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Auteur/autrice : admin_lvdr
Marchés publics : le Parlement européen veut imposer la réciprocité
Donnant-donnant : le Parlement européen a adopté le 15 janvier une proposition… class= »MsoNormal »>
qui imposerait la « réciprocité » en matière de marché public. L'idée est de fermer les marchés européens aux pays eux-mêmes protectionnistes. Les industriels européens du rail plaident pour un tel texte, espérant ainsi une ouverture du marché ferroviaire japonais.
La « réciprocité » ne s'appliquerait toutefois que si le pays visé n'a pas adhéré aux accords internationaux sur les marchés publics et si une enquête de la Commission européenne prouve qu'il y a bien un « blocage. » Dans tous les cas, il faut encore convaincre tous les gouvernements européens d'approuver ce texte, ce qui sera dur aux vues des réticences britanniques, entre autres.
Nathalie SteiwerFret SNCF : toujours des pertes mais en recul
Des améliorations mais toujours dans le rouge. Selon Sylvie Charles, la directrice du pôle transport ferroviaire class= »rtejustify »>
de marchandises et multimodal, Fret SNCF a poursuivi son redressement en 2013 et améliorera ses résultats pour la quatrième année consécutive. 2014 devrait suivre la même tendance. « Je confirme le retour à l’équilibre fin 2015 », précise Sylvie Charles. Rappelons qu’en 2012, les pertes avaient atteint quelque 270 millions d’euros.Pour atteindre cet objectif, les charges vont encore être abaissées. Les coûts ont reculé de plus de 100 millions d’euros en 2013. Il faut encore aller plus loin sur les deux prochains exercices. « Nous travaillons sur tous les postes de coûts », indique Sylvie Charles. Fret SNCF comptait environ 8 000 agents à la fin 2013. En quatre ans, entre 800 et 1000 postes ont été supprimés. Le mouvement n’est pas fini, la direction de la SNCF estime qu’elle peut encore gagner en productivité sur plusieurs charges, dont les effectifs et le matériel.
Entre 2009 et 2011, la branche fret de la SNCF a cherché essentiellement à s’adapter à l’énorme diminution des volumes transportés. 2013 devrait voir l’activité se stabiliser autour des 21 milliards de tonnes-km enregistrés en 2012 (et 180 000 wagons chargés pour le multi-lots-multi-clients).
« Notre ambition ne se limite pas au redressement. Nous voulons être l'un des acteurs majeurs de la relance du fret ferroviaire en Europe, poursuit Sylvie Charles. « Nous en avons tous les moyens grâce à Fret SNCF redressé, VFLI et les Captrain. »
Selon elle, les activités étrangères de Veolia Cargo, achetées fin 2009, puis redressées en deux-trois ans, sont maintenant performantes. « En Allemagne, nous sommes numéro 2. En Italie aussi, nous avons une entreprise performante. Notre activité multimodale et les autoroutes ferroviaires font également partie des atouts », souligne Sylvie Charles pour qui le développement passe par l’international. Aujourd’hui, l’international représente 30 % de l’activité de Fret SNCF. En 2009, il était 5 points en dessous.
« Sur un marché domestique en décroissance, ce n’est pas la peine de s’acharner sur un certain nombre de zones. Le ferroviaire est pertinent sur les longues distances. Il faut chercher le rebond là où cela a du sens », indique encore Sylvie Charles.
L’offre multilot/multiclient est un succès, selon la patronne du fret à la SNCF : « Au fur et à mesure, nous avons amoindri nos exigences : nous avons arrêté de demander des prévisions trimestrielles à nos clients. Ils nous disent aujourd’hui qu’ils ont retrouvé une fiabilité qu’ils ne connaissaient plus depuis 1990. »
Désormais Fret SNCF veut offrir, sur ses parcours internationaux, les mêmes services que ceux mis en place sur le territoire français avec un suivi en temps réel et des engagements sur les délais. « Nous le faisons déjà sur les trajets franco-suisses. Nous avons également développé une offre de bout en bout sur Anvers et sur Cologne. Sur les autres axes, nous travaillons pour le faire », souligne Sylvie Charles.
Autre domaine d’amélioration : la maîtrise de la production qui se traduit par de meilleures rations d’utilisation des sillons réservés. : En 2009, ce ratio n’atteignait même pas 69 %. « Ce n’était pas pour entraver la concurrence mais c’était lié à notre mode de production », précise Sylvie Charles. Aujourd’hui, ce taux est passé à 85 %.
Marie-Hélène POINGT
Vague de rénovation pour les tram
C'est l'heure des grands travaux de révision pour les tramways de… Nancy, qui ont débuté fin octobre dernier. Arterail a livré le 8 janvier le premier véhicule révisé sur les 25 que compte l'agglomération du Grand Nancy. Six mois après le lancement du projet de grande révision, ce véhicule a quitté l'atelier Arterail de Vandœuvre-lès-Nancy avec un nouvel aménagement intérieur, de nouveaux écrans d'information voyageurs, ainsi qu'une nouvelle sonorisation. La révision de l'ensemble du parc devrait s'achever en 2015.
Le vieillissement de ces véhicules sur pneus, mis en service en 2000, est plus rapide que les trams sur rail. Mais la vague des rénovations atteint également ces derniers. Actuellement, Bombardier rénove les Breda du Mongy (Lille – Roubaix – Tourcoing, de 1994) et – avec ACC (Clermont-Ferrand) – les TFS 2 de Grenoble (1987), alors que Safra s’occupe des TFS de Nantes (1985).
Véhicules écolo : sobres et avec passagers !
Pour beaucoup de Français (et d’élus) la voiture écologique se résume à une motorisation électrique. Une acception bien trop… réductrice selon le rapport « Les nouvelles mobilités sereines et durables : concevoir des véhicules écologiques » que viennent d’achever le député de Paris, Denis Baupin (EELV) et la sénatrice du Bas-Rhin, Fabienne Keller (UMP), au nom de l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).
Ce dernier avait été mandaté en septembre 2013 par la commission du développement durable de l’Assemblée Nationale sur les développements technologiques liés aux voitures écologiques. Les deux auteurs ont rapidement décidé d’élargir le spectre, étant donné que « les enjeux dépassent les seules technologies », explique Denis Baupin, qui compare les évolutions de la voiture et de la mobilité « au passage de la machine à écrire à l’ordinateur ».
Les questions techniques sont donc mises en perspective au regard des évolutions sociétales, mais aussi des NTIC (Internet et smartphones, électronique embarquée, voiture connectée, sans conducteur…) ou des nouvelles tendances de mobilité, telles que l’essor des véhicules partagés. Faut-il voir ici la patte de l’ancien adjoint écologiste de Bertrand Delanoë surtout connu pour son activisme anti-voiture… Qui aurait converti une Fabienne Keller qui, de son côté, réclame régulièrement plus de stationnement, plus de contournement routier etc. dans son fief de Strasbourg ? Peu importe après tout, l’essentiel étant qu’à l’arrivée, ils parlent d’une seule voix sur ce véhicule du futur.
Et s’il est un reproche qu’on ne pourra faire à ce rapport, c’est son manque d’exhaustivité ! Extrêmement « riche et foisonnant », de l’aveu même de ses auteurs, qui n’ont d’ailleurs pu le présenter à la presse le 16 janvier qu’avec un long discours, ce document de 250 pages est destiné à éclairer les parlementaires, dans l’optique notamment du vote de la loi sur la Transition énergétique. A l’issue d’un état des lieux détaillé et d’une analyse fine de la prospective (grâce à l’audition d’experts de tous horizons), les deux parlementaires proposent une série de près de 100 recommandations, regroupées sous 9 thématiques (voir encadré ci-contre), chacune d’entre elles déclinant ensuite d’une dizaine à une quinzaine de conseils. Quant au véhicule du futur, s’il faut résumer l’esprit tout de même, Denis Baupin se risque en deux mots : « qui consomme deux litres au cent, même si l’on peut faire mieux, et transporte au moins deux personnes. C’est aussi le message à faire passer dans l’opinion publique ». Avant de conclure en souriant qu’ainsi « véhicule écologique n’est pas un oxymore ! »Au passage, il assure que les constructeurs se sont emparés du message gouvernemental « 2 l aux 100 à l’horizon 2020 ».
Ainsi que constate-t-on aujourd’hui ? Le modèle économique de l’industrie automobile française a atteint ses limites. L’engouement des jeunes pour le permis de conduire et la voiture, c’est fini ! Aujourd’hui l’âge moyen de l’acheteur d’un véhicule neuf, c’est 54 ans ! En gros, « la possession d’une voiture oscille entre 80 et 90 % pour les générations qui se succèdent jusqu’à la crise (ils ont eu 20 ans en 1974). La rupture se produit et s’amplifie avec la génération Internet (nés en 1975) et la génération Euro (les presque trentenaires actuels)», écrivent les rapporteurs. A la place, ils ont compris l’intérêt de l’usage partagé des véhicules puisqu’ils sont les premiers clients des services de covoiturage et d’autopartage. Les parlementaires rappellent le boom de Blablacar, « c’est une réponse aux tarifs trop élevés de la SNCF »,estime Fabienne Keller.
A quoi ressemblera donc la voiture de demain ? En matière de motorisation, ils refusent de privilégier une piste plutôt qu’une autre, d’autant « que les technologies ne sont pas fixées ». Et partent du postulat que les moteurs thermiques (à essence ou diesel) « resteront probablement dominants à court et moyen terme »,écrivent-ils, mais qu'ils seront progressivement associés à des véhicules hybrides. « Aucune technologie aujourd’hui ne se présente comme la solution miracle »,explique la sénatrice. Electricité, hydrogène, air comprimé, gaz, agrocarburants devront se développer, en favorisant « les carburants d’origine renouvelable, comme le bio-méthane ou les agrocarburants de deuxième ou troisième génération », précise Denis Baupin. Et bien sûr « en s’assurant de la compatibilité des calendriers de développement des véhicules et de distribution de l’énergie »,un point essentiel si l’on se réfère aux difficultés de déploiement rapide des bornes de recharge pour l’électrique. De même, la question de la fin de vie des batteries « ne peut pas être reportée »,dit-il.
Par ailleurs, à l’instar du Renault Twizy, le véhicule devra aussi prendre des formats nouveaux, ces modèles modulaires formant « un continuum entre les 2, 3 et 4 roues »,prophétise-t-il.Sa comparse mettant en relief l’aberration qu’il y a à utiliser un objet d’1,5 tonne « comme un gros 4X4 pour déplacer une personne de 50 kg ! »Envisageant ensuite l’avènement massif de « plateformes d’écomobilité grâce à l’open data, qui trouveraient naturellement leur place dans des gares “hub“ de mobilité »,poursuit Fabienne Keller, les auteurs soulignent que la gouvernance et la réglementation doivent évoluer. Avec une question clé : « qui sera demain l’agrégateur de mobilité ? Monsieur RATP, Monsieur Renault ou Monsieur Google ? »,interroge malicieusement le député écologiste.
Dernière remarque : si le mot d’ordre dominant est assurément la sobriété et le qualificatif sobre qui reviennent comme en leitmotiv – y compris trois fois dans les intitulés des recommandations – on cherche vainement une recommandation claire évoquant la sortie du diesel (bien qu’elle apparaisse en creux quand il est question de réformer le système de bonus-malus par exemple). Volonté de ne pas stigmatiser la motorisation chouchou de nos constructeurs auto et des Français ? Non ! répondent en chœur les auteurs du rapport, sans nier l’aspect délétère des particules fines qu’elle émet. « Nous avons tenu compte des explications des organismes de surveillance de la qualité de l’air : on ne peut se focaliser sur un seul polluant, même si les poussières sont un fléau, et puis il y a tous ceux qu’on ne mesure pas encore », répond Fabienne Keller. De son côté, Denis Baupin rappelle : « le message qu’on a envie de faire passer est beaucoup plus ambitieux que la seule question du diesel ».Certes. Une vraie sortie du diesel serait pourtant un objectif pour le moins ambitieux. Et aurait pu mériter un item parmi les cent des recommandations en fin de rapport – au final parfois un peu fourre-tout avec par exemple « étudier les diverses manières de diminuer le coût du permis de conduire » dont on peut se demander ce qu’il vient faire là. Car qui trop embrasse…
Cécile NANGERONI
Pour poursuivre : le blog des rapporteurs
9 grands types de recommandations
– Organiser la mobilité du 21e siècle : sobre, interactive, intermodale, sereine
– Faire évoluer le modèle automobile : sobriété, plaisir, modernité, convivialité, modularité ; un nouvel imaginaire
– Contractualiser avec les constructeurs dans une optique de renouvellement du modèle économique et de pérennisation des emplois
– Donner dès maintenant des avantages aux pionniers (stationnement, circulation, fiscalité, bonus) et orienter les utilisateurs vers les véhicules sobres, peu polluants, de petite taille
– Privilégier les évolutions vers des carburants renouvelables en poursuivant des objectifs plus ciblés et en gardant ouvertes les différentes options techniques
– Favoriser l’usage partagé des véhicules
– Une gouvernance partenariale, un Etat stratège
– Organiser la veille sur les innovations technologiques et sociales de la mobilité
– Promouvoir une politique européenne en faveur de la mobilité sobre.
3000
C’est le nombre de personnes que la RATP va recruter en Ile-de-France cette année. Autant qu’en 2013. Sur ce total, l’entreprise va embaucher 1 670 opérateurs class= »rtejustify »>
(1000 conducteurs et conductrices de bus, 400 agents en station de métro et de RER, 50 conducteurs de métro, 60 agents de sécurité et contrôle, 160 agents de maintenance), et 250 encadrants. 1000 emplois aidés vont s’y ajouter. Parallèlement, la filiale RATP Dev va recruter 1000 personnes en 2014. Le groupe RATP, premier recruteur en Ile-de-France, emploie 55000 personnes. La politique de recrutement de la RATP a été présentée par Pierre Mongin, PDG, à Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, au campus RATP de Noisiel, ce 20 janvier.SNCF, une stratégie digitale au top
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A l’ère du numérique, les performances digitales des marques deviennent un objectif stratégique pour les entreprises. Bonne nouvelle pour la SNCF : son engagement massif dans le numérique porte ses fruits puisqu’elle monte sur la deuxième marche du podium – derrière Orange mais avant SFR – dans le top 100 du rayonnement numérique des marques en 2013, réalisé par La Factory NPA. L’agence a développé un indice exclusif permettant de mesurer la performance des marques sur les différentes dimensions du numérique – à savoir le Web, les réseaux sociaux (Facebook, Google+, Twitter, Youtube, DailyMotion, Instagram, Pinterest), et les usages mobiles (sites mobiles et applications iOS et Android) – puis de l’analyser par piliers. La SNCF est parvenue à construire une présence efficace partout. S’il semble logique de retrouver les entreprises de télécoms dans le top 10, c’est moins évident pour les autres secteurs. Dans le transport, Air France notamment n’arrive qu’en 26e position.Sécurité routière : -11 % de tués sur la route en 2013
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Le nombre de morts sur la route a atteint en 2013 son plus bas niveau depuis la création de l’outil de mesure : 3 250 personnes tuées, soit une baisse de 11 % par rapport à 2012. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, attribue cette baisse notamment au lancement des premiers radars mobiles et aux campagnes de sensibilisation chocs. De son côté, l’Automobile Club Association invoque d’autres raisons pour expliquer ce bon résultat, comme l’évolution du comportement des automobilistes, ou encore les progrès techniques réalisés par les constructeurs. La vitesse (25 %) et l’alcool (20 %) restent les principales causes des accidents mortels. Le nombre de tués dans des accidents impliquant des poids lourds est le seul à avoir augmenté l’année dernière (+9 %), à cause d’un mois de décembre « particulièrement accidentogène », selon le ministre de l’Intérieur, qui maintient son objectif de parvenir à moins de 2 000 morts par an d’ici 2020.
Arterail livre à Nancy le premier tram sur pneus révisé
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Dans le cadre des travaux de grande révision des tramways de Nancy, qui ont débuté fin octobre dernier, Arterail a livré le 8 janvier le premier véhicule révisé sur les 25 que compte l’agglomération du Grand Nancy. Six mois après le lancement du projet, ce véhicule a quitté l’atelierArterail de Vandœuvre-lès-Nancy avec un nouvel aménagement intérieur, de nouveaux écrans d’information voyageurs, ainsi qu’une nouvelle sonorisation. La révision de l’ensemble du parc devrait s’achever en 2015.

Tarification : le futur tram-train Nantes – Châteaubriant très attractif
Le tram-train entre Nantes et Châteaubriant, qui doit entrer en service le 28 février, proposera des tarifs attractifs.
Pour les abonnés domicile – travail, la région des Pays de la Loire a adopté le principe du « trajet à 1 euro maximum », une fois pris en compte les 50 % payés par l’employeur. L’abonnement mensuel pour le trajet le plus long, entre Châteaubriant et Nantes, reviendra par exemple à 45 euros. Les voyageurs bénéficieront, en outre, d’une réduction de 20 % pour les bus ou tram pris en correspondance et de la gratuité dans les cars départementaux pour rejoindre le tram-train en direction de Nantes.
H. H.
Tunnels : utilisateurs en danger
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Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a réagi aux informations parues le 17 janvier dans Auto Plus, et qui révèlent de graves dysfonctionnements sur le réseau de tunnels français. Parmi ces problèmes, pas de place pour les piétons, des issues de secours bloquées et des bornes d’appel d’urgence en panne… Frédéric Cuvillier a donc annoncé une grande opération de vérification de l’état des tunnels par ses services. Le ministre ajoute dans son communiqué que depuis l’accident du Mont Blanc de 1999, plus de deux milliards d’euros ont été investis dans la mise à niveau du réseau.Le reportage en question sur le site d’Auto Plus :
http://news.autoplus.fr/news/1478976/Tunnels-Securite-Video-Enquete-Auto-Plus