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Auteur/autrice : admin_lvdr
Espagne : Alstom retenu pour l’électrification du tunnel de Pajarès
Avec la société d'ingénierie espagnole Isolux, Alstom a reçu de l'Adif, le 29 novembre, une commande pour l’électrification de la « variante de Pajarès ». Cette ligne à grande vitesse passe en tunnel sous la cordillère cantabrique, soit 51 km entre La Robla (Léon) et Pola de Lena sur la ligne Madrid – Valladolid – Oviedo (Asturies). Le contrat est de 13 millions d'euros, dont douze pour la ligne aérienne. Il inclut deux années de maintenance.

Quatrième paquet ferroviaire : la bataille du rail sur les bancs du Parlement européen
Les eurodéputés allemands font blocage pour éviter l’adoption de la réforme européenne de la gouvernance du rail.
« Un complot allemand » pour enterrer la réforme européenne du rail ? C’est en tout cas ce que pense l’eurodéputé UMP, Dominique Riquet, après le report d’un vote sur le « Quatrième paquet ferroviaire » en commission transport du Parlement européen le 26 novembre dernier.
En théorie, les eurodéputés reculent pour mieux sauter : ils devraient se prononcer mi-décembre sur 4 000 amendements et voter en plénière en février. La fenêtre de tir avant les élections européennes en mai est étroite.
Or, dans cette course contre la montre, les Allemands empêchent volontairement l’adoption de compromis pour empêcher un vote sur le volet politique du « Paquet rail », estime Dominique Riquet. Leur objectif serait l’adoption du volet technique de la réforme qui n’est pas conflictuel, et le report sine die des deux questions controversées : l’ouverture à la concurrence du trafic régional passager et la scission entre les activités de transport et de réseaux.
Des ébauches de compromis sur ces deux volets de la réforme sont sur la table : pour libéraliser le trafic passager quelque part en 2019 comme le souhaite la Commission européenne et 2029 comme le propose le rapporteur. Ou encore pour permettre l’attribution directe de marché sous la surveillance d’un régulateur « fort » comme le suggèrent les libéraux.
La séparation entre les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs ne serait plus aussi tranchée, ce qui rendrait la création du groupe SNCF « eurocompatible ». Les tractations actuelles portent surtout sur le contrôle des flux financiers entre filiales, un point sur lequel la Deutsche Bahn est clairement visée.
Le problème est qu’il n’y a pas de majorité claire parmi les eurodéputés. Les rapporteurs ne sont pas suivis par leur groupe : les Allemands de tout bord sont contre, les Espagnols et Italiens pour. Les Français sont divisés. Les UMP sont globalement pour le « paquet ». Les socialistes temporisent en attendant la loi française du rail. Bref, la bataille se joue député par député. Ce qui redonne du temps aux opérateurs historiques pour faire avancer leurs positions.
Nathalie Steiwer
Six corridors fret transeuropéens opérationnels
Six corridors transeuropéens de fret sont officiellement « opérationnels » depuis le 10 novembre. Trois d’entre eux traversent la France, reliant Rotterdam à Lyon, le Portugal à la Lorraine, l’Espagne à la Hongrie en passant par l’Italie.
Le grand changement sera l’introduction d’un « guichet unique » auxquels les opérateurs pourront s’adresser pour réserver un sillon sur l’ensemble du trajet international.
En principe, les gestionnaires d’infrastructure se sont engagés à fournir des sillons « de qualité » en termes d’horaire ou de ponctualité notamment. Plusieurs problèmes n’ont toutefois pas encore été résolus, entre autre la coordination des plans d’investissement sur l’infrastructure ou la simplification administrative aux frontières…Groupement de commandes : Caen et Amiens planchent sur un projet commun de tramway.
Dijon et Brest ont lancé cette idée novatrice il y a quelques années : travailler ensemble pour grouper leurs commandes de matériel roulant et réaliser de ce fait une économie de 20 %. C’est désormais au tour des agglomérations de Caen et d’Amiens de se mettre au travail pour définir ensemble le tramway dont elles ont besoin, sous l’égide de la société d’ingénierie Egis. Le matériel serait le même, les collectivités souhaitant au minimum avoir la main sur le pelliculage, l’aménagement intérieur ou l’habillage des stations. « Nous allons installer une commission d’appel d’offres en commun avec un jury commun », précise Thierry Bonté, vice-président aux Transports d’Amiens Métropole. E il poursuit : « Nous essayons de voir si nous pourrions aller plus loin. Nous avons identifié un certain nombre de postes qui pourraient faire l’objet d’une commande commune tels que les stations de tram, la maintenance, les matériaux »…
L’économie attendue est au moins de 5 %. « Laissons jouer la concurrence ! », estime Eric Vève, président de Viacités. L’appel d’offres devrait être lancé en 2015 pour une cinquantaine de rames.
Malgré les avantages de la démarche, Alain Masson, premier vice-président de Brest Métropole Océane, se dit « étonné que l’idée n’ait pas été davantage reprise ». Il y a pourtant un autre candidat : l’agglomération Pays de Montbéliard, qui souhaite mettre en place un BHNS, elle lance un appel aux autres collectivités pour mutualiser cette future commande.RNTP : le Gart réclame l’écotaxe A
Au cours des Rencontres nationales du transport public, qui se tiennent du 27 au 29 novembre à Bordeaux, Roland Ries, le président du Gart (groupement des autorités responsables de transport) également sénateur et maire de Strasbourg, a réclamé la mise en place de l’écotaxe « temporairement gelée » par le gouvernement, a-t-il rappelé.
Interpellé, le ministre des Transports a expliqué qu’il faisait « un tour de France explicatif d’un système qui ne fut pas le mien ». Frédéric Cuvillier souhaite convaincre ses interlocuteurs (au premier rang desquelles les grandes fédérations professionnelles, telles le bâtiment, l’agriculture…) que « l’écotaxe n’est pas un impôt de plus mais en moins ». C’est un travail « pédagogique », estime-t-il, en expliquant qu’il s’agit de « repenser le principe utilisateur-payeur » et de mettre en place un dispositif permettant de financer la modernisation des infrastructures.
Reste que le calendrier ne dépend plus de lui mais de la future commission parlementaire qui va plancher sur l’écotaxe pour proposer des aménagements. La composition de cette assemblée devrait être fixée la semaine prochaine. Et, malgré l’urgence, il faudra certainement attendre que soient passées les prochaines échéances électorales pour connaître ses conclusions.Un fonds pour soutenir la filière ferroviaire
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et son homologue aux Transports, Frédéric Cuvillier, ont annoncé le 26 novembre la création d’un fonds destiné à soutenir la filière ferroviaire. Baptisé Croissance Rail, il est doté de 40 millions d’euros, dont 10 millions venant de la banque publique d’investissement Bpifrance, auxquels s’ajoutent 14 millions d’Alstom, 6 millions de Bombardier, 7 millions de la SNCF et 3 millions de la RATP.
« Ce fonds existe en réalité depuis juillet », précise Pierre Farin, le directeur d’investissements de Croissance Rail, qui a commencé à prospecter. L’objectif est d’identifier les PME les plus performantes, pour les soutenir dans leur développement. 150 PME ont d’ores et déjà été recensées comme étant susceptibles de percevoir un financement de Croissance Rail, indique Bpifrance. Que ce soit dans le domaine du matériel, majoritairement concerné par ce nouveau fonds, mais aussi dans le domaine des infrastructures, des services ou des systèmes.
Toute société « capable de fédérer des ensembles plus performants dans la filière », en croissance et faisant preuve d’innovation peut se porter candidate. Croissance Rail, qui prendra une participation minoritaire dans la société en cas de décision d’investissement, exclut d’avance les sociétés en déficit structurel.
« Croissance Rail a vocation à investir de un à quatre millions d’euros par candidat. Ce qui représente entre 10 à 15 investissements dans la durée », souligne Bertrand Finet, directeur exécutif à la direction des fonds propres PME de Bpifrance. Un fonds prévu pour durer 8 ans.Commission européenne : feu vert pour 15,2 millions à Metrolab
La Commission européenne a donné son feu vert à un financement de 15,2 millions d'euros accordé par l'Ademe à Alstom et la RATP pour leur filiale commune Metrolab. Cette subvention concerne le développement du système de métro intégralement automatique de quatrième génération. Ses services ont estimé que cette aide était compatible avec les règles européennes de concurrence dans la mesure où elle compense une « véritable défaillance de marché », puisque Alstom et RATP n'auraient pas mené spontanément ces recherches sans cette aide extérieure. La Commission européenne a également pris en compte le fait que les partenaires scientifiques de Metrolab publieront certains résultats de recherche, les rendant accessibles au public. L'Ifsttar, l'Ensad et plusieurs laboratoires du CNRS, ainsi que le laboratoire TNO aux Pays-Bas sont partenaires du projet, rappelle la Commission européenne.
Allemagne : à Iéna, le premier Tramino allemand dévoilé au public
Le 9 novembre, les quelque 107 000 habitants d'Iéna ont eu l’occasion de découvrir le nouveau tramway Tramino, commandé à cinq unités par le réseau métrique de leur ville. Deux ans presque jour pour jour après la signature du contrat avec la compagnie de transports d'Iéna (Jenaer Nahverkehr GmbH), le premier en Allemagne pour le tramway du constructeur polonais Solaris, ce véhicule bidirectionnel articulé de trois modules (29 m) à plancher bas a été présenté au public. Sa partie électrique est fournie par Vossloh Kiepe (Düsseldorf) et comprend la traction, le système d'information voyageurs, ainsi que l'équipement en cabine, la vidéosurveillance et la climatisation. Côté économies, les onduleurs de traction permettent la réinjection à la ligne aérienne de contact de l'énergie de freinage. Côté fiabilité et disponibilité, les convertisseurs pour les auxiliaires et les équipements de contrôle et de communication sont redondés. Le système de diagnostic Kiepe est censé simplifier la maintenabilité de ce tram, qui doit entrer en service au début de l'an prochain.
Turquie : la grande vitesse entre Istanbul et Ankara en février 2014
Binali Y?ld?r?m, le ministre des Transports du gouvernement turc, a annoncé dans un entretien donné le 18 novembre au Hürriyet Daily News, la mise en service dans le courant du mois de février 2014 de la ligne à grande vitesse de 576 km entre Istanbul et Ankara. Baptisée Yüksek Hizli Tren (YHT), cette LGV permettra de réduire le temps de parcours entre les deux villes de 6 heures 30 à 3 heures. La ligne a été conçue pour être connectée au tout nouveau tunnel de 13 km qui franchit le détroit du Bosphore depuis le 29 octobre dernier et qui relie le réseau turc au reste du réseau européen. Le matériel roulant, des HT65000 du constructeur espagnol Caf, affiche une vitesse maximale de 260 km. La signalisation ERTMS niveau 1 a été fournie par Thales.
Etats-Unis : 365 voitures supplémentaires pour le métro de San Francisco
Le Bay Area Rapid Transit (Bart), l’exploitant du métro de la baie de San Francisco, a annoncé le 21 novembre avoir approuvé l’achat de 365 voitures supplémentaires, option d’un contrat signé avec le constructeur Bombardier en 2012. Elles viendront s’ajouter aux 410 voitures déjà commandées par l’exploitant. Le renouvellement du matériel roulant permettra de réformer un des plus vieux parcs du pays toujours en activité, certaines voitures ayant été construites entre 1969 et 1971 par Rohr Industries. Dix premières voitures seront livrées à l’été 2015 afin de réaliser un certain nombre d’essais et de tests sur le réseau. Puis, les livraisons des 765 restantes s’échelonneront entre 2017 et 2021.