Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Stationnement : un premier pas vers la dépénalisation

    Dans le cadre du vote du volet métropoles de la loi de la décentralisation, les sénateurs ont adopté le 5 juin à l’unanimité un amendement qui rend possible la décentralisation et la dépénalisation du stationnement. Une très ancienne revendication du Gart qui s’est aussitôt félicité de ce « vote historique ». Une telle réforme permettrait aux collectivités d’adapter le prix de l’amende, qui deviendrait d’ailleurs une redevance, à leur politique globale de déplacements. « L’amende forfaitaire de première classe [17 euros, ndlr] est insuffisamment dissuasive dans certaines grandes villes, relativement au coût horaire du stationnement alors que dans les petites villes, son montant peut, au contraire, paraître disproportionné », argumente l’association d’élus. Reste maintenant aux députés à transformer l’essai. Mais déjà l’Automobile Club Association craint que le stationnement ne devienne une « variable d’ajustement budgétaire »
     

  • TCSP : accord trouvé pour le projet de transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois

    Un accord a été trouvé mardi 4 juin entre l’Etat, le conseil général du Bas-Rhin et la communauté urbaine de Strasbourg (Cus, 476 000 habitants et 28 communes) sur le projet de bus en site propre entre Strasbourg et Wasselonne (25 km). Le TSPO (Transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois), qui a pour but de désengorger cet axe très encombré, a reçu l’aval des différentes parties en présence : il emprunte en effet la RD 1004, propriété du conseil général, puis la N4 et l’A351, propriété de l’Etat, avant d’entrer dans une section urbaine que gère la Cus… Le plan de financement, encore à peaufiner, devrait s’élever à 65 millions d’euros. A l’issue des travaux en 2018, les bus circuleront sur des voies propres le long des routes actuelles et auront la priorité aux carrefours. Des parkings-relais et des garages à vélos seront également installés.

  • Fraude : Nancy en lutte contre la non-validation

    Le réseau Stan (Service de transport de l'agglomération nancéienne) mène depuis le 29 mai une campagne contre la fraude sur son réseau couvrant la communauté urbaine du Grand Nancy (20 communes et 266 000 habitants). Le dispositif, intitulé « Frauder, c’est perdu d’avance », vise à diminuer la non-validation des titres de transports par la présence accrue de contrôleurs et à l’aide d’affiches présentant le nombre de personnes contrôlées ou de procès-verbaux émis. Une enquête BVA réalisée par la communauté urbaine en novembre 2012 avait révélé que 20 % des voyageurs ne compostaient pas leur billet. Le phénomène aurait doublé en un an sur ce réseau, exploité par Transdev. Une page facebook Info contrôleurs Nancy-Stan permet d’ailleurs aux usagers de se prévenir mutuellement de la position des agents de contrôle.
     

  • Accessibilité : à Toulouse, Transdev gérera Mobibus

    Transdev vient de ravir la DSP de Mobibus, le transport en commun pour les personnes à mobilité réduite de l’agglomération toulousaine, à Veolia. Tisséo-SMTC a attribué à sa filiale TPMR le marché pour cinq ans et demi à partir du 1er juillet. Le contrat prévoit quelques améliorations de service (élargissement des horaires de réservation et de prise en charge, numéro de réservation non surtaxé…) et une certification du délégataire d’ici 2015. Mis en place en 2004, Mobibus a 4 000 abonnés (personnes en fauteuil, malvoyantes, de plus de 60 ans avec une perte d'autonomie de GIR 1 à 4) et dessert 99 communes. Le nombre de transports réalisés (122 400) a augmenté de 9 % entre 2011 et 2012.
       
     

  • A Toulouse, le tram Canal pour relier la gare à l’aéroport

    Tisséo SMTC a lancé officiellement les études préliminaires du tramway Canal. Cette ligne de sept à neuf kilomètres bouclera le centre-ville de Toulouse via le canal du Midi. Elle connectera le palais de justice au sud-est (terminus de la ligne Garonne qui entrera en service à la fin de cette année) à la gare Matabiau, réaménagée en pôle multimodal pour l’arrivée de la LGV, puis traversera la Garonne au nord-ouest (en créant un nouveau pont ou en doublant celui de périphérique) avant de se brancher sur la ligne E en direction de Blagnac et de l’aéroport (ligne Envol en service fin 2014). Le coût estimé est de 300 millions d’euros, dont un million pour les études. La concertation publique est envisagée au deuxième semestre 2014, les travaux en 2017-2019 pour une mise en service à l’horizon 2020.

  • Pologne : Siemens supervise les déplacements de Poznan

    La division Mobility and Logistics de Siemens vient de remporter un contrat de 15 millions d’euros avec la régie des transports de Poznan (ZDM), pour lui fournir un système intégré de gestion du trafic, à mettre en service au printemps 2015. Objectif : synchroniser les transports publics et privés afin de fluidifier le trafic urbain. Les données recueillies, en temps réel, à plus de 200 points de mesure, localisés à des croisements, dans des parkings et dans des transports publics, seront collectées et traitées par le centre de gestion du trafic. Les informations seront ensuite transmises aux utilisateurs (par Internet, radio, SMS ou e-mail) qui disposeront ainsi en temps réel de l’état du trafic automobile, des places de parking disponibles et de l’heure passages des transports publics. Des données qui permettront une comparaison des temps de trajets en transports publics et en voiture. Poznan est la 5e ville de Pologne, un centre industriel, commercial et de recherche, qui compte plus de 500 000 habitants.

  • Métropoles : les sénateurs recalent Paris et acceptent Lyon et Marseille

    Le projet de loi concernant les métropoles, adopté par la Commission du Sénat le 15 mai, est examiné par les sénateurs depuis le 30 mai. Les sénateurs ont voté l’article 2 qui rétablit la compétence générale pour les régions et les départements. Ils ont adopté le 4 juin la métropole de Lyon, résultant de la fusion de la CUL et de la partie du département du Rhône située dans le périmètre urbain. Le 5 juin, ils ont accepté celle d’Aix-Marseille-Provence, en votant un amendement de Jean-Claude Gaudin prévoyant une représentation de tous les maires dans le futur conseil métropolitain. En revanche, les sénateurs ont adopté le 3 juin les amendements présentés par les groupes UMP et CRC (communiste) rejetant les dispositions créant la Métropole de Paris : obligation aux départements de la petite couronne de créer des intercommunalités sur tout leur territoire, regroupement de ces intercommunalités, de la Ville de paris et de la partie contiguë de la grande couronne dans la Métropole de Paris.
     

  • Snit : Philippe Duron veut « dédiaboliser la route »

    La dernière réunion de la commission Mobilité 21, que préside Philippe Duron (député PS du Calvados et président de l’Afitf) aura lieu le 12 juin. Philippe Duron devrait remettre son rapport à Frédéric Cuvillier « avant la fin de mois de juin », a-t-il précisé le 5 juin lors de son audition par la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale. La commission finit de classer les 75 projets du Snit en trois rubriques, selon des temporalités « raisonnables », retenues par l’Europe pour les RTE-T : à réaliser avant 2030, après 2030, après 2050. Les études de la première catégorie devront être accélérées, celles de la deuxième entreprises, celles de la troisième interrompues. La priorité doit aller à la régénération, pour le réseau ferré et pour la route, que Philippe Duron veut « dédiaboliser ». Verdict d’ici une quinzaine de jours.

  • RFF : Valérie Champagne nommée DGA Finances et achats

    Valérie Champagne (48 ans) a rejoint RFF le 3 juin comme directrice générale adjointe Finances et achats. Elle remplace Patrick Persuy, nommé conseiller du président. Valérie Champagne était précédemment directrice de la stratégie de SNCF Infra. Elle avait rejoint la SNCF en 2006, à Transilien, pour renégocier la convention avec le Stif. Elle aura pour adjoint Vincent Gaillard, nommé directeur financier à la place de Xavier Roche, qui rejoint la direction du matériel à la SNCF. Vincent Gaillard est entré à RFF fin 2000, où il était jusqu’à présent directeur finances et trésorerie.

  • En 2012, le transport public urbain a continué de recruter des temps pleins en CDI

    Près de 2 700 recrutements en 2012, plus de 800 emplois créés, 55 millions d’euros dédiés à la formation soit le double de ses obligations conventionnelles, et 98 % de salariés en contrat à durée indéterminée. Le bilan social 2012 publié par l’UTP à partir des statistiques de 113 entreprises représentant 90 % de l’effectif total (50 00 salariés hors RATP et SNCF) montre que malgré un contexte économique atone, le secteur crée des emplois pérennes et investit dans la formation professionnelle. Des résultats qui confirment les tendances des années précédentes puisque depuis 2003, le nombre de salariés croît chaque année de 0, 6 % à 2,4 %. A l’origine de ces embauches, notamment, le développement de l’offre de transport. Dernier point : le secteur poursuit sa féminisation, 17,8 % des salariés sont des femmes.