Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Roumanie : contretemps dans la privatisation du fret ferroviaire

    Aucun des trois candidats (dont le puissant groupe ferroviaire américain Omni Traxx) intéressés par le rachat d’une part majoritaire dans la compagnie publique de fret ferroviaire roumaine CFR Marfa ne s’est qualifié, a annoncé le 15 mai le ministère des Transports. Qui a relancé dès le lendemain la privatisation promise au FMI, en allégeant certaines conditions imposées aux candidats.
    Rappelons que CFR Marfa emploie environ 9 000 personnes et enregistre une dette cumulée de 347 millions d’euros. En 2011, l’opérateur ferroviaire public a réalisé un chiffre d’affaires de 251 millions d’euros pour une perte nette de 21 millions d’euros, selon les derniers chiffres officiels disponibles.
     

  • Russie : appel d’offres pour le matériel roulant du métro

    Selon Les Echos, la mairie de Moscou organisera en août un appel d’offres pour le renouvellement du matériel roulant du métro à partir de 2015, ainsi que la maintenance de ce parc de près de 3 500 voitures sur trente ans. Pour la première fois, un tel marché, évalué à quelque cinq milliards d’euros, serait ouvert à des soumissionnaires étrangers, tels Bombardier, Siemens, Stadler ou Alstom. Le fait que ce dernier soit candidat en partenariat avec le constructeur russe TMH (dont il est actionnaire à 25 %) n’est pas pour autant une garantie de remporter une commande à Moscou, comme l’ont montré les récentes attributions des navettes aéroportuaires à Stadler et des tramways à Bombardier.
     

  • Fret : inauguration d’une liaison directe Chine – Pologne

    Une liaison directe de fret ferroviaire entre la ville chinoise de Chengdu (ouest) et la ville polonaise de Lodz (centre) a été inaugurée le 21 mai. Les trains de marchandises doivent parcourir un trajet de près de 10 000 km en 12 ou 14 jours. « Jusqu’ici, nous avions deux solutions pour transporter des conteneurs de Chine : soit par voie maritime ce qui prenait 45 jours, soit par voie aérienne, beaucoup plus rapide mais aussi beaucoup plus cher que ce que nous proposons maintenant », a expliqué la société chinoise Chengdu Hatrans YHF Intermodal Logistics à l’agence polonaise PAP. Les trains partiront de Chine une fois par semaine et passeront par le Kazakhstan, la Russie et le Bélarus. Une fois arrivées à Lodz, les marchandises pourront ensuite être acheminées vers d’autres pays européens.
    Le commerce bilatéral entre la Chine et l’Europe centrale et orientale a progressé de 27,6 % par an en moyenne entre 2001 et 2011, passant de 4,3 milliards à 52,9 milliards de dollars.

  • Un Haut comité pour renforcer la qualité des transports

    L’Autorité de la qualité de service dans les transports va pouvoir s’appuyer sur un Haut comité (HCQST) qui s’est réuni pour la première fois le 21 mai. Composée de 37 membres dont des élus, des représentants d’opérateurs et de consommateurs, cette assemblée dirigée par le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure, sera chargée d’émettre toute proposition ou recommandation pour améliorer la qualité. Le nouveau président l’a définie comme « un lieu d’échanges, de débats et d’analyses », qui pourra être saisie pour avis par le ministre en charge des Transports. Elle se réunira quatre fois par an et représentera tous les modes de transport public (aérien, ferroviaire, urbain, routier et maritime). Une exhaustivité multimodale unique en Europe selon le gouvernement.

  • Roumanie : trois candidats pour la privatisation du fret ferroviaire

    Trois candidats, dont le groupe ferroviaire américain Omni TRAX se sont déclarés intéressés par le rachat d’une part majoritaire de la compagnie publique de fret ferroviaire roumaine CFR Marfa. Omni TRAX est une des plus importantes compagnies de fret ferroviaire privées américaines. La société privée Groupe ferroviaire roumain (GFR), premier opérateur de fret ferroviaire en Roumanie, s’est également montrée intéressée ainsi qu’un consortium formé par TFG (Transferoviar Grup), une société roumaine associée à un fonds d’investissement autrichien, Donau-Finanz and CO KG Austria. Le nom du vainqueur sera connu le 20 juin après dépôt des offres détaillées. Rappelons que Bucarest s’est engagé auprès du Fonds monétaire international et de l’Union européenne à privatiser plusieurs compagnies publiques déficitaires dont CFR Marfa. CFR Marfa emploie environ 9 000 personnes et enregistre une dette cumulée de 347 millions d’euros.
    En 2011, l’opérateur ferroviaire public a réalisé un chiffre d’affaires de 251 millions d’euros pour une perte nette de 21 millions d’euros, selon les derniers chiffres officiels disponibles.

  • DSP : Transdev rempile à Toulon

    La régie mixte des transports toulonnais (RMTT, filiale de Transdev) reste l’exploitant délégataire des transports urbains de l’agglomération varoise, le réseau Mistral. La nouvelle DSP de huit ans à compter du 1er juillet 2013 lui a été attribuée lors du conseil communautaire du 22 mai. Selon le président de la commission transports de Toulon Provence Méditerranée (TPM), Yannick Chenevard, les négociations ont été longues, puisqu’elles ont nécessité la prolongation à deux reprises de la DSP en cours, et « rudes » avec la société, délégataire depuis 2004. Il est vrai qu’une seule offre avait été reçue, celle de la RMTT, Keolis n’ayant pas donné suite à sa candidature. Le contrat, « équilibré », selon l’agglomération, lui permettrait d’économiser 58 millions d’euros sur huit ans, à périmètre égal. La contribution de TPM est de 49 millions d’euros en moyenne par an. La RMTT va donc continuer à exploiter le réseau Mistral, qui couvre 12 communes, soit 114 lignes de bus et de bateaux et 29 millions de voyages en 2012. Le prochain grand chantier sera, après l’ouverture du deuxième tunnel de Toulon, prévue en 2014, le redémarrage du projet de TCSP sur lequel devraient rouler des BHNS.

  • Enquête régularité : le transport ferroviaire plus ponctuel que l’aérien

    Un peu plus d’un an après sa mise en place, l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), dont la mission consiste à collecter des indicateurs de ponctualité – théoriquement – de tous les modes, dresse un premier bilan. Principal constat, « les liaisons aériennes sont globalement moins régulières et ponctuelles que les liaisons ferroviaires ».
    Sur l’année 2012, le retard à l’arrivée des trains longue distance (TGV, trains internationaux et Intercités) tourne autour de la demi-heure en moyenne mensuelle. Dans le transport aérien, le retard moyen des vols se situait entre 37 et 39 min au départ et entre 39 à 44 min à l’arrivée pour les vols internationaux, intérieurs et outre-mer. Le suivi de la régularité va s’étendre aux TER, au Transilien et aux RER cet été.
     

  • Des améliorations sur le TGV Nord

    Faute de pouvoir pratiquer une baisse générale des prix, la SNCF a proposé une série de mesures lors d’une réunion à Lille le 15 mai pour répondre spécifiquement aux critiques des élus du Nord. Elle a ainsi mis en place depuis janvier un forfait annuel qui s’adresse aux abonnés et leur offre l’équivalent d’un mois et demi d’abonnement gratuit. Le trajet pour un usager régulier ne revient plus qu’à 16 euros.
    Les clients Loisirs peuvent aussi bénéficier d’un prix d’appel Prem's de 15 euros (contre 17 euros en 2011) et de TGV 100 % Prem's sur les trajets Paris – Lille via Arras du matin et du soir. La SNCF a également fait des efforts sur le service en bord, en renforçant le nettoyage durant le voyage ou en offrant une restauration ambulante sur certains trains.
    Autre axe d’amélioration, la SNCF a décidé de rénover progressivement l’ensemble des rames sur l’axe Nord à partir de 2014. En 2015, « des rames à deux étages remplaceront les anciennes rames Transmanche (rames « jaunes et blanches ») sans modification du nombre de trains », souligne un communiqué du ministère des Transports. En matière de régularité, la SNCF doit ouvrir mi-juin un nouveau centre opérationnel de supervision du service (représentant 23 nouveaux emplois sur Lille). Enfin, dans le domaine des infrastructures, « après 20 ans d'utilisation intensive, la ligne grande vitesse va bénéficier d'ici 2020 de 300 millions d'euros de travaux permettant le remplacement de la voie », souligne le communiqué du ministère.

  • Le nouveau Translohr sur les terres du BHNS

    Personne n’a parlé de « tramway low cost ». Mais c’est bien ce dont il s’agit. New Translohr (NTL, 51 % Alstom, 49 % FSI) lance une offre baptisée – à l’anglaise – le « Prime ». Il s’agit d’un Translohr de trois éléments (25 m), unidirectionnel, et faisant à ce titre l’économie d’une des deux cabines de conduite, des équipements de roulage, de motorisation et des portes liés à l’utilisation dans les deux sens. L’économie et l’augmentation de capacité permises par ces transformations doivent placer ce produit dans une gamme de prix de l’ordre de 10 millions d’euros par kilomètre, contre 5 à 12 millions pour les BHNS. Rapportée sur le cycle de vie (30 ans pour un tramway, le double d’un bus), la comparaison promet d’être avantageuse. Évidemment, il faudra prévoir une boucle aux deux terminus pour permettre au véhicule de repartir dans l’autre sens. Mais cette absence de retournement permet de gagner 3 à 4 min par trajet, assure-t-on chez New Translohr. « Il y a dix ans, personne ne parlait de BHNS. Ce marché s’est développé dans la continuité du marché des tramways en site propre. Avec le Prime, nous apportons les avantages du tramway au marché des BHNS », affirme Jérôme Wallut, président de NTL et directeur général d’Alstom Transport France.
    En mai 2013, le Gart recensait près de 70 projets de TCSP en France orientés pour le moment sur le mode BHNS. Alstom et NTL réussiront-ils à faire basculer une partie de ces projets du 3e appel à projets en mode tram ? « C’est un produit qui va supplanter le BHNS », veut croire Philibert d’Hotelans, directeur développement et stratégie chez NTL.

  • Alain Tourret pousse un coup de gueule

    Alain Tourret pousse un coup de gueule

    « La situation du rail dans la région Basse-Normandie est inadmissible. Tant en ce qui concerne la ligne Paris – Caen – Cherbourg qu’en ce qui concerne la ligne Paris – Granville », a lancé le député PRG du Calvados lors d’une rencontre organisée par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, avec les membres du groupe parlementaire Radical, républicain, démocrate et progressiste, rapportée par La Manche Libre du 8 mai. Alain Tourret a rappelé que Guillaume Pepy, avait déclaré, lors de l’une de ses visites en Normandie, que la « dette de la SNCF envers les deux régions normandes est immense ». Mais aussi que la Normandie devait désormais être considérée comme « prioritaire pour les futurs investissements ».