports vous présente ceux qui comptent dans l’Ile-de-France des transports. Plus d'une quarantaine de personnalités ont été présentées dans le numéro de février de Ville, Rail & Transports. Nous poursuivons sur le site notre présentation. Une liste non exhaustive, qui a vocation à s’enrichir au fil du temps.

     

    •  Jean-Yves Le Bouillonnec. La langue châtiée, mais pas dans la poche

    •  Yves Ramette. Transfert de savoir-faire

    •  Christian Blanc. Plus fondateur qu’il n’y paraît

    •  Daniel Guiraud. Entre deux chaises

    •  Philippe Yvin. Il lui reste à faire le consensus

    • David Mangin. Entre les Halles et les Ardoines

    • Pierre Mansat. Le père de la métropole

    • Claude Bartolone. Direction Métropole

    • Pierre Veltz. Docteur Cluster

  • David Mangin. Entre les Halles et les Ardoines

    David Mangin. Entre les Halles et les Ardoines

    Architecte urbaniste, fondateur de l’agence Seura Après tout, le Grand Paris passe aussi par le centre de la capitale. La structure de la « Canopée » s’élève et, dans deux ans, David Mangin devrait avoir livré l’intégralité du quartier parisien des Halles (forum, jardins, voiries souterraines et secteur piétonnier) pour lequel Bertrand Delanoë l’a choisi comme coordonnateur en 2004. Lors de la consultation du Grand Paris, à partir de 2008, David Mangin développe une réflexion inédite sur les transports, les temps de déplacement et la logique résidentielle qui lui vaudra de participer au conseil scientifique de l’Atelier International du Grand Paris (AIGP). La même année, le travail de cet architecte et urbaniste né à Paris en mai 1949 a été couronné par le Grand Prix de l’Urbanisme. En 2009, l’agence Seura, qu’il dirige, a été retenue pour l’aménagement des Ardoines, territoire majeur du Grand Paris et de la zone Orly – Rungis – Seine Amont. Professeur à l’ENPC et à l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée où il dirige le master Métropoles, il est aussi membre des conseils scientifiques du service interministériel Plan Urbanisme Construction Architecture (Puca), et de la Fabrique de la Cité. C’est en 1983 qu’il a fondé l’agence Seura architectes urbanistes, avec Florence Bougnoux et Jean Marc Fritz, qui conçoit et réalise des projets urbains, comme, à Paris, la rénovation de la gare Denfert-Rochereau, la promenade Richard-Lenoir, la reconversion d’immeubles en logements sociaux ; à Marseille, l’entrée de la ville nord par l’A7 ; à Bordeaux, la rénovation du cours du Chapeau-Rouge ; à Lille, l’aménagement de la place des Buisses. David Mangin est aussi l’auteur de Paris/Babel, une mégalopole européenne, La ville franchisée, La ville passante. Il s’intéresse particulièrement aux conséquences du développement endémique des transports individuels sur l’aménagement des périphéries de villes.

  • Jean-Yves Le Bouillonnec. La langue châtiée, mais pas dans la poche

    Jean-Yves Le Bouillonnec. La langue châtiée, mais pas dans la poche

    Président du comité stratégique du Grand Paris « C’est bien ennuyeux », nous a dit Jean-Yves Le Bouillonnec, 63 ans, en évoquant le remplacement d’Etienne Guyot à la tête de la SGP. D’autres élus, certains de gauche comme lui, parlaient plutôt de « connerie ». Mais ils demandaient l’anonymat. Lui, il est monté au créneau. D’abord, fin 2013, lors de la réunion du Comité stratégique du Grand Paris, instance qu’il préside. Puis, début 2014, lors des vœux de la SGP. La première fois, il a fait part de son inquiétude : « Paris bruisse de rumeurs ». La seconde, quand tout semblait joué, manifestement ému, il a, dans un discours bien senti, chaudement félicité Etienne Guyot pour son action et l’a assuré de son « soutien ». Le comité stratégique de la SGP n’a pas été entendu, mais justement qu’est-ce que ce comité stratégique ? Une instance qui n’a peut-être pas de pouvoir, un « laboratoire », mais qui a de l’influence, puisqu’y siègent notamment des représentants des collectivités territoriales concernées par le nouveau métro. Les assemblées d’élus, Jean-Yves Le Bouillonnec connaît. Avocat, maire de Cachan depuis 1998, député socialiste du Val-de-Marne depuis 2002, vice-président de la Commission des lois, il a été le premier président de Paris Métropole (2009-2010). Partisan, à ce titre, d’une construction « collaborative » du Grand Paris. Il a manifestement apprécié le fonctionnement à l’unanimité de la SGP. On en est sorti. Et c’est bien ennuyeux.
     

  • Philippe Yvin. Il lui reste à faire le consensus

    Philippe Yvin. Il lui reste à faire le consensus

    Président pressenti du directoire de la SGP

      Depuis le 21 janvier, c’est fait. Le conseil de surveillance de la SGP a proposé de porter Philippe Yvin, 56 ans, à la présidence du directoire. Il lui reste à passer devant les commissions de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée nationale et du Sénat. Après quoi le gouvernement pourra le nommer. Il était depuis septembre 2012 chargé des collectivités territoriales et de la décentralisation au cabinet du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. On le présente généralement comme proche de Claude Bartolone. Il a été son directeur de cabinet quand ce dernier était ministre de la Ville (1998-2002), et le directeur général de services (DGS) de Seine Saint-Denis quand Claude Bartolone était le président du conseil général (2008-2012). Entre-Temps, Philippe Yvin a été DGS de l’Oise. Voulait-il le fauteuil d’Etienne Guyot ? Pas si sûr. Un élu de poids nous dit : il n’a pas fait campagne, il n’est pas venu me voir… à la différence d’une autre personnalité, qui, en mars 2013, avait fait la tournée coutumière et qui a bien failli être nommée. A Philippe Yvin, on prête parfois la volonté d’être directeur général des services de la future métropole du Grand Paris… en supposant que Claude Bartolone en prenne la présidence. Si la façon dont il a été nommé a pu choquer, la personne de Philippe Yvin ne suscite pas de réaction particulière. Des mauvaises langues disent qu’il ne connaît pas le métro. Mais ni Marc Véron ni Etienne Guyot n’étaient des spécialistes du dossier au moment de leur nomination. Et le futur président a la réputation d’être un grand travailleur. Cela dit, dans son dernier poste, auprès de Jean-Marc Ayrault, il a joué un rôle dans la rédaction définitive de la loi d’affirmation des métropoles (loi Mapa), qui n’a pas été appréciée des tenants, pour le Grand Paris, d’une métropole en version soft. Les élus attendront de lui qu’il sache faire le consensus.
     

  • Mobilité en entreprise. Carbox devient Ubeeqo

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    Afin d’assurer son développement à l’international, Carbox, spécialisé dans l’autopartage en entreprise qui a créé sa filiale Allemande en 2013 vient de changer de nom pour devenir Ubeeqo. L’objectif est aussi d’élargir la palette des offres à la mobilité multimodale. En sus de Bettercar, son offre de véhicules partagés en entreprise, la société créée il y a cinq ans veut promouvoir sa gamme Mobilities qui se décline désormais en 3 offres : benefit, une petite voiture de fonction associée à un crédit mobilité (train, location de voiture, taxi) ; Business, une plateforme de réservation unique pour les déplacements professionnels courte distance (autopartage, taxi, location de voiture…) et enfin, Mobilities Pass, à destination des collectivités territoriales souhaitant proposer à leurs administrés un point d’entrée unique de réservation et de paiement pour leurs déplacements privés courte distance. Ubeeqo, qui compte Veolia Environnement, Airbus ou L’Oréal parmi ses clients, affirme que plus de 80 000 salariés ont déjà accès à ses solutions de mobilité.