Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Danube : un nouveau pont ferroviaire entre la Bulgarie et la Roumanie

    Un nouveau pont qui enjambe le Danube et relie la Roumanie et la Bulgarie a été ouvert le 14 juin en présence des Premiers ministres de ces deux pays, ainsi que du Commissaire européen pour les politiques régionales. Des ferries assuraient jusqu’alors la traversée du Danube entre Vidin, en Bulgarie, et Calafat, en Roumanie, sans parvenir à répondre à l’importante demande de transport entre les deux rives. En juin 2000, la décision a donc été prise conjointement entre les deux pays pour construire à cet endroit un nouveau pont, le deuxième sur la portion du Danube que se partage la Bulgarie de la Roumanie. Long de 1,9 km, il comptera en plus d’une voie unique ferroviaire, quatre voies pour les voitures, une piste cyclable et deux trottoirs pour les piétons. L’axe doit devenir un maillage important du futur réseau de transports transeuropéen (RTE-T). Le corridor IV reliera Dresde, en Allemagne, à Istanbul, en Turquie, et Thessalonique, en Grèce. Le coût total de l’ouvrage s’élève à 275 millions d’euros, 225 millions apportés par la Bulgarie et 50 millions par la Roumanie, les deux pays ayant reçu un soutien financier des institutions communautaires.

  • Belgique : le métro léger de Charleroi met le cap au nord

    Le 21 juin, l’inauguration de la ligne 3 du métro léger de Charleroi marquera la fin d’une série d’ouvertures sur ce réseau. Reliant Gosselies, au nord de l’agglomération, à la boucle ceinturant le centre-ville de Charleroi, cette antenne de 12,3 km desservant 18 stations reprendra en grande partie le tracé d’une ancienne ligne de tram vicinal, mis en site propre. Depuis 1988, ce tracé ne servait plus qu’à relier le dépôt de Jumet au réseau de métro léger. La mise en service de la ligne 3 intervient plus d’un an après l’achèvement, en février 2012, de la boucle centrale et de la ligne 4 vers Soleilmont (à l’est du centre-ville). Avec cette boucle et trois antennes, le réseau carolorégien totalise désormais 33 km et 48 points d’arrêts. Ceci sans compter une quatrième antenne, celle du Centenaire, qui attend encore sa mise en service un quart de siècle après sa construction. On reste loin du projet initial de huit antennes…

  • Espagne : l’AVE gagne 577 000 voyageurs grâce à la baisse des tarifs

    Intervenue en février dernier, la baisse de 11 % des tarifs sur la grande vitesse porte ses fruits : l’AVE a gagné en quatre mois 577 000 voyageurs, soit 13,97 % en plus par rapport à la même période de 2012. Et ce malgré une conjoncture peu favorable. Cette politique de volume de Renfe amène des taux de remplissage de 75 % dans les trains, et une croissance de 16 % sur Barcelone – Madrid. Hausse également sur Madrid – Málaga (AVE mis en service fin 2007) où, en cinq ans, la part de marché du train est passée de 28 % à 86 % au détriment de l’avion.

  • Droit de retrait à Paris Saint-Lazare : la CFDT et la CGT répondent à Loïc Hislaire.

    À la suite de l’entretien avec Loïc Hislaire, directeur délégué de la direction des ressources humaines de la SNCF, que nous avons publié sur le site de Ville, Rail & Transports et dans le dernier numéro de La Vie du Rail, Jean-Claude Minet et Pascal Romane, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint des cheminots CFDT de Paris Saint-Lazare, nous ont fait part de leur réaction.
    Pour Loïc Hislaire, « la direction de l’entreprise était prête à discuter de mesures d’accompagnement dans un esprit positif. Tout laissait penser que le travail reprendrait dès le lundi 3 juin au soir. Malheureusement, les revendications n’ont pas été constantes ». Les responsables de la CFDT de Saint-Lazare assurent, eux, que « l’intersyndicale des contrôleurs CFDT-CGT-UNSA s’est présentée unie devant la direction avec des propositions communes et parfaitement cohérentes. » Pour eux, « les OS avaient même accepté lundi en cours de négociations de revoir à la baisse leurs revendications afin de sortir au plus vite de la situation de crise. C’est bien l’autisme et l’intransigeance de la direction qui a provoqué un blocage total. » Pour sa part, Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des Cheminots, qui est intervenu, nous dit-il « pour aider les négociations mais de façon générale et pas pour cadrer le tout », confirme : « c’est la direction qui a quitté la table de négociation ».
    Sur le fond, comme le disent les syndicalistes de la CFDT, « s’il est bien un sujet sur lequel les OS se retrouvent en accord total, c’est celui de la sécurité et de la sûreté des usagers et des cheminots. » Là où Loïc Hislaire juge que « deux agents par train n’est pas le plus sûr moyen d’éviter les agressions », la CFDT rétorque : « nous pensons le contraire. » Et les syndicalistes précisent : « On voudrait nous faire croire que là où il y avait systématiquement, quelques années en arrière, deux ou trois voire quatre contrôleurs sur chaque train, il y aurait maintenant une meilleure sûreté pour un contrôleur seul à bord, de nos jours ! D’autant que, dans un souci de gestion économique très restrictive, l’entreprise a supprimé de nombreux postes en gares ces dernières années et que le contrôleur se retrouve souvent, à certaines heures du jour ou de la nuit, le seul représentant de l’entreprise au contact du public. Le président Gallois avait lancé à la fin des années 90 un plan de réhumanisation des trains et des gares, pour répondre notamment à la problématique sûreté, nous sommes bien loin de cela aujourd’hui. »
    Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT Cheminots, nous dit : « Il y a eu quatre agressions de contrôleurs en deux mois. Trois fois, ils ont repris leur boulot sur des promesses, On s’est fait avoir trois fois mais pas la quatrième. Quand les cheminots se font agresser et demandent plus de monde à bord (Suge ou contrôleurs), ce n’est pas seulement pour leur sûreté mais aussi celle des voyageurs. Il ne faut pas oublier que des usagers ne se sentent pas toujours à l’aise dans certains trains à certaines heures. »
    Un communiqué commun de la CGT, de la CFDT et de l’UNSA publié juste après l’agression avait d’ailleurs précisé dans quel contexte a eu lieu l’incident du 3 juin. « Cette agression survient après celles de plusieurs cheminots ces derniers mois : un contrôleur en mai, un conducteur en avril et une tentative d’agression sexuelle sur une contrôleuse en octobre dernier, sur l’établissement de lignes Transilien en mars et en avril sur des agents d’accueil, sur des agents de la sûreté ferroviaire en octobre. C’est l’expression d’un véritable ras-le-bol qui a entraîné ce droit de retrait. »

    F. D.

  • Avignon : CAF va déposer un recours

    A la suite de la décision de l’agglomération d’Avignon d’équiper son tramway de 24 Citadis Alstom, CAF, l’un des deux concurrents évincés avec AnsaldoBreda, s’apprête à déposer un recours. Le constructeur s’étonnerait de la décision d’Avignon, considérant notamment que son offre était moins chère d’environ 10 % que celle d’Alstom.

  • Espagne : la grande vitesse arrive à Alicante

    Deuxième étape de l’opération « Grande vitesse Madrid – Castille – Murcie », la ligne nouvelle Albacete – Alicante devait être mise en service le 18 juin. Soit 162 kilomètres pour desservir une agglomération de 300 000 habitants et un littoral touristique avec des stations telle Benidorm. En décembre 2010, une ligne dite du Levant avait été ouverte entre Madrid (Puerta de Atocha) et Cuenca avec deux prolongements, l’un vers Valence, l’autre vers Albacete : un total de 438 km. Désormais les trains venus d’Albacete toucheront Alicante.
    Le trajet depuis Madrid se fera en 2 heures 20 contre 3 heures 10 jusqu’ici et à raison de neuf allers-retours par jour. Seront employées des rames AVE S 112 (Talgo), mais aussi les S 100 (Alstom) à l’origine sur Madrid – Séville, ainsi que des S 130 (Talgo à écartement variable) venues du nord (Galice, Asturies, Santander). La nouvelle ligne étant conçue pour les 350 km/h, la maire d’Alicante, Sonia Castedo, espère pour janvier 2014 un Albacete – Madrid (480 km) en deux heures seulement. La grande vitesse à Alicante est un pas de plus dans la réalisation de deux programmes : l’AVE du Levant Madrid – Murcie et Carthagène, soit 955 km et un investissement global de 2 milliards d’euros ; d’autre part, elle apporte un tronçon au corridor méditerranéen allant de l’Andalousie à la frontière française. S’étendant sur 1 300 km à voie UIC, cet axe « prévu pour 2017 » desservira nombre de ports et se veut l’extrémité ouest du corridor européen n° 6 amorcé à Zahony, à la frontière entre la Hongrie et l’Ukraine.

  • Tramway : Bombardier et ACC rénoveront les TFS de Grenoble

    Le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise souhaite prolonger de 15 ans l’utilisation de ses 38 tramways français standard (TFS), après un quart de siècle de service. A cette occasion, l’aspect intérieur et extérieur des TFS sera modernisé, de même que l’aménagement, mis en conformité avec les exigences PMR. En outre, un système d’information voyageurs, la vidéosurveillance et la climatisation seront installés. Bombardier, qui rénove actuellement le « Mongy » de Lille Métropole, est responsable de l’ingénierie, des approvisionnements et de la gestion globale du projet grenoblois. L’ensemble des opérations (y compris le contrôle des chaudrons, la révision des portes et essieux ou le remplacement des câbles et systèmes électriques) seront réalisées à Clermont-Ferrand, sur le site de l'entreprise ACC Ingénierie et Maintenance, spécialiste des rénovations (MI79 du RER B francilien…). Le premier TFS doit être rénové début juillet, l'ensemble du parc devant suivre sur une période de quatre ans. Avec pour principal objectif d'équiper la future ligne E, qui sera partiellement mise en service au courant de l'été 2014.

  • Le premier Citadis de Dubaï présenté à l’usine Alstom de La Rochelle

    Le 14 juin, à son usine de La Rochelle, Alstom a présenté à Mattar Al Tayer, président de l’Autorité de transports de Dubaï, le premier des 11 tramways Citadis destinés à la ligne dite d’Al Safouh. Les essais dynamiques sont actuellement en cours à La Rochelle, où le premier Citadis « adapté aux conditions climatiques extrêmes » (nouvelle génération d’équipements tropicalisés) a été conçu et assemblé. Long de 44 mètres, ce tramway pourra transporter jusqu’à 408 voyageurs sur la première ligne du Moyen-Orient dépourvue de ligne aérienne de contact. Longue de 14,7 km, cette ligne devrait traverser en 2014 les zones touristiques et résidentielles de Dubaï (hôtel Burj Al Arab, Dubai Media City et marina), desservant 11 gares climatisées et dotées de portes palières. Cette ligne dimensionnée pour 5 000 voyageurs par heure et par sens sera équipée du CBTC Urbalis d’Alstom, assurant le contrôle de vitesse, la protection automatique aux carrefours routiers, la synchronisation des arrêts aux stations et l’ouverture de portes palières.

  • Tramway Alstom fournira 24 Citadis Compact pour le Grand Avignon

    Le 18 juin, Alstom a annoncé avoir été choisi par la communauté d’agglomération du Grand Avignon pour la fourniture de 24 tramways Citadis Compact chiffrés à « près 45 millions d’euros ». Leur livraison est prévue « à partir du printemps 2016 », avant une mise en service sur les deux lignes du futur réseau (14,5 km, 45 000 voyages par jour) fin 2016. Le Grand Avignon est la deuxième collectivité française à avoir choisi le Citadis Compact de 24 mètres, après Aubagne, mais dans la version la plus capacitaire (133 à 146 voyageurs). Toutefois, « pour anticiper les évolutions de trafic de l’agglomération du Grand Avignon », ce matériel pourra accueillir deux modules supplémentaires. Version courte du Citadis d’Alstom, le Citadis Compact est réalisé à La Rochelle (conception et assemblage final), Ornans (conception et fabrication des moteurs), Le Creusot (bogies), Tarbes (équipements électriques et électroniques de la chaîne de traction), Valenciennes (contrôle des commandes), Villeurbanne (électronique embarquée) et Saint-Ouen (design).

  • DSP : CarPostal renouvelé à Haguenau

    Le syndicat des transports de Haguenau et Schweighouse-sur-Moder a renouvelé la DSP accordée à CarPostal pour gérer son réseau de transport urbain, Ritmo, né en 2006. Le nouveau contrat prendra effet le 1er août 2013 pour une durée de 7 ans et un chiffre d’affaires cumulé de 22 millions d’euros. Transportant 1,5 million de voyageurs chaque année, Ritmo est constitué de trois lignes de bus desservant les principaux secteurs d’habitation et d’emploi et d’un TAD pour les habitants éloignés. « On a cherché à appliquer les règles courantes en Suisse, explique Nathalie Courant, directrice de CarPostal France. C’est-à-dire cadencement de toutes les lignes de bus, desserte de toutes les lignes à la gare, permettant une intermodalité aisée et une liaison avec l’ensemble du réseau Ritmo. » A partir du 1er septembre 2013, une quatrième ligne sera créée et les fréquences augmentées. Le groupe suisse est présent en France depuis 2004. Il exploite sept réseaux urbains et huit implantations interurbaines, principalement en région Rhône-Alpes.