Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Nathalie Kosciusko-Morizet ne veut plus de bus diesel dans la capitale

    Nathalie Kosciusko-Morizet ne veut plus de bus diesel dans la capitale

    L’ex-ministre UMP à l’Ecologie, candidate aux primaires UMP pour la mairie de Paris, a indiqué le 22 avril qu’elle prenait « un engagement qui est de ne plus acheter aucun véhicule diesel pour des flottes publiques ». Après Anne Hidalgo, la candidate PS, NKM affirme : « Il faut être cohérent de ce point de vue, moi je ne veux pas d’un côté déplorer la pollution et de l’autre continuer comme ça. » Estimant que la pollution locale avait baissé dans Paris, elle a ajouté : « II y a des polluants beaucoup plus pernicieux comme les particules fines qui agressent notre santé. Le diesel a sa part de responsabilité là-dedans. […] Pourquoi est-ce que tout le parc automobile de la ville de Paris est diesel ? Pourquoi est-ce que les bennes à ordures qui avaient commencé à être renouvelées en hybride ont été finalement entièrement renouvelées en diesel ? Pourquoi est-ce que le Stif […] a racheté, au mois de février, 286 bus diesel qui rouleront jusqu’en 2028 ? », s’est indignée la favorite de la primaire UMP. Le Stif s’est toutefois engagé à exclure les motorisations diesel du parc des Franciliens d’ici à 2020.   

  • Martin Malvy ne veut pas de TGV au rabais

    Martin Malvy ne veut pas de TGV au rabais

    « Les régions le préconisaient depuis longtemps. » Commentaire du président (PS) de la région Midi-Pyrénées à propos de la recommandation du rapport de Jean-Louis Bianco de réunifier la SNCF et RFF. « Le système actuel est, me semble-t-il, à l’origine de lenteurs, de complexités supplémentaires dans un secteur déjà difficile, et de surcoûts avérés. Ce pôle public doit permettre de clarifier les rôles, simplifier la gestion du réseau, et surtout – je l’espère – gagner en efficacité notamment pour les usagers TER », poursuit Martin Malvy. Qui répète une fois de plus que « Toulouse, quatrième ville de France, ne peut pas rester à l’écart du réseau européen à grande vitesse ». Il s’insurge contre l’éventualité d’une offre alternative entre le TGV et le TER entre Bordeaux et Toulouse. L’élu rappelle que le conseil général retirerait immédiatement son financement de Tours – Bordeaux. « Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d’un TGV au rabais que je récuse sans appel non seulement pour cette raison majeure mais parce qu’il bloquerait à jamais le développement du rail dans le Grand Sud », conclut Martin Malvy.    

  • Jean-Paul Bachy suggère des tarifs scolaires à la SNCF

    Jean-Paul Bachy suggère des tarifs scolaires à la SNCF

    Très ému par l’accident de car de collégiens rémois survenu début avril en République tchèque, le président (PS) de la région Champagne-Ardenne souhaite favoriser le rail plutôt que la route pour les voyages scolaires. Il vient d’interpeller Guillaume Pepy « en tant qu’opérateur de service public » pour lui suggérer de proposer des tarifs « dédiés et appropriés » aux établissements scolaires. « Il me semble anormal qu’à ce jour les voyages scolaires se fassent majoritairement en autocar pour des raisons uniques de coûts », écrit Jean-Paul Bachy au président de la SNCF. Arguments mis en avant : le train « rassure les parents », « tranquillise les accompagnants », « habitue les enfants, futurs usagers » et enfin « pour la SNCF qui cherche à remplir ses trains, c’est un enjeu commercial important ». L’élu espère ainsi favoriser entre régions et SNCF « l’émergence d’une offre plurielle éventuellement combinée entre le train et le bus », via la filiale Keolis.   

  • Écotaxe : six sociétés habilitées pour le télépéage

    Écotaxe : six sociétés habilitées pour le télépéage

    L’écotaxe va être payée à compter du 1er octobre par les poids lourds qui circuleront sur les routes gratuites de France. Elle sera collectée par six sociétés qui chacune ont mis au point leur propre badge et système d’abonnement. Plusieurs fois repoussée, l’écotaxe entame sa dernière ligne droite. Cette taxe, qui sera versée par les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur les routes nationales gratuites (10 000 km) et les routes locales contournant les itinéraires payants (5 000 km), a été adoptée le 16 avril par l’Assemblée nationale.
    En attendant son application en octobre, les sociétés chargées de sa mise en œuvre travaillent d’arrache-pied pour tenir le calendrier. En tête de ligne, Écomouv’, le consortium (comprenant autour d’Autostrade, SFR, Thales, Steria et la SNCF) chargé pour le compte de l’État de coordonner l’ensemble du dispositif, proposera deux possibilités aux transporteurs routiers. Soit un système basé sur le prépaiement pour les non-abonnés. Dans ce cas, Écomouv’ leur fournira un boîtier pour lequel ils devront verser un dépôt de garantie et payer un acompte sur lequel l’écotaxe poids lourds sera imputée. Soit un système postpaiement pour les abonnés, permettant de bénéficier d’une réduction de 10 % de la taxe.
    La taxe sera en moyenne d’une douzaine de centimes d’euro le kilomètre, variant en fonction du réseau emprunté, du nombre d’essieux du véhicule et de son niveau de pollution. Le gouvernement espère 1,2 milliard d’euros annuels, dont l’essentiel servira à financer les infrastructures de transport.
    Quelque 800 000 boîtiers devraient être distribués aux abonnés de l’écotaxe en France. Pour gérer les abonnés, Écomouv’ a retenu six sociétés « habilitées télépéages » (SHT) qui seront chargées de collecter la taxe : Axxès, Eurotoll, Telepass, Total, Ressa et DKV. Chacune a développé un badge avec des caractéristiques propres, en cours d’homologation auprès d’Écomouv’.
    Parmi eux, Telepass a retenu un badge Magnetti Marelli qui ne sera pas vendu mais remis gratuitement via plus de 140 points de distribution. Comme pour les autres SHT, c’est l’abonnement au service qui sera facturé. « Notre objectif est de proposer la solution la plus intégrée possible. C’est pourquoi nous avons retenu la même technologie qu’Écomouv’ », explique Régis Cottereau, le directeur commercial de Telepass. Le badge contient un GPS intégré permettant de connaître la position du véhicule et de transmettre des données. La technologie DSRC (ondes courtes) permet aussi de lire et échanger des données avec les antennes disposées sur les portiques. Telepass y a enfin intégré la technologie TIS-PL autorisant le paiement du péage sans s’arrêter.
    De son côté, Axxès a retenu un équipement embarqué, nommé Viaxxès SAT, « qui permettra demain de s’acquitter des péages européens et de la taxe poids lourd en France », explique la société. Il conjugue deux technologies cumulant plusieurs fonctionnalités : « la technologie micro-ondes DSRC permet de lever les barrières de péage sur les autoroutes françaises, espagnoles et belges. Et la nouvelle technologie satellitaire qui offre toujours plus d’interopérabilité technique, notamment dans les pays Européens tels que l’Allemagne », précise Axxès. « Le badge Viaxxès SAT enregistre automatiquement des éléments nécessaires à la détermination de l’assiette de l’écotaxe, en positionnant le véhicule en temps réel et en déterminant si le véhicule a franchi l’un des 4 066 points de taxation prévus sur le réseau écotaxe ».
    Reste encore à lever plusieurs obstacles techniques avant d’obtenir les différentes homologations. En particulier, il est nécessaire de faire « coexister les technologies GPRS, GSM et GPS pour l’acquittement d’une taxe et du péage, ce qui constitue une première mondiale », selon Axxès. Par ailleurs, « l’absence de directives définitives de la part de l’État notamment sur les pièces nécessaires à l’enregistrement des redevables constitue un frein notoire au déploiement de l’écotaxe », ajoute la société française.
        

    Marie-Hélène Poingt

  • Suisse : les CFF satisfaits de leur réseau

    77,9 % des installations ferroviaires suisses sont en très bon état ou en bon état contre 73,9 % l’année précédente. Les chemins de fer suisses qui ont présenté fin avril les résultats de l’audit sur les infrastructures se disent satisfaits de cette évolution à la hausse. « 3,9 % seulement du 1,5 million d’objets analysés sont dans un état mauvais ou insatisfaisant (contre 5,8 % l’an dernier), dont la plupart sont des installations qui ont atteint la fin de leur durée d’utilisation », indique un communiqué. En 2012, les CFF ont investi 176 millions de francs suisses de plus que prévu pour augmenter l’état et la sécurité des voies ferrées. L’effort va être poursuivi cette année.
    Les CFF estiment aujourd’hui que « le principal besoin de rattrapage réside dans les accès aux trains », du fait notamment de l’augmentation du trafic voyageurs. Une expertise externe a été commandée à ce sujet et une autre sur les voies ferrées.
     

  • Bâle – Mulhouse : début de la concertation du raccordement ferroviaire de l’Euroairport

    L’Euroairport Bâle-Mulhouse et Réseau ferré de France ont lancé le 6 mai une concertation publique sur un projet de connexion ferroviaire de l’aéroport franco-suisse. Cette concertation comportera quatre réunions publiques jusqu’au 20 juin à Bâle (Suisse), Mulhouse et Saint-Louis (Haut-Rhin, France) et Lörrach (Allemagne). Elle vise à recueillir l’avis du grand public sur ce projet de desserte directe par des trains régionaux français (TER) et suisses (S-Bahn) venant respectivement de Mulhouse et de Bâle, et à terme par des trains à grande vitesse grâce à la création d’une voie ferrée d’environ 6 km « construite en dérivation de la ligne Mulhouse – Bâle existante ». Une gare doit être implantée aux abords immédiats de l’aéroport. Le projet attendu à l’horizon 2020 est évalué à 220 millions d’euros mais son financement est encore incertain.
     

  • Lyon – Turin : des opposants portent plainte pour préjudice à l’intérêt public

    Des opposants au projet de TGV Lyon – Turin ont porté plainte contre X auprès du parquet de Paris après la divulgation dans les médias italiens de l’estimation du montant du creusement d’une partie du tunnel transfrontalier avant même l’appel d’offres. Selon eux, deux articles dans des médias italiens, publiés en avril 2012 lors d’une présentation de la galerie de reconnaissance au ministère des Infrastructures italien, font mention d’un ouvrage dont le montant est estimé à 450 millions d’euros. Huit mois plus tard, le 22 décembre 2012, est publié l’appel d’offres de cette descenderie dite de Saint-Martin-la-Porte, qui évalue les travaux entre 250 et 500 millions d’euros.
    Cette révélation « empêche le libre fonctionnement de la concurrence et fait obstacle à ce que les offres financières proposées par les candidats soient tirées vers le bas », estiment les auteurs de la plainte.

     

  • Londres : Alstom va fournir un système de récupération de l’énergie de freinage pour la Victoria Line

    Alstom a annoncé le 2 mai avoir décroché un contrat d’un million d’euros pour la fourniture de son système Hesop (Harmonic and Energy Saving Optimiser), une solution de récupération de l’énergie de freinage, auprès de UK Power Networks Service pour la Victoria Line du métro de Londres. Ce système permet de convertir et de transférer l’énergie créée par les rames lorsqu’elles freinent. L’énergie alimente ensuite les rames en accélération qui circulent ailleurs sur la ligne. Autre avantage, Hesop permettra de limiter l’augmentation de la température dans les tunnels, particulièrement étroits du métro londonien. Cette solution est déjà exploitée à la station Pablo Picasso de la ligne 1 du tramway parisien

  • Les élus du Val-de-Marne précisent le tracé de Téléval

    Dans les tuyaux depuis cinq ans, le projet de téléphérique urbain dans le Val-de-Marne se précise. Le 23 avril dernier, les élus du conseil général ont dévoilé le tracé de Téléval. Long d’environ 4,3 km, ce nouveau service comportera 4 stations : Le Bois-Matar à Villeneuve-Saint-Georges, Emile-Combes et Les Temps-Durables à Limeil-Brévannes et Créteil-Pointe-du-Lac. Téléval sera en correspondance avec la ligne 8 du métro, le TCSP?393, ainsi que 6 lignes de bus. Les élus ont aussi annoncé l’organisation de réunions publiques et une présentation du projet dès octobre 2013. Ce téléphérique urbain compte transporter 10 000 passagers/j et réduire le temps de trajet de 30 min entre Villeneuve-Saint-Georges et Créteil. Sa mise en service est prévue pour 2018

  • Brésil : Madrid veut une offre espagnole unique pour Rio – São Paulo

    Le gouvernement de Mariano Rajoy s’oppose à deux candidatures espagnoles pour le train à grande vitesse brésilien prévu entre Rio et São Paulo (511 km), soit plusieurs marchés d’un total de 13 milliards d’euros. Madrid et ses compagnies publiques (Renfe, Ineco, Adif) ne sont partantes que pour une offre conjointe Talgo et CAF, réputés être les frères ennemis du ferroviaire ibérique. Avantage du premier, une expérience de la grande vitesse en Espagne et un chantier en cours en Arabie, mais le second a déjà un site de production sur place à Hortolândia (São Paulo), a fourni le pays en trains (une condition pour concourir au TGV) et est membre actif de l’Association brésilienne de l’industrie ferroviaire (Abifer). Sur ce projet, sont attendues à l’échéance d’août 2013 les offres de Siemens, Bombardier, Alstom, du japonais Mitsui et du coréen Hyundai.