Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Chine : système de traction Alstom pour les voitures de la ligne 4 du métro de Nankin

    Nanjing Metro Group vient d'attribuer à Alstom et à sa joint-venture locale, Shanghai Alstom Transport Electrical Equipment Co., Ltd. (Satee), un contrat pour la fourniture de systèmes de traction et des services associés pour la phase I du projet de ligne 4 du métro de Nankin. Le contrat est estimé à environ 28 millions d’euros. La mise en service de la ligne est prévue pour octobre 2015.
    La phase I de la ligne porte sur un tronçon d'environ 34 km doté de 18 stations. Alstom, qui coopère avec Nanjing Metro Group depuis plus d'une décennie, est impliqué dans six des huit lignes de métro du groupe. Alstom et sa joint-venture locale Satee équiperont 174 voitures de métro de la ligne 4 de systèmes de traction équipés de la nouvelle technologie « Optonix », spécialement conçue pour le marché chinois. Satee fournira les convertisseurs et moteur de traction, le convertisseur auxiliaire, le rhéostat de frein et le manipulateur de conduite, les principaux composants étant fabriqués par Alstom.

  • Irak : la reconstruction du réseau ferré avance

    Dans un contexte de boom pétrolier et de reconstruction générale du pays, les projets de rétablissement du réseau ferré irakien accélèrent. En 2012 s’est achevée la construction d’une nouvelle ligne de 32 km entre Moussayeb, au sud de Bagdad, et Kerbala, ville de pèlerinage chiite. La construction d’une nouvelle ligne entre Bagdad et Bassorah, parallèle à l’ancien tracé, se poursuit : chiffrée à environ 550 millions d’euros, cette ligne de quelque 650 km devrait être en service d’ici la fin de l’année. Enfin, la ligne reliant Bagdad à Mossoul, dans le nord du pays, est toujours hors service, mais les Chemins de fer de la République d’Irak espèrent lancer la restauration de cet axe de 400 km l’an prochain. Rappelons qu’en décembre dernier, ces Chemins de fer ont signé avec le constructeur chinois Dongfang Electric un marché de 115 millions de dollars (90 millions d’euros) portant sur 10 éléments automoteurs diesel aptes à 160 km/h.

  • Vietnam : coup de frein au train à grande vitesse entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville

    Le projet de relier Hanoï et Hô Chi Minh-Ville par un train à 300 km/h du type Shinkansen a été abandonné. Le train à grande vitesse japonais aurait pourtant permis de réduire le temps de parcours entre les deux grandes villes vietnamiennes à environ 5 heures 30, contre 29 à 38 heures actuellement. Mais l’idée d’accélérer la desserte ferroviaire sur la dorsale du pays n’est pas abandonnée : désormais, le gouvernement vietnamien envisage de passer « dans un premier temps » à une vitesse de l’ordre de 160 à 200 km/h. Ce coup de frein par rapport au plan initial réduirait de 20 % le montant du projet, chiffré à plus de 50 milliards de dollars (quelque 40 milliards d’euros). De plus, sur une gamme de vitesse plus classique, les constructeurs japonais devront faire face à la concurrence de la Corée du Sud et de la Chine.
     

  • Oman : douze entreprises candidates pour la conception préliminaire du réseau ferré

    Douze entreprises d’ingénierie sont candidates pour la conception préliminaire des infrastructures du réseau ferré de 1 061 km envisagé dans le sultanat d’Oman : Sener (Espagne), Consultrans (groupe Imathia, Espagne), Italferr (groupe FS, Italie), Saman Corporation (Corée du Sud), Dohwa Engineering (Corée du Sud), 3TI Architecture & Engineering Consultants (filiale basée à Dubaï de 3TI Italia), SNC Lavalin International (Canada), Auding Intraesa (Espagne), Técnicas Reunidas (Espagne), Idom (Espagne). Dar Al-Handasah (Liban) et Asie Etudes Engineering Consultants (bureau d’Oman).
     

  • Amiens : le projet de tracé du tramway dévoilé

    Alors qu’Amiens Métropole a lancé le 6 mai la concertation publique sur le projet de tramway qui devrait circuler dans la capitale picarde à l’horizon 2019-2020, les Amiénois ont découvert le futur trajet déjà arrêté et, aux deux extrémités de la ligne, les différentes options sur lesquelles ils devront se prononcer. Quatre réunions publiques sont prévues, ainsi que quatre expositions permanentes et une exposition itinérante qui détaillent les enjeux du projet. Un site Internet a également été créé (http://www.amstram-amiens.fr/). Le futur tramway desservira les quartiers Nord, la Citadelle, le centre-ville, les deux gares, le futur quartier Intercampus, l’hôpital et le pôle universitaire. La concertation s’achèvera le 26 juin prochain.

  • Espagne : la LGV Madrid – Barcelone a eu un surcoût de 31 %

    Attendu, le rapport du tribunal des comptes publics espagnol chiffre à 8,966 milliards d’euros le coût du chantier pour la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Madrid et Barcelone, amorcée en 2002 et achevée en février 2008. Ce montant hors matériel roulant dépasse de 31,4 % le prix initialement fixé pour les travaux. En moyenne, chaque kilomètre des 621 km qui séparent les deux villes a eu un coût de 14,4 millions d’euros. Le Fonds européen de cohésion a contribué à la plus grosse partie du financement.

  • Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    A Compiègne, pour assurer une meilleure desserte du centre-ville et renforcer la dimension intercommunale, le réseau de transports urbains va être remanié. Et surtout, pour faire de substantielles économies, l’agglomération va devenir propriétaire de ses bus. A partir du 15 juillet, le réseau de l’agglomération de la région de Compiègne (Arc), qui réunit 15 communes et compte quelque 73 000 habitants, va lancer un réseau de bus modifié. Un changement dû, notamment, au renouvellement de la délégation de service public. Certes, les Cars Acary étaient déjà le prestataire des transports intercommunaux (Tic) de l’ARC, qui compte encore six lignes jusqu’en juillet. Mais la filiale de Transdev va apporter des modifications aux transports urbains du Compiégnois, qui vont toutefois conserver leur gratuité, sauf les dimanches et fêtes.
    Le réseau va perdre la ligne 6, reprise par la 2 qui sera prolongée et fera un crochet sur l’autre rive. La 7 sera scindée en deux, comme les quatre autres. Ce sera sans doute l’une des nouveautés les plus visibles : le nombre de lignes passe de six à cinq. L’objectif de ces modifications est d’assurer « une meilleure desserte et un rééquilibrage du réseau », souligne le président de l’Arc, Philippe Marini.
    Tout cela afin d’offrir une meilleure desserte du centre-ville de Compiègne, des liaisons simplifiées vers la zone commerciale et de loisirs de Jaux-Venette, et plus de connexions entre les deux rives. Ces modifications doivent aussi renforcer la dimension intercommunale du réseau avec un meilleur service pour Jaux, Venette et Margny, et des extensions vers Clairoix et Choisy-au-Bac.
    Mais le gros changement concerne toutefois les bus. En effet, l’agglomération a décidé de devenir propriétaire de ses véhicules de transports urbains. « Nous avons reçu l’aide du syndicat mixte des transports collectif de l’Oise (SMTCO), qui subventionne 30 % de l’investissement de 4,4 millions d’euros », explique Laurent Portebois, vice-président de l’Arc chargé des transports. « Nous avons donc acheté 19 bus standards et 2 midibus. Mais nous allons les amortir sur quinze ans. Alors que dans le cadre d’une délégation de service public l’opérateur calcule l’amortissement sur la période du contrat. En l’occurrence, sur sept ans. Avec nous, ils vont durer le double. »
    Cette solution devrait permettre d’économiser de 200 000 € à 300 000 € par an selon les estimations de l’Arc. L’autre modification, c’est la création d’un seul lot qui rassemble transports urbains et transports scolaires. C’est donc les Cars Acary qui opéreront les bus scolaires à la rentrée, qui ne s’appelleront plus Scolas’Tic, mais Tic tout simplement, afin d’unifier le service. Ils permettront aussi d’étoffer la desserte, puisque, comme aujourd’hui, ces bus seront accessibles à tous les usagers.
    Parmi les nouveautés, les usagers bénéficieront d’une amplitude de service plus longue de deux heures sur le TAD. Il fonctionnera de 6h à 20h, au lieu de 7h à 19h aujourd’hui. « Les usagers qui se rendent à Paris n’avaient pas de solution pour se rendre à la gare et prendre le train de 6h55 pour la capitale. »
        

    Yann GOUBIN
     

  • Brésil : RATP Dev remporte le contrat du tram de Rio

    Dans la perspective des JO de 2016, Rio de Janeiro entend développer un réseau de tramway dont la ville vient de confier la construction et l’exploitation au consortium formé de RATP Dev et des brésiliens CCR, OTP, et Invepar. Ce projet consiste à desservir le quartier de « Porto Maravilha », le village de presse Rio 2016, le centre d’affaires, la gare centrale, le terminal maritime et l’aéroport Santos Dumont. Au total, le projet comprend 42 stations pour 28 km de lignes – mise en service du premier tronçon de 14 km prévue fin 2015 – le tout 100 % sans caténaire. Le consortium a retenu Alstom pour la fourniture du matériel roulant et des systèmes. Déjà associée à CCR (Companhia de Concessões Rodoviárias) pour l’exploitation de la ligne 4 du métro de São Paulo depuis mai 2010, la filiale de la RATP estime franchir « une première étape en vue d’une participation aux futurs principaux projets de PPP au Brésil », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev.

  • A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.    

    M. R.
     

  • Diesel, Julien Bargeton rappelle la volonté parisienne

    Diesel, Julien Bargeton rappelle la volonté parisienne

    Sous le titre humoristique et provocateur, « Il n’y a pas que le diesel qui fume ! », le maire adjoint (PS) de Paris, chargé des déplacements, des transports et de l’espace public, répond à NKM sur son blog. « Comme à son habitude, Mme Kosciusko-Morizet laisse entendre que la Mairie de Paris est restée bras ballants depuis douze ans », attaque-t-il. Julien Bargeton rappelle ensuite qu’en novembre le maire de Paris annonçait au Conseil sa volonté de ne plus acheter de bus diesel, et que « les élus parisiens et régionaux de gauche se sont mobilisés pour lancer un plan de renouvellement accéléré des bus en Ile-de-France ». Le Stif s’est engagé à présenter ce plan au plus tard pour l’été. Puis il rafraîchit la mémoire de la candidate UMP par un petit tacle : NKM « a appartenu à un gouvernement qui a mené sans discontinuer une politique favorable au diesel et pénalisante pour le développement de l’énergie photovoltaïque et les bornes électriques ». L’élu annonce enfin une recette exceptionnelle de 100 millions d’euros pour le Stif et s’engage à faire en sorte que ce budget « soit entièrement affecté au plan de renouvellement des bus ».