Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Autopartage : Lyon inaugure Bluely

    Autopartage : Lyon inaugure Bluely

    Presque deux ans après Autolib’, c’est au tour de Bluely d’entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon. Presque deux ans après Autolib’, le service de voitures électriques en libre service de la région parisienne qui recense 105 000 abonnés et près de 3 millions de locations depuis son lancement en décembre 2011, c’est au tour de Bluely d’entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon.
    Le groupe Bolloré affirme avoir investi 20 millions d’euros pour développer Bluely. Dans un premier temps, une flotte de 130 Bluecar est proposée. Il s’agit de la petite citadine électrique de Bolloré dotée d’une autonomie de 250 km. Le nombre de véhicules augmentera progressivement pour atteindre 250 d’ici à 2014. Actuellement, 51 stations équipées de 254 bornes de charge sont opérationnelles. Elles devraient être 100 en 2014 à Lyon et Villeurbanne, représentant plus de 500 bornes de recharge. « La Compagnie nationale du Rhône (CNR) est rentrée à hauteur de 5 % dans le capital de Bluely, à qui elle fournit une électricité 100 % renouvelable », explique Bolloré dans un communiqué.
    Emprunter un véhicule coûte 19,90 euros l’abonnement d’un mois et 7 euros la demi-heure d’utilisation (99 euros l’abonnement d’un an, 6 euros la demi-heure) et ne nécessite pas de ramener la voiture dans la station où elle a été prise.

  • Montpellier choisit Miss.Tic pour sa ligne 5

    Montpellier choisit Miss.Tic pour sa ligne 5

    Après les hirondelles de Garouste et Bonetti, les bijoux de Christian Lacroix, c’est l’artiste Miss. Tic, avec l’agence Yellow Window Design qui vient d’être choisie par Montpellier Agglomération pour habiller les futurs trams de la ligne 5. Après les hirondelles de Garouste et Bonetti, les bijoux de Christian Lacroix, c’est l’artiste Miss. Tic, avec l’agence Yellow Window Design qui vient d’être choisie par Montpellier Agglomération pour habiller les futurs trams de la ligne 5, qui reliera Lavérune à Clapiers sur 15,7 km à la fin 2017. La ville, qui a fait du design de ses tramways une véritable signature, avait reçu 19 propositions artistiques en un mois. Depuis le choix du jury pour la phase finale, le 3 avril dernier, cinq candidats étaient en lice : Hervé Di Rosa avec Anagraphis ; Agatha Ruiz de la Prada avec Avant-Première ; MBD design ; Jean-Michel Othoniel et Yellow Window Design avec Miss.Tic.
    Le lauréat est une société franco-belge, créée il y a 35 ans, qui conçoit des produits pour de nombreux secteurs. Sa filiale française, lancée en 2007 par Patricia Bastard, consacre 90 % de son activité au design transport : tramway de Bruxelles et de Jérusalem, cabine Première classe des A380 d’Air France, navette du Mont-Saint-Michel… Sur le projet montpelliérain, l’agence Yellow Window Design a choisi de travailler avec une artiste phare de l’art urbain, « afin de donner une dimension street-art et avant-gardiste au tramway ».
    Miss.Tic, qui s’expose aujourd’hui dans les galeries et les musées, s’est fait connaître par ses pochoirs poétiques et subtils faits de silhouettes et d’épigraphes qui couvrent les murs de Paris depuis les années 80. Et bientôt le tram languedocien donc. Quant à l’intérieur des rames, qui osera le rose bonbon et les minisalons plutôt cosy, il dénote très clairement une note féminine assumée et revendiquée par l’artiste. De quoi garder le titre de « tramways les plus sexy d’Europe », décerné par le New York Times l’an passé !    

    C. N.
     

  • Calculateur d’itinéraire. Mytripset sort en version mobile

    Le planificateur de voyages-sncf.com, Mytripset.com, vient d’être lancé en version mobile. Permettant de calculer un itinéraire de porte-à-porte en Europe (train, voiture, avion, selon ses propres choix de confort, prix, durée), ce service est proposé depuis le printemps sur ordinateur et tablette. La version simplifiée pour les smartphones est encore en version bêta. Ergonomique et fluide, elle permet de choisir son mode de transport, préparer son itinéraire d’une adresse à une autre partout en Europe, puis de visualiser son parcours sur une carte. Une fois son trajet sélectionné, l’utilisateur peut l’envoyer par mail et finaliser son achat sur ordinateur ou tablette. Ce planificateur européen de voyages recense les horaires de plus de 200 000 trains et de 180 compagnies aériennes et doit s’enrichir d’informations sur les transports publics, puis sur les points d’intérêts de la ville de destination (lieux touristiques, hôtels, restaurants). Il permettra en outre de rester informé des incidents pendant un trajet pour obtenir des propositions de voyages alternatifs. Les utilisateurs sont invités, via un onglet, à donner leur avis sur le service.

  • La JV Transdev – RATP Dev renouvelée à Séoul

    La JV Transdev – RATP Dev renouvelée à Séoul

    Déjà chargée de l’exploitation et de maintenance de la ligne 9 du métro de Séoul depuis juillet 2009, la société commune de Transdev et RATP Dev pour l’Asie s’est vu renouveler la confiance de la ville de Séoul et du consortium SML9, chargé de la gestion de la ligne jusqu’en 2023. Ce contrat de 10 ans pour l’exploitation et la maintenance représente un chiffre d’affaires de plus de 525 millions d’euros. Un renouvellement qui, selon les patrons respectifs des deux groupes à 50-50 dans la joint-venture (JV), Jean-Marc Janaillac et François-Xavier Perrin, « témoigne de la confiance de notre client en notre capacité à proposer un haut niveau de qualité de service aux voyageurs ». Ligne phare du métro de Séoul, avec ses 27 km et 25 stations reliant le quartier de Gangnam au sud-est, à l’aéroport de Gimpo à l’ouest de la ville, la ligne 9 est en effet réputée pour sa qualité de service et sa régularité. C’est l’unique ligne de la capitale sud-coréenne dont l’exploitation a été attribuée à un opérateur privé. Elle est empruntée quotidiennement par près de 430 000 personnes.

  • Champion national ou nostalgie du monopole ?

    Champion national ou nostalgie du monopole ?

    Yves Crozet, professeur à l’université de Lyon (Institut d’études politiques) et président du Laboratoire d’économie des transports (LET). réalise une première évaluation du projet de loi qui sera soumis au Parlement début 2015. Quelle sera vraiment la marge de manœuvre de l’Etat face à son « champion national » ? Et à terme, que va exiger la Commission européenne des Français face au risque du simple retour au monopole ? Après la remise des rapports Auxiette et Bianco (avril 2013) et la communication du ministre des Transports au conseil des ministres (mai 2013), la longue marche de la réforme ferroviaire se poursuit. Le projet de loi qui sera soumis au Parlement au début de 2015 circule déjà. Il est donc possible de procéder à une première évaluation. Au-delà de l’évidence selon laquelle la direction de la SNCF a largement tenu la plume des rédacteurs (même Le Canard Enchaîné l’a relevé), se pose la question des impacts potentiels de la double logique qui inspire cette réforme : aider à la création d’un « champion national » ferroviaire et refuser la logique européenne de la séparation radicale entre gestionnaire d’infrastructure et opérateur ferroviaire. Ces deux questions sont liées mais abordons-les successivement en se concentrant pour chacun sur trois points.

    Gouvernance, performance, finance… quelles forces de rappel ?

    Il n’est pas besoin d’être un grand initié des questions ferroviaires pour comprendre que la solution de la holding présentée dans le projet de loi est calquée sur le modèle allemand (décidément un must !) mâtiné de tradition colbertiste. L’ambition du redressement productif concerne aussi le ferroviaire et quoi de mieux pour y répondre qu’un champion national aux mains de l’Etat ! Mais quelle sera vraiment la marge de manœuvre de l’Etat face à son champion ? Il est fort à craindre que sur trois points clés, la gouvernance, la performance et la finance, l’Etat soit simplement le payeur en dernier ressort.

    Gouvernance. Le pôle public ferroviaire esquissé dans le projet de loi ne ressemble pas à ce que dessinaient les rapports Auxiette ou Bianco. Faisant fi des inquiétudes de nombreux élus, le projet de loi pousse le curseur le plus loin qu’il est possible pour que se confirme la capture des autorités de tutelle de la SNCF par la SNCF elle-même et d’autres parties prenantes. Les pouvoirs de l’Araf sont rognés (l’avis motivé remplace l’avis conforme…), le régulateur ne s’occupera que de l’accès non discriminatoire au réseau. La création du « Haut comité du ferroviaire » est un moyen de diluer les prises de décision et donc de renforcer le pouvoir de la direction de la SNCF de ceux qui ont intérêt à limiter les marges de manœuvre de l’Etat. On cherche les forces de rappel qui lui permettront d’éviter d’être seulement appelé à payer !

    Performance. Rappelons que le constat que nous faisions il y a deux ans est toujours d’actualité. Le principal problème du ferroviaire en France ne se situe pas dans les coûts de transaction entre SNCF et RFF, mais dans les coûts de production. Un chiffre édifiant aide à en prendre conscience. Lors des Assises du ferroviaire il y a deux ans, il était apparu qu’en Allemagne comme en France, le ferroviaire coûte cher en subventions publiques. Dans les deux pays, les subventions sous leurs différentes formes sont à des niveaux comparables. Mais on oublie souvent de rappeler que grâce aux TGV et au Transilien, le nombre de passagers par train est de 212 en France contre 115 en Allemagne (données UIC 2010). Comme la recette par passager-km est de 0,15 centime en France contre 0,18 centime en Allemagne, un train-km rapportait (en 2010) 31,80 euros à la SNCF contre 20,70 euros à la DB. Grâce à une vitesse moyenne et à des taux de remplissage plus élevés, le système ferroviaire français est de fait plus productif. Mais qui en profite ? L’UIC nous apprend que le coût du travail représente 44 % du chiffre d’affaires de la SNCF contre 29 % pour la DB. En termes de productivité, cela signifie que la SNCF produit 2 983 trains-km par employé contre 3 695 en Allemagne. Ce « slack » organisationnel pourra-t-il être abordé clairement dans les contrats de performance annoncés ? Ce qui est dit sur l’harmonisation des règles de l’organisation du travail n’incite pas à l’optimisme.

    Finance. Comme le rappellent dans un récent ouvrage A. Landier et D. Thesmar, il faut se défier du « capitalisme de connivence », celui où les niveaux de subvention dépendent de la qualité des réseaux tissés avec les cabinets ministériels. Le projet de loi illustre cela jusqu’à la caricature. En autorisant la holding SNCF à décider elle-même ce qu’elle fera des bénéfices de SNCF Mobilités, la puissance publique perd tout moyen d’action et de contrôle. D’autant que le projet de loi insiste à plusieurs reprises sur les financements que devra assumer l’Etat, notamment sur les infrastructures. Les demandes de réduction globale des péages sont inscrites en filigrane dans le projet de loi. Nous en aurons d’ailleurs une illustration concrète au fur et à mesure que se rapprochera la date de l’inauguration de LGV SEA. Tout est donc prêt pour que la machine à subventions continue à fonctionner.

    Indépendance, transparence, concurrence… les moyens de pression de la Commission

    Ce projet de loi pose quelques problèmes de compatibilité avec les directives européennes passées et à venir (4e paquet ferroviaire). Mais comme la direction de la SNCF aurait tort de manquer d’ambition face à un pouvoir politique tétanisé par les questions syndicales, non contente d’avoir tordu le bras des élus, elle leur demande de tordre le bras de la Commission européenne. Comprenons bien ici que contrairement aux idées reçues, la question principale n’est pas de savoir si la Commission pourra ou ne pourra pas imposer dans le 4e paquet ferroviaire une « dé-intégration » verticale intégrale. En réalité il y a peu de chances qu’elle y arrive. Ce qu’il faut rechercher ce sont les moyens de rétorsion de la Commission. Ayant sans doute battu en retraite, au moins partiellement, sur la « dé-intrégration » sous la pression de l’Allemagne, que va-t-elle exiger à terme des Français face au risque du simple retour au monopole ? Là aussi, trois points clés : Indépendance, transparence, concurrence

    Indépendance. Dans le projet de 4e paquet ferroviaire, la Commission indique que si on se trouve dans une structure de holding, des murailles de Chine doivent être érigées entre la holding et le gestionnaire d’infrastructure (GI) pour garantir l’indépendance de ce dernier et la non-discrimination. Cette question est abordée à plusieurs reprises dans le projet de loi et l’indépendance du GI est affirmée. Mais le diable se cache dans les détails comme disent nos amis allemands. Qu’en est-il par exemple des relations entre le président de la holding et son vice-président, par ailleurs président du GI ? Qu’en est-il des systèmes d’information sur la réservation des sillons, la circulation des trains ? Le GI disposera-t-il d’un système propre, totalement étanche par rapport à la holding ? N’oublions pas que l’Europe considère que le rattachement organisationnel de la DCF (direction des circulations ferroviaires) à RFF ne garantissait pas vraiment son indépendance. Le contentieux subsiste !

    Transparence. Les questions financières sont bien sûr centrales et notamment les subventions versées à l’infrastructure. Soulignons ici la grande différence entre RFF et DB Netz. Au bilan de RFF la dette représente plus de 30 milliards d’euros et le chiffre croît de 2 à 3 milliards par an. La charge financière que cela représente n’est pas supportable par le compte de résultat de la holding SNCF. Au contraire, en Allemagne, DB Netz a été allégé de sa dette lors de la réforme du milieu des années 90. DB Netz contribue donc au bénéfice de la DB AG ce qui est d’ailleurs un sujet d’inquiétude pour la Commission européenne. La question clé est donc celle des transferts de fonds publics vers le GI. Rappelons que la SNCF, entreprise commerciale ne peut recevoir des subventions d’équilibre puisqu’elle est en concurrence avec d’autres. L’organisation des flux financiers à l’intérieur du ménage à trois que constitueront l’Etat, le GI et la holding SNCF reste un sujet de tension.

    Concurrence. La concurrence existe déjà dans le domaine du fret ferroviaire. On a vu comment, faute d’y être préparée, la branche Fret SNCF n’a eu d’autres solutions que le repli, sans avoir encore réussi à combler les pertes. Fret SNCF a englouti plus de 2,5 milliards d’euros en quelques années ce qui montre bien le risque qu’il y a à laisser une holding décider seule de l’affectation de ses bénéfices. Au lieu de remonter à l’actionnaire, ici l’Etat, ils servent à une péréquation interne qui évite de se poser des questions clés sur l’organisation. Sait-on que cela correspond en fait à de la vente à perte et que les autorités de la concurrence, française ou européenne pourraient se saisir de cette question. Tout comme elles pourraient, dans la lignée du jugement rendu sur La Poste, se pencher sur les avantages concurrentiels dont bénéficie sur les marchés financiers l’opérateur public qui emprunte à meilleur compte que ses concurrents du fait du soutien public qui lui est assuré.
    En outre, comme le projet de loi ne dit rien du fait que la SNCF et ses personnels doivent se préparer à l’arrivée de la concurrence en 2019 pour les voyageurs, on peut craindre qu’elle se trouve confrontée à la même situation que dans le fret. Or il faudra accepter la concurrence car ce sera indispensable pour que les filiales du groupe SNCF (Keolis, Geodis…) puissent continuer à se développer.
    Le manque de vision stratégique est d’ailleurs la principale faiblesse de ce projet de loi, inspiré par la nostalgie du monopole. A terme, le chiffre d’affaires de la SNCF (frontières actuelles de l’Epic) progressera peu en France, à la différence de ce qui va se passer pour ses filiales de droit privé, en France ou à l’étranger. Le talon d’Achille du Colbertisme est de croire que la création d’une forteresse ferroviaire en France va servir de tremplin à la conquête de marchés étrangers. C’est tout le contraire de ce qu’a fait la DB. Sa présence à l’étranger s’intensifie, et pas seulement dans le fret, mais elle a fondé cette ambition sur l’acceptation de la concurrence et la recherche de la performance sur son territoire même. Peut-on copier le modèle allemand en ne retenant que ce qui ne fait pas trop de vagues chez nous ?  

     

    Yves Crozet

  • Réforme ferroviaire : mauvais calendrier pour la SNCF

    La SNCF espérait que la loi de réforme ferroviaire serait examinée par le Parlement début 2014. Objectif : prendre de vitesse le processus d’adoption du quatrième paquet ferroviaire par les instances européennes. Jean-Louis Bianco, dans ses recommandations sur la réforme ferroviaire d’avril 2013, espérait même « un vote du Parlement avant la fin de l’année de 2013 ». La fenêtre de tir était un peu plus large, mais elle vient de se refermer. Le mercredi 16 octobre, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a précisé que le projet de loi présenté au Conseil des ministres ne ferait l’objet d’une première lecture à l’Assemblée nationale qu’après les élections municipales. Guillaume Pepy, lors du séminaire de presse de la SNCF, le 17 octobre, jugeait que rien n’était joué et que le calendrier pouvait encore bouger. Il n’en sera rien, nous a précisé Gilles Savary, rapporteur de la loi, le 22 octobre. Et le Parlement européen, lui, doit examiner en première lecture le projet de quatrième paquet ferroviaire fin février 2014. Les Français comptaient sur la force symbolique d’un premier vote à l’Assemblée nationale pour mettre en route la réforme et infléchir les positions européennes. Ils vont au contraire devoir tenir compte d’un premier vote au Parlement européen… Ce qui pourrait conduire à revoir le projet de loi sur les points les plus contestés de la réforme ferroviaire. Notamment la gouvernance et l’indépendance du gestionnaire d’infrastructure.

  • Keolis sera le candidat du groupe SNCF à l’exploitation de CDG Express

    Pour réaliser CDG Express, cette liaison ferroviaire directe et dédiée desservant l’aéroport de Roissy à partir de la gare de Paris-Est, Aéroports de Paris (ADP) et Réseau ferré de France (RFF) proposent au gouvernement de mettre sur pied un nouveau gestionnaire d’infrastructures ad hoc. Ce « GI aéro-ferroviaire », comme on l’appelle actuellement, devra réunir les quelque 1,5 milliard d’euros nécessaires au projet. « Mais personne ne veut consolider la dette », explique le président de RFF, Jacques Rapoport. RFF doit déjà supporter une dette colossale (elle atteindra 50 milliards d’euros dans cinq ans) ; quant à ADP, il lui faudra convaincre ses actionnaires déjà échaudés par l’aventure turque (700 millions investis en 2012 dans TA, un gestionnaire d’infrastructures qui a perdu par la suite un appel d’offres majeur à Istanbul).
    D’où deux options possibles. Soit ADP et RFF détiennent 50 % des parts du GI, soit, mieux, le capital est également ouvert à CAC Infrastructures, chacun en possédant alors le tiers. Si la seconde solution présente l’avantage de mieux répartir la charge sur trois acteurs, elle pourrait aussi avoir l’inconvénient d’obliger à lancer un appel d’offres sur CDG Express car elle met dans la boucle un troisième intervenant sans lien direct avec le projet.
    Le dossier a été transmis au ministère des Transports. Il devrait être complété par une nouvelle étude sur les perspectives de trafic aérien à l’avenir pour finaliser le business modèle. Une chose est sûre, la SNCF ne se portera pas candidate à l’exploitation du futur train express le jour où il sera mis en service. Elle a décidé que ce serait Keolis qui répondrait à l’appel d’offres. Une illustration du rôle qu’elle entend confier à sa filiale à l’avenir.

  • Jean-Marc Janaillac élu président du Groupement interprofessionnel du transport et de la logistique

    Le président de l’UTP Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, a été élu le 23 octobre à la présidence du Groupement interprofessionnel du transport et de la logistique (GITL) où il succède à Claude Blot. Ce dernier, vice-président de l’Union TLF, ainsi que Raymond Vidil, président d’armateurs de France, sont élus vice-présidents du groupement. Sous leur houlette, le GITL aura nombre de dossiers à suivre, notamment, le Schéma national des infrastructures de transport, le projet de loi de la réforme ferroviaire, l’écotaxe, le financement des transports publics ou encore les politiques sociales. L’association, qui regroupe sept organisations professionnelles dont l’UTP et la FNTV, représente l’ensemble des acteurs du transport et de la logistique au sein du conseil exécutif du Medef. Son action vise à promouvoir les métiers du transport et de la logistique, à en défendre les intérêts, à organiser la concertation entre ses membres pour définir des positions professionnelles et interprofessionnelles communes et orienter les travaux sur les dossiers transversaux suivis par le Medef.

  • TGV : 60 millions de consommateurs publie le palmarès des retards

    Paris – Poitiers, Paris – Brest, Paris – Saint-Malo. Ce sont les 3 lignes arrivées en tête du palmarès que publie le magazine 60 millions de consommateurs dans son numéro de novembre, leur taux de retard est en deçà de 5 % entre juillet 2012 et juin 2013. En utilisant les chiffres publiés par le ministère (www.qualitetransports.gouv.fr), recoupés avec les données mises en ligne par la SNCF via son site d’open data, 98 liaisons ont été passées au crible. En queue de classement : Marseille – Lille (26 % de trains en retard), Lille – Marseille (25 %) et Lyon – Marseille (24 %). Bref, la légendaire nonchalance méditerranéenne frappe aussi les TGV !
     

  • Commande d’Alstom en Afrique du Sud : entretien avec Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport

    Commande d’Alstom en Afrique du Sud : entretien avec Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport

    Alstom, c'est la France qui gagne en Afrique du Sud ! A travers le consortium Gibela, le constructeur ferroviaire français s'est vu attribuer le contrat du siècle, près de quatre milliards d'euros (51 milliards de rands), pour la fourniture de 600 trains de passagers (3 600 voitures) entre 2015 et 2025. Alstom, c'est la France qui gagne en Afrique du Sud ! A travers le consortium Gibela, le constructeur ferroviaire français s'est vu attribuer le contrat du siècle, près de quatre milliards d'euros (51 milliards de rands), pour la fourniture de 600 trains de passagers (3 600 voitures) entre 2015 et 2025. Le contrat attribué par Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) prévoit également la construction d’une usine de fabrication en Afrique du Sud. Gibela fournira un accompagnement technique et les pièces de rechange pour une période de 18 ans. Entretien avec le président d'Alstom Transport, Henry Poupart-Lafarge.

    Ville, Rail et Transports. Comment avez-vous réussi à remporter cet appel d'offres qui faisait saliver toute l'industrie ferroviaire mondiale ?
    Henri Poupart-Lafarge. Nous sommes très heureux, c'est historiquement le plus gros contrat qu'ait décroché Alstom. C'est une bonne surprise, cela prouve notre capacité à nous intégrer dans un pays. Les Sud-Africains ne nous ont pas uniquement choisis parce que nous savons fabriquer des trains, mais aussi parce que nous avons démontré notre capacité à développer sur place une industrie ferroviaire. Notre stratégie n'est pas purement exportatrice, nous savons mettre en place un circuit d'approvisionnement avec des fournisseurs localement. Les Sud-Africains ont vu ce que nous avons accompli en Inde, de quelle manière nous avons mis en place notre usine, comment nous avons formé les ouvriers indiens…

    VR&T. Vous vous êtes présentés à travers un consortium dont vous détenez 61 % des parts, quel rôle a joué votre partenaire local ?
    H. P.-L. Avoir un partenaire local était un élément imposé par le cahier des charges. Nous avons notamment choisi de nous associer avec le BBBEE (Broad Based Black Economic Empowerment – système d’émancipation économique élargie des Noirs sud-africains) qui est un partenaire très respecté localement. Pour ce grand projet, les Sud-Africains recherchaient un industriel qui soit sérieux dans sa démarche de localisation, le partenaire en est en quelque sorte le garant.

    VR&T. Ce contrat vise clairement une fabrication à 65 % locale, y aura-t-il des retombées en France ?
    H. P.-L. Le train sera dessiné majoritairement en France. Les 20 premiers trains en acier inoxydable seront fabriqués au Brésil. Les composants seront fournis au départ par les usines du Creusot et d'Ornan, ce qui pourra durer quelque temps, car il faut que la filière locale se mette en place. A terme, la production se poursuivra en Afrique du Sud. Ce train est unique sans l'être. C'est une plateforme X’Trapolis avec des spécificités liées au climat local et à l’écartement des voies de 1 067 mm qui en vigueur en Afrique du Sud. C'est la première fois que nous adaptons notre plateforme à la voie métrique, ce qui est une très bonne chose, car au-delà de cette commande, il existe un marché pour ce type de trains.

    VR&T. Y a-t-il d'autres perspectives pour cette usine sud africaine ?
    H. P.-L. Au-delà de cette commande, il y aura donc une nouvelle série de 10 ans à suivre. Ce contrat immense ne représente en effet que la moitié du remplacement de la flotte sud-africaine. Et puis, dans une perspective un peu plus plus lointaine lorsque les projets de métros ou de train des réseaux africains se concrétiseront, cette usine pourra servir de base industrielle. C'est un très excellent timing !
        

    Propos recueillis par Guillaume LEBORGNE