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Auteur/autrice : admin_lvdr
Espagne : la super-gare de Barcelone-La Sagrera revue à la baisse
Accord entre le ministère des Transports espagnol, la generalitat de Catalunya et la municipalité : la gare grande vitesse et pôle multimodal de La Sagrera devra coûter au maximum 650 millions d'euros contre les 820 millions envisagés. Initialement, 404 millions d'euros finançaient l'installation au nord de la ville sur la base de plus-values immobilières, une estimation que la crise a rendue irréaliste et qui amène à réviser également à la baisse les installations souterraines pour l'AVE qui passent de cinq à quatre quais. La mise en service aurait lieu en 2017.
Lyon : une navette automatique dans le tunnel de la rue Terme
Le robot-navette Navia, déjà testé en mars 2013 sur la rue de la République, en pleine zone piétonne du centre de Lyon, a fait une nouvelle apparition le 5 septembre dans le tunnel de la rue Terme à la Croix-Rousse. Un essai discret, nocturne et matinal, mené par la société Induct avec des élus lyonnais, dans une trémie habituellement ouverte à la circulation. Objectif : évaluer le comportement de la navette électrique entièrement automatisée dans un tunnel de 500 mètres en forte pente (16 %) reliant le bas de la ville au plateau de la Croix-Rousse. Le véhicule se recharge notamment par induction en descente à 70 % de ses capacités. « L’essai est largement positif et l’on peut imaginer de mettre la navette en test public pour le 8 décembre », estime Gilles Vesco, chargé des modes doux à Lyon. Une première mondiale qui en rappellerait une autre puisque le tunnel fut creusé pour l’ouverture du premier funiculaire au monde à Lyon en 1862. A terme, c’est un service régulier qui pourrait être assuré avec huit navettes, permettant même le remorquage des vélos à la montée. Cette solution – rêve des cyclistes croix-roussiens – reste cependant à étudier en raison des questions de sécurité liée aux microcapteurs équipant les véhicules.
Lyon met en service le chaînon manquant entre les lignes T1 et T4
Faire une ligne de tramway de 16 km avec une nouvelle construction de 2,3 km seulement, telle est l’opération réalisée – sans magie – par le Sytral qui a mis en service, le 2 septembre, un « chaînon manquant »entre les deux lignes de tramway T1 et T4. Ce nouveau trait d’union entre les stations Jet-d’Eau-Mendès-France et Part-Dieu permet ainsi de relier Feyzin-Vénissieux à Villeurbanne – le sud au nord de l’agglomération – en passant par le plus gros pôle multimodal régional. Il permet aussi de connecter les deux pôles universitaires La Doua et l’ex-Manufacture des Tabacs.
Ce prolongement de la ligne T4 vers T1 a nécessité la construction de six ouvrages d’art sur 700 mètres à l’approche de la gare de la Part-Dieu, dont un passage en souterrain sous un bâtiment Art déco et deux ponts-cadre. Avec un coût au kilomètre (78 millions d’euros pour 2,3 km) nettement supérieur à celui du T4 (185 millions pour 9,5 km en 2009). Selon les destinations, les voyageurs gagneront entre 5 et 15 minutes sur les trajets. 6 500 voyageurs sont attendus sur T4 prolongé, en plus des 32 000 qui empruntent T4 chaque jour.Ile-de-France : le tram-train Massy – Evry déclaré d’utilité publique
Le préfet de l’Essonne a signé le 22 août la déclaration d’utilité publique du projet de tram-train entre Massy et Evry, deux pôles économiques majeurs du nord du département. L’enquête publique s’était tenue du 7 janvier au 11 février 2013 et la commission d’enquête publique a émis un avis favorable. Cette future ligne d’environ 20 km et 16 stations, traversant 13 communes en 38 minutes, vise à améliorer les déplacements de banlieue à banlieue grâce à un mode de transport performant et des correspondances assurées avec le réseau de transports en commun actuel et futur. A l’heure de pointe, il circulera un tram-train toutes les 10 minutes (15 minutes en heure creuse). 40 000 voyageurs sont attendus par jour à la mise en service. A l’horizon 2020, il est prévu un prolongement de Massy-Palaiseau jusqu’à Versailles-Chantiers. Le tram-train viendra alors se substituer à l’actuelle branche du RER C entre Massy et Versailles.
Allemagne : DB Energie sommée d’appliquer un tarif uniforme
La Commission européenne avait le droit de perquisitionner les locaux de la Deutsche Bahn par surprise pour enquêter sur les pratiques de DB Energie. C’est ce qu’a confirmé la Cour de justice européenne dans un arrêt rendu le 6 septembre. Sur le fond, la Commission européenne pense que la DB a privilégié ses filiales en appliquant des ristournes sur le prix du courant de traction à ses plus gros clients donc… à la DB elle-même.
A la suite de cette enquête, la DB Energie a déjà dû prendre des engagements pour établir un système de tarification plus équitable à partir de 2014. Elle propose également d’accorder une remise de 4 % à ces concurrents sur leur dernière facture.
La Commission européenne a lancé mi-août une consultation sur ces engagements qui s’achèvera mi-septembre. Le Mofair, regroupant les concurrents de la DB en Allemagne, a déjà fait savoir qu'il juge ces remises « dérisoires » après « dix ans de discrimination ».
Grande Bretagne : après l’heure… c’est « en retard » !
Sur la plupart des réseaux ferrés, un train est « en retard » s’il arrive plus de cinq minutes après son horaire théorique. Un délai qui va jusqu’à 15 minutes sur Eurostar, comparaison avec l’avion oblige. En Grande-Bretagne, c’est jusqu’à dix minutes après l’heure qu’un train est on time, notion qui exaspère les usagers. Suite aux plaintes de ces derniers, étonnés par un score de « 91 % de trains à l’heure »au niveau national, le gestionnaire d’infrastructure Network Rail a publié de nouvelles statistiques tenant compte des retards supérieurs à… 59 secondes ! Avec cette nouvelle définition, seuls les deux tiers des trains britanniques font l’heure, avec des taux allant de 45 % sur CrossCountry (lignes transversales) ou 47 % sur Virgin Trains (entre Londres et le Nord-Ouest) pour les pires, à 86,2 % sur l’Overground (ceinture de Londres) ou 87,5 % sur Chiltern (trains régionaux à l’ouest de Londres) pour les meilleurs. Contre respectivement de 88 %, 89 %, 94 % et 97 % avec la marge classique de 10 minutes ! Même avec cette marge, le réseau britannique peut mieux faire et l’ORR (régulateur) a fixé un objectif de 92,5 % de trains « à l’heure » sur la période de cinq ans démarrant en avril prochain, avec des pénalités à la clé.
Covoiturage : la SNCF rachète Green Cove
Poursuivant son développement dans un créneau qui commence à faire concurrence au transport ferroviaire, la SNCF a acquis 100 % du capital de Green Cove Ingénierie, la société éditrice du site de covoiturage 123envoiture.com, rapportent Les Echos du 9 septembre. La compagnie ferroviaire nationale, qui détenait déjà 20 % du site depuis avril 2009 par le biais de son fonds d’investissement Ecomobilité Partenaires, aurait pris le contrôle de Green Cove cet été. Dans le covoiturage entre particuliers sur Internet, chaque passager paie le conducteur du véhicule pour un trajet donné, avec un prix et des conditions convenus à l'avance, et une partie de la somme revient au site intermédiaire. Le leader en France est Blablacar (ex-Covoiturage.fr) qui revendique 600 000 personnes transportées par mois en Europe. La SNCF contrôle déjà Ecolutis, une société de covoiturage en entreprise. Via Ecomobilité Ventures, un fonds commun avec Total et Orange, elle a aussi investi l'an dernier dans Zilok qui fait de la location de voitures entre particuliers et Move About, spécialiste de l'autopartage.
Ile-de-France : la ponctualité des trains sous surveillance
Comme annoncé par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier et le président du Stif, Jean-Paul Huchon, le 21 mars dernier, dans le cadre des dix mesures pour améliorer la fiabilité des transports du quotidien en Ile-de-France, l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) étend désormais son action à l’Ile-de-France. Depuis le 5 septembre, l’AQST met à la disposition du public les données de ponctualité des transports ferroviaires régionaux sur son site Internet www.qualitetransports.gouv.fr. Il s’agit des chiffres mensuels fournis par le Stif pour les huit lignes de trains et les cinq lignes de RER qui transportent chaque jour plus de 4,5 millions de voyageurs. L’AQST reprend l’indicateur de ponctualité défini par le Stif dans ses contrats avec la SNCF et la RATP, qui évalue la proportion de voyageurs arrivant à l’heure ou avec moins de 5 minutes de retard à leur gare de destination, pour l’ensemble de la ligne.
Ile-de-France : le T5 inauguré un mois après sa mise en service
Le 31 août, en présence de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, Jean Daubigny, préfet de l’Ile-de-France et de Paris, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile-de-France et du conseil du Stif, Stéphane Troussel, président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, Arnaud Bazin, président du conseil général du Val-d’Oise et Pierre Mongin, PDG de la RATP ont inauguré la ligne T5 du tramway francilien dans son nouveau centre de maintenance de Pierrefitte. Cette cérémonie s’est déroulée plus d’un mois après la mise en service, le 29 juillet, de cette première ligne de tram sur pneus en Ile-de-France, entre le Marché de Saint-Denis (93) et la gare de Garges-Sarcelles (95). Desservant 16 stations sur un parcours de 6,6 km, cette nouvelle ligne revient à 25 millions d’euros par km hors matériel roulant Translohr. En comptant ce dernier (prix unitaire de 3,5 millions d’euros), le km revient à 32,5 millions d’euros. Dès le premier mois, en plein été, quelque 22 000 voyages étaient effectués chaque jour, contre 30 000 prévus à terme. Une barre qui risque fort d’être atteinte plus tôt que prévu !
Ecotaxe : report de l’entrée en vigueur au 1er janvier
Il faudra encore attendre avant de voir l’écotaxe appliquée aux camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau routier national non payant : le gouvernement a annoncé le 5 septembre qu’il reportait son lancement au 1er janvier 2014. Ce n’est pas le premier report de cette taxe qui avait déjà été repoussé au 1er octobre 2013. Le gouvernement l’explique par les dysfonctionnements techniques « persistants » du dispositif mis en place par Ecomouv’, la société qu’il a mandaté pour la gestion et la collecte de la taxe. « Dès lors, l'Etat n’a pas accepté de valider en l’état l’aptitude au bon fonctionnement du système et a demandé à son partenaire de livrer dans les meilleurs délais un dispositif corrigé, conformément au contrat de partenariat », explique dans un communiqué commun les ministères des Transports et des Finances. En clair, des pénalités devraient s’appliquer.