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Auteur/autrice : admin_lvdr
Nantes : l’aménagement de la gare à l’heure de la concertation
Proche de la saturation, la gare de Nantes va être profondément transformée. Le projet d’aménagement, qui prévoit de rénover les bâtiments, de construire une gare en mezzanine et de créer un pôle multimodal, est soumis à la concertation depuis le 27 mai et jusqu’au 26 juillet. Il s’agit d’une double procédure de concertation préalable : les avis vont être recueillis d’une part sur l’extension de la gare ferroviaire (à l’initiative de SNCF Gares & Connexions), d’autre part sur l’aménagement des espaces publics et la création d’un pôle d’échanges au sud (à l’initiative de Nantes Métropole). Le chantier est prévu en 2016 pour une mise en service à l’horizon 2020.
Réforme ferroviaire : encore des zones de flou
Les décisions sont prises… mais seulement dans les grandes lignes. Frédéric Cuvillier, qui a présenté le 29 mai en Conseil des ministres la réforme du système ferroviaire, a globalement validé les propositions faites en avril dernier par Jean-Louis Bianco. Comme le suggérait l’ancien ministre des Transports, un « groupe industriel public intégré » va être mis en place. Il sera composé d’un Epic mère et de deux Epic filles, avec une présence de l’Etat renforcée.
L’Epic de tête est doté d’une part d’un conseil de surveillance, d’autre part d’un directoire bicéphale avec deux présidents : le président de l’opérateur de transport et le président du GIU, nommés par l’Etat et sans lien hiérarchique entre eux.
La dette, qui s’accroît chaque année de 1,5 milliard d’euros, reste au sein du GIU. L’engagement d’améliorer la productivité et l’efficacité, qui sera contractualisé, ainsi qu’un effort financier de l’Etat (non précisé) doivent servir à maîtriser la dette.
Des zones de flou demeurent et le projet de loi reste à écrire. Le texte devrait être présenté vers la fin juillet, et le Parlement saisi en septembre. Le gouvernement espère l’entrée en vigueur de la réforme en 2015. D’ores et déjà, les quatre syndicats représentatifs de cheminots annoncent une grève pour le 13 juin.
Allemagne : des drones contre les graffitis
La Deutsche Bahn a décidé de tester des drones de surveillance équipés de caméras thermiques à infrarouge afin de lutter contre les tagueurs qui pénètrent dans ses dépôts. L’engin utilisé affiche une envergure de près d’un mètre pour un poids de 1,2 kg et est produit par le fabricant allemand Microdrones. Selon le groupe allemand, les graffitis lui coûtent 7,6 millions d’euros tous les ans.
Des questions subsistent sur la légalité de l’opération, surtout que nombre d’Allemands sont très attachés au respect de leur vie privée. En 2010, l’arrivée du service Google Street View avait déjà déclenché une vaste polémique, et le géant américain de l’Internet avait dû retirer les images du domicile des particuliers qui le souhaitaient.Thales a remporté un contrat de signalisation en Afrique du Sud
Thales a remporté un contrat de signalisation ferroviaire couvrant 250 km du réseau ferré de transport de voyageurs dans la province de Cape Town en Afrique du Sud. Le contrat a été signé entre le consortium Thales-Maziya et la Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa).
« Ce nouveau programme d’infrastructures ferroviaires est l’un des plus importants du continent africain », souligne Thales dans un communiqué du 28 mai. « Destiné à moderniser la signalisation, les communications et les systèmes de gestion des trains, il concerne 46 gares réparties sur la zone fortement peuplée de la province du Cap. »
Le consortium va notamment construire un centre de contrôle permettant le suivi et la gestion de tous les mouvements de trains dans l’ensemble de la région. Il va concevoir, fournir et mettre en service les nouveaux systèmes d’enclenchement électronique et les équipements, ainsi que les nouveaux systèmes de télécommunications et de sécurité.RATP : premier métro au monde entièrement équipé en LED.
La RATP a annoncé le 23 mai avoir débuté la généralisation de l’équipement en lampes à diode électroluminescente, dites à LED, de tout son réseau métro et RER. Ce qui devrait d’ici à 2017 faire baisser de 50 % sa consommation d’énergie pour l’éclairage et en faire « le 1er métro au monde entièrement équipé », selon la Régie.
UTP : Claude Faucher nommé délégué général adjoint
L’UTP vient de recruter le futur successeur de Bruno Gazeau : Claude Faucher, 48 ans, nommé délégué général adjoint au 1er septembre. Ingénieur et diplômé de l’Essec, il a réalisé la majeure partie de sa carrière dans la fonction publique territoriale, mais a aussi travaillé pour l’ONF et été conseiller technique au ministère de l’agriculture. Dernier poste : directeur général des services du conseil général de la Haute-Savoie.
Bus : la station Osmose prix du design à Genève
La RATP a reçu, le 26 mai, le prix du design lors des UITP International Awards pour sa station de bus Osmose. Une station de bus expérimentale est installée depuis mai 2012 boulevard Diderot, à Paris, dans le cadre du projet européen EBSF (European Bus System of the Future). La station offre une surface totale de 85 m2, dont 35 m2 couverts. L’espace est accessible aux utilisateurs de fauteuils roulants et aux personnes handicapées. La station dite « augmentée » est équipée de 11 sièges abrités et propose plusieurs systèmes d’information.

TER : un nouveau contrat pour la Franche-Comté
Il aura fallu un an de négociations serrées pour que la région Franche-Comté et la SNCF signent enfin le 3 mai leur nouveau contrat TER, qui s’étend sur la période 2013-2017. Il aura fallu un an de négociations serrées pour que la région Franche-Comté et la SNCF signent enfin le 3 mai leur nouveau contrat TER, qui s’étend sur la période 2013-2017. D’un montant de plus de 74 millions d’euros annuels, la convention prévoit une stabilisation de l’offre « avec un ajustement du plan de transport le week-end et pendant les vacances scolaires dès le mois de juillet », précise un communiqué commun de la SNCF et de la région. Une stabilisation qui suit une année de hausse : l’an dernier, l’offre avait été accrue de 15 % dans un contexte de mise en place du cadencement lancé en décembre 2011.
Pour renforcer la qualité, la région a souhaité fixer des objectifs de ponctualité davantage « en phase avec la réalité » : le taux de régularité devra atteindre globalement 92,1 % mais 93,5 % pour les trains circulant aux heures de pointe. Ils seront revus annuellement en fonction de leur progression.
Un suivi de la qualité de service est prévu, basé sur un dispositif de bonus-malus pour l’information des voyageurs et pour les services proposés dans les trains et dans les gares. De plus, « la SNCF s’est engagée à indemniser les abonnés à hauteur de 25 % du coût des abonnements en cas de grève supérieure à 15 jours ouvrés consécutifs et lorsqu’un train circulant aux heures de pointe enregistre une régularité inférieure à 80 % pendant 20 jours ouvrés consécutifs ». Ce qui représente une première en France pour le TER, affirme la région.
Enfin, la SNCF et la région vont mettre en place une tarification pour inciter aux voyages en TER avec une nouvelle carte pour les jeunes et une carte pour les clients occasionnels.
Au chapitre des investissements, la région va verser 49 millions d’euros pour moderniser le matériel roulant, notamment avec la commande de 7 trains Régiolis (Alstom) qui doivent remplacer les rames tractées BB25+RRR arrivant en fin de vie.
Elle va également investir dans « l’adaptation des ateliers de maintenance de Dijon pour un montant d’un million d’euros » et engage un programme industriel de 15 millions d’euros en « confiant à la SNCF les opérations d’entretien de grande envergure pour le matériel roulant ».
Marie-Hélène POINGT
Franche-Comté, le TER en chiffres :
– 22 000 voyageurs / jour
– + 7 % de trafic en 2012
– 6 lignes ferroviaires dont deux lignes principales : Belfort – Dijon et Besançon – Lons-le-Saunier (Lyon) qui représentent 56 %
de la fréquentation l 770 km de lignes ferroviaires
– 508 km de lignes routières
– 65 gares ou points d’arrêt.Roumanie : les trois candidats à la privatisation du fret ferroviaire de nouveau sur les rails
Trois candidats rejetés une première fois d’une procédure de privatisation de la compagnie de fret ferroviaire roumaine CFR Marfa se sont qualifiés lors de la relance du processus, a annoncé le ministère des Transports le 24 mai. La privatisation de CFR Marfa fait partie des engagements de la Roumanie auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE) dans le cadre d'un accord conclu en 2011. L'Etat roumain met en vente une participation de 51 % de CFR Marfa à un prix de départ fixé à 180 millions d’euros. OmniTRAX, une compagnie de fret ferroviaire privée américaine, le Groupe ferroviaire roumain (GFR), premier opérateur privé de fret ferroviaire en Roumanie ainsi qu’un consortium formé par TFG (Transferoviar Grup) une société roumaine, et un fonds d'investissement autrichien, Donau-Finanz and CO KG Austria, sont donc de nouveau sur les rangs. Ils ont jusqu’au 5 juin pour déposer leur offre finale. Le vainqueur doit être connu le 20 juin.
Allemagne : Deutsche Bahn passe une commande géante de locomotives à Bombardier
La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn a annoncé jeudi avoir passé une commande géante de locomotives au canadien Bombardier, avec lequel il est procès, d’un volume pouvant aller jusqu’à 1,5 milliard d’euros sur dix ans. L’accord-cadre conclu entre les deux entreprises porte sur 450 locomotives électriques maximum, dont la livraison pourra s’étaler jusqu’à 2023, pour un total de 1,5 milliard d’euros. 130 d’entre elles seront livrées immédiatement, précise Deutsche Bahn dans un communiqué. Elles iront à sa filiale de logistique DB Schenker et pour 20 d’entre elles à DB Regio, la division qui chapeaute le trafic régional de la compagnie publique. Deutsche Bahn continue à faire affaire avec Bombardier alors qu’un litige oppose les deux groupes sur des trains de banlieue utilisés à Berlin. Le groupe ferroviaire allemand réclame à son fournisseur canadien 350 millions d’euros de dommages et intérêts pour des manquements sur les freins et les moteurs de ces trains, problèmes techniques qui ont provoqué le chaos dans les transports berlinois en 2009.