Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Suède : Keolis reconduit pour l’exploitation des bus de Stockholm

    L’autorité organisatrice des transports de Stockholm, en Suède, AB Storstockholms Lokaltrafic, a retenu en novembre Keolis, via sa filiale locale Keolis Sverige, pour exploiter son réseau de bus de centre-ville et de la banlieue de Lidingö. Le nouveau contrat, qui débutera en août 2014 pour huit ans, reconductible pour quatre années supplémentaires, vise à accroître le nombre de voyageurs de 20 %, passant de 100 à 120 millions de voyageurs annuels. Il générera un chiffre d’affaires de 115 millions d’euros la première année.
    Keolis va acquérir 200 nouveaux véhicules, dont 70 hybrides, d’ici à 2015. Elle gère déjà 330 bus fonctionnant aux énergies alternatives (biogaz, éthanol, biodiesel) dans ce réseau.
    Présente en Suède depuis fin 2002, la filiale Keolis Sverige est devenue le deuxième opérateur de bus du pays, et le premier dans la capitale avec 65 % du réseau routier urbain de Stockholm.

  • Suède : Stadler fournit six Flirt grand confort MTR

    C’est le premier contrat de Stadler en Suède, mais pas avec l’opérateur historique. C’est en effet à MTR (la compagnie du métro de Hongkong, qui exploite le métro de Stockholm) que le constructeur suisse va fournir six automotrices pentacaisses Intercity-Flirt grand confort, aptes à 200 km/h. Chiffré à 85 millions de francs suisses (69 millions d’euros), ce parc est destiné à assurer une quinzaine de relations grandes lignes par jour entre Stockholm et Göteborg, que devrait exploiter MTR en concurrence avec l’opérateur historique SJ. Fabriqués en Suisse et équipés pour les hivers de l’Europe du Nord (isolation thermique, intercirculations à double épaisseur, sol chauffé, protection contre la neige…), ces Flirt doivent être livrés à partir de l’automne 2014.

  • Suède : le réseau du métro de Stockholm va s’enrichir de 19 km

    Pour la première fois depuis les années 1970, le métro de Stockholm va connaître un grand programme de prolongements. Le gouvernement suédois, la ville de Stockholm, le conseil du département de Stockholm, ainsi que les communes de Solna, Nacka et Järfälla ont décidé d’établir 19 km de nouveaux tronçons desservant neuf stations. L’investissement, matériel roulant compris, atteint à 25,7 milliards de couronnes (2,9 milliards d’euros), dont 35 % seront financés par le péage urbain. La « ligne bleue », qui relie actuellement le centre-ville à la banlieue nord-ouest, doit être prolongée de cinq stations au sud-est vers le centre commercial Nacka Forum, via la ville nouvelle de Hammarby Sjöstad, et au sud-ouest sur la branche de Hagsätra, qui sera débranchée de la « ligne verte ». Dans le nord-ouest, la « ligne bleue » serait prolongée de deux stations entre Akalla et Barkarby (correspondance avec le RER et nouvel ensemble de logements). Enfin, sur la « ligne verte », une nouvelle antenne de deux stations doit être construite entre Odenplan et Arenastaden, dans la proche banlieue nord-ouest. Les travaux devraient débuter en 2016, avec les premières ouvertures en 2020. Parallèlement 78 000 logements doivent être construits le long des nouveaux tronçons.

  • Ligne nouvelle Paris – Normandie : le ministre relance les études

    Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, a annoncé le 14 novembre que RFF, maître d’ouvrage du projet, allait poursuivre les études préalables à la déclaration d’utilité publique pour la construction d’une nouvelle ligne entre Paris et Rouen, afin de soulager cet axe globalement saturé. Trois sections prioritaires seront concernées dans un premier temps : Paris – Mantes, Mantes – Evreux ainsi que le nœud de Rouen où une traversée de la Seine est également envisagée. L’enquête publique concernant le choix du tracé doit débuter à la fin de 2016.

  • Algérie : Alstom et Yapi Merkezi réaliseront le tram de Sétif

    L’Entreprise du métro d’Alger (EMA) a annoncé avoir attribué le contrat de réalisation du tramway de Sétif à un consortium regroupant Alstom et l’entreprise turque du BTP Yapi Merkezi. Ce contrat, qui doit être validé par la Commission nationale des marchés publics avant son attribution définitive, se chiffre à « environ 380 millions d’euros ». La première phase comprendra deux lignes partant du centre-ville, l’une vers l’est de l’agglomération (15,5 km), l’autre vers le sud (7,2 km). La mise en service est prévue « dans un délai de 44 mois », c’est-à-dire pour l’été 2017.
     

  • Chine : première application pour l’alimentation par le sol d’Ansaldo STS

    Dans le cadre d’un accord signé en 2012, CNR Equipment Engineering, filiale du constructeur chinois CNR Dalian, a signé un contrat de 26 millions d’euros avec Ansaldo STS (groupe Finmeccanica) pour construire une ligne de tramway sans ligne aérienne de contact (LAC) à Zhuhai (province de Guangdong). Sur cette ligne de 8,7 km de voie double, Ansaldo STS fournira pour la première fois sa solution d’alimentation par le sol TramWave. Cette solution revient à insérer dans le sol, entre les rails de roulement, de petites sections alimentées sous forme de boîtiers de 3 à 5 m de long couronnées par une suite de plaques de contact en acier. Côté matériel roulant, l’alimentation est assurée par des frotteurs rétractables.

  • Russie : retard pour la grande vitesse

    Le projet de première ligne à grande vitesse en Russie, promis en juin par Vladimir Poutine et qui intéresse les groupes français Alstom et SNCF, prend du retard en raison de difficultés de financement, rapporte le quotidien russe Vedomosti du 6 novembre. Selon ce dernier, le gouvernement aurait tenu une réunion consacrée à la construction de la ligne de 770 km entre Moscou et Kazan et n'envisage plus la mise en service en 2018 que d'un tronçon de 200 kilomètres, et non sa totalité. L'appel d'offres pour les études de conception du projet, qui devait être lancé le 6 novembre, a été reporté à la dernière minute, ajoute le journal, qui ajoute que deux consortiums, l'un mené par la SNCF et l'autre par la DB, ont déjà fait part de leur intérêt. Alstom avait aussi dit en septembre à l'AFP prévoir de se porter candidat pour fournir les rames. Selon Vedomosti, il manque 310 milliards de roubles, soit 7 milliards d'euros pour boucler un budget estimé au total à 1 060 milliards de roubles (24 milliards d'euros). Vladimir Poutine a fait de cette ligne à grande vitesse entre la capitale et Kazan, l’une des villes accueillant le Mondial de football en 2018, un des projets symboliques censés relancer les investissements et l'activité économique du pays.
     

  • TGV : le wi-fi trop cher pour être généralisé

    Pour surfer à grande vitesse, il va encore falloir patienter. Bien que l’expérimentation de wi-fi sur le TGV-Est (BoxTGV) ait déjà trois ans et malgré les déclarations de Frédéric Cuvillier et Fleur Pellerin début juillet – les ministres visitaient la gare numérique à Paris-Montparnasse –, selon lesquelles l’accès à Internet allait se généraliser d’ici à trois ans. Répondant à une question écrite du député UMP Lionel Tardy, le ministre des Transports n’a pas laissé de place au doute, en évoquant « une première génération d'équipement dont l'installation se révèle coûteuse, aussi bien en investissement qu'en maintenance. En l'état, ces coûts ne permettent pas de trouver un modèle économique autorisant un déploiement de cette offre de service sur l'ensemble des liaisons TGV à très court terme ». Pour transformer un train en hot spot wi-fi, il faut en effet utiliser plusieurs technologies dont la réception satellitaire. En décembre 2010, Barbara Dalibard, directrice générale de la SNCF Voyages, évoquait 350 000 euros pour équiper une rame et un investissement global en R&D de 40 millions d’euros…

  • Le Busway nantais atteint ses limites

    Le Busway nantais doit-il se réinventer ? Sept ans après son lancement, il sature. Prévu pour 30 000 voyageurs par jour, il en accueille 34 000 en moyenne. Les bus se succèdent toutes les 2 minutes 30 depuis la rentrée de septembre. Impossible de faire plus. Malgré le couloir réservé, la régularité se perd dans certains carrefours. Deux grandes évolutions sont envisagées. La principale consisterait à augmenter la capacité des bus de 25 %, en remplaçant les articulés actuels de 17 m par des tricaisses de 24 m. L’aménagement des quais le permettrait. Mais l’investissement (une vingtaine de véhicules à 800 000 euros l’unité) se justifie-t-il pour une capacité qui pourrait, si la croissance de trafic continue, au rythme de 5 % par an, ne pas suffire très longtemps ? Pas de réponse, sans doute avant les municipales.